Les Psychopathes dans l’univers du jeu vidéo Part.III

Nous avons vu jusqu’à présent dans les précédents articles du genre, pas moins de 7 psychopathes. Chacun d’entre eux possédant un profil atypique, un passé rempli de souffrances, de traumatismes ayant mené à une déviance comportementale des individus. Je vous propose aujourd’hui qu’on dédie cet article non pas à quelques psychopathes qui ne se connaissent ni d’Adam ni d’Eve(line ?), mais à une famille ayant quelques petits soucis. Ne dit-on pas, que le linge se lave en famille ? Vous allez en découvrir une, aux membres totalement différents et où la psychopathie des sujets qui la composent s’est développée de façon totalement différente. Un petit tour aux Etats Unis, ça vous chauffe ? Ne vous réjouissez pas trop vite, ce voyage vous marquera à vie.

Resident Evil 7 : Famille BAKER.

« Bienvenue dans la famille filston. »

Bienvenue à Dulvey, en Louisiane. Je vous présente la famille Baker. Famille d’antagonistes du jeu Resident Evil 7. Cette petite troupe avait tout d’une famille Américaine on ne peut plus classique. Jack, chef de famille au centre de la photo ci dessus, ancien soldat des Marines, est un homme de nature calme très attaché à sa famille. Certains documents éparpillés dans la plupart des lieux du jeu montrent des photos, des écrits, attestant de l’amour qu’il porte à ses enfants ou encore à sa femme, Marguerite, à sa droite sur la photo. Elle est la matriarche de la famille et se préoccupe grandement du bien être de ses enfants dont Lucas, à gauche de Jack sur la photo, fait partie. Jeune homme extrêmement intelligent, ayant brillé sur le plan scolaire par des créations technologiques à un âge précoce démontrant l’ingéniosité du garçon. Le second enfant de la famille, Zoé, qui ne figure pas sur la photo, est une jeune femme dans la même tranche d’âge de Lucas, peu d’informations nous sont transmises sur elle. Dernier membre de la famille dont nous ne savons presque rien et ne figurant pas sur la photo de famille, Joe Baker qui n’est autre que le frère de Jack. Avant de se pencher précisément sur Jack, Marguerite et Lucas, laissez moi vous raconter comment une famille aussi convenable que la leur s’est retrouvée dans un article répertoriant les plus gros psychopathes du jeu vidéo. Il faut savoir, que fin 2014 un cyclone menaçait la maison des Baker. Avant que celui ci ne traverse Dulvey, Lucas et son père ont renforcé la solidité du logement, limitant les dégâts occasionnés. Le calme revenu en Louisiane, Jack constata les dommages sur sa propriété. Il se rassura de voir qu’ils étaient moindres et que la maison principale avait tenu bon. Lucas lui, informa son père que quelque chose se trouvait dans le marécage à proximité de leur résidence. Jack s’aventura dans le bayou non loin du terrain familial et y découvrit un immense pétrolier, échoué au cœur des marécages. Il examina l’épave et y découvrit de nombreux cadavres recouvert d’une substance noire solide et poisseuse. Il y découvrit deux corps inanimés. Mia, une femme d’une trentaine d’années et Éveline une jeune fille à peine majeure. Les deux femmes furent emmenées dans la maison des Baker grâce à Jack qui parvint à les sortir de l’épave. L’histoire ne nous dit pas où a été emmené Mia, pour ce qui est d’Éveline, elle fut transportée dans une chambre d’enfant, anciennement celle de Lucas. Sans savoir que cette petite était en réalité une arme biologique destinée à tuer, contaminer, transformer ou encore contrôler ces « proies ». Éveline n’étant qu’une enfant, ses ambitions sont à l’image de son jeune âge. Elle ne cherche qu’à être aimé et a avoir une famille. Famille qui, on suppose lui a été enlevé avant qu’elle ne serve de cobaye pour devenir l’arme qu’elle est aujourd’hui. Et c’est dans la « Baker’s Family » qu’elle transvasa son papa, sa maman, son frère et sa sœur. Mais le virus dans ses gênes, fit perdre toute notion d’humanité à la petite fille et elle prit contrôle des membres de la famille, c’est ainsi que commença le calvaire des Baker…

Jack Baker.

Jack fut le second membre de la famille infecté par le virus transmis par Eveline. C’est Zoé qui le constata à ses dépends. Alors qu’elle comptait aider son père dans la salle de bain à contrôler sa mère en pleine crise après avoir été contaminée par le virus, elle s’absenta quelques minutes pour aller chercher une corde pour étreindre sa chère mère. À son retour dans la salle de bain, Jack se tenait au dessus de la baignoire et tentait de noyer Marguerite. Devant cette scène effroyable, Zoé tenta de s’échapper, et comme pour prouver sa folie naissante, Jack se poignarda et s’entailla profondément le torse sans broncher, sans ressentir la moindre douleur prouvant définitivement sa contamination au virus d’Éveline. Le virus agi sur l’intégralité du corps et sur l’esprit. Il rend presque invincible son hôte en le dotant d’une capacité de régénération incroyable. En témoigne les multiples affrontement entre ce charmant patriarche et Ethan Winters, le personnage que vous incarnez dans le jeu. Que ce soit une balle dans la tête, lui faisant exploser l’hémisphère droit du cerveau. Ou encore lors d’un affrontement à la tronçonneuse lui faisant imploser le haut du corps ne laissant que ses deux jambes séparées de ce qui restait du « tronc », Jack parvient systématiquement à s’en sortir, à se régénérer et à supporter la douleur à croire que le virus anesthésie l’intégralité du système nerveux. L’homme ne parvient plus à faire la différence entre le bien et le mal, en témoigne certaines situations, où, lors d’un magnifique repas de famille où l’entrée, le plat et le dessert sont composés de restes de cadavres mutilés et putréfiés, il s’est emporté et a coupé le bras de son fils Lucas. Ou lors d’une poursuite avec Ethan, il lui tranchera la jambe et lui donnera de quoi se soigner, comme pour faire durer cet effroyable plaisir. Preuve également flagrante de sa chute psychologique, lors de ce même repas, voyant que son hôte, Ethan, ne mange pas le repas préparé à base d’organes humains décomposés, il tente alors de lui ouvrir la bouche avec un couteau, blessant le protagoniste.

Plus tard dans l’histoire, alors que Ethan est pris au piège par Éveline, d’une façon inexpliquée, il parvint à dialoguer avec Jack, le Jack non possédé par l’arme Biologique. Celui ci lui explique que la petite est à l’origine de tous les maux que connait sa famille. Son fils Lucas, ainsi que sa femme Marguerite ne sont pas des tueurs, Éveline les a transformé et les a rendu ainsi. Le contraste entre les deux personnalités est poignant, ce côté délirant quand il s’amuse à nous frapper, nous poursuivre dans la résidence à la façon de « Mister X » dans Resident Evil 2, puis enfin, le Jack qui supplie Ethan de libérer sa famille du calvaire enduré à cause de la petite. Contrairement aux autres psychopathes que nous avons pu voir. Jack, et même sa femme et son fils sont des psychopathes devenus fous à cause d’un facteur déclencheur qui a foudroyé leurs vies, le virus. Et non pas à cause d’un mal qui s’est cultivé dans l’enfance d’une situation favorisant ce genre de déviances comportementales. Éveline est l’élément déclencheur survenu du jour au lendemain pour balayer leurs principes de vie, leurs éthiques.

Marguerite Baker.

Lors de l’arrivée de Éveline dans le domicile des Baker, Marguerite fut la première contaminée. Comme possédée par la jeune fille, elle tenta de capturer Zoé dans la salle de bain, avant que Jack ne s’interpose, sauvant ainsi sa fille, néanmoins ce sacrifice eu d’irrémédiables répercussions puisque l’homme fut contaminé et passa du sauveur, au puissant antagoniste sans remord. Le virus agi différemment suivant l’hôte qu’il infecte. Seul la psychopathie reste « la même ». Marguerite était la cuisinière de la famille avant que tout cela ne se produise, et disons que le virus se trouvant en elle, a légèrement … Modifié, ses qualités dans le domaine culinaire. La matriarche excelle désormais dans l’art de cuisiner des restes humains putréfiés, rongés par des insectes qui, proviennent vraisemblablement d’elle. En, effet, outre son côté cordon bleu, le virus, a rendu Marguerite pleine de vie et c’est peu dire, la femme de Jack à le pouvoir de créer en elle des milliers d’insectes qu’elle déverse comme bon lui semble. Des modifications physiques peuvent apparaître. Lors du combat entre Ethan et Marguerite, la matriarche semble être le parfait mélange entre un être humain, et un cafard. Ses bras allongés, sa voix modifiée, son nid d’insectes sur son appareil génital, la femme est l’incarnation même d’un cauchemar ambulant n’ayant qu’un seul but. Vous tuer, et protéger sa famille, d’une façon, il est vrai, un peu atypique.

Marguerite semblait, avant que Éveline ne mette le chaos dans la famille Baker, être une femme tendre et très attentionnée, elle prit pitié lorsqu’elle vit la petite « Evie » inconsciente dans les bras de son mari, après qu’il l’ait récupéré du bateau abandonné, sans savoir que celle ci, causerait en partie sa perte, et avant que Ethan n’abrège non sans mal, ses souffrances…

Lucas Baker

Lucas est un garçon, qui bien avant son infection au virus d’Eveline, sombrait dans la psychopathie pure, la démence, et l’absence de remords. Son intelligence le rendant extrêmement imprévisible et dangereux, il ne fallut pas attendre l’arrivée d’Eveline pour que le jeune homme ne commette son premier homicide. Dans sa scolarité, il était persécuté par un jeune garçon, et pour se venger il l’enferma dans son grenier et le laissa mourir. Il rédigeait dans son journal que l’odeur était nauséabonde, mais ses mots reflétaient un certain amusement. Dépourvu de gêne face à la mort qu’il venait d’offrir à un de ces camarades de classe.

En 2015, Lucas fut capturé par une organisation, supposée être celle qui a crée l’arme biologique que représente Éveline et un remède lui fut injecté. Le but des scientifiques était simple. Laisser Lucas au contact d’Eveline pour que le jeune homme puisse transmettre des informations importantes sur l’évolution et le développement de la jeune fille. Le remède a libéré Lucas du contrôle de l’arme biologique, néanmoins, sa capacité régénérative subsiste, laissant penser que le virus fait partie de lui, sans pour autant en ressentir ce contrôle que pouvait avoir Éveline. Le temps se faisant, Éveline, toujours en quête d’agrandir sa famille ordonnait aux Baker de lui ramener des hommes et femmes pouvant prétendre à intégrer cette belle famille. Ils finirent malheureusement par mourir et servir de repas à la famille. La position de Lucas restait déroutante. Le jeune homme restait aux côtés de sa famille qu’il vit déchanter au fil des mois, pour le compte d’une organisation secrète, mais cette situation ne le dérangeait pas. Voir son père tuer et sa mère cuisiner ses proies l’amusait, et il trouvait son compte dans cette folie journalière. Lors de l’aventure d’Ethan dans la famille Baker, une cassette pouvait être visionnée où l’on pouvait apercevoir un homme tentant de s’échapper d’une pièce, à l’instar d’un escape-game. Un labyrinthe crée de toute pièce par Lucas. Malheureusement, dans ce jeu où la souris doit trouver la sortie pour récupérer son fromage, la sortie n’existait pas, et son cobaye brûla vif sur une musique glaçante.. Lucas ne s’arrêta pas là dans sa folie et dans sa soif de torturer ses cobayes. Il s’amusait régulièrement à créer des parties de Black Jack où il restait spectateur, laissant deux hommes s’affronter. Néanmoins, le jeu ne tourne pas autour de l’argent, mais autour de leurs vies… En effet, chaque partie perdue, coutait, un doigt, peut être deux, ou bien alors une électrocution jusqu’à la mort, ou même une une scie circulaire qui coupait les têtes verticalement. De quoi dégoûter les joueurs les plus accros de Las Végas…

Le manoir des Baker ainsi qu’Eveline.

J’avais envie depuis quelques temps de rendre hommage à ces personnages emblématiques de la licence de Resident Evil, ne me voyant pas les séparer dans des articles distincts, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de dédier un article à la famille Baker. Pour la petite histoire. Zoé, la sœur de Lucas est une femme qui visiblement ne subit pas le virus d’Eveline, ou du moins n’est pas possédée par elle. Et pour Joe Baker c’est un homme solitaire qui réside dans le Bayou non loin de la résidence principale. Il ne fut pas confronté directement à Eveline.

La période pour rédiger cet article ne pouvait être meilleure, je l’ai rédigé en jouant à Resident Evil Village, ce qui m’a permis d’en apprendre encore plus sur cette histoire autour des Baker et de rester dans cet univers un peu morbide et sombre que cette licence chérie tant. Merci à vous d’avoir pris le temps de découvrir les Baker, j’espère vous revoir prochainement dans un nouvel article, portez vous bien, bon jeu à tous et à la prochaine !

Ju’.

Journal d’un chasseur – Monster Hunter World : Iceborne

Nous sommes aujourd’hui le vendredi 30 octobre 2020. Je tiens entre mes mains un cahier rempli de pages, mais vide de mot. Un cahier dont les pages, dans les jours, les semaines, sûrement même les mois à venir, seront marquées par une légende. La mienne et celle de mon Palico. J’ai triomphé non sans mal des monstres qui ont croisé ma route. Allant du plus petit des Baroth au plus violent des Nergigante. Je suis prêt à relever de nouveaux défis, prêt à découvrir ce que ce nouvel endroit que je m’apprête à fouler a à m’offrir. A quelle sauce vais-je être mangé ? Qu’est ce qui attends mon fidèle Palico et moi même ? Les monstres que je m’apprête à rencontrer seront-ils plus féroces que ceux rencontrer au « Plateau de Corail », à la « Forêt Ancienne« , ou encore au « Désert des Termites » ? Je dois vous avouer, que je tremble au moment où je vous rédige ces lignes, d’excitation et de peur. Un stress positif. Un stress qui je le sais se transformera en force au moment venu. On m’appelle. Je crois que nous allons partir. Une terre glacée semblerait-il. Vous êtes chanceux vous savez ? Vous vous apprêtez à lire et à découvrir une histoire encore nullement contée ailleurs. Je vous envie. C’est ainsi qu’aujourd’hui, commence mon aventure que j’appellerais « Iceborne« .

Vendredi 30 Octobre 2020 – Qu’arrive t-il aux Legiana ?

Le Legiana. Sûrement l’un des plus beaux monstres qui m’ait été donné de rencontrer au cours de mes aventures. Ses salves gelées son glaciales et son regard l’est tout autant. Depuis peu ils agissent bizarrement. Comme s’ils cherchaient à fuir quelque chose, ou bien à se rapprocher d’une terre. Voler à bord du dirigeable de la 3e commission aux côtés de ces Wyvernes majestueuses me rend euphorique. Nous sommes si petits aux côtés de ces Dieux glacés et pourtant, nous avons le pouvoir de leur ôter la vie d’un coup d’épée bien placé, d’une flèche entre les deux yeux. Le sort de ces monstres ne dépend que de nous, et pourtant ils nous acceptent à leurs côtés, à des centaines de mètres du sol. Quel monde étrange. J’ai cru voir une Wyverne différente dans cette armée de Légiana après avoir entendu un chant mélodieux. Elle se déplaçait à une vitesse folle. Je peux affirmer qu’il s’agissait d’un monstre autre que ces Wyvernes glacées et qu’il s’en prenait à eux. J’ai ressenti une sensation étrange. J’ai cru percevoir la peur des dizaines de monstres autour de moi. Une crainte constante, une inquiétude dans leur regard. Était-ce ce monstre qui en était la cause ? J’en ai des frissons rien que d’y repenser. Ma coéquipière et moi avons foulé les terres de ce nouveau biome à la recherche d’un point d’atterrissage pour le dirigeable de la 3e Commission. Le changement de climat fut rude la neige recouvrait mes chevilles… La chaleur du désert des termites me manque je crois. J’ai même du changer mon armure légère avec une sorte d’équipement en fourrure de je ne sais quoi, cela ne fut pas désagréable je dois bien l’admettre. La neige était molle et avancer était épuisant. Les écofacts que j’ai pu découvrir ne semblent appartenir à aucune des Wyvernes que nous connaissons. Dans le tas, quelques traces de Legiana me laissent penser que nous en saurons peut être bientôt plus sur eux et sur ce qui peut les faire agir de la sorte. Alors que je m’apprêtais à m’enfoncer encore plus dans cette nouvelle zone enneigée, une légère secousse se fit ressentir, un regard insistant était posé sur moi. Une bête longue se faufila comme une anguille. J’ai cru reconnaître un Lavasioth ou un Jyratodus, mais l’habitât de convenait à aucune des deux Wyvernes, c’était autre chose. Il s’agissait d’une nouvelle espèce encore jamais rencontrée jusqu’à présent dans le nouveau monde qui fut appelé le Béotodus. La différence avec les deux autres Wyvernes de la même famille se fit très vite ressentir. Plus rapide, plus puissante que ces deux petits frères, le Béotodus a subi plus de coups pour mourir que pour venir à bout des deux autres réunis. Il fut beaucoup plus endurant et résistant, à moins que le froid n’ait diminué ma force, je ne sais pas trop. Le monstre vaincu, le reste de la commission parvint à atterrir et mon compte rendu au Commandant fut immédiat. La base fut montée en deux coups de cuillère à pot et fut nommée Séliana. Cette nouvelle zone enneigée fut nommée, « Le Givre éternel ».

Samedi 07 Novembre 2020 – La marche est-elle trop haute …?

La base désormais installée, le Commandant nous a demandé de sécuriser la zone aux alentours du camp pour que les différents convois puisse arriver à bon port. Même pas eu le temps de prendre un chocolat chaud qu’il fallait de nouveau partir, la fatigue commençait à me tirailler et ça n’allait pas s’arranger avec le temps. De retour dans le givre éternel, la neige parvint de nouveau à glacer l’intégralité de mes doigts de pieds, une sensation douloureuse qui s’estompa lorsque le sol se mit à trembler. Les arbres se mirent à danser au son des tremblements qui se faisaient de plus en plus rapides. Mon regard se posa sur un barrage qui vola en éclat. Lorsque la visibilité fut meilleure, j’ai aperçu une forme. Grande, très grande, qui semblait venir vers moi. La neige tombante laissa apparaître deux énormes bois et une tête non amicale, un monstre de grande taille se déplaçant sur ses deux pattes avec une très grande queue faisant penser à celle d’un castor. Un monstre nommé « Banbaro » « Sûrement un nouveau challenger qui va finir dans mon bestiaire » me suis-je dis. Mon arrogance dans un monde inconnu me tuera, j’en suis sur. Le combat commença après que ma lame ait heurté son corps en premier, le monstre ne voulait pas m’attaquer, mais pour la sécurité du camp, je ne pouvais pas permettre qu’une Wyverne aussi grande mette en danger la vie de mes camarades. Il fallu presque 30 min. Pour venir à bout de cette chose. Ma lame frappa, frappa, et frappa encore, sans que je n’ai eu l’impression de l’inquiéter, même lorsque son dernier souffle fut rendu. Vexant. Mon retour à Séliana n’allait pas être triomphant malgré la réussite de la mission … Avant de repartir mon regard se posa sur une source chaude où de la vapeur émanait en continu. Après l’effort, le réconfort, c’est ce qu’on dit non …?

Mon premier repas au sein de cette nouvelle base fut exquis. Le nouveau chef est un vrai cordon bleu et les aliments de ce nouveau monde qu’il utilise ont le don de me réchauffer le cœur, chose dont j’avais réellement besoin. Le Commandant décida de rentrer à Astera, camp que nous avions laissé avant notre venue à Séliana, et il donna le commandement à son petit fils, notre ami. Quelle fierté et quelle joie pour lui, il mérite cette « promotion » même si je sais qu’il aurait préféré ne jamais l’avoir. Il aime le combat, il a ça dans le sang, alors gérer l’administratif… Plutôt se faire manger par un Grand Jagras. La première mission qu’il nous confia fut d’aller enquêter sur les Légiana, ça allait me faire du bien. Parcourir le Givre Eternel à la recherche d’écofacts ne pouvait être que bénéfique pour moi. L’occasion parfaite pour réfléchir et me familiariser avec cette nouvelle zone. Mon Palico et moi avancions dans ces terres glaciales à la recherche d’une entaille, d’une griffe, d’une empreinte de Légiana. Je sentais une pression autour de moi. Une très forte pression. Un danger rôdait autour, j’en étais certain. Mais où était-il ? Sans alarmer mon ennemi, j’observais les alentours, dans l’espoir de voir une ombre, se déplacer, dans l’espoir de repérer cet adversaire qui nous considérait comme une proie de choix. Sans m’en rendre compte, je pénétrais dans une grotte où des émanations de souffre s’échappaient, ça me rappelait presque le Val Putride. Que de mauvais souvenirs avec ces monstres se nourrissant de chair en décomposition. Il ne faisait presque plus froid. Il faisait même limite chaud et la tension autour de moi n’arrangeait rien à tout ça. Et soudain. Il était là. Face à moi. Sa démarche lente dans l’ombre, prêt à bondir. Sa silhouette m’était plus que familière. Un monstre à 4 pattes, le pelage hérissé, l’apparence d’un renard géant et la mâchoire d’un serpent. Que faisait un Tobi-Kadaichi dans ces terres gelées, loin de la Fôret Ancienne? Ce monstre si majestueux qui m’aura donné tant de fil à retordre à lui arracher sa grande couronne en or. Néanmoins quelque chose clochait. Son regard, ses yeux étaient différents. La lumière commençait à dévoiler des couleurs splendides. Elle était inhabituelle pour un Tobi-Kadaichi, proche de l’orange là où celui que j’ai rencontré il y a longtemps était bleu ciel. Et avant même d’avoir le temps de l’observer dans son intégralité, Le « Tobi-Kadaichi Vipère » bondit sur moi, et m’injecta de ses canines un poison paralysant qui me mit K.O. Mon Palico me ramena au camp. Mon corps était tétanisé et endolori par la morsure. Que venait il de se passer ? C’était un accident, il fallait que j’en vienne à bout. Je suis retourné face à lui, il me mit alors un coup de queue m’empoisonnant à une vitesse qui ne me laissa pas le temps de boire un antidote. Pour la seconde fois il me mit K.O. À quand remonte la dernière fois où un monstre a réussi à me mettre K.O 2 fois dans le même combat ? Mon égo a pris un sacré coup dans la gueule. Il parvint à me mettre K.O 4 fois avant que je ne parvienne à l’éliminer. 4 fois que mon Palico m’a ramené au camp pour me déposer après avoir perdu l’intégralité de ma vitalité. Quelle humiliation. L’histoire retiendra que Julian est parvenu à vaincre ce monstre démoniaque. Sans évoquer comment. Personne hormis vous, qui lisez ce journal ne doit savoir que le Tobi-Kadaichi Vipère m’a humilié, je prendrais ma revanche sur lui quand je chercherais ses couronnes en Or, je le promets. Le fils du Command… Le Chef. Il faut que je m’habitue à l’appeler ainsi, m’a indiqué que dans le Plateau de Corail et dans le Désert des Termites deux zones bien connues du nouveau monde, se trouvent des sous espèces de Pukei-Pukei et de Paolomu, elles doivent être trouvées pour que nous puissions enquêter sur elles. Je vais être honnête avec vous, pour la première fois de ma vie de chasseur, je n’ai pas envie d’y aller. Pas avec cet état d’esprit, pas avec ce manque de confiance en moi. Il faut que je retrouve des Banbaro, des Beotodus, que je prenne en expérience, ce nouveau monde est bien trop féroce pour moi. Pour le moment…

Dimanche 08 Novembre 2020 – Savoir relever la tête.

Cette nuit de sommeil m’a remise les idées en place. Je me sentais désormais plus serein. La défaite n’est que le prélude d’une future victoire. Je devais simplement m’endurcir, et davantage me focaliser sur ce qui est réellement important lors des combats. L’analyse et la concentration. Mon épée a beau être aussi grande que moi et infliger de lourds dégâts, il ne suffit pas de l’agiter comme un taré pour venir à bout de mes ennemis, je devais avant tout les analyser, comprendre leurs mouvements et déterminer quand frapper. Ma remise en question est en cours, mais je compte aborder mes futures missions avec cette nouvelle philosophie. Comme dit hier, je dois de me renforcer, je suis donc parti à la recherche de Beotodus et suis venu à bout de 3 d’entre eux, me permettant de me confectionner une nouvelle arme et une nouvelle armure. J’étais fin prêt à partir à la recherche des deux nouvelles sous espèces repérées hier. Celle du Pukei Pukei, et celle du Paolomu.

