Journal d’un chasseur – The Last Of Us Part II

Nous sommes le 12 mai 2021. Ça fait plusieurs mois que je n’ai pas sorti ma plume. Manque de motivation. Manque de temps. Manque de tout je suppose. Il y a quelques jours je suis venu à bout du Platine de Final Fantasy VII, et dans ma liste de jeux à faire, sommeil un jeu dont j’ai énormément entendu parler, un jeu qui a énormément fait parler de lui par son histoire, par sa symbolique, par ses personnages. The Last Of Us Part II est donc la suite d’un épisode qui m’a grandement marqué. Un épisode qui m’a chamboulé de par son scénario et son univers. Une claque comme rarement j’ai reçu dans mon expérience vidéoludique, je m’apprête dans quelques jours à replonger aux côtés de Ellie et Joel dans ce monde post apocalyptique. Contrairement au premier article « Journal d’un Chasseur » avec Monster Hunter World : Iceborne, je n’écrirais pas comme ci je vivais l’aventure de l’intérieur, dans le sens où le ou les personnages jouables qui seront représentés dedans, seront je pense à l’image du premier opus, doté de sentiments, d’émotions qui leurs seront propres. Je ne veux pas entacher cela ni même mal interpréter les pensées et les paroles des antagonistes/protagonistes. C’est pourquoi je rédigerais cet article une nouvelle fois sous forme de journal intime, mais cette fois ci avec une vision extérieure. Une vision de joueur découvrant ce second épisode manette en main. Je vous retranscrirais mes émotions, mes suppositions mes interrogations, que sais-je encore… L’introduction faite, est ce qu’il ne serait pas temps de s’y mettre ? (ou pas)

Samedi 12 juin 2021 – Souviens toi.

J’ai une petite appréhension quand même en lançant le jeu. La peur de replonger dans une aventure qui me laissera une trace indélébile dans ma carrière de joueur. Le jeu a l’air beau. Je vois Joël, expliquer ce qui a pu se passer avec les Lucioles il me semble, à Tomy. Ce mensonge fait à Ellie. Sur son immunité « inutile » à la survie du monde. J’essaie de me mettre à la place de Joël, et je pense que la majorité d’entre nous aurait fait la même chose. Même si pour le bien de l’humanité… Enfin.. Vous m’avez compris. On voit Joël nettoyer une guitare, où il me semble voir l’emblème des Lucioles, je me trompe peut être. Premier visuel sur Ellie, je comprends que dans la « timeline » on est pas loin de l’évasion du camp des lucioles et du réveil de la jeune fille. Je sens un malaise entre les deux personnages, une sorte de gêne. Joël a toujours son rôle de père que je trouvais attachant dans le premier opus et ça me fait plaisir de le voir aussi, mal à l’aise lorsqu’il essaie de passer du temps avec la jeune Ellie. La tentative d’une blague avorté, le cadeau musical fait par le « Papa » est très émouvant, je suis surpris de sa voix d’ailleurs. Il chante pas mal le salaud ! La jeune fille n’est pas insensible aux efforts faits par Joël, je n’arrive malgré tout pas à comprendre pourquoi elle semble si distante avec lui… Un détails du premier opus me serait sorti de la tête ? La jeune fille demande même à Joël de lui raconter sa blague. Je suis agréablement surpris de voir qu’elle a toujours son caractère un peu désinvolte, ça lui allait bien dans la première partie.

Ok petit bond dans le temps on retrouve Ellie 4 ans plus tard, elle a perdu son expression enfantine, et ressemble plus à une femme désormais. Elle est réveillée par un homme nommé Jesse, il m’a l’air plutôt cool, mais les apparences s’avèrent souvent trompeuses, je vais me méfier de lui. J’apprends qu’une dispute, la veille a éclaté entre Ellie et un homme nommé… Seth ? Il me semble.. Et qu’elle aurait embrassé Dina, une femme qui était en couple avec Jesse avec que la relation ne s’arrête quelques jours auparavant. Clairement ce début d’aventure est un remake des feux de l’amour, les noms américains, comme Trévor, Molly ou encore Georges en moins. La jeune femme que nous incarnons désormais doit se transporter sur un site pour relayer Joël et Tommy, visiblement les infectés sont de plus en plus nombreux, donc pas fou. On découvre alors le camp dans lequel vit Ellie, et je suppose aussi Joël. Ils ont l’air assez développés, il y a des commerces, de l’agriculture, on pourrait presque croire qu’ils ont une vie « normale ». Nous faisons la rencontre de Maria, une femme dans un restaurant qui je pense est assez importante dans la hiérarchie instaurée dans le camp. Elle semble ferme et autoritaire, c’est un personnage qui m’intrigue. Avant de monter à cheval direction le site, j’ai fais la rencontre de Dina, la fameuse qui avait embrassé Ellie, elle semblait assez gêné de la discussion qui était sur le point d’être engagée. L’excuse de l’alcool pour justifier le baiser je n’y crois pas une seconde, mais c’est très mignon !

L’écran devient noir, nous voici désormais dans un nouveau lieu, une jolie maison avec une belle baie vitrée, quelques personnes éparpillées dans ce que je suppose être le salon, dorment à poings fermés, la caméra se stoppe sur une femme. Très musclée, trèèèèès très musclée. Elle n’a visiblement plus envie de dormir, et c’est le cas pour un homme dont on ignore également le nom. Celui ci dit à la femme qu’il a quelque chose à lui montrer dehors. Il fait nuit et la neige tombe légèrement, la température semble glaciale à en voir la fumée qui sort des bouches à chaque soupirs, et aux nez rouges des personnages. Au cours de cette marche nocturne, on apprends que la femme s’appelle Abby, et l’homme Owen. Owen voulait montrait à la jeune femme une ville où visiblement des hommes et des femmes armés vivent. Une cité, avec des lieux d’habitations, de l’électricité. Abby propose alors à Owen de s’y rendre discrètement et de capturer furtivement l’un d’entre eux. L’homme s’y oppose, alors Abby commence à s’y rendre seule. Fin de la session de jeu.

Sur tous les personnages rencontrés jusqu’à présent, sans parler de Tommy, Joël, et Ellie. Je dirais que Abby et Jesse m’interpellent un peu. J’ai du mal à faire confiance à Jesse, ainsi qu’à Owen qui me semble un peu… Mystérieux. En revanche Abby quelque chose me dit qu’elle est clean. Et d’un côté je l’espère parce que se battre contre un colosse pareil serait désavantageux je pense pour n’importe qui. Mieux vaut être amis avec. EH !!! JE VIENS DE RÉALISER QUELQUE CHOSE !! Le village aperçu par Owen et Abby !! J’ESPÈRE QUE C’EST PAS LE CAMP D’ELLIE ET JOEL !!

Nouveau passage où nous revenons sur Ellie qui cherche le poste de guet avec Dina. On s’aventure sur un terrain avec assez peu de visibilité et le blizzard dehors est assez inquiétant, je me dis que si des ennemis arrivent à toute berzingue ça sera pas évident de faire en sorte que les deux femmes ne se fassent pas manger. On a plusieurs passages dans des maisons abandonnés, des commerces, et les deux femmes se cherchent vraiment, se taquinent, y’a une attirance certaine. J’ai appris que Ellie avait eu une ex, une certain Cat, qu’on a je ne crois pas encore rencontré.. Le blizzard se faisant plus violent, elles parviennent à trouver un bâtiment où était caché l’ancienne planque d’un certain Eugène. Un homme assez drôle de ce que disent les deux femmes et qui serait décédé d’un AVC. Dans cette planque se trouvait une grosse plantation de cannabis. Je ne ferais pas allusion à mon travail, mais faire une petite perquisition là dedans aurait été intéressant…… Les jeunes femmes bloquées par le blizzard ont commencé à échanger autour du baiser d’hier, et…. S’en est suivi le remake du retour de la contre attaque du bisou. C’était prévisible et je trouve qu’elles vont bien ensemble, j’espère ne pas me tromper mais Dina a l’air d’être une fille bien …

On revient de nouveau vers Abby qui se fait alors poursuivre par une armée d’infectés ! Je me suis fais tuer deux fois de mémoire. Elle tombe nez à nez avec Joel et Tommy, je reconnais que je ne m’attendais pas à une telle rencontre, les deux hommes font preuve d’une grande protection à l’égard de la femme, ils parvinrent alors à prendre la fuite semant la plupart des infectés pour revenir au lieu où se trouvait le groupe de Abby et Owen. Néanmoins, dès leur arrivée, il y a une tension. Quelque chose cloche et Tommy et Joel le sentent, comme pour confirmer mes paroles, Joël leur dit « J’ai l’impression que vous nous connaissez déjà… » ET LÀ ABBY ELLE TIRE PAS SA MEILLEURE BASTOS DANS LA CUISSE DROITE DE JOEL !!! J’ÉTAIS FOU !!! Elle lui a limite arracher la jambe ! Tommy est assommé à coup de crosse de pistolet ! Abby lui demande si il sait qui elle est, il n’a pas l’air de le savoir, et pour le coup moi non plus j’arrive pas à remettre son visage, mais bon sang que j’ai eu envie de l’insulter ! La dernière image est celle de Abby qui prends un club de golf et qui s’apprête à frapper Joel avec. Je me suis arrêté quelques minutes après, lorsque Ellie sur son cheval aperçu le chalet dans lequel était je suppose le groupe d’Abby… Là où se trouvent nos deux autres protagonistes… J’ai trop hâte de me remettre dessus. Là ce que je retiens de cette première cession c’est : 1- Abby je la veux morte. 2- Owen et Jesse je m’en méfie un peu. 3- Dina et Ellie, best couple ever. 4- JE VEUX PAS QUE JOEL MEURT PAR PITIÉ !!

Ellie arrive au niveau du chalet. Durant le trajet elle suppliait qu’il ne lui soit rien arrivé. En arrivant à l’intérieur, elle entendit des cris étouffés. Joel était là. Allongé sur le sol, presque défiguré par les coups que cette…. Qu’Abby lui avait asséné. Je la hais. Je lui en veux à mort de l’avoir mis dans cet état. Ellie est arrêté et maîtrisé par les compagnons d’Abby. Se doutant que d’autres alliés de Joël, Tommy et Ellie rappliquaient, Abby frappa une ultime fois le crâne de Joël, le tuant sur le coup, sous les cris d’Ellie. J’en pleure actuellement. Putain, je la hais. Je sais pas ce qu’il a pu lui faire, mais je veux la voir morte après ce qu’elle vient de faire. Ellie fut assommée.

Je retrouve alors Ellie dans son logement , le visage un peu tuméfié par l’affrontement. Tommy passa alors la voir pour l’inciter à manger. Mais la femme n’a qu’une chose en tête, se venger de la mort de celui qu’elle considérait comme son père… Tommy voulu l’en dissuader. Aller les chercher ne serait que pure folie… Tommy lui demanda un peu de temps pour organiser un tel départ… Nouveau saut dans le temps. Ce n’était donc pas un rêve. Ellie se tient au dessus de la tombe de Joël. Alors il est vraiment mort… Je n’ai même plus envie de faire le jeu, honnêtement, la seule chose qui me pousse à faire c’est de me dire que je pourrais tuer Abby, qu’est ce que j’ai hâte bordel. Néanmoins, un truc de gêne. Son attitude après l’avoir frappé. Elle semblait… Choquée. Je pense qu’il y a quelque chose de pas clair avec elle. Mais peu importe ses raisons, je veux la voir morte. Dans le premier opus j’ai déjà hurlé lorsqu’il s’était empalé sur la barre métallique. Je ne peux pas croire qu’il soit mort à cause d’une femme à qui il avait sauvé la vie. Dina se trouvait derrière Ellie, et cette dernière lui demande de venir avec elle pour aller dans la maison de Joël une dernière fois. Beaucoup de souvenirs s’y trouvaient. Sa guitare, sa photo avec sa fille, son arme qu’Ellie récupéra, une scène pleine d’émotions… Dina appela Ellie qui descendit les escaliers pour apercevoir Maria. C’est à ce moment là que je me suis souvenu que c’était la femme de Tommy. Elle informa les deux femmes que justement, son mari était parti venger Joël, il partait en direction de Seattle pour trouver le groupe auteur de cet homicide. Son message demandait à sa femme de tenir Ellie loin des chevaux, loin de tout, pour ne pas qu’elle le suive. Mais Maria ne l’écouta pas et dit à Ellie et Dina qu’un cheval leur sera réservé en cas de départ et qu’elle leur demandait de ramener Tommy vivant…

Elles prirent la route et arrivèrent à Seattle, dans un décor boisé et très végétal, les deux femmes parlaient de la première fois qu’elles avaient dû tuer un homme. Pour Ellie c’était le jour où elle avait sauvé Joël à 14 ans, et pour Dina c’était à l’âge de 10 ans. Je me rends compte que chacune des discussions entre les deux femmes sont faites pour qu’elles en apprennent un peu plus sur l’autre, elles se cherchent. Est ce qu’elles se considèrent en couple pour le moment ? Ou bien est-ce juste du flirt ..?

Dimanche 13 Juin – Menace double.

Les deux femmes arrivèrent à ce qui semblaient être des vestiges de l’ancienne vie. De hauts murs, des portes lourdes et encombrantes, passer au dessus de ces remparts allait obliger Ellie à escalader dangereusement les parois menant au sommet des murs. La progression se fait avec la plus grande prudence. Explorer chacun des recoins permets aux femmes de trouver munitions, écrits et cartes à collectionner. Mais pas que. C’est possiblement que mon ressenti mais je trouve que Ellie s’ouvre un peu plus à Dina. Lorsque celle ci évoque l’idée d’avoir une ferme, Ellie semble attirée par l’idée. Je n’ai plus cette impression d’amour à « semi- sens unique. » Et pour Dina je trouve ça bien ! La recherche d’essence permettant à alimenter des groupes électrogènes qui servent à l’ouverture de portails électriques ne fut pas de tout repos. Les infectés et claqueurs furent nombreux et les munitions diminuaient vitesse grand V. Le WLF, groupe supposé être à l’origine de l’assassinat de Joël était le diminutif de WOLF l’emblème du groupe. Des images de Loups ornaient les murs du bastion qu’exploraient les deux femmes, preuve qu’elles faisaient bonne route. Leur exploration permit aux femmes d’en apprendre un peu plus sur le comportement du groupe WLF et leurs agissements. Certaines armes furent récupérer, notamment un fusil à pompe très puissant à qui je dois ma survie.

L’itinéraire était le bon. Ellie le sut au moment où elle vit deux homme morts, appartenant au WLF. Ces hommes avaient été torturés. C’était Tommy, Ellie le savait. La technique employée avait été expliquée par le passé par Joël à la jeune femme. Ça avait été fait peu de temps avant leur venue. Il fallait se hâter. Toujours à dos de cheval les deux femmes poursuivirent leur exploration… Avant qu’une détonation ne retentisse sous le destrier. Une mine venait d’exploser blessant grièvement le cheval, et assommant Ellie. Dina elle avait chuté dans un fossé, lui permettant de se cacher lorsque des hommes armés arrivèrent à leur niveau. L’un d’entre eux exécuta le cheval. Ellie tenta de prendre son fusil, mais celle ci finit assommée avant de pouvoir prendre son arme..