Direction le Plateau de Corail, où les monstres, petits et grands affluent de tous côtés. En suivant les écofacts, j’ai remarqué des plumes au sol, oranges. De très jolies plumes. Proviendraient-elles de la nouvelle sous espèce que je recherche ? Un troupeau de Shamos m’emmenèrent vers un Pukei Pukei possédant des couleurs tout simplement magnifiques. Il avait la tête dans une espèce de nénuphar Géant, et alors que de sa queue je m’attendais à avoir sortir du poison, la wyverne volante expulsa un jeu d’eau bouillant puissant, tuant 3 Shamos d’un coup. Il sortit la tête du nénuphar d’où l’eau devait probablement provenir et me regarda. Son visage pittoresque avait presque quelque chose de comique, et pourtant, il n’était pas là pour me faire rire. Le « Pukei Pukei Corail » ouvrit le bal et fonça sur moi en tentant de m’infliger un puissant coup de queue, il était lent. Mais le jeu d’eau qui sortait de sa queue faisait si mal que cela compensait son manque de rapidité. Cette nouvelle philosophie adoptée plus tôt dans la journée me fit un bien fou, cette nouvelle façon d’appréhender le combat sereinement m’a fait prendre conscience que je livrais un combat à chaque fois contre le monstre, mais contre moi même également, à me mettre des barrières et à foncer tête baissée, j’étais en danger pour moi même. Sans le moindre K.O reçu, le monstre succomba sous mes coups, une sensation de bien être m’envahit. Je voulais encore me battre, affronter de nouveaux monstres. A peine arrivé, à peine reparti et cette fois ci au Désert des Termites pour y rencontrer la sous espèce de Paolomu. Les écofacts se suivent et ne ressemblent pas, ils m’emmenèrent vers la partie « forêt » de la zone, et alors que j’amassais une multitude d’empreintes, un gaz soporifique me fit dormir quelques instants, je n’ai que quelques souvenirs flous, où j’ai vu une forme ronde voler dans les airs, avec des couleurs sombres. A mon réveil, je le vis arriver au loin, ce Paolomu aux couleurs noires et aux cercles de différentes couleurs sur le pelage, quelle beauté ! Une Wyverne volante, une queue plate et solide avec un visage effrayant. Il s’agissait bien d’une sous espèce du Paolomu classique. Qu’est ce qui avait pu l’amener ici, la question ne s’est pas posée longtemps vu que le combat fut rapidement engagé par ce monstre. Le Paolomu classique se gonfle tel un poisson globe et expulse de l’air infligeant des dégâts de par les rafales envoyées, ce monstre que l’on nomma « Paolomu Belladone » lui expulse un gaz soporifique extrêmement puissant, rapide, et persistant dans l’air. Un monstre redoutable qui me donna malgré mon assurance du fil à retordre. Mon Palico me fut précieux puisqu’il me réveilla à plusieurs reprises avant que la Wyverne ne m’assène un coup fatal. Il décéda après une quarantaine de minutes, ce fut un combat long, mais la fin me procura au même titre que celui du Pukei Pukei Corail une sensation de fierté immense. Décidément cette nouvelle époque nous offre une multitude de monstres tous aussi beaux les uns que les autres. À mon retour, le Commandant m’informa que mon assistante se trouvait être en position délicate dans le Givre Eternel et qu’un « Barioth » empêchait le déroulement de sa mission. Par sécurité, il m’envoya sur place.

Le blizzard s’abattait sur ma nouvelle armure, en y repensant, était-ce pour cela que je n’ai croisé aucun autre monstre ? Ou bien était-ce parce qu’une menace plus grande planait à ce moment là …? Une falaise se présentait face à moi au fil des traces de pas que je relevais, mes yeux se posèrent sur un monstre glacé par le blizzard, mort. Une statue glacée contenant des organes où désormais la vie n’existe plus. En haut de cette falaise, un monstre. Un monstre terrifiant, des dents longues comme mes jambes. Il était immense. Une Wyverne avec une force inouïe, capable de se déplacer dans les airs grâce à ses ailes. Le Barioth se tenait face à moi, ses dents de sabres aiguisées. Le blizzard me glaçait le corps, à moins que ça ne soit la peur. Un combat féroce s’engagea. Jamais je n’ai ressenti une telle excitation face à un monstre. Ni même un Dragon Ancien ne m’a fait ressentir une telle soif de combat. J’ai rencontré le monstre qui m’a tout simplement redonné goût à cette quête. À ce monde nouveau monde. De nombreux échanges survinrent entre lui et moi, ma lame heurtant ses crocs, ses griffes heurtant mon casque. Un monstre dont la vitesse était encore plus grande que celle du Tobi-Kadaichi Vipère rencontré hier. C’était malheureusement trop pour moi. J’ai été contraint d’abandonner le combat, mon adversaire me surpassant en tout point. Mais contrairement à hier je ne suis pas assommé, je ne suis pas abattu et j’ai hâte d’y retourner demain, partir à la rescousse de mon assistante et venir à bout de ce démon des glaces. Le Barioth… Profite de ta dernière soirée, demain je vais m’occuper de toi.

Lundi 09 Novembre 2020 – Les menaces se multiplient.

Ses dents de sabre pointées vers moi au moment où son corps bondit en ma direction, il fallut une fraction de seconde pour que mes jambes décident d’esquiver ce coup qui aurait pu m’être fatal. Les minutes défilèrent si vite. Depuis combien échangions nous coups pour coups ? Difficile à dire, d’autant que la rencontre avec une nouvelle forme d’Anjanath me fit perdre d’autant plus la notion du temps, ma rencontre avec cet « Anjanath Tonnerre » fut courte puisqu’après avoir été frappé par le Barioth, ce monstre prit ses jambes à son cou . Des chasseurs venus de contrées lointaines m’aidèrent à venir à bout de ce titan bestial. Leur aide me fut précieuse, et la difficulté se réduisit grandement. Je ne pense pas que je serais parvenu à venir à bout de ce Barioth tout seul. L’entraide est peut être la clé me permettant de me renforcer dans ce biome glacé ? Mon assistante et mon Palico tombèrent dans les bras l’un de l’autre, les retrouvailles furent émouvantes, mais de courte durée. Lors de leurs recherches, mon assistante et la Grande chasseuse de la première flotte ont trouvés un navire plongé dans une grotte gelée appartenant possiblement à la première flotte de la Commission de recherche. Des traces et des écailles d’un bleu pur se trouvaient sur ce navire, il avait été attaqué par une Wyverne extrêmement puissante. Une monstre volante fit son apparition face à nous, un froid brutal et insupportable déferla lors de son arrivée. La Wyverne s’envola dans les airs après nous avoir signalé sa présence et parti en direction d’Astera, que s’apprêtait-elle à faire ? Nous devions rentrer et vite. Notre arrivée fut saluée par le Commandant et le Chef. Une réunion fut organisée dans l’immédiat pour établir un point de situation sur cette nouvelle menace. La grande chasseuse de la première Flotte était catégorique. Il s’agissait d’un Dragon Ancien nommé Velkhana, surnommé la « Wyverne de Glace« , elle est probablement à l’origine de l’attaque survenue sur le navire découvert dans la grotte. Le Commandant nous a demandé à mon Assistante et moi d’aller dans la Forêt Ancienne et de rechercher de possibles traces de Velkhana.

Les terres chaudes de cette forêt m’avaient manqué à un point que je n’imaginais pas. Le froid est décidément quelque chose que je ne supporte pas. J’espère que je me familiariserais avec le temps avec la neige. Il ne fallut pas longtemps pour que mon assistante trouve des traces de Velkhana. Il avait fait plus vite que prévu, moi qui commençait à peine à profiter du climat tempéré de la Forêt Ancienne, il allait falloir que je retrouve un monstre qui me fait claquer des fesses sous mon armure. J’aimerais qu’un jour le Chef me donne une mission dans une source chaude, genre compter les bulles, ou faire des concours d’apnées, mais au final je dois risquer ma vie chaque jour. Est-ce que j’aime vraiment ça ? Ça n’était pas le moment. Les traces nous menèrent à un cadavre d’Aptonoth, un monstre herbivore inoffensif retrouvé avec des plumes sombres plantées dans le corps, je ne savais pas d’où cela pouvait provenir. Mon interrogation trouva réponse dans la même minute puisqu’un monstre sombre tenta de nous « saluer ». Une Wyverne encore jamais vue dans ce monde. Une Wyverne où l’on pouvait voir la mort dans le regard, l’assistante reconnu alors la célèbre Wyverne « Nargacuga ». Cette femme est une encyclopédie, heureusement qu’elle est là. Alors qu’il s’apprêtait à nous attaquer, une Wyverne volante s’interposa entre le Nargacuga et nous. Le Rathalos venait de s’inviter à la fête. Commença alors un combat entre ces deux monstres d’une beauté sans pareille. Ils disparurent entre la cime des arbres. Le danger étant trop grand, nous sommes rentrés à Astera faire notre rapport au Commandant qui trouva la situation plus qu’inquiétante. Le Velkhana, le Nargacuga maintenant. La situation commençait à nous échapper. Il nous demanda d’enquêter dans le cadre du service courant sur le Velkhana et de prélever tous les écofacts que nous pourrons trouver qui pourraient nous permettre de localiser le Dragon Ancien. Il nous informa également de la création de deux expéditions, la première concernant la trouvaille et la traque du Nargacuga dans la forêt Ancienne, et la seconde concernant un monstre appelé le Glavenus, une Wyverne terrestre puissante que je n’ai encore jamais vue. Là encore, mon assistante me sera utile pour reconnaître cette nouvelle menace. Avant de me lancer avec mon Palico et mon assistante dans ces mission périlleuses, il est temps de manger et de faire une sieste bien méritée. Il est 14h32 au moment où je vous parle, il serait temps de penser à soi un petit peu …

La sieste et le repas m’ont fait un bien fou. Mon Assistante prête et mon Palico aussi, il était temps de partir direction la forêt ancienne. Le Nargacuga m’attendait, planqué entre les arbres, prêt à m’attaquer. Sa vitesse était déconcertante. J’ai l’impression de dire ce genre de choses à chaque nouvelle rencontre, mais je suis extrêmement surpris de la vivacité de ces nouveaux monstres comparés à ceux rencontrés dans les précédentes zones, quel écart ! Une fois encore, je devais mon merci à l’aide apportée par différents chasseurs étrangers à qui je devais une fière chandelle. Ce monstre m’aurait eu à l’usure. Le résultat est ce qui compte comme on dit … Le Barioth, le Nargacuga, nous étions dans une bonne lancée, alors pourquoi ne pas poursuivre ? Le Désert des termites m’attendait désormais, et un certain « Glavenus » devait faire la rencontre du plus grand chasseur de monstre que ce monde ait porté… …Oui moi. Les traces m’emmenèrent dans une grotte dans ce désert qui n’en est pas un. Une « Rathian » endormie se tenait face à moi et ma présence la réveilla. Quelque chose se tenait derrière moi, quelque chose de grand. La Rathian ouvrit la gueule et cracha une boule de feu dans ma direction, je pense néanmoins ne pas avoir été la cible de cette attaque. Le monstre qui se tenait derrière moi la prit de plein fouet. Pas une égratignure. Pas la moindre trace. Il possédait une gueule énorme, et sa peau semblait très résistante. J’ai eu l’impression de voir une armure autour d’une Wyverne à la force colossale. Il bondit et se servit de sa queue en forme de lame d’épée pour frapper le visage de la Wyverne volante « alliée ». Elle prit alors la fuite, me laissant seul avec le Glavenus. Il frappa sa queue sur le sol et la frotta, celle ci scintilla et de sa pointe sorti une chaleur étouffante, à l’instar d’un fer chaud qu’on venait de battre prêt à être modelé en épée dévastatrice. Le monstre rugit et s’élança dans ma direction.

Son imposante mâchoire était une arme aussi redoutable que sa queue tranchante et brûlante. Ce monstre était une arme ambulante, une machine à tuer, un contrat était sur ma tête et il ne lâcherait rien tant que celle ci ne se détacherait pas de mon corps si petit à côté de lui. Le combat se fit une nouvelle fois avec l’aide de chasseurs d’autres mondes mais pas seulement, un Diablos a tenté de se frotter au Glavenus, malgré l’écart considérable de force entre les deux, le Glavenus subit de lourds dégâts de la part du Diablos, pour le plus grand plaisir des chasseurs présents. Un coup chargé de ma lame eu raison de la Wyverne chassée. Mon objectif était rempli, et les écofacts récoltés pendant la quête du Nargacuga et celle ci furent suffisants pour la collecte d’informations autour du Dragon Ancien, le Velkhana. La journée fut rude, les nouvelles menaces sont éreintantes, je pense que cette nuit de sommeil me sera vitale. La journée de demain promet d’être compliquée …

Mardi 10 Novembre 2020 – Avec patience et persévérance.

Le lumière du soleil pénétrant ma chambre à l’aube, la grasse matinée n’était qu’un doux et merveilleux fantasme. En sortant de la pièce, un conseil de crise s’apprêtait à débuter, une impression de déjà vu. « Des Wyvernes mythiques ont été aperçues de nouveau. Le Tigrex » et le « Brachydios » ont été aperçus dans un habitat autre que le leur. Le Tigrex réside désormais dans « La Terre des Anciens » et le Brachydios lui, siège au « Val Putride« . Au même titre que Nagacuga et le Glavenus, ils constituent une menace pour l’équilibre qui règne entre les différentes espèces se trouvant dans les différentes zones. Devinez à qui la mission a été attribuée pour aller s’occuper des vilains méchants, vous connaissez sûrement la réponse. Mon arrivée dans Le Val putride me rappela mes nombreux combats contre ces Dragons Anciens. Quelle époque … Alors que je m’approchais du nid d’un Radobaan, je fus surpris de voir que la Wyverne ne se trouvait pas sur son territoire, mais qu’un autre monstre, s’y trouvais. Une Wyverne ailé, avec le physique d’un tigre. Le Tigrex portait bien son nom. Alors qu’un duel de regard débutait entre lui et moi, le sol se mit à trembler, et le Radobaan, nous rejoignit. Il bondit sur le Tigrex qui l’immobilisa de sa mâchoire puissante. Il lui fallut 7 secondes. Le Tigrex ôta la vie au Radobaan en 7 secondes. Sa mâchoire lâcha le monstre inanimé et ses yeux se dirigèrent vers moi. Le combat allait commencer. Il se termina vite. Très vite. La Wyverne me mit K.O 3 fois en l’espace de 15 minutes signifiant la fin de la mission. C’était un échec. Ma lame n’eut que très peu d’effet sur ce monstre. La fusée de détresse envoyée ne fut pas vue par d’autres chasseurs. Peut être que le Brachydios allait être plus facile pour moi, du moins je l’espérais. La chaleur de la Terre Des Anciens ne m’avait pas manquée. J’ai l’impression de tout le temps me plaindre, quel chasseur odieux je suis ahaha. Alors que je récupérais des indices concernant ce « Brachydios« , un Uragaan fit son apparition, cependant quelque chose clochait. Il manquait de vitalité. Une substance verte se trouvait sur son imposant corps. Une explosion survint alors sur lui. Puis une seconde. Et une troisième. La Wyverne fut terrassée par une multitude d’explosion provenant de son corps, ou plutôt de cette mystérieuse substance. La poussière soulevée par la chute de ce colosse désormais poisseux se dissipa et dévoila une forme mobile. Un monstre se dévoila. Pourvu de poings, d’une protubérance sur le front, recouvert de la même matière qui avait fait explosé l’Uragaan. Le Brachydios était à l’origine de cette mort, et j’étais sa prochaine cible. Il bondit sur moi et ne fit qu’une bouchée du petite chasseur que je suis. Cette quête se solda par un nouvel échec. Il était donc temps pour moi de m’expérimenter face aux monstres de rang maître. Mon après midi fut remplie de combats. Nargacuga, Beotodus, Glavenus, tous y passèrent, grâce à l’aide d’un chasseur ami de puis longtemps, qui je l’espère se reconnaîtra en lisant ces lignes. Sans toi je n’aurais pas pu venir à bout de ces adversaires. Demain sera un jour particulier. Le jour où je prendrais ma revanche sur le Tigrex et le Brachydios.

Mercredi 11 Novembre 2020 – L’oeil du « Tigrex ».

Cher journal, je te mentirais si je te disais qu’aujourd’hui je comptais accomplir mes missions de chasseur. J’ai commencé ma journée en me prélassant avec mon Palico le bain de pied bouillant de Séliana est sûrement l’une des meilleures choses avec les sources d’eau chaude. L’occasion de discuter avec les autres artisans du camp. L’ambiance était bonne et les rires de chacun réchauffaient le cœur des plus frileux. L’ingénieur en chef, créateur d’un système de loterie offrait contre du combustible des objets aléatoires, utiles lors de nos quêtes. Mon assistante fidèle à elle même testait les multitudes de plats de notre nouvelle cheffe cuistot. La journée se déroulait bien, mais ma main droite était remplie de fourmis. La poignée de mon épée me manquait. Le goût amer de la défaite n’avait pas annihilé mon envie de me battre, c’était une bonne nouvelle. Le chef me proposa un entraînement au grappin, une nouvelle fonctionnalité bien utile lors des combats, mais que je n’utilisais que trop peu. Cette formation fut enrichissante. Très. A tel point que l’envie de me frotter au Tigrex pris le dessus sur la raison. Alors que je m’envolais en direction du Val Putride, je regardais Séliana rétrécir à vue d’œil, quel monde magnifique, qui me réserve encore des surprises incroyables. Je suis heureux, heureux d’être un chasseur de monstre.

Il était là, un regard presque narquois. « T’en as pas eu assez ? » Je vis de l’arrogance dans ces yeux. Ma lame pointée dans sa direction, celles d’autres chasseurs également, nous nous sommes jetés sur la Wyverne. La formation eue plus tôt dans l’après midi me permit de mettre au sol le monstre 3 fois. Les coups infligés sur son corps furent dévastateurs. 28 minutes après, le monstre perdit la vie. J’y étais parvenu. La fin de ce monstre ne pouvait être le seul travail herculéen que j’allais réaliser aujourd’hui, le Brachydios devait suivre lui aussi.

Ses poings serrés de couleur verts m’indiquèrent sa position dans la pénombre. À l’instar d’un boxeur le monstre cognait sur ses proies dans le but de les exploser. Assurer le spectacle. Son spectacle dont il était le chef et dont je serais la prochaine attraction. Pas cette fois. Il était temps d’inverser les rôles. Une fois encore, l’utilisation du grappin fut plus bénéfique que je ne l’aurais espéré. Quel coup de pouce, et surtout quelle emprise cela pouvait me donner sur cette Wyverne. Les coups poisseux du monstre destinés à me faire exploser n’eurent pas raison de moi malgré les douleurs et les blessures infligées, de ce combat je suis sorti vainqueur.

De retour dans le froid, le Commandant m’attendait bras croisés. Il me tendit la main, et me félicita de ma performance face à ce Brachydios. Il m’informa que les informations récoltées dans les différentes zones du nouveau monde ont amené à connaître l’emplacement de la Wyverne de Glace, le Dragon Ancien Velkhana. Demain sera donc une journée cruciale pour l’écosystème, pour la survie des Légiana et pour moi. Ma lame a terrassé nombre de Dragons Anciens, et celui ci ne ferait pas exception.

Samedi 21 Novembre 2020 – Un froid glacial.

Ces 10 jours me firent un bien fou. Cette pause était un moyen de me recentrer sur mes objectifs dans le nouveau monde et désormais ils sont clairs. Protéger les camps établis avec notamment Astera et Seliana, rassembler le plus d’informations possibles sur les Wyvernes qui croiseront ma route et devenir le meilleur chasseur que l’Étoile de Saphir ait pu voir naître. Ma prochaine mission allait pouvoir remplir ces 3 objectifs. Il était temps de se rendre sur la Terre des Anciens et de rencontrer de nouveau la Wyverne de Glace, le Velkhana.

Les écofacts avec notamment ces écailles lumineuses étaient nombreuses et me menèrent vers ce monstre majestueux. Ces ailes d’un bleu profond avaient quelque chose d’envoutant. Mais derrière ces deux nappes bleues marines se balançait une des armes principales de ce monstre, sa queue. Telle une guêpe s’apprêtant à frapper sa proie, la queue du Velkhana pointue et vive perfore les armures les plus résistantes et la mienne ne ferait probablement pas exception. Ses jets de glace furent dévastateurs tout comme ses coups de queue. Le combat s’éternisait mais je sentais le monstre se fatiguer, je tenais le bon bout. Il chuta sous ma lame. La Wyverne de Glace n’était plus. Enfin, était K.O. Seulement K.O. Alors que je m’apprêtais à lui donner le coup de grâce, elle se releva et c’est alors que la température chuta drastiquement … Le Velkhana ne semblait plus si mal en point en semblait même plus fort. Ce Dragon Ancien était décidemment plein de ressources. La Glace formait autour de lui de solides stalactites renforçant son armure ainsi que sa beauté. Il se tenait devant moi, presque arrogant. Des blocs de glaces se mirent alors à tomber, à l’instar d’une grêle incontrôlable qui finirait par nous abattre. Un de ses blocs me heurta la tête et me fit perdre connaissance. Mon assistante et mon Palico était tout deux là, pas le Velkhana. Il s’était envolé peu après mon évanouissement. La Wyverne de Glace était décidément une menace plus grande que ce que nous avions connus jusqu’à présent, il fallait en informer le Commandant.

Malgré la situation critique dans laquelle nous nous trouvions, le Commandant trouva le temps pour nous féliciter et prendre de mes nouvelles. Il nous demanda d’enquêter une nouvelle fois sur le Velkhana en partant à sa recherche dans le Givre Eternel. Le repos ne serait pas pour tout de suite, d’autant que la Grande Traqueuse de la première flotte n’est toujours pas rentrée de son expédition dans le Givre. On espérait qu’il ne lui était rien arrivé de mal. Mais c’était quand même inquiétant…

Le retour dans le Givre Éternel fut moins difficile que je ne le croyais. Je dois dire que le blizzard provoqué par le Velkana était bien plus glacial que la température habituelle de cette nouvelle zone. Je commençais à me familiariser avec cet écosystème. Il était temps. La neige autour de mes chevilles ne semblait plus être un soucis. Mes jambes se sont familiarisées avec cette résistance constante due à la neige et je dois dire qu’avoir pris en muscle et avoir désormais un meilleur cardio’ m’enchantait. Perdu dans mes pensée je ne vis pas venir le Legiana face à moi. Cette Wyverne de rang maître désormais … Je n’en ai jamais affronté depuis la découverte du Givre Éternel et de Séliana. Il était temps de réparer cet affront. Soudain, un chant, de plus en plus profond se fit entendre lorsqu’une ombre géante survola la Wyverne et moi. Le Velkhana ? Non. Une autre menace s’apprêtait à entrer en scène. Un Legiana. Différent. Peut être une sous espèce au vu de ses caractéristiques. Couleurs différentes, apparence similaire à quelques exceptions près, un pelage glacé sous le corps, une apparence plus grande. Le Légiana rencontré plus tôt semblait être le disciple et celui ci le maître. Le « Légiana Blizzard » possédait une aura qui inspirait terreur et respect à la fois. Encore plus beau que son disciple. Et malheureusement pour moi plus dévastateur. Sa glace explosive fit des ravages, auprès de moi mais également auprès de 3 autres chasseurs qui me rejoignirent. Nous étions 4 contre ce Dieu des glaces mais pas seulement. À plusieurs reprises un ennemi découvert récemment nous fut d’une grande aide. Ses dents de sabres acérées, les griffes tranchantes, le Barioth infligea dans une guerre de territoires sans pitié de lourds dégâts à notre proie. Malgré notre supériorité numérique le combat fut loin d’être une partie de plaisir. Nous en étions venu à bout. Et avons par la même occasion retrouvé la Grande Traqueuse, elle était tombée dans un précipice après le combat contre le Velkhana. Elle nous apporta de précieuses informations sur le comportement étrange des Wyvernes. Cela aurait un rapport avec, selon les notes retrouvées par la Grande Traqueuse, un chant, qui dérèglerait l’équilibre entre les mondes et les espèces. Le chant entendu à plusieurs reprises serait donc la cause de l’apparition de nombreuses sous-espèces dans un habitat qui n’est pas le leur …

Dans le but de sécuriser un convoi qui arriverait à Seliana, nous devions nous rendre une nouvelle fois dans le Givre Eternel pour repousser un Anjanath Tonerre pour sécuriser l’arriver de nos partenaires. Ma rencontre avec ce « dinosaure » fut rapide, et il ne me fallut pas longtemps avant de comprendre pourquoi derrière son nom se trouvait « tonnerre » son corps est rempli d’un courant électrique puissant, à l’image d’un Tobi-Kadaichi. Il envoya sur moi à plusieurs reprises un liquide très conducteur, durant ce combat de nombreuses décharges électriques me parcoururent le corps. Lors de l’affrontement avec le Legiana Blizzard, j’ai fais part de mon admiration envers le Barioth qui m’a beaucoup aidé durant mon combat. Lors de mon combat contre l’Anjanath Tonnerre, mon admiration alla vers une autre Wyverne. Le Tigrex était un allié de poids, qui plus est alors que j’étais tout seul contre ce Dinosaure électrique. Sans avoir été mis une seule fois K.O, le combat se finit, encore quelque peu électrisé par les échanges avec la Wyverne et l’adrénaline. Ma journée s’était parfaitement bien passée mais la nuit tombée, je voulais finir en beauté …

Après avoir raflé une grande quantité d’objets au Vaporium, je voulais finir en apothéose en prenant ma revanche sur un monstre qui m’a donné du fil à retordre il y’a quelques semaines. Le Tobi-Kadaichi Vipère. Une quête évènement nécessitait la chasse d’un Tobi-Kadaichi, et d’un Tobi-Kadaichi Vipère au sein d’une arène. Et arrivé sur place, j’ai été frappé par la taille anormale d’une des deux Wyvernes. Le Vipère était tout simplement immense. Presque 3 fois la taille du Tobi-Kadaichi normal. Comment était-ce possible ? Comment allait se dérouler ce combat moi qui était si confiant à l’idée de me « frotter » à lui. Je vous mentirais si je vous disais que sans l’aide de quelqu’un j’en aurais pas chié. Le combat fut rapide, même contre deux monstres. J’ai réussi à m’en sortir sans encombres et mon allié m’a bien aidé à combattre ces Wyvernes. Les monstres, comme je m’y attendais à la fin de ce combat m’offrirent mes deux premières couronnes. La petite couronne en Or pour le Tobi-Kadaichi attestant que j’ai vaincu cette Wyverne et qu’elle possédait une taille anormalement petite. Et la grande Couronne en Or pour le Tobi-Kadaichi Vipère pour sa taille immense. La première couronne des deux obtenues ne m’importe pas, la possédant déjà. En revanche, celle du Vipère, c’est une belle trouvaille et un bel exploit ! Comme je le disais tout à l’heure, je voulais finir la journée, en beauté …

Lundi 23 Novembre 2020 – C’est pour ça que je risque ma vie.

Le réveil fut brutal. Le Commandant débarqua dans ma chambre pour me demander de me rendre immédiatement à Astera pour renforcer les défenses de la base avant la possible arrivée du Velkhana, et pour enquêter également sur deux nouvelles sous espèces aperçues au Plateau de Corail et au Val Putride. C’est le regard encore embué que j’atterris à Astera, affamé et pour cause, le petit déjeuner m’était passé sous le nez. J’allais pouvoir me nourrir convenablement avant de partir pour l’une des deux expéditions. A choisir entre les deux, j’ai opté pour le Val Putride, je voulais me débarrasser de l’expédition la plus chiante et terminer sur la plus « agréable » par la suite.

Les émanations provenant de la chair en putréfaction de cette zone était de loin ce que je supportais le moins. Mon assistante ne disait rien mais n’en pensait pas moins. Des cadavres de Girros jonchaient des os se trouvant là depuis des années. Soudain une forme familière apparue au loin, elle s’approchait. Son corps protégé par une sorte d’armure, sa queue en forme de lame. Un Glavenus d’une couleur nouvelle était face à une armée de Girros. Il la balaya en 4 coups de lame. Néanmoins cette dernière était différente, ce n’était pas du feu qui s’échappait de sa queue. Mais un liquide érosif, de l’acide. Le « Glavenus Acide » venait de tuer à lui tout seul plusieurs dizaines d’ennemis. Redoutable. Sa lame heurta la mienne. Sa queue en acide abîma mon armure. Et ma lame abîma sa gueule. Les parties de son armure volèrent en éclats et son dernier souffle fut rendu après une lourde bataille. Quelle beauté quand j’y repense, quelle classe avait ce monstre … Ses couleurs, ce combat … Je suis fier d’en être venu à bout. J’avais hâte de me frotter désormais à la deuxième sous espèce se trouvant dans le Plateau de Corail.

Le Plateau de Corail avait un air bien plus respirable que celui du Val Putride. Néanmoins quelque chose de pesant subsistait. Une ambiance tendue se trouvait autour de ces milliers de coquillages. Un Odogaron se trouvait là à me regarder, à fantasmer sur ma chair dont il comptait se délecter. Néanmoins, quelque chose clochait, je vis dans son regard une crainte mais également une réelle haine. Ces sentiments n’étaient pas provoqués par moi. Le monstre derrière en revanche oui. Un jumeau. Un odogaron au regard plus féroce, plus violent. Un poil plus grand. Quand on connait cette Wyverne, l’arrivée d’une sous espèce de l’Odogaron était un vrai désastre. Un combat commença entre les deux Wvernes. La sous espèce domina avec une telle facilité son adversaire que ça en était fascinant et très effrayant à la fois. Le combat entre les deux était terminé, mais la Wyverne restante n’en avait pas fini. L’Odogaron Désastre montra les crocs et tenta de m’égorger. Je ne devais mon salut qu’à ma fidèle lame qui s’est interposé entre ce tueur et moi. Le combat fut court, l’arrivée d’une chasseuse m’aida grandement à abattre la Wyverne. Mais pas seulement, puisqu’un Nargacuga tenta de se fotter à l’Odogaron Desastre. Il y perdit quelque plumes mais la sous espèce y perdit beaucoup de poils. S’en était fini de la Wyverne. La journée se finit lorsque le soleil se coucha. La journée s’était parfaitement bien passée. J’ai encore les yeux remplis d’étoiles et des souvenirs pleins la tête. Ces couleurs, ces sous-espèces, ces combats. C’est pour cela que je risque ma vie, pour voir un tel spectacle. Pour l’adrénaline et pour la beauté de certaines espèces. A l’instar d’un Ornithologue cherchant une espèce rare d’oiseau, pouvoir observer et combattre ces Wyvernes est ma raison de vivre … Le Commandant vint me retrouver pour m’informer que le Velkhana avait été retrouvé. Demain sera le grand jour. Le jour où la Wyverne de Glace ne serait désormais plus qu’une simple légende.

Mardi 24 Novembre 2020 – Le Velkhana. La Wyverne de Glace.

Les défenses étaient montées. Les canons chargés. Et l’atmosphère tendue. Nul doute, le grand jour était arrivé. Le terrain était dégagé et la zone ressemblait à une arène où deux gladiateurs s’apprêtaient à livrer un combat à mort. Il arriva dans l’arène. Comme prévu. J’y étais, comme prévu aussi. Il n’y a pas eu de salutations, pas de respect mutuel entre deux adversaires avant un combat glacial. Des pilonnes de glace sortirent du sol et me frappèrent. Les autres chasseurs présent, de la 5e commission combattirent la Wyverne de Glace avec bravoure, certains s’en sortirent mieux que d’autre. Voir le maître de la chasse ployer le genou face au Velkhana prouva que ce Dragon Ancien était une réelle menace et qu’il ne fallait pas la sous estimer. Ce n’était pas seulement mon combat, mais celui de toute la commission. Je n’étais pas seul pour lutter contre elle. C’était un véritable travail d’équipe de longue haleine. Le tranche-dragon, une armée fabriquée par la Commission, envoya un pieu en acier en direction du Dragon Ancien qui le reçu de plein fouet. Étourdi par l’attaque, il prit la fuite en direction du Givre Eternel. La satisfaction était grande au sein de la Commission. Mais ça n’était pas fini. Pas pour moi. Et le Commandant le savait. Il fallait l’éliminer une bonne fois pour toute. Nous ne pouvions plus avoir cette épée de damoclès au dessus de la tête. J’avais dit que ça serait le jour J. J’allais tenir promesse.

J’étais définitivement familiarisé avec le froid constant de cette zone polaire. Le Velkhana dans mon malheur m’avait familiarisé avec une température extrême, lors du combat survenu plus tôt. Un nouveau chemin était accessible dans le Givre Eternel. Une grotte façonnée dans de la glace, ou des cristaux d’eau solidifiée de plusieurs couleurs reflétaient sur le sol, un endroit d’une rare beauté. Il arriva aussi vite que tout à l’heure. Je vis du respect dans ses yeux et j’espère qu’il le perçut également dans les miens. Contrairement au Glavenus Acide d’hier, ce combat n’aurait pas pu se terminer d’une belle façon sans l’aide de chasseurs venus d’autres contrées. Leurs armes lourdes firent vaciller et chuter le monstre à plusieurs reprises jusqu’au moment fatidique où ma lame lui fit rendre l’âme. Il me lança un dernier regard, presque heureux. Heureux d’avoir rencontré un adversaire à sa hauteur, un moment que seul moi verrait sous cet angle, j’ai partagé avec ce monstre, un combat, presque intime. Nous y étions parvenus. La 5e Commission y était parvenue, le Velkhana n’était plus et la joie et l’exultation réchauffèrent le Givre Eternel, cette menace était désormais de l’histoire ancienne, néanmoins une interrogation subsistait, quel était ce chant mélodieux que nous entendions initialement avec les Legiana et le Velkhana ? Un érudit vint nous féliciter et nous faire part de découvertes inquiétantes autour du Nouveau Monde. L’activité sismique était très alarmante, c’est alors qu’un séisme fit trembler toute la zone. Un nuage rouge assombrit le ciel et annonça un mauvais présage, au même moment, ce chant retentit. Le fameux chant. De la bouche du Commandant sortirent ces mots : « La Vouivre Immortelle »

Mercredi 25 Novembre 2020 – Des retrouvailles explosives.

Le retour à Séliana hier m’assomma. Une réunion avait été improvisée dès notre arrivée et l’annonce d’une menace plus grande que le Velkhana me donna un coup derrière la tête. Et comme ci cela ne suffisait pas, les Dragons Anciens s’étaient réveillés. Cette annonce me rappela mes combats contre le Vaal Hazak, le Kushala Daora ou le Nergigante. Énormément de mauvais souvenirs et très peu de bons. Le fameux chant proviendrait de cette Vouivre Immortelle dont parlait le Commandant. Cet orage menaçant. Cette menace constante, le dérèglement de l’écosystème, de l’apparition de sous-espèces de Wyvernes, le réveil des Dragons Anciens, l’activité sismique inquiétante. Le remède aux maux du nouveau monde passe par l’annihilation de cette menace qu’est la Vouivre Immortelle. Notre mission du jour était de nous rendre dans la Terre des Anciens pour y trouver d’éventuels renseignements sur le réveil des Dragons Anciens et sur la Vouivre Eternelle.

La terre solide de la Terre des Anciens rendait mes déplacements plus fluides et me fatiguaient moins. La neige ne me manquait définitivement pas. Un Dodogama croisa ma route, sans m’attaquer. C’est définitivement un monstre que j’adore. Sa tête est si drôle… Le chasser ne me fait jamais plaisir. Je vis au loin quelque chose que je n’avais pas vu depuis longtemps. Plus je m’approchais, plus j’espérais qu’il ne s’agissait pas de ce à quoi je pensais. Plus j’avançais et plus je redoutais ces écofacts plantés dans le sol. Mes craintes se concrétisèrent… Des traces de Nergigante … Il s’était réveillé. Les Dragons Anciens étaient donc bien sortis de leurs torpeurs. C’était une catastrophe. Une main se posa sur mon épaule. L’Amiral. Je ne l’avais pas vu depuis la découverte de Séliana et du Givre Eternel, c’était une réelle surprise de le voir ici. Il lorgna sur les écofacts de Nergigante et me dit « Le Nergigante … S’il s’est réveillé c’est qu’il chasse comme à son habitude une énorme menace, quelque chose de gros. » Une ombre fendit l’air et une pluie d’explosifs tomba sur nous. D’où cela pouvait provenir ? Une Wyverne volante extrêmement rapide survolait nos têtes et faisait pleuvoir une multitude de roches qui explosaient quelques secondes après avoir heurté le sol. C’était obligatoirement la Bazelgueuse. Pas tout à fait. Ses roches qui tombaient étaient différentes. Je priais pour me tromper. J’espérais me tromper. Je ne pouvais pas me tromper. Je ne me suis pas trompé. La sous-espèce de Bazelgueuse me faisait face et j’allais devoir l’affronter seul. La « Bazelgueuse Vulcan » une nouvelle sous espèce à rajouter à une liste qui s’étoffe de jour en jour. C’était un des monstres dont je ne voulais pas voir la sous espèce. Elle était là, au dessus de moi, tel un vautour attendant le dernier souffle de sa proie. Sauf qu’elle n’attendrait pas ma mort. Elle la provoquerait.

La fusée de détresse étant inopérante, il allait falloir s’occuper de la Wyverne volante seul. L’Amiral est parti enquêter sur les piques du Nergigante trouvés un peu plus tôt. Il allait falloir faire preuve de patience et de persévérance. Mon Palico serait mon infirmier. J’allais avoir besoin de beaucoup de potions et de vitaguêpes … Mes écouteurs dans les oreilles, le combat débuta. Quelque chose d’étrange se passa. Les coups s’enchainaient beaucoup trop bien. Les esquives étaient limpides, comme ci je parvenais à deviner les attaques de la Bazelgueuse Vulcan. Etait-ce la musique que j’avais dans les oreilles. Ou bien est-ce tout simplement moi qui devenait plus fort et plus réactif ? Au moment où je vous rédige ces mots, je n’ai pas eu la réponse, mais je pense que le temps me la donnera. Sa phase rage était effrayante. Sa pluie d’explosifs était différente au fil du combat, elle devenait plus massive en quantité mais en force aussi. La couleur rougeâtre de ces roches laissait place à un violet écarlate devenant de plus en plus clair, presque éblouissant avant d’imploser et d’emporter ceux qui auraient le malheur de se trouver à proximité. Le combat fut long. Malgré l’aisance face à la Wyverne, le monstre était extrêmement résistant et ce malgré lui avoir brisé plusieurs parties. Différents monstres assistèrent au combat, le Dodogama, et le Brachydios se joignirent à notre petite fête. Il le regrettèrent amèrement et eurent même plusieurs parties de brisées, preuve de l’immense force de la Bazelgueuse Vulcan. Elle succomba aux nombreux coups que je lui ai porté. J’ai retiré mes écouteurs après avoir dépecé la Wyverne. Qu’est ce que c’était calme. La Terre des Anciens était désormais silencieuse, comme si elle cherchait à se faire petite. Toute silencieuse, craintive. Il se passait effectivement quelque chose de grave et il fallait vite y remédier.

Un nouveau conseil fut établi à notre arrivée. La présence d’écofacts de Nergigante prouva officiellement le réveil des Dragons Anciens. Notre priorité était désormais de récolter dans toutes les zones des indices sur la possible présences de ces puissantes Wyvernes. Mais avant cela il me fallait du repos. Nous avons en ce moment un rythme beaucoup trop soutenu. Tout à l’heure en arrivant dans ma chambre avant de vous écrire ces lignes, j’ai enlevé mon armure (D’ailleurs meilleur moment de la journée) et me suis rendu compte que ma chambre manquait d’élément de décoration. Et pourtant mes missions jusqu’à présent m’ont amené à en récolter beaucoup. J’ai alors apporté un peu de gaieté dans cette chambre austère avec des tableaux obtenus représentant différentes zones que j’ai foulé ou certains monstres que j’ai affronté, cette chambre … Me ressemble un peu plus, je m’y sens mieux … Le sommeil me fait fermer les yeux … Il est maintenant temps de dormir, j’appréhende ce qui m’attends …

Lundi 07 Décembre 2020 – Le Vaal Hazak Fléau.

Les paroles du chef eurent sur moi l’effet d’un coup poing dans le plexus. Le soleil se levait doucement sur Astera et je ne rêvais déjà que d’une chose, qu’il se couche. « Préparez vous à partir dans la Forêt Ancienne, une nouvelle sous espèce a été détectée, nous vous envoyons affronter le Vaal Hazak Fléau. » Le monstre de base me filait la chair de poule. Un Dragon Ancien « mort vivant » se nourrissant de pourriture. Chaque pas fait décrocher de son corps des lambeaux de chair putride. Un vrai cauchemar. Venir à bout de ce monstre il y’a quelques mois était un soulagement. L’obtention de ses deux couronnes était une délivrance. Peut être vous ai-je déjà parlé des couronnes, ou peut être pas. Je reviendrais plus en détails sur cet objectif en temps voulu. Il était temps de prendre la route direction la Forêt Ancienne.

C’était différent. Très différent. La Forêt Ancienne était silencieuse. Elle qui transpirait de vie d’habitude, ne ressemblait désormais qu’à une annexe d’un futur Val Putride. Une sorte de brouillard jaunâtre ressemblant fortement au Val d’ailleurs semblait polluait l’air. Je n’aimais pas ça. Il fallait abattre ce monstre qui détériorait l’habitat naturel des résidents de la forêt. Le Dragon Ancien ne se traquait pas aux traces qu’il laissait mais à l’odeur ambiante qui devenait de plus en plus irrespirable à mesure que je m’approchais de lui. Pas de doute il s’agissait bien du Vaal Hazak, néanmoins je redoutais l’apparence de sa sous-espèce, et j’avais raison de la craindre. Je le vis apparaître dans la forêt, ou du moins son ombre significative apparaissait derrière cette brume nauséabonde qui eut au moins le mérite de me permettre de me cacher. Cette … Chose, se trouva alors à quelques mètres de moi, et la différence entre les deux espèces était très claire. Le Vaal Hazak inspirait la mort. Le Vaal Hazak Fléau inspirait l’après mort. La création de champignons, de spores sur la chair putréfiée. Une vie nauséabonde naissante dans un corps mort animé par la maladie. Le Vaal Hazak était mon nouveau défi. Un défi horrible, à l’image de la Wyverne.

Il était trop fort pour moi. Il envoyait de puissant jets… De poison je suppose qui m’assommaient d’un seul coup. Je parvenais à lui distribuer pas mal de coups, mais le combat me semblait perdu d’avance … Avant l’arrivée de chasseurs qui m’aidèrent dans ma tâche. L’un était armé d’un Insectoglaive, et un second était équipé d’une VoltoHache. La bête fut forcée de fuir à 3 reprises, me faisant reprendre espoir. Ses émanations venimeuses et dévastatrices altéraient beaucoup notre vigueur et notre vitalité. Les baies-soins étaient de vrais remèdes à ces maux que le Vaal Hazak nous infligeait. La délivrance fut apportée par un dernier coup de ma grande épée. Le monstre putride vacilla une ultime fois avant de rejoindre le monde auquel il appartient, celui des morts. La brume s’estompa peu après la mort de ce fléau, preuve irréfutable, même si il ne faisait nul doute, que ce brouillard était l’œuvre de ce Dragon Ancien.

L’air respirable d’Astera me remit d’aplomb en moins de deux. A tel point que la faim me fit presque oublier le combat horrible que j’avais livré quelques heures avant. Avant de manger, je voulais impérativement nettoyer et aiguiser ma lame. Finir avec ce combat définitivement, enfin… Jusqu’à ce que je m’attèle à la tâche qui est : obtenir les grandes et petites couronnes d’Or pour chaque monstre. Ces couronnes sont offertes par le Zoologiste à chaque trouvaille d’une Wyverne anormalement grande ou petite. Et pour devenir le meilleur chasseur de ma génération, il faudra que je passe par là, une nouvelle fois … Il me faut pour le moment m’améliorer, car tout seul cette ultime quête de couronnes est tout simplement impossible pour moi, je devrais à l’avenir devenir encore plus fort.

Lundi 14 Décembre 2020 – Le Namielle

Devenir plus fort. Ces trois mots résonnaient encore dans ma tête au moment de me lever ce matin. Je ne voulais plus implorer l’arrivée de chasseurs pour me sortir de mauvais pas. Je voulais être celui qu’on supplierait d’aider à venir à bout de monstre féroces. Je voulais être un Héros, et j’espère que vous, qui lisez mon journal, me voyez comme tel, malgré mes lacunes. Ou du moins, si ce n’est pas le cas, ça viendra, soyez en sûrs. Le Chef me convoqua pour me parler d’un monstre inconnu par nos érudits qu’ils nommèrent : Namielle. Un monstre aperçut dans le Plateau de Corail. Néanmoins les informations sur la bête sont assez vagues. De sources sûres il s’agit d’un Dragon Ancien, les rares chasseurs qui ont eu l’occasion de le croiser se sont retrouvés plongés dans une profonde obscurité troublée par des faisceaux lumineux et envoûtants. Aucune information sur la forme, la couleur, l’élément ou la force. Je m’apprêtais donc à foncer dans la gueule du loup, sans rien savoir de mon adversaire, si ce n’est qu’il préfère la jouer en nocturne et qu’il s’amuse avec des guirlandes lumineuses, on approche des fêtes de noël, le petit Papa tout rouge aux nombreux cadeaux n’est peut être pas qu’une légende… Je comptais en profiter pour lui donner ma liste de joujoux.

Des écofacts de Nergigante confirmèrent la présence d’un monstre puissant. Le Dragon Ancien à un faible pour des combats titanesques. J’espérais juste ne pas avoir à me farcir les deux d’un coup. Je montais en haut du plus haut plateau, au dessus des nuages me permettant de surplomber l’ensemble de la zone, lorsque ma visibilité fut réduite, réduite, encore réduite. Jusqu’à me rendre aveugle. Ou bien … Était-ce le Namielle ? Des fils lumineux apparurent face à moi dans cette obscurité totale, c’était impressionnant. Je me suis senti attiré par ces câbles tel un poisson attiré par un prédateur aquatique agitant un leurre hypnotisant. Mais une gueule de monstre derrière les guirlandes me fit sursauter et reprendre mes esprits. Le Namielle était face à moi. Un monstre d’une beauté absolument indescriptible, ces fils lumineux étaient en fait des moustaches avec lesquelles il peut provoquer des décharges électriques. Le monstre alliait eau et électricité. Un mélange mortel. L’eau qu’il envoyait provoquait un courant puissant me faisant souvent perdre l’équilibre. Le Dragon Ancien était tout simplement le plus beau qu’il m’ait été donné de voir. Son élément, la couleur sous ses ailes, sur ses ailes, les petits tentacules aux extrémités des ailes, son cri, ce monstre est une merveille. Le combat se poursuivit sur tout le Plateau de Corail et se termina après une demie heure d’affrontement. Ma lame émoussé, le corps trempé et encore endolorit par les décharges mais qu’importe. Le monstre était bien à terre. Je lancerais dans les semaines à venir de nouvelles expéditions pour en ré affronter d’autres tant ce monstre est magnifique. L’euphorie ne dura pas longtemps, le Commandant vint personnellement nous voir pour nous informer que toutes les investigations menées jusqu’à présent nous ont permises de localiser la Vouivre Immortelle, notre ultime objectif…

Ce combat contre le Manielle m’a fait prendre conscience de certaines choses. Je ne suis plus le même chasseur qui est arrivé dans le Nouveau Monde il y’a quelques années, ni celui arrivé dans le Givre Eternel il y a deux mois. Je suis un homme plus puissant, plus vaillant prêt à protéger les siens et à devenir le plus grand chasseur que ce monde n’ait jamais porté. Demain sera un très grand jour, la rencontre avec la Vouivre Immortelle. Un combat sans merci m’attendra demain. Une chose est sûre. Je me couche ce soir, plus fort et plus sûr de moi qu’à mon réveil ce matin.

Mardi 15 Décembre 2020 – La Vouivre Immortelle.