À son réveil, un homme se tenait devant elle. Il faisait parti de ceux qui avaient tué Joël. Ellie était attachée. À la merci de l’homme qui l’interrogeait. « Vous êtes combien ? » La jeune femme ne se démontait pas et restait forte face au sort qui l’attendait. La séquence était forte. Un homme arriva et informa que des ordres venant d’en haut ordonnaient de tuer les intrus. Mais l’homme qui interrogeait la prisonnière ne voulait pas et voulait l’interroger sur la menace potentielle pour le WLF. Cette discorde permit à Dina, cachée au sommet de la pièce sur le plafond en verre d’abattre l’un des deux hommes, néanmoins, elle chuta lourdement et l’homme restant tenta de l’étrangler, Ellie parvint alors à se défaire de la corde qui la retenait prisonnière et elle enfonça un couteau dans la gorge de l’agresseur de Dina. Et avant qu’elles ne prennent la fuite.. Des renforts arrivaient..

Je me suis arrêté là pour le moment. J’apprécie encore plus Dina que Ellie, que je trouve très froide. Dina elle est pleine … d’humanité, et est très touchante, sensible. Ces scènes m’ont fait encore plus détester le WLF qu’avant. J’ai pu obtenir quelques trophées avec notamment la bague de Sir Francis Drake de Uncharted si je ne dis pas de bêtises, dans la banque.. Le jeu me plait énormément et m’aspire dans cet univers. À tel point que j’ai très sincèrement peur de me prendre un peu trop au jeu et d’être marqué par d’éventuels évènements qui pourraient survenir.. Entre les claqueurs et ces chiens du WLF, je ne sais pas ce qui est le pire…

Jeudi 17 Juin – Suivre ses traces.

Les jeunes femmes progressaient à tâtons dans cette agglomération abandonnée. Les claqueurs étaient peu nombreux mais les membres du WLF se comptaient par dizaines. A ajouter à cette menace les pièges explosifs posés par le groupe, qui ont permis de conserver de précieuses munitions face à des claqueurs affamés. Une tour radio se trouvait non loin. Une tour utilisée par le WLF. Des cadavres jonchaient le sol, probablement des « victimes » de Tommy. Mais pas que. Sur un ancien plateau de télévision, certains corps étaient pendus. Qui était à l’origine de cela ? La scène macabre m’a fait rappeler les corps pendus à une ancienne fortification dans « a Plague Tale Innocence ». De quoi souligner la barbarie de la scène. De cet acte. Beaucoup de documents se trouvaient dans cette tour, nous en apprenant un peu plus sur des victimes du WLF ainsi que des membres du groupe ennemi. Malheureusement, les jeunes femmes se sont faites repérer, et ainsi une chasse à la femme a été engagée. C’est ici que je me suis arrêté. Au niveau de l’histoire on en apprends pas vraiment plus. On découvre quelques photos du groupe, notamment une de Abby, la femme qui a tué Joël. Là, y’a deux possibilités, soit ce sont des photos souvenirs, laissant penser à une forte cohésion entre les membres du WLF, ou bien alors il s’agit de photos que Tommy a prises répertoriant les cibles à éliminer.. J’y crois moyen mais ça n’est pas impossible. En en apprenant davantage sur eux, le WLF me rappelle pour ceux qui auront la référence, les « Sauveurs » de The Walking Dead. À voir ce que j’apprendrais sur eux plus tard par le biais des deux héroïnes…

Mardi 22 Juin – Les puants.

Bon. Gros délire. Je viens de faire une pause dans ma session de jeu parce que là il se passe trop de trucs et je veux mettre sur papier mes réactions à chaud.

La fuite mena le duo de femmes dans un tunnel qui s’avérait être une rame de métro. La furtivité était de mise car les claqueurs se mêlaient aux soldats du WLF, rendant le « mode bourrin » quasi suicidaire. Les coups s’enchaînèrent. Les couteaux entaillèrent les gorges, et les tuyaux fracassèrent des crânes. Après plusieurs essais, cadavres humains et cadavres « Champignonisés » se mélangeaient sur le sol après le passage de Ellie et Dina. Une première alerte. Le corps d’un homme. Casqué. Rongé par … une spore encore inconnue d’Ellie. Une spore ayant rongé chair et peau sur le corps d’un être vivant. Un ennemi redoutable avait eu la peau de ce soldat du WLF. Un de moins certes, qui était l’auteur de ce massacre ..? Le second et ultime avertissement fut lorsque des soldats du WLF furent confrontés à ce qu’ils appelaient « Un Puant. » Un homme infecté, imposant comme un colosse couvert du furoncles pouvant émettre un nuage toxique, probablement l’auteur du précédent meurtre. Le monstre balaya le groupe à lui tout seul. Néanmoins, le combattre ne fut pas si dur. Un cocktail molotov avait raison de lui et de ses congénères. La progression dans la rame de métro à travers les wagons était risqué, mais on voyait la lumière au bout du tunnel.. Avant que cette lumière ne s’éloigne après une chute ayant alarmé la quasi totalité des infectés du métro. Une course poursuite frénétique commença, Dina et Ellie courraient à en perdre haleine. Un infecté attrapa Ellie et brisa la visière de son casque. Dina comprit alors que c’était la fin. Ellie allait mourir des spores, et dans un ultime élan, elle voulut donner sa vie à sa chérie en lui offrant son masque, mais Ellie lui dit alors qu’elle était immunisée, et comme la première fois, elle eu du mal à y croire. Les deux femmes parvinrent à s’enfuir et à se réfugier dans un bâtiment. Dina était abasourdie. Abattue. Dans sa réaction elle semblait prendre cela comme une trahison. Quelque chose perturbait Dina, elle avait du mal à avaler la pilule. À tel point… Qu’elle annonça qu’elle était enceinte. Vous avez compris le jeu de mot ? Pilule… Enceinte.. Pardon…

ATTENDS PARDON ?! MAIS DE QUI LE BÉBÉ EST ?! ET POURQUOI ELLE ANNONCE ÇA QUAND ON EST ENTOURÉ DE SOLDATS ET D’INFECTÉS ?! Faut que je rejoue, je vous laisse.

Ok pouce. Déjà le bâtiment dans lequel on est c’est un théâtre. Dina semble vouloir se reposer le temps que j’investisse les lieux. Il n’y a pas d’ennemis sur place. Rien que des ressources, quelques cartes à collectionner pour mon plus grand bonheur et des documents. Après avoir trouvé un trousseau de clé, Ellie put entrer dans la salle de spectacle. Derrière la scène en régie, se trouvait une guitare avec laquelle Ellie put jouer quelques accords.

Écran noir et nous voici 3 ans auparavant. Ellie est toute poupon, et voir Joël en vie et un peu moins âgé à quelque chose d’extrêmement touchant et émouvant. Le papa de substitution semble avoir une surprise pour Ellie, il est temps pour moi de découvrir ce que c’est.

Ok donc grosse séquence émotion. La surprise de Joël c’est une visite dans un musée abandonné. Ellie étant fan des Dinosaures et d’astronomie, la jeune fille était aux anges. Ces moments de partage entre les deux protagonistes m’ont réellement manqué. La complicité qu’Ellie et Joël peuvent avoir est aussi belle que celle de Kratos et Atreus ou encore celle de Nate et de Sully. (À croire que Naughty Dog a un réel don pour ce genre de choses.) Les bousculades dans l’eau. Les vannes sur la vieillesse de Joël. Je suis presque nostalgique du premier opus. Je pense que la mort de Joël m’aura peut être plus touché que ce que je croyais…

Seattle Jour 2

Dina semblait faible. Au retour de Ellie, la jeune femme vomissait. Tenir la route n’allait pas être supportable. Ellie allait devoir continuer seule. Laissant Dina se reposer dans cet immense théâtre abandonné. C’était mieux ainsi. Ellie n’avait pas besoin d’un « handicap » et Dina ne voulait pas en être un pour celle qu’elle aimait. La route était dégagée. Quelques infectés vagabondaient dans les rues commerciales. Les ressources étaient nombreuses, bien plus que les ennemis, la mission ressemblait plus à une journée shopping qu’à une reconnaissance dans l’espoir de retrouver Tommy.

Soudain, une détonation suivi d’un nuage de fumée noir s’éleva dans les airs, lorsque des soldats du WLF déboulèrent de toutes parts. Les éliminer eux et leurs chiens fut compliqué mais pas impossible. Dans leurs discussions ils parlaient d’un homme ainsi que d’un groupe. Le scars ou le scarf ? Je ne sais plus trop. Tommy ne devait pas être loin. Aussi, Ellie pressa le pas. Et alors qu’elle se cachait, quelqu’un l’attrapa. Une étreinte lui faisant prendre conscience que celle ci n’était pas hostile, elle lui imposait d’être silencieuse. Il s’agissait non pas de Tommy, mais de Jesse. J’ai été stupéfait de le voir, j’étais persuadé de voir le frère de Joël… Il boitait en semblait à l’origine de l’explosion qui provenait en fait d’un camion de ravitaillement du WLF. Une belle opération orchestrée par le jeune homme qui l’avait malheureusement blessé à la jambe. Ils réussirent à prendre la fuite après avoir été poursuivi par des infectés en tout genre et purent enfin rejoindre le Théâtre où Dina fut surprise de voir ses deux amis…

Écran noir, et nous voici avec Tommy, Ellie semblait très jeune, comme lors de la séquence au musée… Et je me suis arrêté ici.

Mercredi 23 juin 2021 – Direction l’Hôpital

Une nièce et son oncle. Les deux protagonistes qu’étaient Tommy et Ellie incarnaient parfaitement cette relation si cordiale. Les faits se passent deux ans auparavant. Au bord d’une corniche, au loin des rôdeurs se tapaient leur meilleur festin en mangeant un cerf. Tommy expliquait à Ellie comment abattre des cibles sur une longue distance avec un fusil à lunette en prenant en compte la chute de la balle au fil des mètres parcourus. La conversation vient alors à parler de Joël. Ellie ne parvenait pas à discuter avec lui. Quelque chose n’allait pas et elle était distante avec lui. Tommy lui disait de faire le premier pas, car à vrai dire, voir Joël ramer de la sorte pour attirer l’attention d’Ellie était pour ma part un vrai crève-coeur. Ils le rejoignirent et Joël proposa d’aller avec Ellie dans un magasin spécialisé pour changer les cordes de la guitare. (Réelle nécessité ou subterfuge pour passer du temps avec Ellie, seul Dieu sait.) Les deux personnages parvenaient à discuter normalement mais du côté de Ellie, la tension était palpable. Après être parvenu à leur fin. Ellie creva l’abcès et demanda à Joël ce qu’il s’était passé dans l’hôpital et comme je m’y attendais, elle ne croyait pas en la version de Joël, beaucoup d’éléments étaient trop flous et elle avait raison. Son papa adoptif renforça son mensonge en lui disant que nombreux étaient ceux qui se trouvaient dans l’hôpital, tous étaient immunisé mais rien n’a pu être trouver sur Ellie… Je redoute le moment où elle l’apprendra, même si désormais, Joël ne craint plus rien…

Ellie laissa derrière elle Jesse et Dina et partie en direction d’un hôpital où pourrait se trouver un membre du groupe d’Abby. Son but était simple, trouver ce membre, dont j’ai oublié le nom, la torturer pour savoir où se trouve la bourreaux de Joël . Et remonter un à un tous les membres du groupe pour leur faire la peau. Néanmoins la route n’était pas une balade de santé. Beaucoup d’infectés remplissaient les commerces abandonnés mais les butins à l’intérieur étaient à la hauteur. J’ai eu peu de trophées je me rends compte je n’ose pas les regarder pour ne pas me spoil, mais ça tombe pas beaucoup.. L’hôpital se trouvait non loin mais il allait falloir traverser un parc naturel… Où étaient pendus des hommes et femmes… L’ambiance étaient devenue sombre, très sombre. Et au moment où je vous écris ces lignes, je me suis arrêté. Vivement la suite ce soir… Je sens que ça va mal se passer…

Je m’attendais à ce que ça soit le groupe du SCAR. Un groupe dialoguant principalement par sifflement pour la furtivité. Principalement équipés d’arc et adepte des milieux champêtres pour le camouflage, ils furent de redoutables adversaires. La présence de cadavre pendus et éviscérés me fit prendre conscience qu’ils étaient plus virulent et dangereux que le WLF. Pour dire vrai, je commençais à me remettre un peu en question. À voir les soldats du WLF, ils ne semblaient… pas si différents de groupe qu’Ellie et Joël avaient à Jackson… Il y avait même beaucoup de similitudes… Mais il fallait qu’ils paient la mort de Joël. L’hôpital était en face de moi. Les soldats du WLF récupéraient des matériaux et du soin pour leur groupe. Une expédition dangereuse surtout quand on sait que les prédateurs sont nombreux, et Ellie en faisait partie. Néanmoins une expédition nécessaire pour la survie du groupe, leur bien être. Le SCAR n’était plus présent et j’espérais ne plus les recroiser vu les précédents affrontements. Une discussion entre deux soldats était au sujet de Abby et de sa cellule. Était-elle .. Prisonnière ? J’en doute fort, elle fait partie du groupe, selon moi il était impossible qu’elle soit ennemie avec eux. La membre du groupe recherchée se trouvait devant Ellie. Nora. La jeune femme demanda à l’ennemie de ne pas crier. Elle lui demanda où pouvait se trouver Abby. Mais Nora lui jeta un projectile au visage et en profita pour prendre la fuite après avoir dit « J’entends ses cris toutes les nuits, ce fils de pute a eu ce qu’il méritait. » La compassion que j’ai pu avoir pour le groupe quelques instants avant s’évapora et je n’avais qu’une idée en tête, faire courir Ellie aussi vite que possible pour coller une bastos dans le crâne de Nora. La poursuite dans l’hôpital fut longue et les alliés de Nora tentèrent d’abattre Ellie. Nora se retrouva dans un cul de sac qui l’obligea à s’arrêter devant un trou menant à un étage inférieur rempli de spores. Ellie chuta avec elle. Néanmoins la soldat du WLF n’avait pas de casque, ni l’immunité de la protagoniste. Elle commença à s’infecter en prenant la fuite, mais elle perdit en vitesse et se retrouva coincée, titubante, et choquée de voir qu’Ellie pouvait respirer ces spores. Ellie lui demanda la localisation de Abby, mais face au silence de Nora. Elle la frappa à mort…

Ellie revint au Théâtre, le regard apeuré et en détresse par l’acte de barbarie qu’elle venait de commettre. Il fallait panser et nettoyer ses blessures, et Dina s’en chargea. Et dans une ultime parole, une larme vint couler le long de la joue d’Ellie. « Je ne veux pas te perdre. »

Jeudi 24 Juin 2021 – Véritrahison

C’était inévitable. Elle aurait fini par le savoir un jour… Nous voici deux ans plus tôt. Alors que Ellie avait fugué. Elle trouva dans un sac d’un membre des lucioles un dictaphone où elle entendit que le vaccin aurait pu être envisageable si le docteur compétent n’avait pas été tué par je cite « Le contrebandier ». Ellie attendit Joël, et celui ci prit au pied du mur, fut obligé d’avouer ses crimes. Ellie s’effondra. Le souffle court, une douleur dans le cœur, celle qu’inflige la haine, la tristesse, la rancœur, la trahison. En me mettant à la place de Joël je me dis que cette vérité est sûrement la plus dure à avouer et selon moi c’est depuis ce jour qu’il perdit Ellie de vue, que quelque chose entre eux se brisa. Mais elle était en vie n’était-ce pas le plus important ?