Ma nuit fut courte pour ne pas dire inexistante. Le soleil semblait s’être levé plus tôt que d’habitude, comme ci les Dieux eux même savaient qu’aujourd’hui allait être une journée cruciale. Une journée qui rentrerait dans l’histoire si la chance était avec moi aujourd’hui, ou dans le cas contraire, qui signifierait la probable extinction de certaines espèces et le dérèglement définitif de la chaîne alimentaire. Nous approchions de ce nouvel endroit appelé le « Berceau Oublié ». Une terre isolée, creuse, en forme de cercle entourée de montagne si pointue qu’elle pourrait empaler n’importe quelle Wyverne. En foulant le berceau, il était difficile de ne pas s’imaginer dans une arène de gladiateur attendant mon adversaire avec impatience sans savoir à quoi m’attendre de la bête. Je commençais à m’habituer cet effet de surprise de dernière minute en apercevant mon adversaire dans les derniers instants. Il me fallait être prêt à toute éventualité. Il pouvait venir de partout, de derrière, d’au dessus…

Un cri fendit l’air et dissipa le silence pesant autour de l’arène. Un cri familier, un cri terrifiant, un cri chaotique. Le Nergigante Chaos, la sous espèce du monstre de base se trouvait face à moi. Plus belle que son grand frère. Ses épines sur le dos scintillantes face aux rayons du soleil, un monstre presque noble d’apparence et pourtant empli d’une rage qui déformait son énorme gueule. Une fois encore, sa présence signifiait que nous nous étions pas trompé en nous rendant dans le Berceau Oublié, il était en quête de défi, d’un gros poisson à prendre, la Vouivre Immortelle ne devait pas être loin. Il fallait avant tout se charger de lui. S’occuper de la Vouivre Immortelle, était de base une mission presque suicide, mais avec le Nergigante en plus sur le dos je n’avais plus qu’à rendre les armes et accepter mon sort. Je connaissais ses attaques par cœur, son comportement ne m’était pas inconnu. J’ai tué nombre de ses congénères, ce qui me donnait un avantage dans ce combat. Néanmoins, comme chaque sous-espèces, des différences subsistent, dans la façon de se battre. Le monstre est plus rapide que son grand frère. Beaucoup plus rapide. Les épines qui recouvrent sa peau affectent notre vigueur jusqu’à l’évanouissement. Le Nergigante Chaos est un Dragon Ancien qui n’a pas d’élément feu, foudre, eau ou que sais-je. Par contre il est doté d’une envie constante d’éradiquer, d’exterminer, de tuer. Il est un des plus dangereux Dragon Ancien de son époque et ce malgré son désavantage parmi ses autres congénères. La venue de camarade de chasse fut une aubaine pour moi. Malgré ma connaissance du monstre le combat n’était pas aisé, la vivacité de la Wyverne était un réel inconvénient, et ce coup de main apporté fut un gain de temps colossal. Lorsque ce monstre vacilla, j’en avais presque oublié l’objectif principal qui était la Vouivre Immortelle. Quel ascenseur émotionnel … Il fallait que je reprenne mes esprits et mes forces très vite, le combat qui allait suivre, serait dans la logique plus violent que celui ci.

Le sol se mit à trembler. Le chant se mit à retentir dans l’air. La Vouivre Immortelle avait décidé de se montrer maintenant. L’arène commença à se fissurer de part en part, et à devenir impraticable. Le sol se déroba sous mes pieds, me séparant du reste de la 5e Flotte. J’atterris sur un plateau de forme ronde également. Face à moi une montagne ambulante. Une structure mobile menaçante et pour le moins impressionnante. Il en était même difficile de déceler la tête, les ailes, ou encore les pattes. Lorsque la Vouivre se déplaça, tout fut beaucoup plus clair à mes yeux, et il allait être très difficile de venir à bout de cette abomination puisqu’elle était recouverte d’une très épaisse couche de pierre sur l’intégralité de son corps renforcée par un matériau qui rendait l’armure extrêmement robuste. Ma lame heurta son corps à de nombreuses reprises et son point faible était localisé sur son visage. Un chasseur d’une terre lointaine arriva avec une Fusarbalète lourde. De par ses projectiles perforants, le chasseur pénétra la Vouivre Immortelle de nombreuses fois faisant s’effriter sa protection. Des morceaux de pierre se détachaient, la Vouivre qui ressemblait d’avantage à un bloc de Calcaire grossièrement ailée ne savait plus où donner de la tête et semblait fébrile. Il planta ses « ailes » dans le sol et elles commencèrent à vibrer. C’est alors que se fit entendre le chant, qui provenait finalement de ses énormes blocs qui lui servaient d’égides plantées dans le sol. Mais quelque chose clochait. Tout était beaucoup trop simple. Je parvenais à le frapper et à lui arracher des morceaux d’armure avec l’autre chasseur, mais la Vouivre ne semblait pas faiblir. Elle poussa alors un hurlement strident et les restes de son armure volèrent en éclat. La Vouivre Immortelle était un véritable Dragon protégé derrière une armure de plusieurs tonnes. Le combat véritable s’apprêtait à débuter. Et je vis également que le chasseur à mes côtés le comprenait lui aussi. Ces gros blocs colossaux qui lui servaient d’ailes étaient désormais de fins membres ressemblant à des pattes d’araignées qui d’un coup propulsèrent des rayons ultras soniques d’une puissance encore jamais vue. La Vouivre Immortelle était une Wyverne remarquable qui n’avait jamais été vaincue par qui que ce soit et je comprenais pourquoi. Ces tonnes d’armure en moins, la Vouivre était plus vive, plus réactive et plus puissante dans ses attaques. Elle était incroyablement puissante et … Belle. Cette Wyverne était magnifique. Si ma carrière de chasseur avait dû s’arrêter ici elle aura été remplie de magnifique découvertes et de combats épiques. Mais elle ne s’arrêterait pas là. La Vouivre Immortelle s’apprêtait à flancher pour la première et dernière fois de son existence. Ses différentes parties se faisaient détruire à chaque balle, chaque coup de lame qui venaient heurté son imposant corps. Il poussa son « ultime » soupir juste avant qu’un de ses rayons ne m’atteigne. Le second chasseur qui m’a assisté dans cette quête primordiale venait de me sauver la vie, et venait de terminer la Vouivre. C’était fini. La menace pour l’écosystème n’était plus. La plupart des membres important de la Commission me rejoignirent. Et célébrèrent avec moi cette victoire, cette illustre victoire, où l’homme à prouvé une fois encore qu’il pouvait, malgré les menaces, se vanter de trôner au sommet de la chaine alimentaire. Du moins c’est ce que je pensais avant que Vouivre ne rouvre les yeux. Elle s’apprêtait à attaquer quand le Nergigante Chaos refit surface et termina notre travail. Le Dragon Ancien surplombait la Vouivre Immortelle nous lançant ce regard si singulier, celui du défi et de la provocation. Ou en l’occurrence celui d’un rendez vous, celui d’un combat au sommet entre lui et moi. Il s’envola haut dans le ciel, laissant le cadavre gisant de la Vouivre plus si immortelle que ça.

La soirée fut légendaire. L’alcool coulait à flot et la viande arrivait par cargaison, je n’ai de mémoire jamais autant bu et mangé et pourtant malgré cette joie infinie, ce moment privilégié avec le reste de la Flotte, je reste sur une note amer. Le Nergigante Chaos. Il m’attend, il me veut et je ne serais en paix que quand je serais venu à bout de ce monstre qui m’a ôté l’honneur d’achever la Vouivre Immortelle.

Mercredi 16 Décembre 2020 – Le Fief Glorieux.

Je crois avoir dormi cette nuit 13 heures. Quelle soirée hier, et quelle fatigue, je ne me souviens même plus être revenu dans ma chambre. Le visage inexpressif de la Vouivre Immortelle hier me sortit de mon sommeil. Et celle du Nergigante me sortit de mon lit. Je parvenais néanmoins à relativiser en me disant que certes, il reste une grosse menace, mais elle reste bénigne comparé à la Vouivre. Le Nergigante avait grâce à un concours de circonstances ôté la vie à ce démon. Les principaux coups infligés étaient de ma lame, le Nergigante a juste profité de ma maladresse et de la faiblesse de la Vouivre. Je suis parvenu à mettre ce Dragon Ancien K.O et je recommencerais encore aujourd’hui.

Les érudits donnèrent un nom à la Vouivre Immortelle. Elle fut nommée Shara Ishvalda, ce qui pour ma part me plait beaucoup plus. Le terme « immortelle » ne lui convient désormais plus.

Un repas dans le ventre, ma lame aiguisée, mes potions dans les poches, j’étais prêt pour la Terre des Anciens et pour l’ultime combat contre le Nergigante Chaos. Ma partenaire et moi attachés par une simple corde à une pauvre petite Wyverne pour rejoindre la Terre avons été par la force des choses transportés dans une zone proche de la Terre des Anciens. Une zone praticable où les monstres semblaient nombreux et où un combat décisif dans ma carrière pouvait être livré. Nous avons aperçu une Bazelgueuse Vulcan foncer sur nous. Et alors que je l’attendais dans le rôle du bourreau, le Nergigante Chaos percuta la Wyverne volante et ils disparurent dans la cime des arbres. Comme si il tenait à ce que ma mort vienne de ses griffes.

Cette zone était en fin de compte un regroupement parfait de tous les biomes jusqu’alors rencontré. Le Désert des termites, la Terre des Anciens, le Val Putride, la forêt Ancienne, le Givre Eternel. Tous les biomes y figuraient dans un format réduit. Chaque monstre rencontré pouvait s’y trouver. Mon cœur s’emballa, était-ce la définition du paradis ? Quoi qu’il en soit, je devais trouver ma cible. Ma partenaire et moi avons trouvé sur cette nouvelle zone différents écofacts de monstres confirmant la présence de monstres de tout biome … Et la présence d’un nouveau. Un monstre inconnu fit face à un Diablos et une Rathian, deux monstre féroces et coriaces du Désert des Termites qui furent balayer avec une facilité déconcertante par le monstre nommé Zinogre. Grand. Imposant. Utilisant l’élément électrique. Un démon bleu usant de la foudre avec facilité. Un futur copain probablement, mais ça n’allait pas être aujourd’hui que j’allais faire connaissance, ni avec lui, ni avec le Nergigante Chaos qui fut introuvable. A mon retour à Séliana, le calme étant revenu avec la mort du Shara Ishvalda, j’ai alors demandé plusieurs jours en solo pour m’approprier ce nouveau terrain de jeu nommé Fief Glorieux. Le chef me donna carte blanche et pour une première journée, j’ai trouvé cet endroit fascinant. Tout fonctionne avec des phéromones. J’ai tué environ 15 monstres en une après midi, des Paolomu Belladone, des Nargacuga, des Glavenus ou encore des Rathian, ils y sont tous passé mais aucun ne m’a donné de couronnes, c’est une réelle déception, mais je ne perds pas espoir. Demain sera un jour réservé exclusivement aux couronnes que j’espère obtenir vite, mon dernier objectif désormais est de devenir le plus grand chasseur de ce monde.

S..medi 19 Déce..bre 2020 – Adi…

*La seconde moitié du livre semble arrachée. Vous remarquez que le reste des pages ne figurent plus dans le journal. Qu’à t-il pu se passer…*

DE

Une Odyssey vers de nouveaux Horizons

Les mondes post-apocalyptiques. Un milieu qui vous évoque forcément un profond souvenir. Chacun d’entre vous à au moins une fois foulé ces terres que ce soit par le biais de lectures avec notamment la saga « Autre Monde » de l’écrivain Maxime Chattam. Ou bien grâce à des séries ou des films avec « The 100 », « The Walking Dead », ou encore « Je suis une légende ». Un monde où l’humanité, quasiment éradiquée, a perdu ses droits et où la nature, mère de toutes choses s’est de nouveau auto-proclamée Reine. Et si l’œuvre de l’homme venait à être utilisée contre son créateur ? Je veux dire, si la nature s’appropriait le travail de l’homme s’étalant sur plusieurs siècles pour à elle seule, créer un monde nouveau et hostile envers l’humain. Un monde où le métal ferait partie intégrante de cette nature, qu’il serait recouvert de mousse, de branches ou de vase. Que l’homme qui était jadis au sommet de la chaîne alimentaire se retrouvait finalement classé au sous sol d’un immeuble de 60 étages ? Certaines œuvres vidéo-ludiques proposent des scénarios où la civilisation humaine a été anéantie dans sa quasi totalité, laissant place à des vestiges de l’ancien monde dans des décors absolument splendides contrairement à l’histoire qui a amené la destruction de notre patrimoine. Je vous propose aujourd’hui de vous faire voyager. De vous emmener dans un futur, que nous ne verrons probablement jamais. Dans un premier temps en 2’160 dans l’univers de Enslaved : Odyssey To The West, puis dans les années 3’000 aux côtés de Aloy dans Horizon Zero Dawn. Je vous ramènerais en 2020 à l’issue je vous le promets, même si avec ce qu’il se passe de nos jours vous n’aurez peut être pas envie de revenir …

Récents ou non, les décors sont splendides.
D’une Pérégrination ancestrale à une Odyssée futuriste.

Avant que vous ne preniez place dans cette navette, j’ose espérer que vos vaccins sont à jours, parce que si on ne s’apprête pas à voir des animaux à trois têtes ou des champignons mangeurs d’hommes, sachez que des robots rouillés porteurs du tétanos avec une haine pour la race humaine, c’est pas dit qu’on en croise pas deux ou trois. Monkey est un homme solitaire ayant vécu dans ce monde ravagé par la guerre. Il tente de survivre chaque jour dans ces terres en tentant de fuir des robots qui le tueraient ou le réduiraient en esclavage. Faute d’inattention, ou peut être malchanceux, Monkey fut un jour capturé. Alors qu’il se trouve à bord d’un vaisseau dans une cellule exiguë, l’une des prisonnières, capturée également parvint à s’échapper de sa cellule. Monkey lui demanda de le libérer. Effrayée par l’homme elle prit la fuite, le laissant à une mort certaine. Par « Miracle », le vaisseau eu un dysfonctionnement interne et il commença alors à chuter et à se désagréger peu à peu. Monkey pu alors se libérer pour se précipiter vers la dernière capsule de sauvetage présente sur le vaisseau … Déjà empruntée par la femme aperçue quelques minutes plus tôt. S’en suivi une scène plutôt comique où Monkey la regarda dans les yeux, lui sur la capsule, elle dedans, la suppliant de ne pas décoller, et quelques secondes plus tard ils s’envolèrent à bord de la navette pendant que l’immense vaisseau s’écrasa dans de frêles vestiges du passé dans un fracas assourdissant. La navette s’écrasa dans la nature.

A son réveil, Monkey fut victime de douleurs terribles au crâne et senti quelque chose de lourd sur sa tête . La jeune femme qui se trouvait dans la navette quelques heures avant se trouvait devant lui, assise les bras autour de ses genoux. L’homme lui demanda pourquoi une couronne métallique se trouvait sur sa tête. Elle lui dit alors qu’elle en était à l’origine. Cette chose était une couronne qui le liait à la jeune femme. Si il lui prenait l’envie de l’attaquer, ou de l’abandonner. Il mourrait. Il en était de même si elle venait à perdre la vie, Monkey disparaîtrait également. Forcé de coopérer, il demanda le nom de la jeune femme. Trip. Elle se trouve être extrêmement intelligente et amatrice de robotique, ce qui sera une grande aide pour le pauvre prisonnier. C’est ainsi que leur aventure commença, contre le gré de l’homme.

L’histoire de Monkey et Trip est tiré d’une œuvre chinoise du nom de « La Pérégrination vers l’Ouest » qui relate l’épopée d’un moine qui parcourt l’Asie de la Chine à l’Inde dans l’espoir de traduire des parchemins ancestraux en chinois. Durant son périple il est accompagné à l’image de Trip de plusieurs personnages qui l’aideront dans sa quête. La quasi totalité des personnages principaux de ce roman asiatique est représenté dans Enslaved de façon plus ou moins fidèle. Xuan zang, le Bonze cherchant à parcourir l’Asie en quête de savoir est accompagné par 4 grands maîtres chargés de le protéger à savoir : Sun Wukong, le roi Singe représenté par Monkey, Longwang sanjun « Le Cheval Dragon-Blanc » représenté par la moto de Monkey qui fera office de monture, Zhu Bajie un cochon anthropomorphe qui s’avèrera être représenté par Pigsy, un homme corpulent « allié » de Monkey et Trip. Et enfin le dernier qui lui n’est pas représenté dans le jeu crée par Ninja Theory, Sha Wujing le maître des sables. On peut donc en conclure que le rôle du Bonze en quête de savoir au travers de l’Asie est tenu par Trip.

Le jeu fait également référence à d’autres œuvres, tel que « Dragon Ball« . Une des armes de Monkey est un bâton étirable robuste et fin comme celui de Sangoku dans son enfance. Vous aurez également la possibilité de vous déplacer au dessus de l’eau à bord de ce qu’appelle Monkey, le Nuage. Il s’agit en fait d’une plate forme crée à base de champs électromagnétique vous permettant de vous déplacer. Il n’est pas sans rappeler le board dont se sert Jak dans Jak And Daxter II et III.

Les similitudes entre l’œuvre chinoise et Enslaved ne s’arrêtent pas uniquement aux personnages puisque le périple du Bonze en quête de vérité se reflète également dans celui de Monkey et de Trip qui eux cherchent à comprendre où vont les esclaves et que sont-ils amenés à faire. La force des choses les mènera alors au sein de « Pyramid ». Une immense bâtisse où sont regroupés l’intégralité des esclaves capturés par les différents êtres robotiques. Le responsable de cet esclavagisme ne se sert pas des humains afin qu’ils réalisent ces souhaits. Il les plonge dans un sommeil éternel et leur diffuse des images de notre époque actuel. Un monde que l’esclavagiste jugeait meilleur que celui dans lequel ils se trouvent. Comme une sorte de devoir de mémoire. Un perpétuel transfert de souvenirs provenant d’humains de l’époque contemporaine les plongeant dans une sphère de bien être constant. À l’abri de la vérité et de la dangerosité de leur monde jusqu’à ce qu’ils décèdent. La question que j’aimerais vous poser maintenant, au delà de ce que vous avez pu voir ou entrevoir dans notre voyage est la suivante. Préfèreriez vous cesser de vivre et être aveuglé par des images positives obsolètes jusqu’à ce que votre cœur défaille. Ou bien vivre, en tentant de survivre au monde réel et ce peu importe le danger qui rôde autour de vous et de vos proches si tant est que vous en ayez ? Choix cornélien n’est-ce pas ?

Enslaved : Odyssey To The West est irréfutablement lié à l’œuvre chinoise « La Pérégrination vers l’ouest » À l’image de Trip, le Bonze lui part en quête de savoir et de révélation. Une Odyssée ou une Pérégrination spirituelle en quête de connaissance ou de réponses à leurs plus profondes interrogations, où diverses menaces tenteront d’empêcher nos protagonistes d’atteindre leurs buts.

Le merveilleux destin d’une rejetée.

Nous voici plusieurs siècles plus loin mes amis. Comme vous pouvez le voir, les infrastructures que nous connaissons existent toujours par le biais de quelques vestiges fragiles qui résistent encore au fil des années mais qui demeurent moins présents qu’en 2160. Bienvenue en 3’000. 840 ans après. Je vais vous demander de laisser Monkey et Trip de côté pour le moment et de découvrir Aloy. Une petite orpheline qui s’est faite rejeter de sa tribu car sa naissance demeurant un mystère, elle inspire la peur aux autres membres de son clan qui la voient comme une malédiction. Elle fut recueillie par un homme nommé Rost, un homme d’une douceur et d’une gentillesse infinie. Un homme qui prit soin de la petite Aloy comme de sa fille, et elle le considéra comme son père. C’était un homme solitaire qui était également, comme Aloy, un parias, un homme banni par sa tribu et voué à errer et à survivre dans ce monde. La jeune fille grandit, et fit un jour la découverte malgré elle d’une grotte où se trouvaient des vestiges d’une époque antérieur qui est la notre, « l’âge de métal ». Elle y trouva dedans un Focus de la taille d’une pouce lui permettant de « scanner » son environnement. Les animaux, les machines, certains fichiers audio qui se trouvaient dans cette grotte faisant naître en elle des milliers de questions. Elle découvrit qu’avant sa naissance, un monde fascinant existait, un monde ancien, que peu de gens connaisse. Le temps passant, son besoin de connaître ses origines devint de plus en plus grand et Rost ne pouvait s’y soustraire. Pour cela elle allait devoir rejoindre sa tribu « natale », en participant à « L’éclosion ». Un examen ouvert à tous qui, si elle parvenait à le réussir, lui permettrait de poser ses questions aux Matriarches, des érudites très respectées qui pourraient alors lui répondre. D’où vient elle ? Et que peut-on apprendre de l’âge de métal ? Qu’est ce qui a pu mener à la destruction de cette époque et d’où proviennent les robots qui ont fait chuter la race humaine de la première place de la chaîne alimentaire à l’une des dernières ?

L’aventure de Aloy sera périlleuse, elle devra puiser en elle une force qu’elle ne soupçonnait pas. Elle qui a tant été rejetée, parviendra t-elle à convaincre les Noras de sa bienveillance et de son envie d’aider son prochain ? Arrivera t-elle à venir à bout des machines qui siègent en maître sur ce monde si énigmatique ? Pourra t-elle apprendre l’identité de ses parents, si tant est qu’ils existent … Ces questions trouveront réponses. Les interrogations autour de l’âge de Métal se dissiperont et les origines de Aloy s’avèreront déroutantes. Pour le bien du jeu, je ne peux vous en dire plus. Horizon Zero Dawn est un jeu qui mérite d’être découvert, et non conté.

Si l’aventure de la jeune femme se déroule dans un monde post-apocalyptique où les ruines d’immeubles tirent sacrément la gueule, le monde est tout ce qu’il y a de plus joli, la verdure est omniprésente partout où nos pieds se posent. La beauté des paysages et des décors proposés par cette épopée laissent parfois difficilement croire que l’homme, ses grues, ses immeubles et ses centre commerciaux avaient jadis vécu ici. L’apparition des robots dans ce monde et d’un virus les rendant extrêmement hostiles est un mystère éphémère et ils ajoutent une touche novatrice au jeu. Le piratage de certains robots pour pouvoir les monter et se déplacer plus rapidement sont des « features » que nous ne retrouvons pas par exemple dans Enslaved. A savoir que contrairement à ce dernier, la faune animalière que nous connaissons vous et moi subsiste toujours dans les vastes étendues verdoyantes d’Horizon Zero Dawn. Des sangliers, des renards, des poules se mélangent aux multiples robots que nous pouvons croiser, permettant au joueur de s’identifier d’autant plus dans ce monde qu’il pourrait transvaser avec le sien.

Dans l’aventure que nous propose Aloy, nous avons, par le biais du focus qu’elle a trouvé dans cette grotte étant petite, la possibilité d’apercevoir des flashbacks montrant des constructions anciennes de « l’âge de métal » rappelant au joueur une nouvelle fois, que derrière les tribus que nous croisons dans notre épopée, que derrière leur mode vie proche historiquement de l’âge de pierre, l’homme était évolué et qu’il a subit, en presque 1’000 ans une régression absolument colossale le rendant presque primitif. Le dicton « Chasser ou être chassé » prends un tout autre sens.

Des destins éloignés pour un objectif commun.

Vous voici de nouveau chez vous. J’espère que ce voyage aura été instructif vis à vis de ces 3 œuvres en comptant la Pérégrination vers l’Ouest. L’univers post-apocalyptique est un domaine fascinant et différent selon les œuvres. Le monde radioactif de Fallout est loin de l’univers de Enslaved ou d’Horizon et pourtant il s’agit bien d’œuvres au monde post apocalyptique. Certains joueurs n’ont pas apprécié l’ambiance d’Horizon car elle semblait encore bien trop « humaine », trop proche d’un futur qui peut encore arriver, loin des monstres gavés de radioactivité qui ont tant fait rêver les joueurs du monde entier.

Néanmoins, les jeux ont au moins le mérite de nous faire réfléchir et de nous faire relativiser sur notre époque actuelle. Si certains fantasment sur un monde où chevaucher des machines et se battre à coup de lances tels des guerriers légendaires est une futilité, le confort que nous connaissons pour la plupart aujourd’hui n’existerait plus et nous ferait revenir à une précarité qui je pense, ferait énormément de mal à ceux qui ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de vivre à notre époque.

Les deux voyages que nous offrent Enslaved Odyssey to the West et Horizon Zero Dawn sont des remises en questions constantes sur nos agissements et sur l’avancement de la technologie, une science qui pourra peut être finir incontrôlable aux mains de l’homme et qui pourrait signifier un grand danger pour l’être humain. Au delà de ça c’est une véritable quête de savoir et de connaissance dans laquelle se lance Monkey/Trip et Aloy, une quête qui s’avèrera vitale puisque l’avenir de la race humaine sera en jeu, et ils apprendront à leurs dépends, que le savoir et la sagesse s’acquiert en passant par de multiples sacrifices.

Merci à vous d’avoir pris le temps de faire ce voyage avec moi ! J’espère que cela vous aura plu, on se retrouve dans quelques semaines pour un nouvel article, d’ici là portez vous bien, des bisous !

Ju’

Les Psychopathes dans l’univers du jeu vidéo Part.II

Lors du premier article, nous avions parlé de quatre psychopathes emblématiques du monde du jeu vidéo. Albert Wesker issu de l’iconique licence Resident Evil. Vitalis Benevent du célèbre jeu A Plague Tale Innocence. Xehanort, de la cultissime saga de Kingdom Hearts, et enfin, Vaas Montenegro de Far Cry 3. Il est temps de parler de trois nouveaux antagonistes psychopathes et pas des moindres. Le premier article vous a dans l’ensemble intéressé et plu, voyons si il en sera de même avec mes trois nouveaux petits protégés.

Kadir « Rais » Suleiman – Dying Light

«Vous venez de nous, comme un serpent dans l’herbe. Ici, dans une ville de mensonges, vous êtes le plus grand menteur de tous.»

Kadir Suleiman est un colonel de l’armée de Turquie. Lorsqu’un agent pathogène décima la quasi totalité de la population de la ville d’Harran, il fut chargé de maintenir l’ordre en tant que gouverneur suppléant. Alors que le ville turque sombrait dans le chaos, Suleiman demanda au G.R.E, le Groupe de Ravitaillement et d’entraide d’extraire son petit frère, Hassan, un jeune homme handicapé encore bloqué dans la ville infectée. Sa requête fut refusée et Hassan fut tué par les zombies qui se multipliaient dans les rues d’Harran. Fou de rage, l’homme politique laissa place au militaire assoiffé de vengeance. Il devint aux yeux des survivants, un puissant seigneur de guerre, et monta alors un « gang » avec des survivants en quête de survie, mais également d’anciens soldats ayant servi sous ses ordres avant cette pandémie. Il changea son identité, et devint alors, pour toutes personnes se trouvant être encore vivante dans cette ville maudite, Raïs. Vous incarnez un personnage du nom de Kyle Crane, et êtes envoyé sur la ville d’Harran par le G.R.E pour rencontrer le seigneur de guerre et pour récupérer des documents classés secret qu’il a volé au Groupe de Ravitaillement et d’entraide contenants des informations sur le virus qui ravage les rues de la ville turque. La première rencontre avec Raïs se fait au sein de sa base militaire en plein cœur d’Harran. Il est occupé à punir un homme qui a trahi sa confiance. « Tu choisis la main gauche ou la main droite ? » lui dit-il. Le pauvre homme lui indiqua la main droite et Raïs lui coupa la gauche. « Ooh, tu parlais de ta droite ou de ma droite ? » Il ordonna alors à ses hommes de faire partir l’homme blessé, laissant sa main inerte sur le sol.

Redoutable adversaire, un militaire tourmenté.

Kadir Suleiman est un psychopathe qui abuse de son pouvoir en tant que chef d’un groupe semant la terreur dans le cœur des survivants d’Harran. L’antizine est un antidote chargé de retarder la propagation du virus zombie qui ravage la ville de Turquie, Raïs détient un stock conséquent de ce remède éphémère, et nombreux sont les survivants qui désirent ces injections pour retarder un virus qui écourterait leur vie avant de les transformer en marionnette putride. Néanmoins il garde ce stock pour lui et ses hommes, laissant les civils encore en vie voués à une mort imminente. La perte de son humanité est consécutive à la mort de Hassan son petit frère mélangée à la chute d’Harran dans la maladie. Il ne ressent pas la moindre compassion face aux autres survivants qui le supplient d’épargner leurs vies. Fierté, honneur et force sont les mots qui guident son libre arbitre. Venir à bout de l’adversaire même lorsque le baiser de la mort pointe le bout de ses lèvres. Les confrontations avec votre personnage sont assez nombreuses et révèlent systématiquement son côté psychopathe. Que ce soit lorsque vous vous retrouvez dans une arène de fortune et qu’une armée de morts vivants voient en vous un mets de choix pendant que Raïs et ses hommes se divertissent en vous regardant vous battre. Ou lorsqu’au moment où le virus vous terrasse vous, et votre alliée de toujours, vous devez effectuer un choix entre sauver sa vie ou la vôtre à l’aide d’une seule injection d’antizine… Déchirant.

Ruben Victoriano – The Evil Within
« Je sais ce dont tu as envie, ce que tu crains … »

Issu d’une famille bourgeoise, Ruben Victoriano, fils d’Ernesto et Beatriz Victoriano était un jeune garçon distingué, et doté d’une intelligence remarquable. Intelligence malheureusement gangrénée par une sociopathie naissante. Ses tendances sociopathes, et la relation tendue entretenue avec son père n’enlevèrent en rien l’amour que Ruben éprouvait pour sa sœur Laura. Elle était même le remède à ses maux et le jeune garçon ne se sentait bien qu’à ses côtés. Comme je le disais plus tôt, la famille Victoriano était une famille relativement riche, et comme à toutes époques, les riches furent jalousés des pauvres. Alors que Ruben et Laura jouaient dans la grange appartenant à leurs parents, des paysans mirent le feu à la grange où se trouvaient les jeunes enfants. Alors qu’ils tentèrent de s’échapper, le feu se fit de plus en plus tenace et ravageur. Laura aida Ruben à s’échapper par un fenêtre surélevée mais ne put se sauver elle même. Elle décéda dans la grange familiale sous les flammes et Ruben échappa à la grande faucheuse au prix de nombreuses brûlures profondes sur l’intégralité du corps ainsi que les hurlements stridents de sa sœur se faisant ronger par un feu assassin définitivement gravés dans sa mémoire. Le décès de sa sœur scella une certaine folie dans l’esprit de Ruben. Ernesto, son père l’enferma loin de la société dans laquelle ils vivaient, jugeant le garçon dangereux pour lui mais également pour les autres. La folie grandissait dans le cœur et l’esprit de Ruben, il entreprit des recherches autour du cerveau humain dans l’espoir de créer une machine lui permettant de vivre auprès au travers de ses souvenirs et de vivre « virtuellement » à ses côtés. Mais l’argent lui manquait. Sa relation néfaste avec son père étant de plus en plus omniprésente au même titre que sa psychopathie, il ôta la vie de ses parents et s’empara de leur richesse. Ruben Victoriano grandit aux côtés du docteur Jimenez qui l’assista dans ses travaux de plus en plus morbides. Le jeune homme brûlé est considéré comme un tueur en série camouflé sous une blouse de scientifique. Ses expériences finirent par lui monter à la tête et elles devinrent effroyables. Ruben s’assurait que ses victimes étaient encore en vie, quand il implantait nombre d’objets métalliques dans leurs cerveaux. Jimenez perdit pied et également le contrôle de Ruben Victoriano qui se fit appelé Ruvik. Après avoir terminé la création de son ultime projet, le STEM, Jimenez trahit Ruvik. Il vendit son invention à société nommée Mobius, et supprimèrent le jeune psychopathe calciné. Ils implantèrent son cerveau dans sa création, dans le STEM. De son cerveau un monde se créa, fondé sur le monde déjà existant, déformé par sa démence et sa psychopathie. L’hôpital de Beacon, qui abritait jadis le laboratoire de Ruvik devint alors pour ceux qui parvenaient à lier leur cerveau à sa création, une définition proche de ce que certains appellent l’enfer.

La famille Victoriano au grand complet.

Il créa un monde façonné à l’image de ses souvenirs, néanmoins déformé par sa psychopathie. Ainsi son laboratoire devint une salle de torture, et ses « rats de laboratoires » devinrent des cadavres ambulants chargés d’anéantir ceux qui pénètreraient dans ce monde, dans son monde. L’idée d’être emprisonné pour toujours dans sa propre machine était insupportable pour Ruvik. Il trouva néanmoins un certain réconfort à sa situation, son cerveau étant à l’origine de toute chose, sa puissance était infinie, il lui était facile d’éliminer les hommes de Mobius qui pénétraient dans le STEM grâce à ces monstres. Mais cela n’était pas suffisant. Il désirait retourner dans le monde réel et faire payerà Jimenez et à Mobius cette trahison dont il avait été la victime. Un patient du docteur Jimenez se trouvait dans le STEM, Leslie. Il effectua des tests sur lui, sans pour autant le tuer et découvrit qu’il était possible de transmettre son esprit dans le corps de Leslie et de revenir par la suite dans le monde réel en prenant donc possession de son corps. C’est alors que votre personnage intervient dans le jeu et que l’intrigue devient intéressante, il serait dommage de vous spoil une histoire si captivante !

La psychopathie de Ruvik est extrêmement complexe. Ses tendances sociopathes se dévoilent à son enfance mais semblent stables et même en probable voie de guérison avant que l’incendie ne brûle Laura. Il perdit plus que sa sœur. Il perdit son humanité, et son père qui le cache aux yeux du monde, mais surtout de sa mère, qui le croit mort, rends le jeune homme encore plus dérangé mentalement. Sa haine de Mobius grandissante n’arrangea en rien le cas du jeune homme et il perdit complètement la raison une fois dans le STEM, rendant même le souvenir de sa sœur difforme, la transformant au sein de la machine en monstre calciné doté de plusieurs bras, de doigts immenses et ne pouvant communiqué que par des hurlements, les mêmes poussés avant sa mort. Son histoire n’est pas terrifiante, elle est affreusement triste. Y-aurait-il eu tous ces morts et ces horreurs si sa sœur n’avait pas été assassinée ? Si son corps n’avait pas été brûlé ? Si son père n’avait pas été un homme tout bonnement ignoble ? L’histoire ne nous le dit pas, mais on peut supposer qu’avec l’amour de sa sœur, de sa mère, et l’accompagnement peut être plus ferme de Jimenez qui est peut être au final aussi dérangé que lui de ne pas avoir mis un stop à tout ça, tout cela aurait peut être sauvé sa santé mentale, et épargner de nombreux cauchemars à Sebastian Castellanos…

Mark Jefferson – Life Is Strange
« Je pourrais te capturer dans un moment de désespoir. »

Mark Jefferson est un photographe de grande renommée. Enseignant l’art et notamment la photographie. Il fait preuve d’une réelle implication dans son rôle de professeur et accompagne ses élèves dans leurs projets, il est dans son domaine l’image type du professeur que chaque étudiant aimera avoir en prof’ principal. Charismatique et soucieux dans sa présentation, il a le respect de ses élèves et de ses collègues au sein de l’Académie de Blackwell. Son amour pour la photo cache néanmoins une partie bien sombre de sa personnalité. Une partie qui malheureusement devra passer par la case « spoil » si je veux vous parler un peu plus de ce personnage, si vous ne voulez pas connaître la raison de l’entrée de ce personnage dans la catégorie psychopathe, rendez vous à la fin de l’article.

Un homme aussi charismatique que mystérieux.

M.Jefferson est en réalité un homme dépourvu d’empathie. Le rôle de gentil qu’il joue n’est qu’une façade dans le but d’avoir la confiance de ses victime. Son amour pour la photographie n’est en revanche pas un un rôle qu’il se donne. Il voue une passion pour la photo. Mais la photographie mortuaire. (Tiens, un cousin de Stéfano de The Evil Within 2 ?) Il cherche à immortaliser l’innocence, la souffrance avant la mort de ses victimes juvéniles. Tel un clown dans les égouts cherchant à amadouer des enfants avec un ballon il les emmène dans ce qu’il appelle la Dark Room. Sa salle où il endort ses victimes et les tue, avant ou après avoir immortalisé leurs visages tétanisés par la peur. Les disparitions se succédant d’année en année, il se servit d’un jeune garçon complice pour lui faire porter le chapeau. Jefferson est un être perfide, se servant de l’âme innocente d’enfants pour assouvir sa soif de tuer, et de photographier. Il est prêt à tout pour arriver à ses fins et est doté d’une très grande intelligence ce qui fait de lui un psychopathe extrêmement dangereux.

Ces 3 nouveaux petits protégés n’ont pas été choisis par hasard et ont énormément en commun. L’amour que je porte à Ruvik est égal à celui que je porte à The Evil Within. Il s’agit d’un jeu d’horreur qui m’aura profondément marqué de par son histoire, ses boss et sa difficulté à obtenir le trophée de Platine. Il est à mon sens un des meilleurs jeux de Survival Horror et j’espère un jour voir un 3e opus. Raïs est l’antagoniste principal d’un jeu de zombie qui m’a beaucoup marqué par son histoire et son genre. Le genre free run de Dying Light offre une liberté rarement offerte dans les jeux de zombies et parcourir les rues d’Harran pour dans la finalité combattre ce psychopathe m’aura tout simplement fait aimer le jeu du début à la fin. Et enfin M.Jefferson de Life Is Strange, un jeu qui m’aura marqué lui aussi d’une façon différente puisqu’il m’aura juste fait fondre en larmes à plusieurs reprises. Ses choix cornéliens à faire. Ses dilemmes qui m’ont torturé l’esprit, ces choix que j’ai fait qui m’ont porté préjudice. Ce jeu était aussi beau qu’horrible émotionnellement parlant, et à l’instar des deux autres, ce psychopathe m’aura marqué d’une façon monumentale.

De nombreux liens, points communs existent entre M.Jefferson, Raïs et Ruvik. Les antagonistes de Dying Light et The Evil Within ont tous deux perdus pieds suite au décès d’un membre cher provoqué par la main de l’homme, ce qui a révélé une réelle fracture spirituel et qui a rendu tout simplement les deux individus fous. La manipulation est dans les gênes de la plupart des psychopathes et ces 3 là ne font pas exception. Jefferson est ses élèves, Raïs et ses hommes/victimes, Ruvik et ses pantins. Jefferson est l’antagoniste dont j’ai le moins parlé puisqu’il est celui où l’histoire n’est pas raconté dans le jeu ni même dans des écrits. Ses antécédents, sa jeunesse, son déclic, son éducation rien ne nous est indiqué, ce qui en fait un antagoniste mystérieux où de nombreuses hypothèses peuvent être évoquées. A t-il été victime d’un homme similaire à celui qu’il est devenu étant plus jeune. Y’a t-il eu une « fracture » avec un décès d’un membre proche de sa famille. Ou bien est-il tout simplement devenu ainsi tout seul ? Cette dernière hypothèse me semble peu probable, tous les psychopathes ont eu à un moment ou à un autre un élément déclencheur et Mark Jefferson n’a selon moi pas été épargné d’un quelconque traumatisme j’en suis convaincu, malheureusement, l’histoire ne nous le dira jamais…

Merci à vous d’avoir pris le temps de lire ce nouvel article sur les Psychopathes du jeu vidéo, j’espère qu’il vous aura plu, et qu’il aura peut être été meilleur que le précédent, un troisième article sur les psychopathes arrivera peut être avant la fin de 2020. Prenez soin de vous et de votre famille, profitez à fond, et jouez, écoutez, lisez autant que possible, dans une période triste, il n’y a rien de mieux que de s’évader, quelle que soit la façon. Bon courage à tous !

Ju’.

[Ju’ aux Platines] The Evil Within 2

En cette période d’Halloween, il aurait été inapproprié de vous parler d’autre chose que d’horreur, de monstres et de projections de sang. Il y’a quelques mois, j’ai réalisé l’exploit de Platiner le second opus de la licence de The Evil Within. Vous partager un autre Platine que celui ci, en cette période et au vu de la difficulté qu’il représente aurait été un réel gâchis. Pour ceux qui me suivent sur Twitter j’ai partagé chacun des trophées obtenus sur le jeu vous permettant de suivre mon ascension vers l’ultime objectif, et je dois dire que celle ci fut longue, pour de nombreuses raisons, la première extérieure au jeu, c’est mon manque d’organisation. Pour obtenir le dernier trophée d’un jeu comme celui-ci, il faut avoir de l’organisation et savoir exactement où vous mettez les pieds, malheureusement pour moi, mon manque d’attention et mon manque de rigueur m’a fait faire le jeu au total 6 fois, là où j’aurais pu au final ne faire que 3 parties.

The Evil Within 2, horrible à l’image du premier et pourtant très différent.

Après son aventure au sein de l’hôpital de Beacon, Sebastian Castellanos, hanté par ses images aussi violentes que terrifiantes tenta de noyer ces souvenirs dans l’alcool. Au bord du gouffre et de l’implosion, son ancienne coéquipière, Kidman qu’il considérait alors comme une traitre refit surface et l’informa d’une nouvelle qui va le faire décuver d’un claquement de doigts. Sa fille Lily est encore en vie, l’incendie ne l’a pas emportée et elle sait où se trouve Myra, sa femme. La nouvelle creusa un trou béant dans sa poitrine et il voulu alors se lancer à corps perdu dans la recherche des deux femmes de sa vie, cela n’allait malheureusement pas être aussi simple…

Myra et Lily sont toutes deux retenues par l’Oganisation Mobius à l’intérieur d’un nouveau STEM, plus perfectionné, si vous avez joué au premier jeu de la licence, la notion de STEM ne doit pas vous être inconnu puisque l’univers du jeu se passe à l’intérieur de celui ci. Sebastian Castellanos allait devoir replonger dans un monde « imaginaire ». Un monde déformé par quelques antagonistes puissants ayant déréglé de l’intérieur le STEM, et ayant rempli de monstres tous aussi horribles les uns que les autres, les rues de l’immense ville crée via l’invention de Mobius : Union. Lorsque Sebastian fut envoyé dans Union il ne lui fallut pas longtemps pour se rendre compte que les fantômes de Beacon allaient inéluctablement refaire surface, puisque les morts marchent, courent, tuent et se délectent des entrailles de ceux qui n’ont pas eu la chance d’être équipés d’armes à feu … L’aventure dans laquelle il s’apprêtait à se lancer allait être aussi néfaste que bénéfique. Notre héros devra livrer des combats acharnés contre des monstres parfois plus violent que ceux rencontrés dans le premier jeu mais également contre les monstres de son passé. Imprégné de l’odeur du sang des cadavres de l’hôpital de Beacon il ne tardera pas à retrouver ses repères face aux zombies difformes qui croiseront sa route. La ville d’Union tombant en ruine à vue d’œil, c’est une véritable course contre la montre qui attends Sebastian Castellanos, la survie de sa fille et de sa femme étant en jeu. De nombreux psychopathes rechercheront activement Lily qui détient un pouvoir extrêmement puissant au sein du STEM.

Un cauchemar nécessaire avant de goûter au bonheur.

The Evil Within 1 offrait au joueur une expérience traumatisante par son ambiance et ses monstres. Les différents boss du premier opus incarnaient les plus grandes peurs des joueurs, Laura à l’image de la femme du film « The Ring«  ou encore de « The Grudge«  qui est ma plus grande peur personnelle. L’homme Coffre appelé aussi « Le Gardien » l’un des principaux boss ayant donné des sueurs froides à bien des joueurs par son apparence imposante et son immense marteau ou encore Hérésie, l’araignée géante ayant fait « rage quit » certains arachnophobes. The Evil Within 2 a opté pour une autre ligne de conduite concernant ses boss et s’est beaucoup plus centré sur des boss en rapport avec l’histoire du jeu. L’intégralité d’entre eux sont des antagonistes principaux ou leurs alliés, là où dans le 1, vous n’affrontiez que des créations de Ruvik destinées à vous nuire. En parlant de différences entre les deux opus, la plus grande qui subsiste entre les deux est simple. La progression dans l’aventure n’est plus linéaire. Le second jeu de The Evil Within offre un monde ouvert, certes assez modeste, mais celui ci a le mérite d’offrir quelques quêtes annexes permettant de comprendre au mieux cette nouvelle et sombre histoire. Le « terrain de jeu » étant plus grand les collectables se sont fait plus nombreux et mieux cachés, allant de la simple note, aux si fameuses clés permettant d’ouvrir de nombreux casiers pleins de gel vert, de munitions et désormais également, de matériaux. Parce que sachez qu’il ne s’agira plus de se baisser pour récupérer sur les cadavres de vos victimes les jolies petites munitions qui dans la foulée finiraient dans la tête de vos ennemis. Les cartouches se feront peu nombreuses mais vous pourrez garnir votre inventaire en en fabriquant grâce à de la poudre à canon ou encore des tuyaux. Des pièces métalliques seront de la partie et elles vous seront précieuses. À l’image du gel vert pour vos capacités spéciales, les pièces métalliques seront votre seule solution pour améliorer vos armes. Arbalètes, magnum, fusil d’assaut ou de précision, toutes y passeront pour améliorer l’ensemble de leurs caractéristiques, les ennemis qui croiseront votre chemin seront de plus en plus fort, rien de tel que de rendre vos carreaux classiques enflammés non ?

Le regard d’un homme rongé par la culpabilité.

La question que beaucoup se posent et à juste titre est, est-il aussi horrifique que le premier? La réponse est inéluctablement oui, mais d’une autre manière. Le premier jeu de la licence nous a plongé dans un océan de cadavres, de sang, d’organes et de monstres/boss tout aussi immondes les uns que les autres, de l’horreur pure. Le second opus est extrêmement violent également mais l’effroi que nous pouvons éprouver en jouant au premier n’est pas le même que celui ci. The Evil Within 2 est davantage centré sur la psychologie de notre personnage Sebastian Castellanos. L’histoire tourne autour de son mal être, de cette culpabilité qui l’empêche d’avancer. Tandis que lorsque nous étions à Beacon, Ruvik et ses horreurs ne faisaient que se venger de sa mésaventure subie plus jeune. Le premier opus est un chef d’œuvre d’horreur mélangeant à mon sens Resident Evil 5 et Outlast premier du nom. Le second de par sa carte à monde ouvert m’a parfois fait penser à Alone in the Dark : Inferno. Les différences étant, The Evil Within 2 n’en reste pas moins un incontournable et reste même aussi bon que le premier. Certains pourraient même, avec des critères de sélection différents des miens le mettre au dessus de son grand frère. Les deux œuvres de Shinji Mikami sont toutes deux des licences phares de Bethesda grâce à leur originalité, et l’horreur qu’elles dégagent. Mais là où je ne me répèterais jamais assez, c’est que la force cachée du jeu réside dans le « chara’ design » de chacun des antagonistes du jeu.

De gauche à droite, le père Théodore
De droite à gauche Stéfano.

J’ai vanté je pense bien assez les mérites de ces merveilles de créatures que nous offraient Ruben Victoriano (Ruvik) lorsque je me trouvais à Beacon, désormais, en plein cœur de Union, certaines horreurs, certaines âmes torturées ont fait leur entrée, et je dois dire que le spectacle est pour le moins sanglant et terrifiant au possible. L’ennemi principal de ce second jeu est Mobius lui même. Les deux antagonistes que vous voyez à l’écran sont deux âmes malheureusement corrompues par l’organisation, et la gangrène qui putréfie le STEM a tout bonnement contaminé les antagonistes qui se trouvaient même être pour la plupart des gens respectables avant de pénétrer dans ce monde virtuel. Néanmoins elles demeurent être vos adversaires et ces deux personnages ne sont pas les seuls que vous devez craindre, même vos proches peuvent s’avérer parfois dangereux dans ce monde où logique, bon sens, harmonie ne font plus partie de votre vocabulaire. Dans le but de rester dans l’horreur je vais m’attarder sur deux antagonistes qui selon moi vont refléter l’horreur et la psychologie dans laquelle se trouve Sebastian. Le premier qui me vient à l’esprit est Stéfano.

Stefano, « l’artiste » en quête d’œuvres macabres à créer et à exposer aux yeux du monde.

Psychopathe du second opus, il poursuit la jeune Lily dans l’espoir d’acquérir plus de pouvoir qu’il n’en a déjà. Et pour cause, il a un penchant, que dis-je, il voue littéralement sa vie à la photographie mortuaire dont il souhaite partager l’atrocité dans le monde réel. Il est à l’origine du cliché, mais également de la mort du sujet. Et dans un monde « imaginaire » où certaines folies peuvent avoir lieues, ce ne sont pas uniquement des photos de cadavres qu’il réalise. Il est l’auteur de ce qu’il appelle, de l’art.

Des corps, probablement tués de sa main, tranchés et assemblés pour en faire des expositions macabres.

Il est l’antagoniste qui pour sûr a le plus marqué les joueurs, de par son idéologie, de par ses différents meurtres qu’il effectue devant nous et dont il scelle l’instant par un cliché photographique qui lui permettra à l’infini, de revoir le moment de la mort de sa victime.

Il est temps maintenant de parler de ce qui aura été ma plus grande peur dans ce jeu, Anima. Avant de vous parler d’elle, je vous laisse écouter ce court extrait des différents sons qu’elle peut émettre.

N’est-ce pas une musique que vous avez déjà entendue ..?