Ellie se réveilla seule. Dina n’était pas à ses côtés. Elle quitta sa loge à la recherche de ses amis et fut surprise de trouver Jesse au chevet de Dina. Elle semblait fébrile et en sueur. Je pense que la grossesse ne se passait pas bien, ou alors était elle malade ? Jesse avoua avoir passer la nuit à veiller sur elle, ce qui était adorable de sa part. Ellie avoua alors à Jesse que Dina était enceinte, et de mémoire ils étaient ensemble avec Dina avant que Joël ne se fasse tuer, était il le père ? Il voulut faire demi tour avec Ellie et Dina pour la ramener à Jackson mais la mission principale qui était de trouver Tommy était bien trop importante moralement. Alors ils choisirent tous les deux de partir selon les informations obtenues, en direction de l’aquarium, où se trouvait potentiellement Abby. Dina ferma la porte d’entrée du Théâtre derrière les deux jeunes adultes et ils parcoururent Seattle en direction de l’aquarium. À l’approche d’une bâtisse délabrée, les chemins des deux protagonistes se séparèrent. Ellie trop obstinée par le bateau appartenant au SCAR emprunta un chemin que Jesse préféra contourner. Ils s’apprêtaient à faire cavalier seuls visiblement. Ellie parvint à pénétrer l’aquarium après avoir failli se noyer en tombant du bateau lors de la tempête. Ce musée aquatique semblait habité, en témoignaient les réchauds les lampes allumés puis… Des voix, un homme et une femme, parlant d’Abby visiblement. Owen et une femme se tenaient face à Ellie et tout comme lors de sa rencontre avec Nora, elle pointa son arme vers les deux ennemis de Jackson et ils se figèrent. Elle demanda l’emplacement d’Abby, la femme hésitante et balbutiante face à l’arme pointée vers elle s’apprêta à montrer l’emplacement d’Abby sur la carte tenue par Ellie et Owen tenta de se jeter sur Ellie. Le coup parti tout seul. Le sang de Owen s’écoula de son thorax créant une mare sanguinolente autour de lui. Dans un élan de rage la femme tenta d’éliminer Ellie, mais celle ci lui planta un couteau dans la jugulaire. La vie quittait peu à peu le corps de la femme… Elle venait d’ôter la vie à une femme qui s’apprêtait, elle, à la donner. Ellie fut sous le choc. Elle venait d’ôter la vie à une future maman. Elle s’apprêtait à vomir d’angoisse quand une voix familière se fit entendre. Celle d’un homme. Tommy lui fit reprendre ses esprits, Jesse était arrivé lui aussi, et ensemble ils ramenèrent la femme terrassée par le dégoût et l’effroi d’avoir tuer une femme qui en elle vivait un enfant s’apprêtant à voir le jour dans un monde où le danger est présent partout…

Ellie se réveilla une nouvelle fois, mais cette fois ci aux côtés de Dina, qui dormait à poings fermés. Elle dormait d’un sommeil de plombs et la voir comme cela était apaisant et rassurant. Ellie se leva et alla rejoindre Jesse et Tommy qui débâtait sur le chemin à prendre pour rentrer. Néanmoins Ellie ne partageait pas ce débat. L’idée que Abby soit encore en vie après ce qu’elle avait fait lui arrachait les tripes. Alors elle avoua à Tommy qu’elle essaierait de se faire à l’idée qu’elles puissent vivre dans le même monde. Tommy s’absenta quelques instants et des bruits de lutte se firent entendre. Jesse et Ellie se précipitèrent vers l’entrée du Théâtre. Et alors que Jesse poussa la porte, il reçut une balle dans la tête. Il tomba au sol, mort sur le coup. Abby se tenait là. Face à Ellie, l’arme pointée vers Tommy qui était allonge au sol. La situation ne jouait pas en la faveur du groupe de Jackson. Ellie jeta son arme et implora Abby de laisser Tommy, et qu’elle s’excusait du mal que Joël avait pu faire à cause d’elle… Putain je m’excuse si fort auprès de Jesse qui aura été un amour du début à la fin…!

Seattle jour 4

Flashback, 4 ans en arrière nous incarnons une Abby moins costaud que celle que nous connaissons désormais. Elle cherche son père qui semble caché. Ma haine envers elle s’est atténué légèrement, peut être de 0.2% en la voyant si… Innocente. Elle trouva enfin son père avec qui elle a l’air d’avoir une relation très forte. Ils discutaient tous les deux notamment de Owen… L’homme que Ellie venait d’abattre dans le présent était l’amour d’Abby, elle va mourir, c’est sur. Quand on va retourner dans le présent, elle va mourir, je veux plus jouer au jeu au’s’couuuurs !!

Abby et son père Jerry traquait un animal dans la forêt. Ils tombèrent nez à nez avec leur cible. Une zèbre qui venait de mettre bas. Elle était coincée dans des barbelés qui coupaient sa chair. Avec l’aide de Abby puis de Owen qui a rejoint le père et la fille, ils permirent à l’animal de retrouver son petit. La venue d’Owen n’était pas un hasard, il voulait voir Jerry qui faisait office de docteur chez les lucioles à l’époque. Une fille qui se disait être immunisée était arrivée avec un homme. Elle pouvait être le remède à tous les maux que rongeaient ce monde, au prix de sa vie… Néanmoins vous connaissez l’histoire… Il n’en fut rien et Joël abattit le docteur en charge de la création du vaccin grâce au patrimoine génétique de Ellie qui lui aurait coûté la vie. La femme était détruite, sa vie avait été balayée à la vue du cadavre de son père gisant dans son propre sang. Enfoncer ce club de golf dans le crâne de l’assassin de son père eu un effet presque thérapeutique et libéra la jeune femme. Ayant été dans la même situation que Ellie c’est pour cela qu’elle la laissa envie… Je comprends mieux son désarroi, sa tristesse… Je lui en veux de moins en moins…

Seattle Jour… 1 ? Encore ?

Nous voici avec Abby, visiblement le jour ou Ellie et Dina sont rentrés dans la zone de quarantaine de Seattle. Elle dormait, lorsqu’un homme du nom de Manny la réveilla. C’était l’homme qui après la mort de Joël, cracha sur son cadavre. Un hispanique, en témoignait son langage mi français mi espagnol. Ils traversaient leur camp et après l’avoir bien observé, il aurait pu s’agir d’un endroit de paix pour les survivants de Jackson. Ils vivaient dans un immense stade de football de Seattle. Une salle de sport fermée avait remplacé les vestiaires, une salle de classe un peu plus bas étaient remplis d’enfants studieux devant une maîtresse aussi douce que pédagogue. La vie semblait paisible, les gens riaient l’ambiance était bonne. Ça ne faisait que confirmer mon impression vis à vis du WLF. Ils était normaux. Et je commençais à me dire que le seul ennemi commun était en fait les SCARS, ils parlaient de Séraphite, mais à quoi est ce que ça correspond ? Au nom des membres du groupe ? Pour le moment je n’en sais trop rien. Un réfectoire était improvisé dans l’allée circulaire au dessus des tribunes, en face des stands de hot dogs, d’alcools où désormais siégeaient un grand rayon boucherie, cuisine et autre. Manny vint voir Abby pour une mission à l’extérieur. Ils allaient devoir faire équipe avec une femme du nom de Mel une médecin du WLF qui était en fait, la femme enceinte tuée par Ellie lors du jour 5. Ça m’attrista un peu pour elle. Abby semblait réticente. Des tensions existaient entre les deux femmes. Et le déclic survint. C’était logique. L’enfant de Mel était de Owen, c’est pour ça qu’ils étaient ensemble à l’aquarium lorsque Ellie les tua, et Abby étant l’ex de Owen il y avait donc forcément des tensions… Un grand classique. Avant de partir en mission, Abby, Mel et Manny passèrent au chenil pour récupérer un chien de chasse pour l’expédition, quand je me dis que j’ai tué avec Ellie la plupart d’entre eux, j’avoue m’en vouloir… La pelouse du stade était recouverte de constructions, de stands et autres lieux servant essentiels à la survie de la communauté, les wolfs étaient très bien organisés, peut être mieux que ceux de Jackson… Je commençais à m’attacher à leur groupe… Je commence à être corrompu…

Ils quittèrent le stade à bord d’un véhicule, une jeep et furent attaquer par les SCARS. Ils étaient à dos de chevaux et leur habilité à l’arc était impressionnante. Le groupe des WOLFS fut contraint après un accident de voiture lors de la fuite de rentrer dans un magasin de bricolage, un genre de Ikéa, abandonné. Les infectés furent nombreux mais la force physique de Abby permit d’économiser nos munitions excepté contre un puant qui manqua de la tuer…

Ils parvinrent à sortir du grand magasin ensemble. Arrivé à une station service. Ils tombèrent dans une embuscade où des dizaines de Séraphite arrivèrent. Et alors que tout semblait perdu, deux véhicules alliés déboulèrent et vinrent en aide à Abby et ses amis. L’aide été inespérée si loin du camp. Mel avait été blessé lors de l’assaut, une blessure assez profonde dans le dos, qui ne lui aurait pas coûté la vie mais qui, pour une femme enceinte était une blessure dont elle n’aurait jamais dû voir la couleur. Elle ne devait plus faire partie de ces expéditions, c’était trop dangereux. Ils arrivèrent aux fortifications du camp et y pénétrèrent. La quantité de soldat était impressionnante. Vouloir s’attaquer à un groupe comme celui ci était du suicide. Ellie n’aurait pas pu venir à bout de cette armée. Pas même l’intégralité des habitants de Jackson. Pour ce qui est des SCARS… J’espère qu’il s’agit d’un groupe isolé. Abby était saluée par tout le monde. On sentait du respect et beaucoup de sympathie de la part des soldats. C’était une femme aimée et à l’écoute des interrogations de certains. Une femme bien. Malgré.. Joël… Un homme du nom de Isaac convoqua Manny et Abby. Ils passèrent par la « morgue » du camp et apprirent le décès de l’un des leurs, Danny. Je ne sais pas si c’est une victime de Ellie ou Tommy. Quoi qu’il en soit il a reçu une balle dans le ventre et mourut devant les portes du camp. Et lors de l’arrivé du duo dans le bureau de Isaac, ils apprirent qu’avec lui, se trouvait Owen. Le compagnon de Mel et ex d’Abby. La forte femme demanda de partir a sa recherche, mais Isaac lui interdit et décida d’attendre son retour pour tirer tout cela au clair.. Mais Abby indiqua à Manny qu’elle partirait en direction de l’aquarium pour le retrouver car il serait selon elle là bas…

Samedi 26 juin 2021 – L’amour aquatique (pire nom de chapitre.)

Nous voici alors quelques années plus tôt. Abby était à bord d’une nacelle de grande roue, terrorisée par la hauteur. Owen s’amusait de la situation et la faisait se balancer rendant Abby fou de rage. La roué était suspendue au dessus de l’eau, aussi, Owen simula alors une chute qu’Abby pensa mortelle. Elle prit son courage à deux mains et sauta dans l’eau salée. Elle fut rassurée et énervée de voir qu’Owen s’était joué d’elle. Il la taquinait énormément. Cela ressemblait grandement a un jeu de séduction. L’homme emmena la femme sous l’eau par un chemin aquatique et pénétra dans l’aquarium sur lequel donnait la grande roue. Le même qui, dans lequel se passera beaucoup de choses sombres et morbides. L’aquarium était abandonné depuis des années. Néanmoins auparavant une famille semblait y avoir élu domicile. En témoigne des dessins d’enfants sur les murs et des écrits relatant les conditions de vies des anciens habitants de l’aquarium et je ne parle pas des poissons. Une phoque tacheté passa devant une vitrine donnant sur l’océan offrant un spectacle aux deux adultes, pour le moins inattendu. Ils s’embrassèrent mais Abby fut réticente, vexant un peu Owen. Ils discutèrent et l’homme comprit qu’il plaisait à Abby, mais que celle ci n’allait pas bien. Elle dit alors que la présence de Joël dans le monde des vivants lui rongeait les entrailles. Elle le voulait mort. Mais Owen refusa de se lancer dans une chasse à l’homme avec elle…

Manny avait accompagné Abby contre les ordres d’Isaac. L’aquarium n’était pas loin mais le chemin était truffé de Séraphite. Ça n’allait pas être simple mais Abby savait que si Owen était vivant il irait là où il se sentait bien et où elle saurait où le trouver, et c’était là bas. Je reconnais avoir pris du plaisir à me servir de la force physique de Abby pour tuer les membres du SCAR, un peu plus d’une vingtaine d’ennemis perdirent la vie. Mais ça ne fut pas suffisant. La jeune femme fut capturée et fut assommé à coup de marteau, Owen n’était pas venu comme je l’avais espéré. Elle perdit alors connaissance.

Dimanche 27 juin 2021 – Surprise !

Flashback 4 mois plus tôt, Owen emmena Abby à l’aquarium. Il avait décoré la salle principale avec des guirlandes éclairées par des bougies, l’endroit était extrêmement romantique très chaleureux et au visage de la jeune femme, cela faisait son effet. Néanmoins ce petit nid d’amour n’était pas pour elle. Mel était l’élu du cœur de Owen. Et Abby semblait plutôt envieuse. Je pense que la relation avec cet homme est encore dans la tête d’Abby, elle ne l’a pas oublié… Abby informa Owen que la semaine prochaine ils partaient direction Jackson. L’intégralité du groupe des WOLFs était prêt pour, Joël devait payer pour ses crimes. Owen ne partageait pas l’enthousiasme et la hargne de son ami, aussi, il fut surpris d’apprendre que sa compagne enceinte était du voyage…

Retour dans le présent. Abby est traînée par deux Séraphistes. C’était en forêt et il faisait nuit. L’un des deux fanatiques passa la corde au cou de Abby et tira d’un coup faisant s’élever la femme au dessus du sol. La vie la quittait à petit feu avant qu’un seau ne soit mis sous ses pieds. Elle les y posa et l’oxygène remplit ses poumons. 3 membres du SCAR se tenaient aux côtés de Abby. Deux encapuchonnés et une femme face à elle qui appuya son couteau sur l’abdomen de la protagoniste (protagoniste ? C’est moi qui ait écrit ça ?). Soudain, une intrus fut capturée. Détournant l’attention de l’antagoniste féminin. Elle ordonna qu’on « brise les ailes » de la dernière arrivé sur place. Le bras gauche de la prisonnière se brisa sous les coups de marteau, et alors qu’un Séraphite s’apprêtait à lui briser le second. Une flèche vint se loger dans son crâne, le second fut également tué. La femme au couteau cherchant sa proie dans la pénombre autour d’elle. Elle oublia Abby, et celle ci étrangla son opposante à l’aide de ses jambes avant que la femme blessée se lève pour planter son marteau dans la tête du dernier membre Séraphite envie. Elle tomba raide. Le seau se déroba sous les pieds de Abby, la vie la quittait une nouvelle fois, une amie de la femme blessée, à l’origine du sauvetage se dévoila et aida Abby en la libérant. Malheureusement, le bruit fait lors de cet affrontement ameuta les infectés alentours. S’enchaîna alors une course poursuite dans la forêt, où la seule source de lumière était une fébrile torche qui vacillait sous les trompes d’eau s’écrasant sur les 3 femmes encore en vie.

La fuite était un supplice pour la femme blessée au bras. Grâce à la force physique de Abby qui la porta, les fuyardes purent se mettre à l’abri dans un bâtiment à l’abri des ennemis et de la pluie. Elles restèrent quelques minutes à se préserver de l’obscurité nocturne ainsi que des trombes d’eau qui s’écrasaient dans un vacarme assourdissant. Abby ne perdait pas son objectif des yeux, Owen. Elle décida alors de les laisser, leur conseillant de quitter les lieux avant le lever du jour. Les deux femmes approuvèrent malgré la méfiance évidente dont faisait preuve la moins blessé des deux. Celle ci claqua la porte derrière Abby qui reprit sa route et arriva dans l’aquarium qui se trouvait par chance juste à côté d’elle. Elle y trouva le sac d’Owen, il n’était pas loin, puis le découvrit dans un petit bateau de plaisance amarré depuis des années dans l’aquarium. Il était là. Assis par terre. Le regard dans le vide. Il expliqua la raison de son exile. Il y eut une dispute entre lui et Danny au sujet de la mise à mort d’un SCAR. L’homme était âgé et acceptait son sort. Owen prit pitié et Danny l’engueula. Ils en vinrent aux mains et un coup de feu partit tout seul. Il se logea dans le corps de Danny, signant son arrêt de mort peu après s’être trainé jusqu’au devant de la base des WOLF. Abby voulait plaider la cause d’Owen mais il ne voulut pas. Il en avait marre et ne voulait plus se battre. Il avait pour objectif de remettre le bateau en marche après de multiples réparations et prendre le large direction Santa Barbara où des Lucioles se seraient retrouvés. Abby perdit son sang froid et se disputa avec l’homme vraisemblablement alcoolisé. Et alors qu’ils s’apprêtaient à se cogner fort dessus. Ils s’embrassèrent fougueusement et couchèrent passionnément ensemble…

Seattle Jour 2

Abby était dehors, Owen dormait encore quand elle avait quitté le lit dans lequel ils s’étaient assoupis après avoir couché ensemble. Elle tenta de retourner dans le bâtiment où les deux femmes étaient resté la veille au soir après la fuite. Et elle fut attristée de voir que le bras d’une des deux jeunes femmes était en piteux état. Elle partirent tous les 3 direction l’aquarium pour voir Owen et trouver du matériel médical pour venir en aide à la rescapée, à l’ancienne des SCAR. Mel était arrivé dans la matinée pendant l’absence d’Abby, et heureusement qu’elle ne s’était pas pointé quelques heures avant.. La médecin indiqua alors que le bras était inutilisable, qu’il allait falloir amputer. Néanmoins ils manquaient de matériel et il allait falloir prendre le chemin de l’hôpital prendre le nécessaire pour l’opération. L’amie de la blessée proposa d’accompagner Abby en passant par des passerelles de Séraphite pour gagner du temps, peut être arriveraient elles à temps pour la soigner avant que la gangrène ne se propage de trop. Owen voulut parler à Abby mais la jeune femme semblait contrariée de l’arrivée de Mel. L’homme fit comprendre à Abby que cette nuit là avait eu un fort impact sur lui, Abby lui répondit l’inverse, probablement sous le coup de la frustration.. Les femmes se mirent en route…

Lundi 28 juin 2021 – Je dois des excuses.

Alors oui, vous l’avez bien vu, je m’excuse sincèrement auprès de Lev que je croyais être une femme et qui est en fait le petit frère de la femme blessé au bras qu’il faudra amputer. J’ai l’impression d’avoir eu une révélation alors qu’en fait si j’avais été un peu plus concentré j’aurais compris que c’était un petit garçon bien avant ahah. Le voyage en direction de l’hôpital était sûrement le plus dur qu’Abby n’ait jamais fait. La jeune femme et le jeune garçon durent monter au sommet d’une grue dans un brouillard, mettant le vertige de la femme à rude épreuve. Lev lui s’en sortait parfaitement bien et fut un allié de taille face à ses anciens compères. Le périple des deux personnages fut touchant dans le sens où c’est une relation particulière qui naissait entre deux personnages qui autrefois se haïssaient. Lev ancien SCAR et Abby la WOLF. Malgré leurs différences et les cultures totalement opposées le courant passait bien. Abby éprouvait une certaine tendresse pour Lev qui ressemblait assez à un petit frère pour elle. Il était insouciant et son éducation qui avait dû commencer après le cataclysme le rendait assez crédule face à toutes ces choses de l’ancien monde, ainsi qu’aux phrases et expressions qu’Abby pouvait dire. Cela rendait les discussions amusantes et attendrissante et c’est à ce moment là que j’ai perdu l’envie de tuer Abby. Je m’étais définitivement attaché à elle. Encore plus quand elle se démena dans un immeuble rempli d’infectés pour trouver un masque pour Lev pour le protéger des spores. Elle est si bienveillante…

Jeudi 01 juillet 2021 – Une abomination

L’immeuble semblait sans fin. La descente en était presque vertigineuse. Les murs de l’immeuble semblaient être fais de végétaux tant les champignons ornaient les parois verticales. Les ennemis dissimulés dans ces champignons muraux constituaient une vraie menace pour notre duo. La sortie fut presque un fantasme tant ce qu’il pouvait y avoir dans cette tour semblait être une annexe de l’enfer. Mais après tant d’efforts, elle était là. Face à l’hôpital tant convoité…

Lev se cacha en attendant Abby qui rentra dans l’hôpital en se faisant accueillir par ses alliés WOLF. Elle prétendit être en mission pour Isaac pour ne pas éveiller de soupçons et demanda où trouver du matériel médical. Néanmoins son mensonge fut révélé et la jeune femme fut capturée. Dona vint alors la libérer en lui indiquant où trouver ce dont elle avait besoin. Abby lui mentit en lui disant que c’était pour Owen et qu’il avait besoin d’aide… Elle serait fichue si elle savait que c’était pour une Seraphite… Elle pénétra l’hôpital aux étages inférieurs encore inexplorés. Et à ce moment j’ai eu un déclic. C’est ce jour là que Doña perdit la vie à cause d’Ellie. JE SUIS SUR QUE SA MORT VA ÊTRE MISE SUR LE DOS DE ABBY. (Même si lors de la poursuite d’autres membres des Wolf ont vu Ellie ils se diront que peut être elle est de mèche avec elle… Je ne sais pas.. Quoi qu’il en soit ! Elle descendit aux urgences, en Traumatologie et les ressources furent pauvre… Elle parvint à trouver son bonheur dans une ambulance lorsque le sol se mit à trembler. Un infecté immense dans lequel se mélangeaient d’autres infectés tenta de tuer Abby. Le monstre était rapide, imposant, puissant, et infectieux… Une arme de contamination massive… Le combat fut laborieux mais Abby parvînt à en venir à bout. Elle sortit de l’hôpital et fut soulagée de trouver Lev. Le jeune garçon ne s’était pas fait repérer. J’ai une grosse pensée pour Nora qui devait peut être être morte à ce moment là..

Ils revinrent à l’aquarium. Mel fit des merveilles et sauva la jeune femme de la mort grâce à son amputation. Je suis désolé je ne me souviens jamais de son nom.

Seattle jour 3

En pleine convalescence, Abby entendit la jeune femme et son frère se disputer sur ce qu’ils devaient faire maintenant qu’ils n’étaient plus du SCAR. La dispute réveilla la protagoniste et alors qu’elle se dirigeait vers les deux anciens Seraphite, Mel apparut. Elle cherchait Owen et annonça à Abby qu’elle comptait partir à Santa Barbara avec lui et peut être les deux renégats si ils acceptaient de suivre. La décision surprit Abby lorsque Mel déclara qu’elle ne voulait plus la voir, et qu’elle ne croyait pas à son jeu d’acteur et de sauveuse d’enfants. Les mots blessèrent Abby profondément au point de la faire pleurer. La convalescente arriva alors et demanda si elle pouvait l’aider à trouver Lev qui semblait être parti. Elles cherchèrent à deux le jeune garçon et tombèrent nez à truffe avec Alice. La chienne qu’Owen et Mel avaient avec eux. L’ex Seraphite semblait troublée et apeurée, mais lorsque Abby la guida pour jouer avec le canidé elle se décoinça et trouva l’activité amusante. La scène était touchante et me dit prendre conscience que la vie de SCAR devait être dure moralement à tel point que vivre de la sorte devait priver un humain de son humanité, ils devenaient des machines à tuer… La recherche se poursuivit dans tout l’aquarium. Abby eut l’idée chercher un cadeau pour Lev, et YARA OUI JE ME SOUVIENS ENFIN DE SON NOM, trouva l’idée très bonne. Owen vint à leur rencontre et demanda à parler à Abby. Il tenta de la convaincre de le suivre à Santa Barbara. Elle était perdue. L’homme partageait la vie de Mel mais semblait en aimer une autre. « On trouvera une solution » « Être ensemble » c’était une situation déroutante pour la protagoniste. Yara appela Lev. Il partait avec le bateau ramenait auparavant. Seul et retournait vers les Seraphite. ET C EST LA QUE JE ME SUIS RENDU COMPTE QUE SA MÈRE N ÉTAIT AUTRE QUE LA PROPHÉTESSE. L’ANGOISSE ! J AI L’IMPRESSION D’ÊTRE PASSÉ À CÔTÉ D’UN TRUC GIGA IMPORTANT !! Et alors que Yara et Abby voulurent partir le chercher Owen voulu se joindre à Elles mais Mel et Abby s’y opposèrent. Mel par jalousie, Abby par sécurité. Et c’est alors qu’elles prirent la route, laissant le couple derrière elles. Sans savoir que le lendemain, ils allaient mourir…

Yara fut rapidement obligée de laisser Abby gérer la situation seule… Arrivée à la marina pour récupérer un bateau. Une échelle allait empêcher la femme de suivre notre protagoniste. Elle poursuivit son voyage seule. Soudain un tir lointain se fut entendre, puis un plus proche. Et alors qu’elle s’apprêtait à recevoir une balle. Manny la plaqua au sol pour lui sauver la vie. J’avoue avoir été surpris de le voir ici. Un sniper venait de décimer son équipe il ne restait plus que lui. Il était assez loin, mais si ils n’en venaient pas à bout ils étaient mort. Ils tentèrent de zigzaguer entre les épaves de voitures. Et arrivèrent dans un parking qui fut vite rempli d’infectes à cause du sniper qui attiraient les infectés en tirant dans notre direction. Ils se rapprochaient dangereusement du tireur. L’homme informa qu’Isaac avait lancé une attaque contre les SCAR, le chaos allait se pointer plus vite que je ne le pensais. Et ce que je craignais fortement arriva… Manny qui tenta d’ouvrir une porte reçue une balle dans la tête… Sa mort fut aussi violente que celle de Jesse. Inattendue et brutale… Abby rattrapa l’assassin de son ami. Je suis quasiment sûr que c’était tommy. Ils se bâtèrent au bord d’un ponton et alors qu’Abby perdait l’avantage, Yara arriva et blessa l’homme sosie de Tommy, il chuta dans l’eau…

Yara et Abby naviguaient en direction du site des SCAR, la vie de Lev était en jeu. La tempête faisait rage. Cela allait favoriser la furtivité des deux femmes. Aucun infecté à l’horizon, seulement un immense village au bord de la côte, une cité qui me fit prendre conscience, que la guerre qui se profilait allait être dévastatrice. Les WOLF avait l’avantage sur les SCAR grâce à l’effet de surprise. Yara ne semblait pas insensible aux cadavres de ses anciens coéquipiers qui se vidaient à même le sol. Je craignais de trouver Lev mort sur le sol au même titre que ces Seraphite. Le chemin direction la maison de Yara et Lev où se trouvaient la Seraphite prophétesse fut en vue, et lorsque Yara ouvrit la porte, elle fut stupéfaite de voir sa mère morte. Le crâne en sang. Lev était dans un coin de l’habitation recroquevillé sur lui même. Sa mère avait tenté de le tuer, il n’a fait que se défendre en la repoussant mais la malheureuse en retombant s’est brisé la nuque sur le coin d’une table. Choqué était l’enfant mais il fallait partir, les collègues d’Abby et de Yara et n’étaient pas loin, il fallait se faire discret. Ils décidèrent malgré la réticence d’Abby d’aller en direction du village principal pour chipper un bateau.

Vendredi 02 juillet 2021 – Le point de non-retour.

Je viens de faire pause sur le jeu parce que je veux écrire mes réactions à chaud. Je ne voulais pas qu’elle meure. Pas Yara. Ça été un ange du début à la fin. Et elle fut poignardée par un membre des WOLF. Gisant dans son sang, lorsque des renforts WOLF arrivèrent, Abby se mit devant Lev pour éviter qu’il soit tué. Isaac arriva. Serein et déterminé, il enjamba Yara qui agonisait et demanda à Abby ce qu’elle faisait. Il demanda à la femme de se pousser pour tuer « le SCAR » son jeune âge lui était égal. Devant le refus de la « traître » il pointa son arme vers elle. Et alors qu’il s’apprêtait à tirer, Yara dans un dernier souffle tira sur Isaac le blessant je l’espère mortellement, avant que la pauvre femme ne soit criblée de balles… Profitant de cette diversion Abby et Lev prirent la fuite et se barricadèrent dans un bâtiment. Et j’ai fait pause à ce moment là. Je suis dégoûté, j’ai même pas envie de continuer. Je m’étais teeeeeeellement attaché à cette petite femme…

La fuite en direction des pontons pour récupérer un bateau était un crève-cœur. Voir cette guerre faire rage, tous ces cadavres. WOLF et SCAR… L’unique point commun que partageaient ces hommes et femmes étaient qu’Abby était une cible à abattre. Chris, Alice, quels autres prénoms retentirent de la bouche des opposants lorsque Abby leur ôtait la vie. Le ponton était en vue, lorsqu’un Seraphite me coupa la route et failli tuer Lev. Un combat au corps à corps commença et l’adversaire était doté d’une force redoutable. Un coup de serpe lui déchira la joue, lui offrant une bouche bien trop grande, un visage cauchemardesque… Après en être venu à bout, ils parvinrent Abby et Lev, à prendre une barque et revinrent à l’aquarium… (Moment que je redoute réellement…)

La chienne gisait dans son sang à l’arrivée d’Abby et de Lev. Ils se précipitèrent dans la pièce principale et trouvèrent Mel et Owen. Morts. La vision cauchemardesque hantera Abby à jamais. Malgré les mots de Mel, elle restait son Amie et Owen, sans se l’admettre était son amour… Elle hurla, vomit et pleura de désespoir. La haine et la tristesse lui entaillait les tripes. Son cœur, sa vie étaient anéantis. Elle n’avait plus personne. Si. Une dernière chose lui faisait encore battre le cœur, la haine. Une haine pure, une envie de vengeance encore plus grande que celle qui animait Abby lors de la confrontation avec Joël. Lev, apporta à Abby une carte, qui était celle qu’Ellie avait sur elle pour répertorier chaque lui et notamment le théâtre… Abby et Lev se regardèrent.