Anima est une entité qui semble avoir prise pour cible Sebastian. C’est un esprit qui ne le poursuit qu’à condition de déclencher ses souvenirs perdus de Beacon, c’est un antagoniste optionnel. Elle se déplace lentement mais peut accélérer furieusement vers vous si elle parvient à vous repérer, il n’y aucun moyen de venir à bout de cette chose votre seule issue et de vous cacher ou de courir. Sa rencontre est indispensable à l’obtention du trophée de Platine puisque après avoir rencontré à plusieurs reprises Anima et avoir par conséquent revu l’intégralité des souvenirs, elle disparaît, laissant derrière une arme symbolique du premier opus, votre revolver, arme obligatoire à récupérer pour un trophée. Qui est cette femme ? Personne ne le sait. Malgré son désir de trouver Sebastian et d’aspirer son humanité pour le transformer un pantin macabre, je me demande personnellement si au fond, elle ne cherche pas à le confronter à ses souvenirs perdus de Beacon, lui faire accepter que sa culpabilité actuelle n’est pas justifiée et qu’il doit se concentrer à réparer ses erreurs. Anima n’est peut être pas une entité si … Malfaisante. Cela ne reste que ma théorie.

Pourquoi est-ce un exploit de décrocher l’ultime trophée de ce jeu ? Qu’est ce qui, hormis les différents antagonistes, est si terrible ? Parlons en. Parlons du mode Classique.

Lors de mon premier article [Ju’ Aux Platines] je vous ai parlé du mode « Akumu » du jeu The Evil Within 1 et de la difficulté qu’il représentait. Sachez que le mode « Classique » nous offre une expérience unique au sein de Union, rendant hommage aux premiers « survival horror« . En effet, les sauvegardes automatiques sont désactivées, le système d’amélioration d’armes et de capacités n’existent pas, et vous n’avez la possibilité de sauvegarder que 7 fois. Et comme ci cela ne suffisait pas, les ennemis sont plus nombreux, plus résistants, plus puissants, vos munitions et composants sont limités. Un plaisir donc. Comme pour le premier jeu, la furtivité fut de rigueur.

Le guide du site PSTHC aura été d’une grande aide puisqu’il faut savoir que la principale difficulté réside dans la séparation des 7 sauvegardes tout le long du jeu. Sauvegarder en mode classique signifie « griller une cartouche » et ces cartouches là ne se récupèrent pas sur des carcasses difformes. Une endurance infime, des armes faibles, des coups puissants de la part de ces monstres. Le jeu aura été aussi compliqué que le 1 dans un tout autre registre. Il fut bon du début à la fin, et j’aurais une mention spéciale pour le combat contre le père Théodore qui, lorsqu’il tentait de vous détruire, vous a fait revivre par le biais de combats épiques l’affrontement entre le premier antagoniste que vous croisez dans The Evil Within 1, avec sa tronçonneuse, mais également l’affrontement avec le (les ?) gardien(s) ainsi que l’emblématique Laura … De quoi faire de merveilleux cauchemars.

Le dernier Platine de la licence, en espérant voir un troisième volet annoncé.

On se quitte avec l’image du Platine obtenu, une nouvelle petite fierté dans ma collection à rajouter à The Evil Within 1 ou encore Monster Hunter World. Merci à vous d’avoir pris le temps de lire cet article en cette jolie période d’Halloween, je tiens à dire que hormis l’image du Père Théodore, toutes les images sont issues de mes sessions de jeu. Prenez soin de vous surtout, en cette période difficile pour nous tous, se plonger dans une bulle, qu’elle soit autour du jeu vidéo, d’un bon bouquin ou d’une œuvre cinématographique, permets d’oublier temporairement les problèmes que nous affrontons, et j’espère que cette bulle aura réussi à vous entourer pendant ces quelques minutes que vous avez passées en ma compagnie. Bon courage à tous, merci encore de m’avoir lu, je vous dis à tout vite, et bonne chance dans vos chasses de Trophées de Platines !

Ju’

Les psychopathes dans l’univers du jeu vidéo

Par définition, la psychopathie est un trouble de la personnalité qui se remarque par le manque de remord ou tout simplement par l’absence de comportement humain. Néanmoins, il n’existe pas de définition diagnostique tant l’appellation « Psychopathe » reste complexe et vaste dans l’esprit des scientifiques. Certains se démarquent par leur faculté à manipuler les gens pour arriver à leur fin. D’autres ne ressentent pas la moindre empathie et n’ont que faire du mal infligé aux autres. Aujourd’hui, je vais vous parler de certains psychopathes, qui ont marqué le monde du jeu vidéo, mais surtout marqué mon expérience de jeu. Le thème sera divisé en deux articles distincts. Je compte dans ce premier récit, aborder avec vous, 4 antagonistes, à tendances légèrement (très très très légèrement) psychopathes. Peut être en connaîtrez vous parmi les 4, peut être les aimez vous, un peu, beaucoup, ou … À la folie ?

Vaas – Far Cry 3
« Est-ce que… je t’ai déjà donné la définition que j’ai, du mot : folie ? »

Vaas Monténégro est le premier personnage a inauguré notre article. Originaire de l’archipel de Rook Island et membre initial du clan des Rakyat, une tribu indigène qui tente de survivre face aux pirates et corsaires obstinés à les réduire en esclavage et à les vendre à bon prix. Il passe la plupart de son existence aux côtés de sa sœur, Citra avec qui il tisse des liens forts et pour qui il fera couler le sang pour la première fois. Ce premier meurtre eu un impact irréversible sur Vaas qui sombra de façon radicale et enchaîna méfaits sur méfaits. Il tomba dans la drogue et fut repéré par le second antagoniste du jeu, Hoyt Volker un homme puissant à la tête des pirates et corsaires, qui voit en Vaas un potentiel énorme et décide d’user de sa folie naissante pour en faire son bras droit. Ils sont tous deux à la tête de groupes de meurtriers sans foi ni loi sanguinaires, destinés à obéir à leurs ordres. Vaas est à la tête d’un groupe de pirates monopolisant les iles du nord tandis que Volker lui, domine les îles du sud. Le premier contact qu’établi le joueur avec Vaas est assez rapide puisque nous nous retrouvons dès le début du jeu en cage avec cet antagoniste qui nous questionne et qui, dès les premières secondes, ne manque pas de nous interloquer par son comportement déviant laissant penser à une possible schizophrénie.

« Regarde moi dans les yeux, t’es ma chose. »

Le psychopathie de Vaas se distingue par son manque cruel d’empathie et par son besoin d’insuffler de la peur à ses victimes. C’est un psychopathe en proie à une folie naissante, probablement dû à sa consommation de drogue ainsi qu’à l’univers dans lequel il opère et cela depuis des années. Il joue avec ses victimes, en témoigne sa première rencontre avec Jason Brody le personnage que vous incarnez sur l’archipel de Rook Island, alors que vous êtes prisonnier, Vaas vous libère et vous ordonne de fuir, après quoi il enverra ses hommes pour tenter de vous tuer, par chance vous parvenez à vous enfuir, pour connaître la suite de l’anecdote, je vous invite à prendre le temps de lancer le jeu. Pour la petite histoire, quelques lignes plus haut, j’ai parlé de Citra, la sœur de notre psychopathe qui elle, contrairement à Vaas, en grandissant est restée fidèle au code de conduite de la tribu des Rakyat, et est devenue la leader. Ce qui a, par conséquent fait grandir une haine incommensurable en Vaas. Sa sœur qui était tout pour lui, avec qui il a grandi, l’a poignardé dans le dos en prenant la tête de cette tribu qu’il traque. Et pour remuer le couteau dans la plaie, elle vous vient au cours de l’histoire en aide. Je ne vous en dirais pas plus et vous invite à plonger dans les merveilleuses îles de Rook Island, où soleil, animaux et fruits tropicaux, paysages sublimes, pirates et psychopathes sanguinaires vous attendent pour vous faire passer des moments de folie ! En parlant de ça … Est ce que je vous ai déjà donné, la définition que j’ai, du mot : folie ?

Wesker – Resident Evil
« Pourquoi, t’obstines tu à ne pas comprendre, Chris ? »

Né en 1960 aux Etats-Unis, Albert Wesker fut rapidement élevé par 3 scientifiques qui fonderont la société Umbrella Corporation en 1968, une société de recherche pharmaceutique à l’origine de nombreux virus ayant contaminé et tué des millions d’êtres humains. « Albert » servit de cobaye durant son enfance. Il fit parti du projet « Wesker » où il fut l’un des deux seuls enfants à avoir survécu à de nombreuses batteries de tests, Alex fut la seconde à survivre. Les deux chanceux, ou malchanceux héritèrent du nom du projet en guise de nom de famille. Albert, et Alex Wesker. Frangins malgré eux. Lorsqu’il eu l’âge de travailler pour eux, Albert Wesker fit équipe avec William Birkin, un scientifique recommandé par l’un des 3 fondateur d’Umbrella Corporation. Ils furent charger d’effectuer des recherches sur un virus prometteur, le « Virus-T ». Devant le potentiel de ce virus Albert Wesker se mit à rêver de pouvoir, et décide de se livrer sur différents cobayes humains à de nombreux essais. Il développa ses compétences au combat et sa force en rejoignant les forces spéciales d’Umbrella Corporation. Les raisons le poussant à faire une telle chose restent néanmoins floues, mais on peut penser que dans le but de s’immiscer encore plus dans la Umbrella Corp, il voulu se renforcer physiquement, et récupérer des informations précieuses auprès des services spéciaux. Dans le premier opus du jeu Resident Evil, Jill Valentine, Chris Redfield et Albert Wesker font parti du S.T.A.R.S (Special Tactics and Rescue Service) une unité d’élite de la Police de Racoon City infiltré par notre antagoniste. Jill et Chris ont pour mission d’élucider le mystère qui rôde autour de l’inexpliquée disparition de l’équipe bravo envoyée quelques jours avant la leur dans le manoir Arklay. La mission de Wesker est tout autre, puisqu’il est l’origine de l’envoi de l’équipe Bravo au manoir et de son annihilation. Il souhaite récupérer un échantillon du virus se trouvant dans ce bâtiment pour continuer en secret ses recherches, et éliminer le S.T.A.R.S qui constitue une menace pour Umbrella Corporation et pour ses recherches. Malheureusement pour lui, ses plans ne se déroulèrent pas comme il l’espérait. Après avoir négligemment sous estimé les membres du S.T.A.R.S il fut laissé pour mort au manoir Arklay par les membres de l’équipe d’élite après avoir été mortellement touché par un monstre génétiquement modifié par lui même. C’était sans compter sur l’injection du Virus-T dans son corps avant qu’il ne rende son dernier souffle … Alors qu’il s’apprêtait à mourir, Wesker vit ses blessures se soigner à vue d’œil. Il survit alors et opéra en cachette sans que le S.T.A.R.S ne se doute de la menace grandissante qui allait s’abattre sur lui.

« Chaque jour, les humains se rapprochent de l’autodestruction. Je ne détruis pas le monde, je le 
sauve ! »

Le virus se trouvant en lui Wesker ne perd pas le contrôle et continue ses recherches, son métabolisme ayant été très jeune mis à rude épreuve, il supporte l’injection et voit même son corps devenir plus robuste, plus rapide, inhumainement rapide même. Sa soif de pouvoir grandit de plus en plus, il n’hésite pas à torturer, se servir d’innocents comme cobayes et les voir devenir de putrides marionnettes, sa rage envers le S.T.A.R.S grandit elle aussi. De cette haine et de ses expériences morbides né, Uroboros, l’ultime virus que Wesker cherche à créer depuis tant d’années. Un virus dégénératif qui transforme son hôte en monstre. Néanmoins, il subsiste quelques individus, quelques exceptions rares qui assimilent Uroboros et parviennent à garder le contrôle, tout comme Wesker qui, souhaite infecter la planète entière pour effectuer une sorte de sélection naturelle, jugeant que seuls les élus méritent de vivre, seuls ceux qui parviendront à « dompter » ce virus seront en droit de vivre dans ce monde qu’il tente de façonner, sa définition de la loi du plus fort …

Vitalis – A Plague Tale : Innocence
Le Grand Inquisiteur ravagé par la maladie.

Vitalis Bénévent, aussi appelé le « Grand Inquisiteur » à la tête de l’Inquisition, une institution religieuse, est un « catholique » ayant vécu au XIVe siècle au cours d’une des plus grande crise sanitaire (comme une impression de déjà vu) ayant ravagé le monde, celle de la peste noire. Maladie qu’il a malencontreusement contracté et contre laquelle il lutte en essayant de retarder la propagation, en s’administrant par transfusion sanguine des cristaux « d’épisanguis » transformés en élixir par des alchimistes. En quête d’un remède et de pouvoir, il apprend l’existence d’un virus extrêmement rare nommé Prima Macula qui infecterait un jeune garçon, une maladie mystérieuse évoluant dans le sang de son hôte qui pourrait venir à bout de la peste noire qui le ronge et qui pourrait contrôler les nombreux rats porteurs de la peste, il fit surveiller le garçon de longs mois durant, mais face à l’évolution de la peste il ne pût patienter d’avantage et envoya ses hommes pour tenter de capturer l’enfant. La Prima Macula évolue dans le sang d’un petit garçon du nom de Hugo De Rune, un jeune garçon courageux d’une famille noble qui, tant bien que mal cherche à le protéger de l’Inquisition. Lorsque Vitalis envoya ses hommes pour récupérer Hugo, lui et sa soeur, Amicia De Rune parvinrent à s’enfuir en laissant son père et sa mère dans le château dans lequel ils vécurent tout le long de leur vie. Le jeune Hugo n’ayant jamais quitté sa chambre se trouva aussi ébahît qu’horrifié devant ce monde qui s’ouvrait à lui, un monde où les cadavres jonchent les caniveaux et où sa tête de petit garçon est recherchée pour des raisons encore obscures à ce moment là.

Un antagoniste qui ne paie pas de mine, mais qui deviendra un ennemi extrêmement puissant.

Vitalis parviendra à mettre la main sur le petit Hugo et recevra même de son sang lui octroyant les effets de la Prima Macula. Il échafauda un plan, manipulant le jeune garçon contre sa sœur qui tenta de le sauver, son objectif premier étant de venir à bout d’Amicia qui était la principale ombre sur son tableau, il tuerait en second plan Hugo, ne lui étant plus d’aucune utilité puisqu’il possède les pouvoir de la Prima Macula. Mais n’allons pas plus loin, le spoil ne serait que bien trop grand, et cette aventure mérite d’être vécue par sois même. Là ou Vitalis est intéressant, c’est qu’avant de vouloir acquérir un pouvoir presque divin, son but était de ne pas mourir et de se soigner, ses recherches lui ont permis de connaître le vrai pouvoir de la Prima Macula, et il se mit à rêver de pouvoir, à vouloir acquérir cette force divine quitte à sacrifier des innocents et à laisser mourir les pauvres autour de la Cathédrale d’Aquitaine, qu’est ce que l’humanité quand on peut devenir plus qu’un mortel. Quand on peut devenir une divinité et survivre à ce mal qui ronge l’être humain depuis ces quelques années. Quand on peut passer outre la mort…

Maître Xehanort – Kingdom Hearts
De gauche à droite : Jeune Xehanort
De droite à gauche : Maître Xehanort

Xehanort passa son enfance sur l’île du Destin. Petite île qui vit grandir de grands héros tels que Sora, Riku ou encore Kairi. La solitude le pesant, et la soif d’aventure le rongeant, il parvint à quitter son île natale pour partir à l’aventure grâce à un pouvoir qu’un mystérieux homme lui transmit. Il rencontra un jeune garçon qui sera tout pour lui, son meilleur ami, son rival puis son ennemi, Eraqus. Ensemble ils furent promis à un grand avenir en tant que porteurs de la Keyblade. Au cours de leur apprentissage les deux adolescents empruntèrent deux chemins opposés. Eraqus, jeune maître de la Keyblade en devenir au cœur pur, avec la certitude que seule la lumière peut régir ce monde et ainsi assurer la prospérité entre les différents habitants des univers existants. Xehanort lui, s’obstine inéluctablement à penser que les ténèbres en chacun de nous ne doivent pas être refoulées, et qu’au contraire, il faut en tirer notre force. Le jeune Xehanort apprit l’existence d’une guerre ancienne. La guerre de Keyblades. Une guerre où les porteurs de la keyblade du côté de la lumière affrontèrent ceux du côté des ténèbres. De fil en aiguille Xehanort acquis de la force et de l’expérience en sillonnant les différents mondes qui l’entouraient. Les années passèrent et il devin maître de la Keyblade servant les ténèbres. « La lumière du cœur des gens n’est qu’une illusion. » Cela vous servira peut être à comprendre l’état d’esprit de cet homme. Il effectua de nouvelles recherches autour de la Guerre des Keyblade. Il apprit alors l’existence de Kingdom Hearts, le royaume des cœurs, ne pouvant s’ouvrir qu’en rassemblant des cœurs purs comme ceux des princesses de cœur (Alice, Blanche-Neige, Jasmine, Cendrillon, Belle, Aurore et enfin, Kairi) face aux ténèbres. Cet acte aurait pour but de créer la Keyblade Ultime, la X-Blade, seule arme capable d’ouvrir le Kingdom Hearts. Lorsque Eracus compris les plans de Xehanort il tenta de l’arrêter, mais au cours d’une bataille acharnée, le jeune maître de la lumière fut neutralisé par le maître des ténèbres. Le temps passa malheureusement pour Maître Xehanort, trop vite. Et sentant que son corps ne pourrait pas supporter ce qu’il l’attendait, il tenta de chercher un vaisseau, un réceptacle, un corps jeune dont les ténèbres naissantes pourraient convenir au cœur noir de notre antagoniste. Son dévolu se jeta sur un jeune apprenti porteur de la Keyblade, Ventus. Maître Xehanort remarqua avec le temps que le cœur du jeune garçon était trop innocent est rempli de lumière pour faire un bon réceptacle, il retira le peu de ténèbres se trouvant dans Ventus pour en faire une entité propre, Vanitas, laissant le jeune garçon pour mort. Il se rabattit sur un autre apprenti, camarade de Ventus, Tera, un jeune apprenti puissant laissant les ténèbres le submerger. Maitre Xehanort fit croire à Tera que grâce à lui, Ventus avait été sauvé des ténèbres et le manipula pour se servir de lui, il fit alors combattre le jeune Tera contre son maitre et ancien ami de Maitre Xehanort, Eraqus. Tera terrassa le Maître de la lumière et dans la finalité, notre antagoniste prit possession de Tera, son nouveau réceptacle puissant et compatible avec la noirceur de son coeur. Nous n’irons pas plus loin pour ne pas plus vous spoil dans cette merveilleuse licence qu’est Kingdom Hearts.

« Tu es incapable de les sauver. Savoure cette rage et ce désespoir ! Laisse-les s’emparer de toi ! »

Insensible face aux souffrances qu’il a pu infliger aux nombreux personnage du jeu, Maître Xehanort est le plus grand manipulateur de notre quatuor de psychopathe. Rejetant les maux du monde de la Lumière sur les autres, dépourvu d’empathie et de compassion, il ne ressent pas la moindre culpabilité quant aux conséquences funestes que pourraient avoir ses actes néfastes sur le monde actuel tant que les ténèbres finissent au pouvoir.

Chaque antagoniste que vous avez sous les yeux, présente une forme de psychopathie, de par ses objectifs et ses actes. Prenez Vaas. Torturer, faire souffrir, tuer, insuffler de la peur dans l’esprit de ses victimes. Comparativement parlant, ce besoin de faire souffrir et de tuer, ne se retrouve pas dans le personnage qu’est Vitalis. Il s’agit d’un vieil homme assoiffé de pouvoir, mais qui recherchait malgré tout initialement une seule chose : Vivre. Survivre à sa maladie, malheureusement, son envie de pouvoir lui a fait perdre la raison et l’a rendu fou. En parlant de maladie, si on prends l’exemple de Wesker qui s’est injecté un virus tout comme Vitalis s’est transfusé le sang de Hugo, on y retrouve quelques similitudes dans ce besoin de pouvoir. La seule (grosse) différence est que Wesker pense être le seul juge de qui doit vivre ou mourir dans notre monde et souhaite tout simplement exterminer la race humaine en grande majorité en éliminant les humains les plus faibles grâce au virus Uroboros. Et en parallèle vous avez un homme aspiré par les ténèbres cherchant à faire ressortir la noirceur se trouvant en chacun de nous, et désirant être l’homme le plus fort du monde grâce à une arme ultime obtenue en sacrifiant des princesses au cœur pur. Les intentions de ces « gentlemans » sont odieuses et immondes pour toute personne pourvues de bon sens et d’empathie, mais … La présence d’antagonistes tels que ces 4 là, n’est-ce pas la clé d’un bon jeu ? Le trésor de certaines bonnes licences ? Le virus infectant une saga d’anthologie ? Le remède aux jeux fades et aux antagonistes sans charisme ? Moi, je pense que la question elle est vite répondue …

Merci infiniment si vous êtes parvenus jusqu’ici. Vous êtes venus à bout de l’article le plus long qui m’ait été donné d’écrire jusqu’à présent, c’est également celui sur lequel j’ai pris le plus de plaisir à travailler, à faire des recherches et à m’instruire. Si vous avez des suggestions ou des retours à me faire, n’hésitez pas, et si cet article vous a plu, j’espère qu’il en sera de même pour le prochain article contenant 3 psychopathes. Merci encore d’avoir pris le temps de lire cet article, peut être avez vous appris quelque chose concernant ces 4 personnages, et peut être avez vous des psychopathes autres que ces 4 là qui vous ont marqué. Si c’est le cas, faîtes le moi savoir, peut être que des idées me viendront pour une possible, 3e partie !

[Ju’ aux Platines] Monster Hunter World

Nous sommes aujourd’hui le lundi 17 juillet. Il est 20h23 et je souhaiterais vous raconter une histoire qui, à l’heure d’aujourd’hui, n’est pas encore achevée. Il faut savoir qu’il y a quelques années, j’étais en service en Guadeloupe. J’avais une relation à distance avec la femme qui partage ma vie aujourd’hui. Nous avions 5 heures de décalage horaires, et mon emploi me faisait parfois travailler de nuit et dormir le jour, donc pour dialoguer et se voir via appel visio’ c’était parfois compliqué. Pour, malgré ces difficultés, garder un minimum de contact, dès que l’on ne travaillait pas ou que nous étions seuls, nous nous appelions. Même pour dormir ensemble à distance. Nous cuisinions à distance, mangions à distance, on regardait même parfois des séries à distance ensemble, c’était une relation particulière. Et puis un jour j’ai eu envie qu’on se mette aux jeux vidéos ensemble. Qu’on joue tous les deux, étant fan de jeux vidéos, il était plus que logique que ce moment arrive. Alors j’ai acheté deux jeux Monster Hunter World. Le jeu m’intéressait par son système de farming de monstres pour se craft des armures et des armes, et depuis le temps que je voulais essayer un des jeux de cette licence phare de CAPCOM, le moment ne pouvait pas être mieux choisi. Eeeeett … Quelques jours après j’ai reçu un avis favorable à ma demande de mutation, j’allais enfin pouvoir la rejoindre et dire adieu à ces appels vidéos à distance, à cette vie si difficile loin d’elle. Dans la finalité : Elle n’aime pas le jeu et tire un peu la gueule quand j’y joue parce que c’est vachement rébarbatif. Ahahah. Et pourtant le jeu a énormément à nous offrir et il est donc normal que je vous en parle par le biais d’un article « Ju’ aux Platines » étant entrain de la platiner en ce moment.

Pour commencer sachez que Monster Hunter World est un jeu en ligne que vous pouvez également faire solo. Le mode histoire permet de rencontrer l’intégralité des monstres du jeu, que vous pourrez tuer seul, à deux, à trois ou à quatre. Seuls 3 exceptions figurent dans le jeu en effet les trois autres monstres ont été rajoutés après la sortie du jeu. Il s’agit du Lunastra, monstre propre à Monster Hunter. Il y a le Béhémoth, monstre de Final Fantasy. Et le dernier le Vieux Leshen, monstre de The Witcher 3. Vous incarnez un personnage du nom de : [Insérez le nom de votre personnage] Vous faites partie de la cinquième flotte de la Commission des Chasseurs. Vous êtes envoyés dans le nouveau monde dans l’espoir de comprendre la migration des monstres et également comprendre le comportement étrange des Dragons Anciens, ces êtres légendaires. Maintenant que le décor est planté, vous et moi, on va discuter.

Ton regard de braise me rend merguez

Monster Hunter World est un jeu à monde ouvert qui dispose de plusieurs cartes qui regroupe des races de monstres propres à la carte sur laquelle ils se trouvent. (Des exceptions existent néanmoins, mais il n’est pas important de se pencher sur le sujet.) Votre objectif sera de capturer ou de tuer le ou les monstres ciblés. Vous aurez la possibilité d’effectuer différents types de quêtes :

  • Les Contrats : Quêtes vous permettant de chasser un ou des monstres avec des récompenses à la clé.
  • Les quêtes arènes : Quêtes que vous effectuerez dans un espace restreint contre un ou des monstres.
  • Les quêtes événements : Quêtes temporaires particulières permettant de rencontrer certains monstres Alpha Suprêmes entres autres.
  • Les quêtes spéciales : Quêtes permettant de rencontrer des monstres issus de collaborations.
  • Les expéditions : Baladez vous dans la zone que vous souhaitez pour rencontrer les monstres correspondant à celle ci.
  • Les quêtes libres : Quêtes classiques.

En accomplissant ces quêtes vous gagnerez de l’expérience et vous montrez de niveau (les niveaux pouvant aller de 1 à 999). En tuant ces monstres, vous pourrez prélever sur eux des éléments qui vous permettront de forger des armures et de puissantes armes. Les panoplies sont à l’image des monstres que vous tuerez et les adeptes de « Je veux une armure trop belle même si elle est nulle » s’en prendront plein les yeux. Le gameplay est extrêmement varié vu que vous disposerez de pas moins de 14 types d’armes ayant chacunes leurs propres mécaniques. Pour ma part les premiers temps j’ai joué exclusivement à l’Insectoglaive. Une arme permettant de sauter dans les airs et d’attaque les monstres en vol. Puis je me suis rabattu sur la Grande épée pour caler de gros gros dégâts ! Quoi qu’il en soit, que vous soyez Insecto’, épée longue ou encore arc, vous trouverez l’arme qui vous correspond, il y en a pour tous les goûts !

La Rathian Sakura, une sous espèce dérivée de la Rathian, monstre emblématique de la Série.

L’histoire est intelligemment écrite, de telle sorte qu’elle vous amènera de manière subtile aux nouveaux monstre au compte gouttes. Des cinématiques pour la plupart des monstres ont été crées et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles mettent la férocité et les capacités des monstres en valeur ! Bien entendu dans ce jeu, le tout n’est pas de taper comme un bourrin le monstre dans l’espoir qu’il meurt. Il vous faudra apprendre le pattern du monstre. Apprendre ces attaques et parfois forger des armes puissantes contre son type et des panoplies d’armures résistante contre le feu, la glace ou autre. Monster Hunter n’est pas un jeu que je qualifierais de défouloir, mais un jeu stratégique, où travail d’équipe, (si vous jouez en multijoueur) observation et réactivité sont essentiels.

Xeno’Jiiva, monstre dévoilé à la sortie de Monster Hunter World.

Je me suis lancé le défi de platiner le jeu pour deux raisons. La première c’est parce qu’un ami l’a fait en course contre moi (J’ai perdu. Je te hais si tu lis cet article.) Et la seconde c’est que je voulais une nouvelle fois ressentir une réelle fierté. Comme celle que j’ai pu ressentir après avoir Platiner The Evil Within. Et après avoir vu l’estimation d’heures sur PSTHC (entre 500 et 1000 ! ) pour l’obtention du St Graal je me suis dit que je devais relever ce défi ! La plupart des trophées sont assez simplistes à décrocher. Le mode histoire en apporte déjà environ une quinzaine. Il y a les trophées où vous devez trouver des petits monstres cachés sur différentes cartes. Ceux là sont uniquement trouvables avec de la chance. Un trophée assez long à obtenir consiste à trouver beaucoup « d’écofacts ». Les écofacts, sont des empreintes, ou des fluides de monstres, permettant de suivre leurs traces et de les détecter plus facilement. Prélever ces empreintes augmente le niveau d’écofact du monstre, et vous permettra de le trouver plus facilement sur la carte. Vous deviez donc prélever tout ce que vous trouviez en vous baladant dans le nouveau monde. Mais la difficulté du trophée de Platine ne réside pas dans cette mission. En effet, le plus dur dans ce jeu, est que vous devez pour obtenir l’ultime Trophée, décrocher une grande et une petite couronne en Or pour chacun des monstres du jeu (Exceptés les 3 que nous avons cité au début.) Laissez moi vous expliquer pourquoi cette tâche est si difficile et si exigeante.

Ce poisson préhistorique est un des petits monstres à capturer.

L’obtention des trophées : « Obtenez une grande couronne en Or pour beaucoup de monstres » et « Obtenez une petite couronne en Or pour beaucoup de monstres » est la hantise de tous les jours de Monster Hunter World désirant platiner le jeu. Pour obtenir ces couronnes il faut trouver le monstre dans une taille anormalement grande ou anormalement petite (d’où la petite et grande couronne d’or). Néanmoins il faut savoir que la chance que cela se produise reste infime. Certaines quêtes évènements offrent obligatoirement la rencontre avec un monstre à la taille anormale. Mais celles ci sont peu nombreuses, tout comme celles augmentant le taux de chance de voir un monstre minuscule ou gigantesque. Si certains téméraires ont réussi à obtenir la plupart des couronnes via ces quêtes, certains monstres ne disposent d’aucune aide pour apparaître différemment. Il s’agit des Dragons Anciens, des monstres aux pouvoirs dévastateurs, les créatures les plus puissantes du jeu. Pour espérer les trouver petits ou grands, il faut que vous lanciez des contrats. Ces quêtes sont obtenables en farmant les écofacts. Chaque contrat que vous pourrez obtenir dispose de récompenses allant de Bronze à Alpha (Bronze, Argent, Gold, Alpha). Les monstres à petites couronnes ont plus de chances d’apparaître avec des récompenses majoritairement bronze. Les monstres à grandes couronnes, eux viendront plus facilement avec des contrats à récompenses majoritairement Or. Vous savez ce qu’il y a de plus frustrant dans la recherche de couronnes ? C’est de voir un monstre que vous jugez anormalement grand, ou petit. Que vous l’affrontez en étant persuadé que la couronne va tomber, et que celle ci ne vient pas. Ou pire encore ! Qu’une couronne d’argent tombe. (L’horreur. Cela signifie que vous étiez à quelques centimètres d’avoir le monstre à la couronne d’Or.) Pour ma part j’ai mis environ 260 heures ce qui est assez peu comparé à l’estimation que proposait PSTHC, je me considère comme étant assez chanceux. Les Dragons anciens que j’ai pu rencontrer jusqu’à présent ont été compliqué à mesurer. Et j’espère que dans le DLC du jeu, Monster Hunter World : Iceborne, nous aurons plus de faciliter à les distinguer. Cela serait un gain de temps énorme car lancer la quête, observer le monstre, quitter la quête, revenir sur la place principale, ça nous prends facile 5 minutes, donc faire seulement 12 contrats par heure, reste relativement lent. Le monstre que j’aurais le plus farm, aura été le Kushala Daora. Un monstre d’acier maîtrisant le vent. Un dragon assez compliqué à abattre que j’ai combattu environ 300 fois pour avoir ses couronnes. Un enfer !

Le fameux Kushala Daora.

Après avoir obtenu l’intégralité des couronnes, je me suis attaqué au dernier trophée qui me manquait, à savoir « Compléter 50 quêtes arènes » et pour être honnête avec vous, cela m’a presque dégoûté du jeu. Le but de ces quêtes et de tuer des monstres prédéfinis dans un temps imparti avec un équipement imposé. Qu’est ce que ça pouvait être long. Je me suis forcé à les faire pour arriver au nombre de 50 quêtes, et aujourd’hui, nous sommes le 22 août 2020. Il est 17h48, je peux vous annoncer, que j’ai enfin, réussi à platiner Monster Hunter : World.

Mon 23e trophée de Platine : Monster Hunter World.

J’ai enfin ressenti cette fierté si particulière de voir ce trophée apparaître et de me dire « T’as réussi là où beaucoup ont abandonné. » Pouvoir venir à bout de ce jeu m’a donné encore plus envie de jouer au DLC qui visiblement fait office de « suite », c’est un contenu additionnel assez énorme où un Platine peut être obtenu. Je compte rédiger un article sur ce DLC mais cette fois sous forme de journal. Chaque partie que je ferais sur le jeu, je rédigerais quelques lignes, comme un journal intime. Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout ! Ça faisait quelques semaines que je n’avais plus écrit, et je dois dire que ça me manquait un peu. J’espère qu’il vous aura plu et que j’aurais bien su retranscrire le bonheur que j’ai pu ressentir à l’obtention de ce trophée. Je vous dis à la prochaine pour un nouvel article !

/ ! \ Tous les screenshots présents sur cet article sont issus de mes sessions de jeu / ! \

[Test] Dying Light – Voyage en zone de qu’Harrantaine

Bienvenue à vous, je vous en prie prenez place. Vous êtes là pour ? Lire un article? Ah je suis désolé ça ne sera pas possible aujourd’hui. Par contre je peux vous proposer un saut en parachute … Comment ça vous avez le vertige ? Vous croyez qu’ici au Groupe de Ravitaillement et d’Entraide on a quelque chose à foutre ? Allez, prenez votre parachute. Où allez vous être larguer ? Dans la ville d’Harran, en Turquie. Pour y faire quoi ? Je vous dirais ça quand vous aurez foulé le sol turc. Allez y suivez mon collègue, M.CRANE il va vous équiper. Oh au fait j’oubliais ! Vous êtes à jour de vos vaccins ? Mmmh … Non, non comme ça, simple curiosité … J’espère que vous courrez vite alors …

Bienvenue dans Dying Light

Le jeu Dying Light est un survival horror développé par le Studio « Techland » et édité par Warner Bros. Le 27 février 2015 en Europe. Vous êtes un agent du GRE (comme cité plus haut, le Groupe de Ravitaillement et d’entraide.) Votre mission est de pénétrer la ville d’Harran en Turquie. Ville en quarantaine à cause d’agent pathogène dérivé de la rage qui a malheureusement frappé la majeure partie de la population humaine. Vous devez survivre au sein de cet univers hostile afin de retrouver un homme du nom de Kadir Suleiman (appelé Raïs, ouais pas dingue comme nom.) qui détiendrait des informations relatifs à la création d’un vaccin du virus qui ravage Harran petit bémol c’est devenu un malade mental au même titre qu’un antagoniste de Far Cry. Le jeu est un FPS dans un immense monde ouvert, et vous aurez la mission supplémentaire de montrer au monde entier, que la ville turque ne regorge pas que de cadavres, mais également de survivants ayant besoin d’aide. Mais, parlons un peu plus dans la prochaine partie de l’article !

« Good Night, Good Luck. »
Une ambiance Harran’dre fou

Nous y voila les enfants. Dying Light. Je dois dire que pour ces premiers articles sur le blog je me fais vraiment plaisir sur ce que je vous propose, je ne vous parle que de coups de cœur et celui ci, je sens que je vais prendre un malin plaisir à vous vendre cette oeuvre. Dying light m’a donné envie de l’acheter pour le côté « Parkour » du jeu. Je m’attendais à un jeu type « Dead Island », taper encore et toujours mais avec un côté parkour et ça m’avait séduit. Une fois de plus je me suis fourvoyé. D’ailleurs il serait judicieux que je sois plus ouvert d’esprit et ne pas me baser sur quelques séquences qui peuvent nous être proposer, se faire une idée par moi même d’une oeuvre, peu importe le domaine, est très important. Et ça améliorera la critique que je pourrais vous proposer, mais je m’égare.

Vous savez ce qui m’a le plus plu dans ce jeu ? « Oh oui Julian raconte nous on crève d’envie de le savoir » Quel enthousiasme ça fait plaisir. Ce qui m’a fait aimé le jeu par dessus tout, c’est l’histoire du jeu. J’ai joué à beaucoup de jeu de zombie, je ne citerais pas les Resident Evil qui sont pour moi hors catégories, et qui de par leurs opus englobe bon nombre de modèles du genre. Hormis cela, j’ai eu la chance de jouer aux Dead Rising, Dead Space (extraterrestres certes, mais quelques peu nécrosés !) Dead Island, The Evil Within et d’autres, mais de tous, Dying Light est le jeu, à mes yeux, qui contient une histoire capable de transmettre de grosses émotions aux joueurs. Le côté horreur est présent, sans trop tomber dans l’angoisse permanente. Il y’a quelques touches d’humour de par la répartie parfois de notre personnage et de par les situations auxquelles il est confronté. Quelques séquences émotions qui pourront si comme moi vous chialez à tout bout de champs, vous arracher quelques larmes. L’intrigue du jeu est amené de la plus belle des manières et après avoir atterri dans cette ville en quarantaine, il suffit de quelques secondes pour comprendre qu’on s’est mis dans une belle merde. Dans cette aventure vous rencontrerez 3 types d’individus : Les survivants. Qui vous aideront dans votre quête et vous proposeront de multiples quêtes annexes. Il y’a aussi les hommes de Raïs, des sanguinaires à la botte de l’homme que vous cherchez qui tenteront à la moindre occasion de vous abattre. Et la troisième catégorie, ce sont les zombies. Il en existe de plusieurs races, pour varier les plaisirs et les peurs. Du zombie classique ultra rapide, au zombie nyctalope surpuissant en passant pas le célèbre cracheur d’acide physiquement immonde, il y’en a réellement pour tous les goûts. Les quêtes sont diverses et variées et je dois dire que pour le coup j’ai retrouvé un des points forts de Dead Island, la diversité des missions. Je me suis vu nettoyé des zones pour établir des campements, et l’heure d’après fouiller des maisons vides à la recherche de café. Le jeu à ce niveau là développe un sacré point fort non négligeable et l’ambiance générale que l’oeuvre nous propose est à l’image du titre, mortelle.

Un des principaux points forts également reste néanmoins non pas son ambiance sombre, mais le côté running/parkour du jeu, quel pied ! Vous n’imaginez pas à quel point c’est plaisant de courir, sauter partout dans ce monde ouvert se raccrocher à une aération de climatiseur, sauter sur le portail à l’extérieur, sur le ce point là, je jeu est « génialissime ». D’autant que sauter comme un retardé, vous sera utile vu que cela développera votre arbre de compétences. En effet celui ci est divisé en 4 catégories (5 si on compte la dernière « Niveau Légende » qui se débloque après avoir achevé quelque chose) Niveau de Survivant, Niveau d’agilité, Niveau de Puissance, et Niveau de Pilote qui se débloque lord de l’achat du DLC « The Following ». Chacun de ces arbres comportent des atouts et des compétences qui vous seront utiles dans votre aventure. La possibilité de vous retourner en sprintant, des compétences de combat vous permettant de sauter à pied joint sur les ennemis ou encore les tacler. Les possibilités sont multiples et cela vous rendra le massacre de zombies d’autant plus plaisant. A mes yeux l’arbre est assez complet, et chaque catégorie se voit attribué de l’XP à chaque action dans le thème destiné. Par exemple pour le niveau agilité il faudra courir, gravir des immeubles, escalader des murs, cela fera grimper votre niveau. Pour ce qui est du niveau puissance, cela augmentera avec les combats que vous livrerez et ainsi de suite. En parlant d’XP et d’ambiance auparavant, j’aimerais aborder avec vous un point important dans l’histoire. Qui est le changement d’ambiance générale entre le jour et la nuit. Le jour vous aurez des zombies en tout genre et l’ambiance sera apocalyptique comme dans tout bon jeu de zombie qui se respecte. Mais la nuit c’est différent pour deux bonnes raisons. La première c’est que la nuit, il n’y a pas d’électricité donc pour l’éclairage il faudra faire en sorte de vous repérer avec les feux de voiture et ne comptez pas sur le reflet de la lune pour illuminer les rues. La deuxième c’est que les zombies sprinteurs sont plus omniprésents que jamais et qu’à ceux ci vient se rajouter une nouvelle menace. Des zombies surpuissants qui peuvent littéralement vous déchirer en 2 secondes. Votre seule recours sera d’user de votre lampe torche, d’armes très puissantes que vous posséderez en fin de jeu après les avoir fabriquer et accessoirement vous servir de pièges lumineux qui feront fuir ces monstres. Pour ce qui est des zombies normaux n’espérez pas les faire fuir avec votre lampe, m’enfin, ça vous le comprendrez très vite en y jouant …

Trouvez des crayons pour les enfants ahahah! Quand je vous dis que les quêtes sont diversifiées …

Au niveau de l’ambiance sonore, je trouve que le bruitage des zombies est une vraie réussite. Bien entendu chacunes des « races » à son propre bruitage, et je dois dire que pour chacun d’entre eux, ça a accentué l’angoisse que le jeu me provoquait déjà sans cela. La musique est austère et colle bien au thème du jeu, là où je dois dire que le jeu nous tends, c’est dans les bruits que nous pouvons entendre. En plein parcours, Imaginez courir, le bruit du vent dans les oreilles, plus un bruit de porte qui se faire enfoncé par un zombie sprinteur suivi d’un hurlement. Et bah je peux vous assurer que ça angoisse qui plus est lorsque sur le radar vous voyez que des ennemis arrivent à grande vitesse. Malheureusement tout n’est pas horriblement magnifique dans ce jeu, il y’a même pas mal de défauts. A commencer par la synchro’ labiale … Qu’est ce que ça a pu être bâclé … J’en avais tellement marre de voir à quel point ce point là avait été un échec que je me suis concentré uniquement sur les sous titres, ça a parfois rendu certaines séquences importantes, gâchées. Le jeu d’acteur également … Les dialogues que les personnages peuvent avoir … Attention je ne dis pas que tout le voice acting du jeu a été de piètre qualité, mais qu’est ce que ça pouvait être fade par moments. Quand on voit que le personnage que vous incarnez a la voix de Benoit DuPac (qui fait également la voix d’Ellis dans Left 4 Dead 2) qui est une voix très connue dans le monde du cinéma, on se sent très frustré d’avoir ce genre de voix dans un jeu aussi intéressant avec un travail si bâclé de la part des développeurs. Ce sont selon moi les principaux défauts du jeu …

Jade et Brecken, deux des protagonistes principaux du jeu.
Harran’gez vous pour vous faire petit

Une fois de plus, comme dans The Evil Within et également dans A Plague Tale innocence, vous devrez être silencieux, user de votre furtivité le plus plus possible. Non pas que les morts discrètes soient utiles tant le nombre d’ennemis est infini, mais sachez que, même au sommet d’un immeuble, tirer avec une arme à feu se verra utile que quelques instants vu que vous serez vite rejoints par des petits copains ayant qu’une envie, faire un festin de vos entrailles. Après, le principe de silence et de furtivité est très relatifs dans ce jeu, on va pas se le cacher, vous courez partout, sautez sur des rambardes et des macchabées, faut pas s’attendre à du silence. Et je dirais même que le jeu est sadique aussi sur ce côté là, parce que si vous sautez d’un peu trop haut et que vous atterrissez sur une surface pouvant amortir votre chute, le bruit sera intensifié et attirera un groupe de sprinteur.

Le jeu dispose d’un mode multijoueur où vous pourrez accueillir jusqu’à 3 joueurs pour y effectuer des quêtes annexes (indispensable pour le Platine d’ailleurs) il peut en accueillir un 4e jour le soir qui lui incarnera un zombie nocturne surpuissant, son but sera de rendre votre nuit, cauchemardesque.

Là où je ne pourrais pas vous renseigner c’est concernant le DLC du jeu, « The Following » je n’ai pas eu la chance de poser les mains dessus, il y’aura même un autre DLC qui fera son apparition le 23 juillet prochain ! « Hellraid » je pense que ce serait peut être le bon moment de se remettre sur le jeu avec ses deux contenus additionnels en attendant la venue de Dying Light 2 !

« Gneu gneu faut pas tirer avec les armes à feu sinon ça attire les zombies »

Points positifs :

  • Un scénario bien écrit
  • Des personnages attachants aux multiples personnalités
  • Une belle bande son
  • Des bruitages … Délicieux
  • Du gore à en être gêné mais ça colle au thème du jeu
  • Un map de Freeruning géante !
  • Une belle diversité de zombies

Points négatifs :

  • Un jeu d’acteur bâclé
  • Synchronisation labiale médiocre
  • Légers bugs visuels

Tous les screens présents sur cet article, sont issus de mes sessions de jeu. /!\

[Test] Beyond Blue : Une plongée Eau’riginale !

Aujourd’hui les enfants, on s’attaque à un jeu totalement différent des deux premiers articles. Il a une saveur un peu particulière à mes yeux, étant passionné par le monde marin et la faune sous marine en règle générale. Je vous propose qu’on se fasse une petite folie et que pour cet article on se tutoie. (Grosse folie ouais je sais.) Je te propose de mettre tes palmes, ou si comme moi tu chausses du 45 mets juste ton masque et accroche tes bouteilles. On est parti pour une plongée, aux côtés d’une multitude de mammifères marins et de poissons multicolores.

Qu’est ce que Beyond Blue ?

Beyond Blue, est un jeu développé et édité par le studio E-Line Média. Petit studio qui a déjà fait parler de lui avec notamment le jeu « Never Alone : Kisima Ingitchuna » ayant reçu le prix BAFTA Games Award du meilleur premier jeu, entre autre. Le studio a pour ambitieux projet de déclencher un impact culturel à travers les jeux vidéos au même titre que les médias, la musique, ou encore le cinéma, ce qui est plus qu’honorable. Ils sont conscients que certains jeux ont la réputation d’avoir provoqué cet impact qu’ils recherchent impérativement. Néanmoins, ils se félicitent d’être la seule entreprise à être partie de rien pour pouvoir nous proposer une panoplie de jeux offrant cette vision qu’ils cherchent tant à transmettre. Celle d’un monde où, sans mauvais jeu de mot nous pouvons nous plonger et explorer nous laissant rêveur. E-line Média est représenté lors de conférences, d’événements ou même, je cite, « lors de réunions mondiales ». En effet, le studio est en partie à l’origine de certaines actions de jeux à fort impact. Comme par exemple le National STEM Video Game Challenge, qui fut crée à la Maison Blanche par le président Barack Obama. Le studio n’est donc pas à prendre à la légère et mérite une attention toute particulière. J’en ai fais le tour je pense, on va passer au synopsis t’en penses quoi ? L’histoire est assez simple. Tu incarneras Mirai (qui veut dire « Futur » en japonais), une jeune femme scientifique dans un futur plus ou moins proche, en témoigne l’absence de bouteilles d’oxygène et la présence de micro dans le masque, lui permettant de dialoguer avec ses collègues scientifiques (André et Irina) qui suivront tes plongés au sec dans un laboratoire. Alors tu te demandes peut être le but du jeu, et à juste titre. Sache que c’est tout simple. Mirai est une scientifique qui a l’ambitieux projet de se faire connaître via un stream sous marin. Elle enregistre ses plongées et partage ses aventures en live sur internet. (En toute honnêteté je trouve le concept dingue et je rêverais de voir ce genre de chose. Ou d’être à la place de notre plongeuse.) Mais bref ! Revenons à nos poissons. Au fil de ses recherches Mirai constate des comportements étranges auprès de mammifères marin, et décide d’enquêter. STOP. Je n’en dirais pas plus, ce serait con de te gâcher la surprise si tu comptes te plonger dans cette virée sous l’océan.

C’est fou comme ça me donne envie de plonger et d’observer le comportement de la faune aquatique !
Le jeu que les amoureux de plongée attendaient tant ?

Je vais répondre à la question juste au dessus, la réponse est non. Au risque d’en décourager certains, le jeu est à vrai dire assez décevant sur certains points cruciaux. Les tâches à effectuer sont très simples. Trop simples et répétitives. Tu parcoures les différents océans à la recherche d’espèces vivantes. Tu scannes un banc de barracudas, puis un cachalot, tu prélèves des échantillons et ainsi de suite. Pour varier les plaisirs tu pourras user d’une lampe offrant une couleur différente à certaines espèces de poissons. Le catalogue est néanmoins assez garni. On a du poisson en pagaille, du cachalot, du requin marteau, et pleins d’autres ! Certains qu’on retrouvera même parfois dans un jeu qu’on traduira en français : La traversée des Animaux. Malgré tout, je suis resté sur ma faim. J’aurais aimé un peu plus de la part du jeu. Certes le but n’est pas comme dans Pokémon de tous les capturer (même si pour obtenir le Platine il te faudra absolument tout scanner.) Néanmoins j’aurais aimé plus de variétés. Plus de différences entre les espèces que nous pouvons trouver dans un lieu « A » et celles repérées dans un lieu « B ». Je repense à Endless Ocean (qui m’aura fait passer d’inoubliables heures sur Wii, à plonger et à m’instruire.) qui lui avait su proposer tellement plus. Je pense aux différentes races de dauphins. Le dauphin de Commerson, le dauphin Commun, le grand dauphin, et j’en passe. On avait droit à une palanquée de mammifères de différentes races. Et c’est en partie ce qui m’a manqué dans Beyond Blue. Le plaisir de passer d’une zone à l’autre et de découvrir avec joie de nouvelles espèces que nous ne connaissions pas … En parlant de zones. Je ne peux pas enlever au jeu que les quelques zones qu’il contient sont différentes en tout point. On passe de la première carte qui est un endroit lumineux où on se croirait presque dans un décor du Monde de Némo à la seconde par la suite, où nous sommes au cœur de l’océan. Nous ne voyons pas le fond, et il faut nager ou se référer à la carte pour trouver le moindre signe de vie. Nous avons une zone abyssale. Une autre rocheuse, de jour, de nuit. Bref. On en à pour (À PEU PRÈS) tous les goûts. Pour faire le mec chiant, j’aurais tendance à dire qu’une zone polaire avec un écosystème en relation avec celle ci ne m’aurait vraiment pas déplu…

Une pépite visuelle qui ne fait pas de vagues ?