Abby se trouvait devant le théâtre avec Lev, j’ai fait pause à ce moment là. Je vous avoue avoir très peur. Je suis heureux de voir que Lev est toujours envie, mais j’ai pas envie de retrouver Ellie. Je me suis fait à Abby, et je n’ai pas envie de voir cette confrontation, mais je n’ai pas le choix. Je vous dit à tout à l’heure !

Terrible de revoir la scène de la mort de Jesse… Juste avant à la radio, on apprenait la mort d’Isaac. Ce qui me fit plaisir. Tommy était au sol, Jesse aussi, la vie en moins. Ellie était à la merci de Abby, mais Tommy tenta de jouer les héros et se jeta sur Abby. Lev lui décocha une flèche dans le genou qui le fit tomber et Abby lui tira une balle dans la tête. Il y a quelques semaines sa mort m’aurait attristé mais étant le tueur de Manny, cela me choqua simplement. Ellie s’enfuit dans le théâtre et commença un combat entre Abby et Ellie. Un combat inédit entre les deux protagonistes des deux opus de The Last Of Us. un combat où la furtivité était obligatoire pour Abby elle qui ne disposait plus d’armes. Malgré les pièges posés par Ellie, Abby parvint à soumettre Ellie en lui brisant le bras… Et la gueule. Elle s’apprêtait à la tuer quand Dina arriva et coupa à plusieurs reprises à l’aide d’un couteau Abby. Lev lui décocha une flèche qui est selon moi non mortelle. Dîna perdit connaissance. La jeune femme gisait au sol, et Abby s’apprêtait à l’égorger quand Ellie la supplia de ne pas le faire puisqu’elle était enceinte. Ce qui ne incita encore plus Abby à lui ôter la vie. Lev lui demanda de ne pas le faire. De garder de le contrôle. Elle laissa Dîna en vie et dit à Ellie. « je ne veux plus jamais te revoir » Ils laissèrent les deux femmes blessées au sol, choquées, leurs corps endolorît…

Je dirais un an plus tard, au vu de ce que je voyais à l’écran. Ellie se trouvait dans une grande maison au bord d’une ferme. Dina à l’intérieur et le petit garçon né. Ses initiales J.J. Joël – Jesse ? La vie semble très paisible, voir ces femmes dans un mood aussi… Sain comparativement à celui dans lequel elles étaient il y a quelques minutes, me fit un bien fou. Un peu de douceur. Ellie était magnifique. Les cheveux courts comme ça, et le bonheur sur son visage. C’était réconfortant, même si Abby me manquait, je l’avoue. Je ne dirais pas que ce bien être cachait forcément du malheur mais je le pense fortement. Et des flash post traumatiques continuaient de hanter Ellie. Elle était traumatisée. À vie. Quelques jours plus tard, la petite famille eut de la visite. Et vous n’imaginez pas la stupéfaction que j’ai eu lorsque je vis Tommy dans la maison, il avait survécu, je ne sais pas comment, il me semblait qu’il avait reçu une balle dans la tête non ? Sa venue était liée au fait qu’il avait apprit où se trouver Abby et Lev, sur un voilier, à quelques jours de marche, sûrement celui de Owen et Mel… Quelle tristesse. Ellie semblait choquée de cette découverte et réticente à l’idée de la revoir. Ce qui énerva Tommy et la réprimanda avant de partir… pauvre Ellie.

Flashback. Le jeu reprends sur Ellie lors de le soirée de la veille du décès de Joël. Jesse était encore vivant et le jeu de séduction entre Dîna et Ellie n’était pas au goût de tous, notamment Seth, qui insulta Dîna de « Gouïne » ce fils de pute là. Joël s’en mêla en séparant Ellie et l’autre connard. Ellie disputa Joël en lui disant qu’elle n’avait pas besoin de lui, et l’homme reparti. Vexé..

Ellie se leva dans la nuit, dans la maison aux côtés de Dina et de … J.J.. L’idée de Tommy qui était de se venger de Abby lui trottait dans la tête, et ce qui semblait évident se profila. Elle s’habilla et prépara son sac de voyage en y mettant provisions et armes… Pas ça Ellie… Abby a été suffisamment bonne en te laissant en vie toi et Dîna, ne gâche pas tout… Dîna fit irruption dans la cuisine. Elle comprit alors que Ellie voulait partir en direction de Santa Barbara. Elle tenta de l’en dissuader mais c’était peine perdue. Elle dit alors à Ellie qu’elle ne voudrait plus revivre ça. Comme un ultimatum, mais la femme avait déjà prise sa décision et quitta la maison…

Abby et Lev fouillaient des maisons dans une des avenues de Santa Barbara. Ils avaient eu un renseignement disant qu’une ancienne base de Luciole se trouvait dans une maison, ils la trouvèrent sans rien trouver dedans au premier abord, mais grâce au 6e sens de Lev ils la débusquent au sous sol. Elle était abandonnée, une radio était installée et marchait à l’énergie solaire. Abby tenta de communiquer avec les différentes fréquences inscrites et l’une d’entre elle répondît. Un homme. Qui interrogea Abby, Owen avait raison, Les Lucioles existaient toujours, elle semblait émue. L’homme lui indiqua qu’une base se trouvait à… Santa Catherina je crois ? Je me souviens plus. Elle avait les armes aux yeux, et le duo prit la route.

En sortant de la maison, Abby reçu un coup de batte de baseball au visage. Elle tomba au sol et Lev fut cueilli par un homme musclé et un peu ventripotent. La jeune femme fut capturée par des hommes que l’on ne connaît pas encore…

Ellie arriva quelques semaines plus tard au niveau du bateau d’Abby. Elle découvrit l’itinéraire qu’avait emprunté le duo et se mit en route en suivant le même. En arrivant dans l’une des allées de Santa Barbara, Ellie tomba dans un piège à lapin pour homme et fut suspendue la tête en bas. En se balançant la jeune femme est venue s’empaler contre un morceau de bois pointu, blessant la jeune femme au flanc. La douleur et le sang lui montant à la tête elle perdit alors connaissance aux côtés d’un infecté lui aussi suspendu qui semblait mort… Quelques heures plus tard, un duo d’hommes vint à la rencontre d’Ellie. La jeune femme semblait affaiblie et agonisait. Un des deux hommes la fit tomber et allait la ramasser quand elle se moqua de l’un d’entre eux. Blessé dans son orgueil il prit la jeune fille et voulu la rapprocher de l’infecté pour l’effrayer, mais pris à son propre jeu, le claqueur se réveilla et Ellie bouscula l’homme qui se fit mordre à la jugulaire. Elle en profita pour tirer sur le second le blessant à la jambe avec l’arme de son partenaire. Le mordu était mort, le second blessé. Ellie était mordue, mais qu’importe vu son immunité… Elle questionna le second homme sur où se trouvait Abby, et l’homme lui indiqua le chemin de sa base où elle s’y trouvait. Après quoi, Ellie l’abattue. Le groupe d’antagonistes répondaient au nom de « Crotales » et semblait assez impitoyables. Lors du trajet avec Ellie. Un homme tenta de fuir le groupe et fut abattu par ceux que je soupçonnais être ses anciens camarades…

Ellie poursuivit son chemin et arriva enfin dans la base des Crotales. Les ennemis furent nombreux et Ellie malgré sa blessure et grâce à mon skill majeur, tua un grand nombre d’entre eux. Elle parvint aux geôles de leurs bases et libéra les prisonniers. Abby n’en faisait pas partie. L’un des hommes captifs dit à Ellie qu’elle devait se trouver sur plage sur les colonnes et qu’elle était probablement morte…

Ellie s’y précipita et découvrit Abby, en vie, les cheveux courts ça lui allait super bien d’ailleurs. Attaché à un poteau. Abby la supplia de la libérer. Ellie libéra la corde qui l’entravait à un poteau et la captive alla libérer Lev se trouvant à quelques mètres inconscient. Les prisonniers mettaient à feu et à sang tout ce que les Crotales avaient créé. La base s’embrasa en un rien de temps sous les hurlements des membres du groupe ennemis. Bien fait pour leurs gueules. Abby indiqua à Ellie que se trouvaient non loin, des bateaux. Les 3 personnages étaient mal en point. Lev inconscient, Abby déshydratée, affamée et cramée par le soleil, Ellie blessée à l’abdomen, si affrontement il y avait, ça ne finirait pas aussi « bien » que le premier. Je suis surpris de la réaction d’Ellie. Elle ne semble pas vouloir la tuer. Elle semble juste… Choquée.

Abby se dirigeait au bord de la plage, Lev dans les bras, inconscient. Elle le mit dans une barque, et alors qu’Abby s’apprêtait à partir, Ellie l’en empêcha et lui dit qu’elle ne pouvait pas la laisser ainsi. Abby refusa et lui dit qu’elle ne voulait pas se battre. La tristesse et l’épuisement se lisait sur le visage de la femme. Elle avait maigri et ne supportait plus cette guerre. Abby, responsable de la mort de Joël, et Jesse. Ellie, responsable de la mort de Mel, d’Owen, Leah, et Nora. Malgré cela, elle ne voulait pas sa mort. Elle voulait vivre, avec Lev qu’elle élevait et considérait comme son fils. Trop de sang avait coulé. Néanmoins, pas pour Ellie. Un ultime affrontement devait avoir lieu. Ellie avait vu son père de substitution mourir sous les coups de cette guerrière. En revanche, Abby avait constaté la mort de son groupe après le passage d’Ellie, Tommy et Joël. Elle était seule. Abattue. La seule chose qui la raccrochait à la vie était Lev. Et cela, Ellie l’avait bien compris et elle menaça de s’en prendre à son point faible. Un regain de vie s’empara d’Abby et un combat mortel s’engagea entre les deux femmes. Ellie armée d’un couteau pallia à la force brute d’Abby. Les coups d’Abby étaient ravageurs, et la pointe du couteau d’Ellie faisait mouche. Dans cette lutte bestiale, Abby arracha deux phalanges à Ellie avec une morsure qui fit hurler la jeune femme. L’eau de mer virait au pourpre. Qui plus est, lorsque le corps blessé d’Abby tomba dans l’eau salé, Ellie en profita pour monter sur elle et l’étrangla. Du plus fort qu’elle le pouvait. La vie quittait le corps de la WOLF, ou plutôt de l’ancienne WOLF. Son corps saignait, celui d’Ellie aussi. Elle relâcha prise. Ellie enleva ses mains autour d’Abby. Prise de remords, malgré cette obsession constante de vouloir tuer celle qui avait ôté la vie de Joël. Elle dit à Abby de partir. Les larmes sur la joue de la « fille de Joël » se mêlaient au sel de la mer et à l’eau clair de la pluie. Elle était assise dans l’eau. Le sang s’écoulant de ses doigts arrachés. Les deux femmes étaient vides. Abby dans son bateau prenait le large en regardant son adversaire en pleurs. Anéantie psychologiquement parlant . Elle s’était faite à cette fatalité. Joël était mort. Mais au détriment de combien de cadavres sur sa route ? Combien d’hommes et femmes avaient été tué par lui ? Abby avait payé le prix fort. Elle était désormais seule. Un ancien Seraphite à ses côtés. Ses amis étaient morts. Son groupe la prenait pour une traitre. Sa seule famille n’existait plus. Ellie s’était vengée et malgré cela Abby avait daigné lui épargner la vie. Et ce jour là, Ellie lui avait rendue la pareille, elle l’avait épargné.

On retrouve Ellie, quelques jours plus tard sans aucun doute. Elle est face à la maison qu’elle avait laissé quelques temps auparavant. La maison où ses seules raisons de vivre se trouvaient être. Elle franchit le pas de la porte et constata que le domicile était vide. Seule une pièce restait remplie d’effets. La sienne. Sa bulle à elle. Son espace solitaire où étaient entassés tant de souvenirs. Sa guitare, ses posters. Un court résumé d’une si longue vie dans un endroit si restreint. Ellie, vide de l’intérieur rentra dans cette pièce pleine. La jeune femme saisit sa guitare dont elle avait tant caressé les cordes au cours de sa vie. La musique résonna dans sa bulle et lorsque la dernière corde eu terminé de vibre, elle déposa l’instrument, sorti de la maison, et quitta le domicile où tant de bonheur avait vu le jour. Désormais seuls restaient des fantômes du passé… Des souvenirs qui ne diront rien à personne, des posters rappelant une époque lointaine, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre ou encore une guitare, dont les cordes vibreront peut être un jour, pour un aventurier qui passera par là… Abby commencait sa nouvelle vie avec cette nouvelle famille que représentait Lev, tandis qu’Ellie la commençait sans cette famille qu’elle avait construite ces dernières années. Qui était sorti vainqueur au final de cette aventure..?

Fin du jeu, débriefing.

Aujourd’hui nous sommes le 14 aout 2021, presque un mois et demi est passé depuis que j’ai fini le jeu. Entre le 02 juillet et ce jour, le platine du jeu est tombé. J’ai pris trois jours de mémoire à me refaire le jeu en entier et à me focaliser sur le comportement d’Abby au moment où elle rencontre Joël, sa réaction au moment où elle tombe nez à nez avec l’assassin de son père. Revoir la réaction d’Ellie en sachant ce qui allait se passer après m’a fait prendre la chose différemment. J’avais moins d’empathie pour la jeune fille. J’ai toujours cette même tristesse pour Joël, mais… Je n’ai plus cette pitié pour elle. J’ai eu l’occasion de beaucoup réfléchir à ce que j’ai pu voir dans ce jeu, et en y ajoutant mes souvenirs du premier opus, je ne parviens pas à ne pas aimer Joël. Pour en avoir discuter avec certains amis dont vous faites peut être parti, je trouve que les réactions de Joël, vu ce qu’il a traversé, vu l’amour qu’il porte à Ellie, vu la dangerosité de ce monde dans lequel ils vivent sont à mon sens justifiables. Dans beaucoup de jeu, le héros tue sans relâche ennemis sur ennemis pour secourir un membre proche, un ami, un amour, un membre de sa famille, et Joël pour moi ne fait pas exception. Alors oui, j’ai conscience que ce sont des humains, oui il a ôté la vie de pères de familles, de mères, d’enfants que sais-je. Mais malgré cela, je ne parviens pas à le voir comme un antagoniste et me dire « Voilà, tu as eu ce que tu méritais. » Il a agi dans le but de sauver sa fille de substitution, celle en qui il a transvasé sa défunte fille. Pour moi c’était un homme à la recherche de cet amour qu’il aurait tant voulu avoir avec Sarah et même si Ellie semblait avoir un caractère bien différent, il a tout fait pour l’avoir auprès d’elle, au prix d’innombrables vies. Peut être que le fait que ça ne soit qu’un simple jeu vidéo me fait perdre la notion de la chose et que dans l’hypothèse où cela se serait produit dans la vie réelle, peut être que ma réaction aurait été tout autre et que je l’aurais considéré comme un homme de la pire espèce. Pour le bien de l’humanité j’espère ne pas avoir à le découvrir.

J’aimerais que maintenant nous parlions d’Ellie. Je ne sait plus trop sur quel pied danser avec elle. Je l’ai toujours trouvée un peu dure avec son père de substitution et je reconnais que certaines fois où elle laissait Joël sur le carreau, ça me fendait le cœur. Je percevais un véritable amour de la part de la jeune fille pour son père, mais sans qu’elle n’ait pu réellement lui dire. Et j’aime à croire que, au delà de la mort de Joël, la rage qui animait Ellie était due au fait qu’elle n’ait pas pu lui dire à quel point il était important pour elle et que le moment où elle a laissé Abby partir, c’était le moment où elle s’est rendue compte que tuer cette femme ne lui rendrait pas le temps qu’elle a perdu et qu’elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle à ce niveau là…

Pour ce qui est du Platine, la chasse aux collectibles m’a énormément plu. Découvrir chacune des cartes à collectionner ainsi que les pièces a été un réel plaisir, tout comme pour chacune des entrées du Journal d’Ellie. Cela m’a permis d’en apprendre plus sur elle. L’upgrade des armes a été à sens le plus rébarbatif. Gros coup de coeur pour les clins d’oeil fait à Uncharted et Jak and Daxter comme dans l’intégralité des jeux de Naughty dog. L’obtention du trophée final m’a rendu assez… Triste. C’est bête à dire mais… Venir à bout d’un jeu qui m’a mis aussi mal émotionnellement parlant, c’est pour ainsi dire tourner la page avec cette aventure, et voir le Platine apparaître m’a vraiment fait un pincement au cœur. Peut être que je me motiverais à faire le 100% du premier opus, mais ça ne sera pas pour tout de suite.

PLATINE OBTENU LE 05 JUILLET 2021.

Si vous êtes arrivés jusqu’ici je vous félicite, comme vous avez pu le remarquer, il n’y a pas eu de photos pour la simple et bonne raison que j’ai voulu pour ceux qui connaissent le jeu, laisser place à vos souvenirs des séquences racontées dans le jeu, et ça me permettra de savoir si vous préférez un article de ce genre avec photos ou sans. Merci infiniment d’être venu à bout de cet article qui aura mis du temps à paraitre et j’en suis désolé. Je ne sais pas encore quel sera le prochain article à venir. Psychopathes du J.V, Test ou autre. A voir ! Bonne journée à tous, et surtout prenez soin de vous !

Ju’.

Les Psychopathes dans l’univers du jeu vidéo Part.III

Nous avons vu jusqu’à présent dans les précédents articles du genre, pas moins de 7 psychopathes. Chacun d’entre eux possédant un profil atypique, un passé rempli de souffrances, de traumatismes ayant mené à une déviance comportementale des individus. Je vous propose aujourd’hui qu’on dédie cet article non pas à quelques psychopathes qui ne se connaissent ni d’Adam ni d’Eve(line ?), mais à une famille ayant quelques petits soucis. Ne dit-on pas, que le linge se lave en famille ? Vous allez en découvrir une, aux membres totalement différents et où la psychopathie des sujets qui la composent s’est développée de façon totalement différente. Un petit tour aux Etats Unis, ça vous chauffe ? Ne vous réjouissez pas trop vite, ce voyage vous marquera à vie.

Resident Evil 7 : Famille BAKER.

« Bienvenue dans la famille filston. »

Bienvenue à Dulvey, en Louisiane. Je vous présente la famille Baker. Famille d’antagonistes du jeu Resident Evil 7. Cette petite troupe avait tout d’une famille Américaine on ne peut plus classique. Jack, chef de famille au centre de la photo ci dessus, ancien soldat des Marines, est un homme de nature calme très attaché à sa famille. Certains documents éparpillés dans la plupart des lieux du jeu montrent des photos, des écrits, attestant de l’amour qu’il porte à ses enfants ou encore à sa femme, Marguerite, à sa droite sur la photo. Elle est la matriarche de la famille et se préoccupe grandement du bien être de ses enfants dont Lucas, à gauche de Jack sur la photo, fait partie. Jeune homme extrêmement intelligent, ayant brillé sur le plan scolaire par des créations technologiques à un âge précoce démontrant l’ingéniosité du garçon. Le second enfant de la famille, Zoé, qui ne figure pas sur la photo, est une jeune femme dans la même tranche d’âge de Lucas, peu d’informations nous sont transmises sur elle. Dernier membre de la famille dont nous ne savons presque rien et ne figurant pas sur la photo de famille, Joe Baker qui n’est autre que le frère de Jack. Avant de se pencher précisément sur Jack, Marguerite et Lucas, laissez moi vous raconter comment une famille aussi convenable que la leur s’est retrouvée dans un article répertoriant les plus gros psychopathes du jeu vidéo. Il faut savoir, que fin 2014 un cyclone menaçait la maison des Baker. Avant que celui ci ne traverse Dulvey, Lucas et son père ont renforcé la solidité du logement, limitant les dégâts occasionnés. Le calme revenu en Louisiane, Jack constata les dommages sur sa propriété. Il se rassura de voir qu’ils étaient moindres et que la maison principale avait tenu bon. Lucas lui, informa son père que quelque chose se trouvait dans le marécage à proximité de leur résidence. Jack s’aventura dans le bayou non loin du terrain familial et y découvrit un immense pétrolier, échoué au cœur des marécages. Il examina l’épave et y découvrit de nombreux cadavres recouvert d’une substance noire solide et poisseuse. Il y découvrit deux corps inanimés. Mia, une femme d’une trentaine d’années et Éveline une jeune fille à peine majeure. Les deux femmes furent emmenées dans la maison des Baker grâce à Jack qui parvint à les sortir de l’épave. L’histoire ne nous dit pas où a été emmené Mia, pour ce qui est d’Éveline, elle fut transportée dans une chambre d’enfant, anciennement celle de Lucas. Sans savoir que cette petite était en réalité une arme biologique destinée à tuer, contaminer, transformer ou encore contrôler ces « proies ». Éveline n’étant qu’une enfant, ses ambitions sont à l’image de son jeune âge. Elle ne cherche qu’à être aimé et a avoir une famille. Famille qui, on suppose lui a été enlevé avant qu’elle ne serve de cobaye pour devenir l’arme qu’elle est aujourd’hui. Et c’est dans la « Baker’s Family » qu’elle transvasa son papa, sa maman, son frère et sa sœur. Mais le virus dans ses gênes, fit perdre toute notion d’humanité à la petite fille et elle prit contrôle des membres de la famille, c’est ainsi que commença le calvaire des Baker…

Jack Baker.

Jack fut le second membre de la famille infecté par le virus transmis par Eveline. C’est Zoé qui le constata à ses dépends. Alors qu’elle comptait aider son père dans la salle de bain à contrôler sa mère en pleine crise après avoir été contaminée par le virus, elle s’absenta quelques minutes pour aller chercher une corde pour étreindre sa chère mère. À son retour dans la salle de bain, Jack se tenait au dessus de la baignoire et tentait de noyer Marguerite. Devant cette scène effroyable, Zoé tenta de s’échapper, et comme pour prouver sa folie naissante, Jack se poignarda et s’entailla profondément le torse sans broncher, sans ressentir la moindre douleur prouvant définitivement sa contamination au virus d’Éveline. Le virus agi sur l’intégralité du corps et sur l’esprit. Il rend presque invincible son hôte en le dotant d’une capacité de régénération incroyable. En témoigne les multiples affrontement entre ce charmant patriarche et Ethan Winters, le personnage que vous incarnez dans le jeu. Que ce soit une balle dans la tête, lui faisant exploser l’hémisphère droit du cerveau. Ou encore lors d’un affrontement à la tronçonneuse lui faisant imploser le haut du corps ne laissant que ses deux jambes séparées de ce qui restait du « tronc », Jack parvient systématiquement à s’en sortir, à se régénérer et à supporter la douleur à croire que le virus anesthésie l’intégralité du système nerveux. L’homme ne parvient plus à faire la différence entre le bien et le mal, en témoigne certaines situations, où, lors d’un magnifique repas de famille où l’entrée, le plat et le dessert sont composés de restes de cadavres mutilés et putréfiés, il s’est emporté et a coupé le bras de son fils Lucas. Ou lors d’une poursuite avec Ethan, il lui tranchera la jambe et lui donnera de quoi se soigner, comme pour faire durer cet effroyable plaisir. Preuve également flagrante de sa chute psychologique, lors de ce même repas, voyant que son hôte, Ethan, ne mange pas le repas préparé à base d’organes humains décomposés, il tente alors de lui ouvrir la bouche avec un couteau, blessant le protagoniste.

Plus tard dans l’histoire, alors que Ethan est pris au piège par Éveline, d’une façon inexpliquée, il parvint à dialoguer avec Jack, le Jack non possédé par l’arme Biologique. Celui ci lui explique que la petite est à l’origine de tous les maux que connait sa famille. Son fils Lucas, ainsi que sa femme Marguerite ne sont pas des tueurs, Éveline les a transformé et les a rendu ainsi. Le contraste entre les deux personnalités est poignant, ce côté délirant quand il s’amuse à nous frapper, nous poursuivre dans la résidence à la façon de « Mister X » dans Resident Evil 2, puis enfin, le Jack qui supplie Ethan de libérer sa famille du calvaire enduré à cause de la petite. Contrairement aux autres psychopathes que nous avons pu voir. Jack, et même sa femme et son fils sont des psychopathes devenus fous à cause d’un facteur déclencheur qui a foudroyé leurs vies, le virus. Et non pas à cause d’un mal qui s’est cultivé dans l’enfance d’une situation favorisant ce genre de déviances comportementales. Éveline est l’élément déclencheur survenu du jour au lendemain pour balayer leurs principes de vie, leurs éthiques.

Marguerite Baker.

Lors de l’arrivée de Éveline dans le domicile des Baker, Marguerite fut la première contaminée. Comme possédée par la jeune fille, elle tenta de capturer Zoé dans la salle de bain, avant que Jack ne s’interpose, sauvant ainsi sa fille, néanmoins ce sacrifice eu d’irrémédiables répercussions puisque l’homme fut contaminé et passa du sauveur, au puissant antagoniste sans remord. Le virus agi différemment suivant l’hôte qu’il infecte. Seul la psychopathie reste « la même ». Marguerite était la cuisinière de la famille avant que tout cela ne se produise, et disons que le virus se trouvant en elle, a légèrement … Modifié, ses qualités dans le domaine culinaire. La matriarche excelle désormais dans l’art de cuisiner des restes humains putréfiés, rongés par des insectes qui, proviennent vraisemblablement d’elle. En, effet, outre son côté cordon bleu, le virus, a rendu Marguerite pleine de vie et c’est peu dire, la femme de Jack à le pouvoir de créer en elle des milliers d’insectes qu’elle déverse comme bon lui semble. Des modifications physiques peuvent apparaître. Lors du combat entre Ethan et Marguerite, la matriarche semble être le parfait mélange entre un être humain, et un cafard. Ses bras allongés, sa voix modifiée, son nid d’insectes sur son appareil génital, la femme est l’incarnation même d’un cauchemar ambulant n’ayant qu’un seul but. Vous tuer, et protéger sa famille, d’une façon, il est vrai, un peu atypique.

Marguerite semblait, avant que Éveline ne mette le chaos dans la famille Baker, être une femme tendre et très attentionnée, elle prit pitié lorsqu’elle vit la petite « Evie » inconsciente dans les bras de son mari, après qu’il l’ait récupéré du bateau abandonné, sans savoir que celle ci, causerait en partie sa perte, et avant que Ethan n’abrège non sans mal, ses souffrances…

Lucas Baker

Lucas est un garçon, qui bien avant son infection au virus d’Eveline, sombrait dans la psychopathie pure, la démence, et l’absence de remords. Son intelligence le rendant extrêmement imprévisible et dangereux, il ne fallut pas attendre l’arrivée d’Eveline pour que le jeune homme ne commette son premier homicide. Dans sa scolarité, il était persécuté par un jeune garçon, et pour se venger il l’enferma dans son grenier et le laissa mourir. Il rédigeait dans son journal que l’odeur était nauséabonde, mais ses mots reflétaient un certain amusement. Dépourvu de gêne face à la mort qu’il venait d’offrir à un de ces camarades de classe.

En 2015, Lucas fut capturé par une organisation, supposée être celle qui a crée l’arme biologique que représente Éveline et un remède lui fut injecté. Le but des scientifiques était simple. Laisser Lucas au contact d’Eveline pour que le jeune homme puisse transmettre des informations importantes sur l’évolution et le développement de la jeune fille. Le remède a libéré Lucas du contrôle de l’arme biologique, néanmoins, sa capacité régénérative subsiste, laissant penser que le virus fait partie de lui, sans pour autant en ressentir ce contrôle que pouvait avoir Éveline. Le temps se faisant, Éveline, toujours en quête d’agrandir sa famille ordonnait aux Baker de lui ramener des hommes et femmes pouvant prétendre à intégrer cette belle famille. Ils finirent malheureusement par mourir et servir de repas à la famille. La position de Lucas restait déroutante. Le jeune homme restait aux côtés de sa famille qu’il vit déchanter au fil des mois, pour le compte d’une organisation secrète, mais cette situation ne le dérangeait pas. Voir son père tuer et sa mère cuisiner ses proies l’amusait, et il trouvait son compte dans cette folie journalière. Lors de l’aventure d’Ethan dans la famille Baker, une cassette pouvait être visionnée où l’on pouvait apercevoir un homme tentant de s’échapper d’une pièce, à l’instar d’un escape-game. Un labyrinthe crée de toute pièce par Lucas. Malheureusement, dans ce jeu où la souris doit trouver la sortie pour récupérer son fromage, la sortie n’existait pas, et son cobaye brûla vif sur une musique glaçante.. Lucas ne s’arrêta pas là dans sa folie et dans sa soif de torturer ses cobayes. Il s’amusait régulièrement à créer des parties de Black Jack où il restait spectateur, laissant deux hommes s’affronter. Néanmoins, le jeu ne tourne pas autour de l’argent, mais autour de leurs vies… En effet, chaque partie perdue, coutait, un doigt, peut être deux, ou bien alors une électrocution jusqu’à la mort, ou même une une scie circulaire qui coupait les têtes verticalement. De quoi dégoûter les joueurs les plus accros de Las Végas…

Le manoir des Baker ainsi qu’Eveline.

J’avais envie depuis quelques temps de rendre hommage à ces personnages emblématiques de la licence de Resident Evil, ne me voyant pas les séparer dans des articles distincts, je me suis dit que ça pouvait être intéressant de dédier un article à la famille Baker. Pour la petite histoire. Zoé, la sœur de Lucas est une femme qui visiblement ne subit pas le virus d’Eveline, ou du moins n’est pas possédée par elle. Et pour Joe Baker c’est un homme solitaire qui réside dans le Bayou non loin de la résidence principale. Il ne fut pas confronté directement à Eveline.