Alors oui, on pourra dire que le jeux manque d’espèces. Oui le jeu ne possède que trop peu de différences de poissons et de mammifères entre les différentes zones. Oui les missions à effectuer sont rébarbatives et peu variées. Oui le lait se mets après avoir mis les céréales. Néanmoins … et pas nez en moins. Là où le jeu remonte la pente et sors la tête de l’eau, c’est grâce à ses graphismes. Un environnement aquatique de toute beauté. La qualité de la faune sous marine représentée est bluffante. Les détails des nageoires. Les couleurs des poissons. Les égratignures des cétacés. Les coquillages et coraux. Le jeu est une petite perle visuelle. Les déplacements de la faune dans ce monde aquatique sons travaillés on sent un réelle envie de la part de E-Line média de reproduire au mieux les mouvements de ces animaux et cela se ressent, peu importe l’espèce.

Ma petite tortue. Elle m’a fait penser à Squiz dans le Monde de Némo !

J’ai été submergé malgré les nombreux défauts par cet univers marin. Par les réactions des poissons lorsque je m’approchais d’eux et par moment, certaines scènes étaient tout simplement éblouissantes. J’ai en tête, une scène en tête qui survient assez rapidement dans le jeu. On est en plein milieu de l’océan. Face à nous un banc de poissons, un banc de tout petits poissons, des sardines il me semble, mais pas sur. Et on a des mammifères marins qui font un festin mémorable avec ces poissons. On a du dauphin, des orques, et là, venant des profondeurs deux baleines à bosses qui surgissent et qui avalent tout rond des kilos de poisson à chaque passage. Mais entre les espèces, nous n’avons aucune bataille, aucun combat pour se partager ce repas, chaque espèce y va de son coup de nageoire à tour de rôle et le moment est tout simplement magique. À observer, c’est un véritable spectacle.

Il ne s’agit pas de la scène en question, mais avoue qu’un spectacle tel que celui ci laisse rêveur …

J’allais changer de sujet lorsque je me suis rendu compte que je n’avais pas abordé avec toi deux des points qui m’ont respectivement le plus interpellé visuellement parlant en positif et par la suite en négatif. Sachez qu’en dessous de l’eau, lorsque vous regardez le ciel, les reflets du soleil ou de la nuit rendent la surface de l’eau tout bonnement magnifique, je pense honnêtement que c’est ce qu’il m’a le plus bluffé dans ce jeu. Le détail, les vagues qui se jouent de la surface aquatique, on sent qu’un travail colossal a été mis en œuvre pour reproduire au plus proche de la réalité cette couche à la surface de l’océan, et c’est juste sublime. Gros point négatif maintenant relatif aux graphismes. Les bugs de textures et certaines surfaces peu détaillées. Qu’est ce que j’ai pu être déçu sur ce point là. Sur certaines cinématiques on a des graphismes que je qualifierais de bâclés. Lors d’une séquence on voit un tentacule s’enrouler autour d’un cachalot puis qui vient balayer une caméra que nous avions installé sur le cétacé au préalable. J’avais même l’impression qu’il s’agissait d’une cinématique rajoutée par les développeurs, mais qu’elle ne faisait initialement pas partie du jeu. Et ça m’a réellement refroidi, d’autant que cette scène se passe dans une zone abyssale, où nous avons plusieurs choses qui ne vont pas non plus. Une surface au sol brumeuse pour une raison inconnue. Un brouillard au fond de l’océan sans savoir pour qui pour quoi. Cela n’avait aucun sens. Un cadavre de baleine aussi bien détaillé qu’un corps humain dans « Surgeon Simulator 2013 ». Ça commençait à faire beaucoup.

Je ne sais pas toi, mais je trouve ça bluffant.
Une Eau’ST qui glisse toute seule ?

Qu’on se le dise, le jeu est immersif. Pas seulement grâce aux graphismes qui sont dans la majorité des situations délicieux. Sur l’aspect sonore, sur le son des mammifères marins, de l’eau, des musiques, le jeu est fascinant et nous plonge dans une bulle à plusieurs dizaines de mètres de la surface. L’ambiance musicale est idéalement choisie, elle se fait discrète et ne couvre pas la voix de Mirai, de ses associés ou bien des cliquetis des cachalots pour communiquer.

∘ Eau’tre chose mon Ju’ ?

Bon, sache que le jeu ne se déroule pas que dans la flotte. Il y’a plusieurs petites choses encore dont je dois te parler. Sache qu’entre chaque plongée, tu rejoins une sorte de sous marin t’appartenant, qui d’intérieur, je vais pas te mentir ressemble un peu à un camping car. Tu as ton lit, un poste d’observation, un petit coin douche bref, t’as compris où je voulais en venir. Tout y est. Un petit coin « cocooning » comme dirait ma moitié. Et même si on sent que le tafs a été fait principalement sur les poissons niveau détails plutôt que sur le sous marin, eh bien l’endroit est quand même joli ! On a des petits détails qui sont sympa. Des cadres photos avec des effets persos’ de Mirai, on rentre dans son intimité en fait, et ça nous donne plus de renseignements sur notre personnage. Le fait de voir aussi votre « cocon » changer de panorama au fil des plongées, de voir certains objets déplacés, rajoutés, pleins de petits détails comme ça, j’ai trouvé ça cool.

On se trouve actuellement dans le coin pilotage du sous marin où nous pouvons rentrer en contact avec nos associés.

Petit détail qui peut avoir son importance. Je vous ai parlé des deux associés de Mirai, mais une troisième personne dialoguera par moment avec notre protagoniste. Il s’agit de sa soeur. Ren. Avec qui visiblement, c’est assez tendu. On sent une petite soeur qui se considère délaissée par Mirai à cause peut être du temps que peut lui prendre la plongée, d’autant que visiblement la grand mère de ces deux femmes, qui est sans doute la seule famille qui leur reste, est malade. Ren est donc seule à devoir gérer ses études supérieures et la maladie de la grand mère, et ça donne lieu a des dialogues de famille très froid … Voilà c’est pas un détail très important mais ça ne coûte rien d’en parler ! Tu pourras, si tu le souhaites, changer la musique du sous marin. Avec des pistes audio assez sympa, il y’en a pour à peu près tous les genres. Même si les différents univers musicaux proposés ne sont pas ma came. Il y’a une dernière partie du « cocon » dont j’aimerais te parler. Posée sur une table on a une tablette, qui si on l’utilise nous donne l’accès à plusieurs mini documentaires animaliers en rapport avec le monde marin. Et c’est à ce moment là que j’ai compris pourquoi il y’a avait, pour moi, tant de défauts. J’ai pendant ces quelques heures de jeu, observé chaque point clé d’un bon jeu vidéo avec un œil de gamer. Un œil critique comme si j’observais et contemplais un des derniers jeux « AAA ». Et ça a été là mon erreur. Beyond Blue est un jeu vidéo, oui, mais pas seulement, c’est une oeuvre ayant pour but de documenter les joueurs par le biais d’oeuvre vidéo ludiques. Le but n’est pas de pondre un jeu avec des graphismes sous unreal engine 5 ou avec un scénario de Spielberg, non, il veut nous raconter une histoire. Nous inculquer le mode de vie, les habitudes de certaines espèces sous marine. En témoigne également le partenariat avec la BBC pour le lancement du jeu. Il est éducatif mais pas seulement. Il a les traits d’un jeu vidéo classique sans pour autant avoir les codes d’un chef d’oeuvre. En jouant à ce jeu, ne t’attends pas à des folles soirées à plonger aux côtés des mammifères. La durée de vie du jeu ne fait pas plus de 4 heures et pour le Platine tu peux compter grand maximum 6 heures.

Qui n’a jamais rêvé de nager avec les dauphins ?

Points positifs

  • Un prix ne dépassant pas les 20 euros.
  • Des documentaires in game très intéressants
  • Des graphismes la plupart du temps assez bons
  • Les déplacements de la faune sous marine est bien travaillée
  • Des paysages captivants

Points négatifs

  • Une durée de vie d’à peine 5 heures.
  • Une traduction française parfois approximative
  • Des bugs de textures
  • Un potentiel gâché par des missions répétitives.
  • Un Platine trop simple à obtenir.
  • L’absence de voix française
Le 21e de ma collection !

Tous les screens présents sur cet article, sont issus de mes sessions de jeu. / ! \

[Test] A Plague Tale : Innocence – La maladie au’rat raison de vous !

Quels ont été les jeux qui ont marqué votre vie ? Question vaste n’est-ce pas ? Et pourtant, je suis persuadé qu’en lisant cette question vous avez eu une image, un son, ou encore une projection vous ramenant à des mois, ou des années en arrière. Un personnage peut être ? Son côté attachant, ou sa classe ? Ou alors, une musique, aussi entraînante qu’envoûtante ! Introduction étrange non ? Mais je devais commencer par là. Le jeu que je m’apprête à vous présenter est le jeu qui aura marqué une période importante de ma vie. Avant de commencer à rédiger l’article de Hollow Knight, je savais déjà que celui ci allait paraître en second. J’ai beaucoup de choses à vous dire. Vraiment beaucoup, le plus dur va être de ne pas me perdre et surtout de VOUS perdre, que je ne parte pas dans tous les sens, et ça, c’est pas gagné.

Qu’est ce que A Plague Tale : Innocence ?

A Plague Tale : Innocence est un jeu d’Action-Aventure développé par Asobo Studio et édité par Focus Home Interractive. Là où c’est peu commun c’est que, accrochez vous bien, le jeu est aussi français que les pains au choco… que les chocolatines pardon ! Le jeu est français jusqu’au bout des ongles, Asobo Studio est un Studio bordelais et le siège social de Focus’ se trouve à Paris ! Dingue non ? Le jeu est sorti le 14 mai 2019 sur Playstation 4, Xbox one et PC. Pour faire bref, l’histoire se déroule en Royaume de France dans l’ancienne province de Guyenne en 1348, vous n’êtes pas sans savoir qu’en cette période sombre, nous sommes en pleine « Guerre de 100 ans ». (Les plus jeunes apprécieront le petit cours d’histoire au passage.) Qui plus est, la peste noire continue de prendre les vies de millions d’êtres humains à travers le monde. Maintenant que j’ai mis une bonne ambiance de mer**, on va essayer de vous redonner le sourire. Vous incarnez la belle et intrépide Amicia, adolescente Noble de la famille « De Rune » qui se verra malheureusement dans l’obligation d’abandonner le château familial assiégé par linquisition, une organisation Catholique à la recherche du petit frère de la jeune fille : Un jeune garçon du nom de Hugo atteint d’une maladie du sang, que l’organisation religieuse estimera être à l’origine du développement de la peste noire… Elle devra fuir à tout prix dans l’espoir de trouver un remède pour son frère et survivre dans un monde ravagé par la maladie et les rats, un monde sombre qui jusqu’alors leur était caché. Mh… Je suppose que ça ne vous a toujours pas redonné le sourire… Plus j’écrivais, plus je me disais « mais attends, c’est carrément triste ça Ju’. À quel moment ça va redonner le sourire ?! ». Au moins vous l’aurez compris, il ne s’agit pas d’un jeu qui se déroule dans le monde des bisounours, nous entrons dans un univers où la violence et la tristesse vont mettre vos nerfs à vif.

Le « pardon d’être malade Amicia… » me donne les larmes aux yeux.
∘ Une aventure énigmatique

Je suis tombé amoureux d’un jeu sur lequel j’avais, en toute honnêteté beaucoup de craintes. Sans manquer de respect aux artistes français qui ont pondu ce chef d’oeuvre, je craignais une histoire, assez simpliste, une relation entre les deux protagonistes principaux classique et un « univers » qui ne me plaisait pas à la base ça n’aidait pas à être optimiste. Amicia et Hugo m’ont fait taire. Et cela du premier au dernier chapitre, m’arrachant à plusieurs reprises de nombreuses larmes de crocodile. Au début de l’histoire, nous avons deux enfants qui fuient une menace, qui se veut de plus en plus virulente. Vient s’ajouter le mystère des rats qui n’arrange en rien l’état psychologique des deux De Rune. Les deux enfants sont même timides l’un envers l’autre. Hugo qui a toujours été plus ou moins élevé par sa mère, recherche de l’affection et surtout du réconfort auprès de Amicia. Amicia, qui elle fut élevée principalement par son père en revanche, se trouve être légèrement distante. N’ayant jamais été confronté à son rôle de grande sœur, on sent rapidement l’adolescente assez mal à l’aise, on décèle une certaine pudeur qui rends la situation extrêmement touchante. Au fil des chapitres on sent un réel développement de la relation entre les deux enfants au sang noble. Une réelle complicité se développe laissant place à des dialogues attendrissants et pleins de bienveillance. Ce genre de développement n’est pas sans rappeler la relation entre un père et son fils dans un univers où une guerre entre des dieux grecs fait rage… Néanmoins, protéger son frère d’une organisation religieuse délirante et de millions de rats ne doit pas être chose aisée ! C’est pourquoi nos amis de Asobo Studios ont décidé de nous régaler avec une arme de destruction massive, aux grands maux les grands remèdes ! (c’est comme ça qu’on dit, hein ?) Vous n’aurez avec vous, non pas une épée, non pas une lance, non pas un 9mm mais un fronde. Oui oui. Bah eh, vous allez pas vous plaindre ! Dans un jeu d’horreur dont je ne citerais pas le nom, pour fuir une horde de fanatique religieux vous avez seulement une caméra, et vous ne pouvez même pas taper avec, alors on ne juge pas ! Pour vous faufiler à travers la « Guyenne » vous aurez besoin de faire preuve de beaucoup de furtivité et ne vous servir de la fronde qu’en cas d’extrême nécessité. Amicia n’a rien d’une tueuse, ne l’oubliez pas.

Passer dans des lieux sombres et peu fréquentés peut s’avérer utile, mais est-ce bien hors de danger…?

Face à la folie de l’armée de rats et de religieux affamés ou l’inverse, Amicia devra faire preuve d’ingéniosité pour se servir des rats contre les soldats et vice versa pour parvenir à ses fins et protéger le petit Hugo. Au cours de l’aventure vous ferez la rencontre de personnages qui vous aideront dans votre quête.

Comment ça les rats ne savent pas nager ? Et Rémi dans Ratatouille alors ?! (C’est faux il coule.)

Des paysages 5 étoiles

Comme je vous l’ai dit un peu plus haut. L’époque dans laquelle se déroule l’histoire ne m’attirait guère. J’ai malgré tout fait abstraction de mes préjugés et me suis peut être même réconcilié avec cette époque. Le jeu nous offre des décors tout bonnement splendides pour un jeu « AA ». Les paysages champêtres déversant une pluie de feuilles vertes et oranges sur le sol, les nuits de pleine lune éclairées par cette grosse sphère blanchâtre léchant de sa lumière, les corps d’animaux et d’humains déchiquetés par les armes, la maladie, ou les rats. Alors oui, bon, j’ai utilisé l’adjectif « splendide » pour parler des cadavres, je m’explique. J’ai une scène en particulier qui me vient. Il s’agit d’une scène très sombre, il fait jour, mais le ciel est très couvert, la guerre fait ra(t)ge et sur le sol gisant sur des centaines de mètres, des cadavres, des centaines. Il n’y a rien de beau là dedans, vous en conviendrez, néanmoins, la lumière émanant du ciel éclairant tout ces corps sans vie happés par la guerre qui faisait ra(t)ge à cette époque nous assomme de façon magistrale et nous rappelle une nouvelle fois l’horreur de cette époque. Les rayons du soleil qui viennent fouetter les branches des arbres, les feuilles qui s’écrasent sur le sol boueux, visuellement parlant, A Plague Tale : Innocence est une pure merveille ! Il y’a néanmoins des petits bémols, de légers changements de couleurs des tenues de certains personnages qui varient légèrement entre une séquence de jeu, et une cinématique que l’on peut déceler si on s’y penche longuement. Ou bien quelques bugs d’ombres lors des déplacements d’ennemis. Rien d’inexcusable cela dit d’autant plus que lorsqu’on voit à quel point le décor a été travaillé pour permettre aux rongeurs d’apparaître et de prendre la fuite à leur guise, on peut difficilement leur jeter la pierre. Petit « hic » également, même si celui ci n’est vraiment qu’une question de goût et que cela reste purement subjectif, lorsque vous isolez une poignée de rats en pleine lumière, ceux-ci s’évaporent littéralement laissant une petite fumée blanchâtre. Personnellement j’aurais préféré les voir disparaître dans le sol progressivement après qu’ils aient rendu leurs derniers souffle plutôt qu’une disparition par magie. Promis j’ai fini de faire le mec chiant ! D’autant plus que eh, quand on sait qu’ils ont même pas été 60 à bosser sur ce jeu et que malgré tout ils ont réussi à nous produire un petit bijou aussi magnifique en terme de graphisme balayant certains jeux « AAA » je pense qu’on ne peut qu’applaudir.

Amicia prenant Hugo dans ses bras à la merci des rongeurs.

Fermez les yeux et écoutez

L’ost d’un jeu, est pour moi aussi importante que l’histoire et les graphismes. Un jeu qui aura une histoire, disons « classique », avec des graphismes normaux, mais qui néanmoins a une ambiance musicale du feu de Dieu, remontera en flèche dans mon estime. Alors imaginez un jeu aussi beau visuellement que musicalement parlant… A Plague Tale : Innocence a su me transporter, m’a fait revenir dans le passé pour vivre une expérience unique en son genre. Le couinement du cochon, le hennissement du cheval, le piaulement des rats, les bruits de pas, le son d’une pierre heurtant le métal du heaume d’un chevalier. Rien n’a été laissé au hasard, la musique de l’époque ne fait que conforter cette sensation étrange d’être dans un monde qui a existé mais que nous ne connaîtrons jamais plus. (Et pour le coup, vu la gueule de l’époque, ce n’est peut être pas plus mal ! )

Il s’agit du main thème du jeu. Rien qu’à l’écouter, vous savez où vous mettez les pieds.

Un gameplay aussi rapide qu’intuitif mais…

Je vais avoir pas mal de choses à redire sur cette partie de l’article. Beaucoup de bien, mais également des petites choses qui me gênent pas mal. On commence par quoi ? Le bon ou le mauvais ? Le mauvais ? Eh ben on va commencer par le bon, c’est con, si vous aviez choisi le bon j’aurais sélectionné l’inverse … À quoi ça tient quand même … Comme je vous l’ai dit plus haut, votre arme sera une fronde pour venir à bout de vos ennemis, des rats, de la fin du monde, de Donald Trump et de Ashley de Resident Evil 4. (Comment ça je dérive ? ) Mais pas seulement. Plus vous avancerez dans le jeu, plus vous récupérerez des matériaux qui vous permettront de fabriquer de nouveaux projectiles vous permettant de tuer vos ennemis ou de les mener dans la direction opposée à laquelle vous devez aller. Ne l’oubliez pas, A Plague Tale : Innocence est un jeu de furtivité, et la violence n’est pas toujours la bonne solution. Les matériaux que vous trouverez permettront également d’améliorer votre équipement vous rendant plus rapide à tirer à la fronde ou encore vous permettant de transporter plus de matériaux. La prise en main est extrêmement simple, et intuitive vous n’aurez aucun mal à vous sentir à l’aise avec la manette sauf si comme moi vous jouez à 10 jeux à la fois. Maintenant, abordons les plus gros points noirs du jeu. Si a Plague Tale : Innocence n’a selon moi aucun défaut majeur quand il s’agit des musiques et des graphismes, il en a sur le déroulement du jeu. Je m’explique. Le jeu est selon moi assez linéaire. Tout est tracé. La progression se fait via des puzzles assez simple à résoudre, nous n’avons que très très (trop ?) peu de liberté dans le jeu. Nous progressons dans des couloirs, pour arriver à une pièce avec un puzzle. Puis encore un couloir qui donne accès à une pièce non éclairée à allumer pour venir ensuite dans un autre couloir. Vous devrez emprunter, sauf certains cas rare amenant à des « easter-eggs » un chemin qui sera le seul à prendre pour avancer dans l’histoire. Vous n’aurez pour la majorité du temps, pas d’autres alternatives que de suivre un chemin tracé et ce manque de liberté est dérangeant. Le temps paraîtra assez long dans ces moments là et c’est dommage d’autant plus quand on sait que le jeu a une durée de vie estimée entre 10 et 12 heures ce qui est honorable. J’ai une scène en tête où il faut faire preuve de furtivité pour venir à bout des ennemis. Pourtant si vous courrez jusqu’à la sortie, en passant devant une multitude d’ennemis, vous atteignez l’objectif et la cinématique se lance comme si vous aviez « accompli la mission ». Je trouve ça dommage, de passer outre une séquence de jeu qui est censé durer un quart d’heure. Ça gâche un peu le challenge que le jeu est censé nous donner. Autre point négatif majeur, l’intelligence des rats. Un exemple suffira a illustrer mes propos. Vous êtes dehors, un garde armé d’une torche se balade entre les armées de rats. Grâce à un projectile, vous la lui éteignez. Les rats se ruent dessus et le dévorent. Et vous aurez beau rester à côté du cadavre du garde qui se fait grignoter pendant 2 heures, ils continueront de manger. Vous serez comme invisible auprès d’eux. Et ça m’a beaucoup dérangé, ça a retiré énormément de stress aux joueurs et ça a enlevé une partie du côté effrayant des rats, à mon grand regret…

« Bouh. »

À faire absolument

Je suis un joueur qui a pour objectif de platiner le maximum de jeux pour lesquels j’ai eu un coup de cœur. Au vu du test que je viens de vous rédiger, vous vous douterez bien que la linéarité du jeu n’aura rien enlevé à mon amour pour cette œuvre. Et avant de clôturer cet article j’aimerais vous parler de quelques petits détails relatifs à l’obtention du Platine qui ont leur importance ! Comme beaucoup de jeux désormais, a Plague Tale : Innocence contient des items que vous devrez collectionner, chacun d’entre eux créeront des dialogues entre Amicia et les divers protagonistes qui vous accompagneront au cours de l’histoire. Parmi ces « collectibles » il vous faudra remplir l’herbier d’Hugo. Cela consistera à trouver des fleurs, le jeune garçon vous fera un bref résumé de celles ci et vous les déposera dans les cheveux telle un accessoire que vous porterez quelques temps. Les dialogues qui découlent de ces découvertes sont très touchants, c’est pourquoi je vous invite à en trouver le plus possible. Autre petit détail. Certains trophées seront obtenables à condition que vous réalisiez une action en temps voulu. Épargner un membre de « l’inquisition » par exemple, jouer à cache cache avec Hugo, ou alors trouver toutes les cabanes de « l’inquisition » pleines de matériaux ce qui vous aidera grandement dans votre quête. Encore faut il les trouver…

Merci Asobo Studio pour ce jeu sur lequel j’ai passé un temps fou.

Alors oui, le jeu est assez linéaire, les rats mangent très (carrément trop) lentement. Oui le jeu a quelques petits bugs visuels et les énigmes semblent assez simplistes. Il n’empêche que le jeu est une réussite sur le plan visuel, ainsi que musical, la direction artistique a fait un travail magistral. L’histoire est tout simplement géniale, imprévisible et prenante du début à la fin. Le duo Amicia/Hugo est aussi attachant que le duo Kratos/Atreus de God Of War, le jeu figure soyez-en sûr, dans la liste de mes jeux favoris et ce malgré les petits défauts.

Points positifs

  • Un duo Amicia – Hugo qui plaira à tout le monde.
  • Une histoire dirigée d’une main de maître par nos amis d’Asobo’.
  • Des décors aussi sublimes que glaçants.
  • Des dialogues et des objets cachés.
  • Un univers qui effraiera tout le monde.
  • Des OST de folie.
  • Les voix françaises sont un régal pour les joueurs.
  • C’est une fierté de se dire que ce jeu est français !

Points négatifs

  • Une progression linéaire.
  • De légers bugs visuels.
  • Petites incohérences cinématiques/in game
  • Des rongeurs pas si intelligents que ça et adeptes des repas qui s’éternisent.

Tous les screens présents sur cet article, sont issus de mes sessions de jeu. / ! \