La période pour rédiger cet article ne pouvait être meilleure, je l’ai rédigé en jouant à Resident Evil Village, ce qui m’a permis d’en apprendre encore plus sur cette histoire autour des Baker et de rester dans cet univers un peu morbide et sombre que cette licence chérie tant. Merci à vous d’avoir pris le temps de découvrir les Baker, j’espère vous revoir prochainement dans un nouvel article, portez vous bien, bon jeu à tous et à la prochaine !

Ju’.

Journal d’un chasseur – Monster Hunter World : Iceborne

Nous sommes aujourd’hui le vendredi 30 octobre 2020. Je tiens entre mes mains un cahier rempli de pages, mais vide de mot. Un cahier dont les pages, dans les jours, les semaines, sûrement même les mois à venir, seront marquées par une légende. La mienne et celle de mon Palico. J’ai triomphé non sans mal des monstres qui ont croisé ma route. Allant du plus petit des Baroth au plus violent des Nergigante. Je suis prêt à relever de nouveaux défis, prêt à découvrir ce que ce nouvel endroit que je m’apprête à fouler a à m’offrir. A quelle sauce vais-je être mangé ? Qu’est ce qui attends mon fidèle Palico et moi même ? Les monstres que je m’apprête à rencontrer seront-ils plus féroces que ceux rencontrer au « Plateau de Corail », à la « Forêt Ancienne« , ou encore au « Désert des Termites » ? Je dois vous avouer, que je tremble au moment où je vous rédige ces lignes, d’excitation et de peur. Un stress positif. Un stress qui je le sais se transformera en force au moment venu. On m’appelle. Je crois que nous allons partir. Une terre glacée semblerait-il. Vous êtes chanceux vous savez ? Vous vous apprêtez à lire et à découvrir une histoire encore nullement contée ailleurs. Je vous envie. C’est ainsi qu’aujourd’hui, commence mon aventure que j’appellerais « Iceborne« .

Vendredi 30 Octobre 2020 – Qu’arrive t-il aux Legiana ?

Le Legiana. Sûrement l’un des plus beaux monstres qui m’ait été donné de rencontrer au cours de mes aventures. Ses salves gelées son glaciales et son regard l’est tout autant. Depuis peu ils agissent bizarrement. Comme s’ils cherchaient à fuir quelque chose, ou bien à se rapprocher d’une terre. Voler à bord du dirigeable de la 3e commission aux côtés de ces Wyvernes majestueuses me rend euphorique. Nous sommes si petits aux côtés de ces Dieux glacés et pourtant, nous avons le pouvoir de leur ôter la vie d’un coup d’épée bien placé, d’une flèche entre les deux yeux. Le sort de ces monstres ne dépend que de nous, et pourtant ils nous acceptent à leurs côtés, à des centaines de mètres du sol. Quel monde étrange. J’ai cru voir une Wyverne différente dans cette armée de Légiana après avoir entendu un chant mélodieux. Elle se déplaçait à une vitesse folle. Je peux affirmer qu’il s’agissait d’un monstre autre que ces Wyvernes glacées et qu’il s’en prenait à eux. J’ai ressenti une sensation étrange. J’ai cru percevoir la peur des dizaines de monstres autour de moi. Une crainte constante, une inquiétude dans leur regard. Était-ce ce monstre qui en était la cause ? J’en ai des frissons rien que d’y repenser. Ma coéquipière et moi avons foulé les terres de ce nouveau biome à la recherche d’un point d’atterrissage pour le dirigeable de la 3e Commission. Le changement de climat fut rude la neige recouvrait mes chevilles… La chaleur du désert des termites me manque je crois. J’ai même du changer mon armure légère avec une sorte d’équipement en fourrure de je ne sais quoi, cela ne fut pas désagréable je dois bien l’admettre. La neige était molle et avancer était épuisant. Les écofacts que j’ai pu découvrir ne semblent appartenir à aucune des Wyvernes que nous connaissons. Dans le tas, quelques traces de Legiana me laissent penser que nous en saurons peut être bientôt plus sur eux et sur ce qui peut les faire agir de la sorte. Alors que je m’apprêtais à m’enfoncer encore plus dans cette nouvelle zone enneigée, une légère secousse se fit ressentir, un regard insistant était posé sur moi. Une bête longue se faufila comme une anguille. J’ai cru reconnaître un Lavasioth ou un Jyratodus, mais l’habitât de convenait à aucune des deux Wyvernes, c’était autre chose. Il s’agissait d’une nouvelle espèce encore jamais rencontrée jusqu’à présent dans le nouveau monde qui fut appelé le Béotodus. La différence avec les deux autres Wyvernes de la même famille se fit très vite ressentir. Plus rapide, plus puissante que ces deux petits frères, le Béotodus a subi plus de coups pour mourir que pour venir à bout des deux autres réunis. Il fut beaucoup plus endurant et résistant, à moins que le froid n’ait diminué ma force, je ne sais pas trop. Le monstre vaincu, le reste de la commission parvint à atterrir et mon compte rendu au Commandant fut immédiat. La base fut montée en deux coups de cuillère à pot et fut nommée Séliana. Cette nouvelle zone enneigée fut nommée, « Le Givre éternel ».

Samedi 07 Novembre 2020 – La marche est-elle trop haute …?

La base désormais installée, le Commandant nous a demandé de sécuriser la zone aux alentours du camp pour que les différents convois puisse arriver à bon port. Même pas eu le temps de prendre un chocolat chaud qu’il fallait de nouveau partir, la fatigue commençait à me tirailler et ça n’allait pas s’arranger avec le temps. De retour dans le givre éternel, la neige parvint de nouveau à glacer l’intégralité de mes doigts de pieds, une sensation douloureuse qui s’estompa lorsque le sol se mit à trembler. Les arbres se mirent à danser au son des tremblements qui se faisaient de plus en plus rapides. Mon regard se posa sur un barrage qui vola en éclat. Lorsque la visibilité fut meilleure, j’ai aperçu une forme. Grande, très grande, qui semblait venir vers moi. La neige tombante laissa apparaître deux énormes bois et une tête non amicale, un monstre de grande taille se déplaçant sur ses deux pattes avec une très grande queue faisant penser à celle d’un castor. Un monstre nommé « Banbaro » « Sûrement un nouveau challenger qui va finir dans mon bestiaire » me suis-je dis. Mon arrogance dans un monde inconnu me tuera, j’en suis sur. Le combat commença après que ma lame ait heurté son corps en premier, le monstre ne voulait pas m’attaquer, mais pour la sécurité du camp, je ne pouvais pas permettre qu’une Wyverne aussi grande mette en danger la vie de mes camarades. Il fallu presque 30 min. Pour venir à bout de cette chose. Ma lame frappa, frappa, et frappa encore, sans que je n’ai eu l’impression de l’inquiéter, même lorsque son dernier souffle fut rendu. Vexant. Mon retour à Séliana n’allait pas être triomphant malgré la réussite de la mission … Avant de repartir mon regard se posa sur une source chaude où de la vapeur émanait en continu. Après l’effort, le réconfort, c’est ce qu’on dit non …?

Mon premier repas au sein de cette nouvelle base fut exquis. Le nouveau chef est un vrai cordon bleu et les aliments de ce nouveau monde qu’il utilise ont le don de me réchauffer le cœur, chose dont j’avais réellement besoin. Le Commandant décida de rentrer à Astera, camp que nous avions laissé avant notre venue à Séliana, et il donna le commandement à son petit fils, notre ami. Quelle fierté et quelle joie pour lui, il mérite cette « promotion » même si je sais qu’il aurait préféré ne jamais l’avoir. Il aime le combat, il a ça dans le sang, alors gérer l’administratif… Plutôt se faire manger par un Grand Jagras. La première mission qu’il nous confia fut d’aller enquêter sur les Légiana, ça allait me faire du bien. Parcourir le Givre Eternel à la recherche d’écofacts ne pouvait être que bénéfique pour moi. L’occasion parfaite pour réfléchir et me familiariser avec cette nouvelle zone. Mon Palico et moi avancions dans ces terres glaciales à la recherche d’une entaille, d’une griffe, d’une empreinte de Légiana. Je sentais une pression autour de moi. Une très forte pression. Un danger rôdait autour, j’en étais certain. Mais où était-il ? Sans alarmer mon ennemi, j’observais les alentours, dans l’espoir de voir une ombre, se déplacer, dans l’espoir de repérer cet adversaire qui nous considérait comme une proie de choix. Sans m’en rendre compte, je pénétrais dans une grotte où des émanations de souffre s’échappaient, ça me rappelait presque le Val Putride. Que de mauvais souvenirs avec ces monstres se nourrissant de chair en décomposition. Il ne faisait presque plus froid. Il faisait même limite chaud et la tension autour de moi n’arrangeait rien à tout ça. Et soudain. Il était là. Face à moi. Sa démarche lente dans l’ombre, prêt à bondir. Sa silhouette m’était plus que familière. Un monstre à 4 pattes, le pelage hérissé, l’apparence d’un renard géant et la mâchoire d’un serpent. Que faisait un Tobi-Kadaichi dans ces terres gelées, loin de la Fôret Ancienne? Ce monstre si majestueux qui m’aura donné tant de fil à retordre à lui arracher sa grande couronne en or. Néanmoins quelque chose clochait. Son regard, ses yeux étaient différents. La lumière commençait à dévoiler des couleurs splendides. Elle était inhabituelle pour un Tobi-Kadaichi, proche de l’orange là où celui que j’ai rencontré il y a longtemps était bleu ciel. Et avant même d’avoir le temps de l’observer dans son intégralité, Le « Tobi-Kadaichi Vipère » bondit sur moi, et m’injecta de ses canines un poison paralysant qui me mit K.O. Mon Palico me ramena au camp. Mon corps était tétanisé et endolori par la morsure. Que venait il de se passer ? C’était un accident, il fallait que j’en vienne à bout. Je suis retourné face à lui, il me mit alors un coup de queue m’empoisonnant à une vitesse qui ne me laissa pas le temps de boire un antidote. Pour la seconde fois il me mit K.O. À quand remonte la dernière fois où un monstre a réussi à me mettre K.O 2 fois dans le même combat ? Mon égo a pris un sacré coup dans la gueule. Il parvint à me mettre K.O 4 fois avant que je ne parvienne à l’éliminer. 4 fois que mon Palico m’a ramené au camp pour me déposer après avoir perdu l’intégralité de ma vitalité. Quelle humiliation. L’histoire retiendra que Julian est parvenu à vaincre ce monstre démoniaque. Sans évoquer comment. Personne hormis vous, qui lisez ce journal ne doit savoir que le Tobi-Kadaichi Vipère m’a humilié, je prendrais ma revanche sur lui quand je chercherais ses couronnes en Or, je le promets. Le fils du Command… Le Chef. Il faut que je m’habitue à l’appeler ainsi, m’a indiqué que dans le Plateau de Corail et dans le Désert des Termites deux zones bien connues du nouveau monde, se trouvent des sous espèces de Pukei-Pukei et de Paolomu, elles doivent être trouvées pour que nous puissions enquêter sur elles. Je vais être honnête avec vous, pour la première fois de ma vie de chasseur, je n’ai pas envie d’y aller. Pas avec cet état d’esprit, pas avec ce manque de confiance en moi. Il faut que je retrouve des Banbaro, des Beotodus, que je prenne en expérience, ce nouveau monde est bien trop féroce pour moi. Pour le moment…

Dimanche 08 Novembre 2020 – Savoir relever la tête.

Cette nuit de sommeil m’a remise les idées en place. Je me sentais désormais plus serein. La défaite n’est que le prélude d’une future victoire. Je devais simplement m’endurcir, et davantage me focaliser sur ce qui est réellement important lors des combats. L’analyse et la concentration. Mon épée a beau être aussi grande que moi et infliger de lourds dégâts, il ne suffit pas de l’agiter comme un taré pour venir à bout de mes ennemis, je devais avant tout les analyser, comprendre leurs mouvements et déterminer quand frapper. Ma remise en question est en cours, mais je compte aborder mes futures missions avec cette nouvelle philosophie. Comme dit hier, je dois de me renforcer, je suis donc parti à la recherche de Beotodus et suis venu à bout de 3 d’entre eux, me permettant de me confectionner une nouvelle arme et une nouvelle armure. J’étais fin prêt à partir à la recherche des deux nouvelles sous espèces repérées hier. Celle du Pukei Pukei, et celle du Paolomu.

Direction le Plateau de Corail, où les monstres, petits et grands affluent de tous côtés. En suivant les écofacts, j’ai remarqué des plumes au sol, oranges. De très jolies plumes. Proviendraient-elles de la nouvelle sous espèce que je recherche ? Un troupeau de Shamos m’emmenèrent vers un Pukei Pukei possédant des couleurs tout simplement magnifiques. Il avait la tête dans une espèce de nénuphar Géant, et alors que de sa queue je m’attendais à avoir sortir du poison, la wyverne volante expulsa un jeu d’eau bouillant puissant, tuant 3 Shamos d’un coup. Il sortit la tête du nénuphar d’où l’eau devait probablement provenir et me regarda. Son visage pittoresque avait presque quelque chose de comique, et pourtant, il n’était pas là pour me faire rire. Le « Pukei Pukei Corail » ouvrit le bal et fonça sur moi en tentant de m’infliger un puissant coup de queue, il était lent. Mais le jeu d’eau qui sortait de sa queue faisait si mal que cela compensait son manque de rapidité. Cette nouvelle philosophie adoptée plus tôt dans la journée me fit un bien fou, cette nouvelle façon d’appréhender le combat sereinement m’a fait prendre conscience que je livrais un combat à chaque fois contre le monstre, mais contre moi même également, à me mettre des barrières et à foncer tête baissée, j’étais en danger pour moi même. Sans le moindre K.O reçu, le monstre succomba sous mes coups, une sensation de bien être m’envahit. Je voulais encore me battre, affronter de nouveaux monstres. A peine arrivé, à peine reparti et cette fois ci au Désert des Termites pour y rencontrer la sous espèce de Paolomu. Les écofacts se suivent et ne ressemblent pas, ils m’emmenèrent vers la partie « forêt » de la zone, et alors que j’amassais une multitude d’empreintes, un gaz soporifique me fit dormir quelques instants, je n’ai que quelques souvenirs flous, où j’ai vu une forme ronde voler dans les airs, avec des couleurs sombres. A mon réveil, je le vis arriver au loin, ce Paolomu aux couleurs noires et aux cercles de différentes couleurs sur le pelage, quelle beauté ! Une Wyverne volante, une queue plate et solide avec un visage effrayant. Il s’agissait bien d’une sous espèce du Paolomu classique. Qu’est ce qui avait pu l’amener ici, la question ne s’est pas posée longtemps vu que le combat fut rapidement engagé par ce monstre. Le Paolomu classique se gonfle tel un poisson globe et expulse de l’air infligeant des dégâts de par les rafales envoyées, ce monstre que l’on nomma « Paolomu Belladone » lui expulse un gaz soporifique extrêmement puissant, rapide, et persistant dans l’air. Un monstre redoutable qui me donna malgré mon assurance du fil à retordre. Mon Palico me fut précieux puisqu’il me réveilla à plusieurs reprises avant que la Wyverne ne m’assène un coup fatal. Il décéda après une quarantaine de minutes, ce fut un combat long, mais la fin me procura au même titre que celui du Pukei Pukei Corail une sensation de fierté immense. Décidément cette nouvelle époque nous offre une multitude de monstres tous aussi beaux les uns que les autres. À mon retour, le Commandant m’informa que mon assistante se trouvait être en position délicate dans le Givre Eternel et qu’un « Barioth » empêchait le déroulement de sa mission. Par sécurité, il m’envoya sur place.

Le blizzard s’abattait sur ma nouvelle armure, en y repensant, était-ce pour cela que je n’ai croisé aucun autre monstre ? Ou bien était-ce parce qu’une menace plus grande planait à ce moment là …? Une falaise se présentait face à moi au fil des traces de pas que je relevais, mes yeux se posèrent sur un monstre glacé par le blizzard, mort. Une statue glacée contenant des organes où désormais la vie n’existe plus. En haut de cette falaise, un monstre. Un monstre terrifiant, des dents longues comme mes jambes. Il était immense. Une Wyverne avec une force inouïe, capable de se déplacer dans les airs grâce à ses ailes. Le Barioth se tenait face à moi, ses dents de sabres aiguisées. Le blizzard me glaçait le corps, à moins que ça ne soit la peur. Un combat féroce s’engagea. Jamais je n’ai ressenti une telle excitation face à un monstre. Ni même un Dragon Ancien ne m’a fait ressentir une telle soif de combat. J’ai rencontré le monstre qui m’a tout simplement redonné goût à cette quête. À ce monde nouveau monde. De nombreux échanges survinrent entre lui et moi, ma lame heurtant ses crocs, ses griffes heurtant mon casque. Un monstre dont la vitesse était encore plus grande que celle du Tobi-Kadaichi Vipère rencontré hier. C’était malheureusement trop pour moi. J’ai été contraint d’abandonner le combat, mon adversaire me surpassant en tout point. Mais contrairement à hier je ne suis pas assommé, je ne suis pas abattu et j’ai hâte d’y retourner demain, partir à la rescousse de mon assistante et venir à bout de ce démon des glaces. Le Barioth… Profite de ta dernière soirée, demain je vais m’occuper de toi.

Lundi 09 Novembre 2020 – Les menaces se multiplient.

Ses dents de sabre pointées vers moi au moment où son corps bondit en ma direction, il fallut une fraction de seconde pour que mes jambes décident d’esquiver ce coup qui aurait pu m’être fatal. Les minutes défilèrent si vite. Depuis combien échangions nous coups pour coups ? Difficile à dire, d’autant que la rencontre avec une nouvelle forme d’Anjanath me fit perdre d’autant plus la notion du temps, ma rencontre avec cet « Anjanath Tonnerre » fut courte puisqu’après avoir été frappé par le Barioth, ce monstre prit ses jambes à son cou . Des chasseurs venus de contrées lointaines m’aidèrent à venir à bout de ce titan bestial. Leur aide me fut précieuse, et la difficulté se réduisit grandement. Je ne pense pas que je serais parvenu à venir à bout de ce Barioth tout seul. L’entraide est peut être la clé me permettant de me renforcer dans ce biome glacé ? Mon assistante et mon Palico tombèrent dans les bras l’un de l’autre, les retrouvailles furent émouvantes, mais de courte durée. Lors de leurs recherches, mon assistante et la Grande chasseuse de la première flotte ont trouvés un navire plongé dans une grotte gelée appartenant possiblement à la première flotte de la Commission de recherche. Des traces et des écailles d’un bleu pur se trouvaient sur ce navire, il avait été attaqué par une Wyverne extrêmement puissante. Une monstre volante fit son apparition face à nous, un froid brutal et insupportable déferla lors de son arrivée. La Wyverne s’envola dans les airs après nous avoir signalé sa présence et parti en direction d’Astera, que s’apprêtait-elle à faire ? Nous devions rentrer et vite. Notre arrivée fut saluée par le Commandant et le Chef. Une réunion fut organisée dans l’immédiat pour établir un point de situation sur cette nouvelle menace. La grande chasseuse de la première Flotte était catégorique. Il s’agissait d’un Dragon Ancien nommé Velkhana, surnommé la « Wyverne de Glace« , elle est probablement à l’origine de l’attaque survenue sur le navire découvert dans la grotte. Le Commandant nous a demandé à mon Assistante et moi d’aller dans la Forêt Ancienne et de rechercher de possibles traces de Velkhana.

Les terres chaudes de cette forêt m’avaient manqué à un point que je n’imaginais pas. Le froid est décidément quelque chose que je ne supporte pas. J’espère que je me familiariserais avec le temps avec la neige. Il ne fallut pas longtemps pour que mon assistante trouve des traces de Velkhana. Il avait fait plus vite que prévu, moi qui commençait à peine à profiter du climat tempéré de la Forêt Ancienne, il allait falloir que je retrouve un monstre qui me fait claquer des fesses sous mon armure. J’aimerais qu’un jour le Chef me donne une mission dans une source chaude, genre compter les bulles, ou faire des concours d’apnées, mais au final je dois risquer ma vie chaque jour. Est-ce que j’aime vraiment ça ? Ça n’était pas le moment. Les traces nous menèrent à un cadavre d’Aptonoth, un monstre herbivore inoffensif retrouvé avec des plumes sombres plantées dans le corps, je ne savais pas d’où cela pouvait provenir. Mon interrogation trouva réponse dans la même minute puisqu’un monstre sombre tenta de nous « saluer ». Une Wyverne encore jamais vue dans ce monde. Une Wyverne où l’on pouvait voir la mort dans le regard, l’assistante reconnu alors la célèbre Wyverne « Nargacuga ». Cette femme est une encyclopédie, heureusement qu’elle est là. Alors qu’il s’apprêtait à nous attaquer, une Wyverne volante s’interposa entre le Nargacuga et nous. Le Rathalos venait de s’inviter à la fête. Commença alors un combat entre ces deux monstres d’une beauté sans pareille. Ils disparurent entre la cime des arbres. Le danger étant trop grand, nous sommes rentrés à Astera faire notre rapport au Commandant qui trouva la situation plus qu’inquiétante. Le Velkhana, le Nargacuga maintenant. La situation commençait à nous échapper. Il nous demanda d’enquêter dans le cadre du service courant sur le Velkhana et de prélever tous les écofacts que nous pourrons trouver qui pourraient nous permettre de localiser le Dragon Ancien. Il nous informa également de la création de deux expéditions, la première concernant la trouvaille et la traque du Nargacuga dans la forêt Ancienne, et la seconde concernant un monstre appelé le Glavenus, une Wyverne terrestre puissante que je n’ai encore jamais vue. Là encore, mon assistante me sera utile pour reconnaître cette nouvelle menace. Avant de me lancer avec mon Palico et mon assistante dans ces mission périlleuses, il est temps de manger et de faire une sieste bien méritée. Il est 14h32 au moment où je vous parle, il serait temps de penser à soi un petit peu …

La sieste et le repas m’ont fait un bien fou. Mon Assistante prête et mon Palico aussi, il était temps de partir direction la forêt ancienne. Le Nargacuga m’attendait, planqué entre les arbres, prêt à m’attaquer. Sa vitesse était déconcertante. J’ai l’impression de dire ce genre de choses à chaque nouvelle rencontre, mais je suis extrêmement surpris de la vivacité de ces nouveaux monstres comparés à ceux rencontrés dans les précédentes zones, quel écart ! Une fois encore, je devais mon merci à l’aide apportée par différents chasseurs étrangers à qui je devais une fière chandelle. Ce monstre m’aurait eu à l’usure. Le résultat est ce qui compte comme on dit … Le Barioth, le Nargacuga, nous étions dans une bonne lancée, alors pourquoi ne pas poursuivre ? Le Désert des termites m’attendait désormais, et un certain « Glavenus » devait faire la rencontre du plus grand chasseur de monstre que ce monde ait porté… …Oui moi. Les traces m’emmenèrent dans une grotte dans ce désert qui n’en est pas un. Une « Rathian » endormie se tenait face à moi et ma présence la réveilla. Quelque chose se tenait derrière moi, quelque chose de grand. La Rathian ouvrit la gueule et cracha une boule de feu dans ma direction, je pense néanmoins ne pas avoir été la cible de cette attaque. Le monstre qui se tenait derrière moi la prit de plein fouet. Pas une égratignure. Pas la moindre trace. Il possédait une gueule énorme, et sa peau semblait très résistante. J’ai eu l’impression de voir une armure autour d’une Wyverne à la force colossale. Il bondit et se servit de sa queue en forme de lame d’épée pour frapper le visage de la Wyverne volante « alliée ». Elle prit alors la fuite, me laissant seul avec le Glavenus. Il frappa sa queue sur le sol et la frotta, celle ci scintilla et de sa pointe sorti une chaleur étouffante, à l’instar d’un fer chaud qu’on venait de battre prêt à être modelé en épée dévastatrice. Le monstre rugit et s’élança dans ma direction.

Son imposante mâchoire était une arme aussi redoutable que sa queue tranchante et brûlante. Ce monstre était une arme ambulante, une machine à tuer, un contrat était sur ma tête et il ne lâcherait rien tant que celle ci ne se détacherait pas de mon corps si petit à côté de lui. Le combat se fit une nouvelle fois avec l’aide de chasseurs d’autres mondes mais pas seulement, un Diablos a tenté de se frotter au Glavenus, malgré l’écart considérable de force entre les deux, le Glavenus subit de lourds dégâts de la part du Diablos, pour le plus grand plaisir des chasseurs présents. Un coup chargé de ma lame eu raison de la Wyverne chassée. Mon objectif était rempli, et les écofacts récoltés pendant la quête du Nargacuga et celle ci furent suffisants pour la collecte d’informations autour du Dragon Ancien, le Velkhana. La journée fut rude, les nouvelles menaces sont éreintantes, je pense que cette nuit de sommeil me sera vitale. La journée de demain promet d’être compliquée …

Mardi 10 Novembre 2020 – Avec patience et persévérance.

Le lumière du soleil pénétrant ma chambre à l’aube, la grasse matinée n’était qu’un doux et merveilleux fantasme. En sortant de la pièce, un conseil de crise s’apprêtait à débuter, une impression de déjà vu. « Des Wyvernes mythiques ont été aperçues de nouveau. Le Tigrex » et le « Brachydios » ont été aperçus dans un habitat autre que le leur. Le Tigrex réside désormais dans « La Terre des Anciens » et le Brachydios lui, siège au « Val Putride« . Au même titre que Nagacuga et le Glavenus, ils constituent une menace pour l’équilibre qui règne entre les différentes espèces se trouvant dans les différentes zones. Devinez à qui la mission a été attribuée pour aller s’occuper des vilains méchants, vous connaissez sûrement la réponse. Mon arrivée dans Le Val putride me rappela mes nombreux combats contre ces Dragons Anciens. Quelle époque … Alors que je m’approchais du nid d’un Radobaan, je fus surpris de voir que la Wyverne ne se trouvait pas sur son territoire, mais qu’un autre monstre, s’y trouvais. Une Wyverne ailé, avec le physique d’un tigre. Le Tigrex portait bien son nom. Alors qu’un duel de regard débutait entre lui et moi, le sol se mit à trembler, et le Radobaan, nous rejoignit. Il bondit sur le Tigrex qui l’immobilisa de sa mâchoire puissante. Il lui fallut 7 secondes. Le Tigrex ôta la vie au Radobaan en 7 secondes. Sa mâchoire lâcha le monstre inanimé et ses yeux se dirigèrent vers moi. Le combat allait commencer. Il se termina vite. Très vite. La Wyverne me mit K.O 3 fois en l’espace de 15 minutes signifiant la fin de la mission. C’était un échec. Ma lame n’eut que très peu d’effet sur ce monstre. La fusée de détresse envoyée ne fut pas vue par d’autres chasseurs. Peut être que le Brachydios allait être plus facile pour moi, du moins je l’espérais. La chaleur de la Terre Des Anciens ne m’avait pas manquée. J’ai l’impression de tout le temps me plaindre, quel chasseur odieux je suis ahaha. Alors que je récupérais des indices concernant ce « Brachydios« , un Uragaan fit son apparition, cependant quelque chose clochait. Il manquait de vitalité. Une substance verte se trouvait sur son imposant corps. Une explosion survint alors sur lui. Puis une seconde. Et une troisième. La Wyverne fut terrassée par une multitude d’explosion provenant de son corps, ou plutôt de cette mystérieuse substance. La poussière soulevée par la chute de ce colosse désormais poisseux se dissipa et dévoila une forme mobile. Un monstre se dévoila. Pourvu de poings, d’une protubérance sur le front, recouvert de la même matière qui avait fait explosé l’Uragaan. Le Brachydios était à l’origine de cette mort, et j’étais sa prochaine cible. Il bondit sur moi et ne fit qu’une bouchée du petite chasseur que je suis. Cette quête se solda par un nouvel échec. Il était donc temps pour moi de m’expérimenter face aux monstres de rang maître. Mon après midi fut remplie de combats. Nargacuga, Beotodus, Glavenus, tous y passèrent, grâce à l’aide d’un chasseur ami de puis longtemps, qui je l’espère se reconnaîtra en lisant ces lignes. Sans toi je n’aurais pas pu venir à bout de ces adversaires. Demain sera un jour particulier. Le jour où je prendrais ma revanche sur le Tigrex et le Brachydios.

Mercredi 11 Novembre 2020 – L’oeil du « Tigrex ».

Cher journal, je te mentirais si je te disais qu’aujourd’hui je comptais accomplir mes missions de chasseur. J’ai commencé ma journée en me prélassant avec mon Palico le bain de pied bouillant de Séliana est sûrement l’une des meilleures choses avec les sources d’eau chaude. L’occasion de discuter avec les autres artisans du camp. L’ambiance était bonne et les rires de chacun réchauffaient le cœur des plus frileux. L’ingénieur en chef, créateur d’un système de loterie offrait contre du combustible des objets aléatoires, utiles lors de nos quêtes. Mon assistante fidèle à elle même testait les multitudes de plats de notre nouvelle cheffe cuistot. La journée se déroulait bien, mais ma main droite était remplie de fourmis. La poignée de mon épée me manquait. Le goût amer de la défaite n’avait pas annihilé mon envie de me battre, c’était une bonne nouvelle. Le chef me proposa un entraînement au grappin, une nouvelle fonctionnalité bien utile lors des combats, mais que je n’utilisais que trop peu. Cette formation fut enrichissante. Très. A tel point que l’envie de me frotter au Tigrex pris le dessus sur la raison. Alors que je m’envolais en direction du Val Putride, je regardais Séliana rétrécir à vue d’œil, quel monde magnifique, qui me réserve encore des surprises incroyables. Je suis heureux, heureux d’être un chasseur de monstre.

Il était là, un regard presque narquois. « T’en as pas eu assez ? » Je vis de l’arrogance dans ces yeux. Ma lame pointée dans sa direction, celles d’autres chasseurs également, nous nous sommes jetés sur la Wyverne. La formation eue plus tôt dans l’après midi me permit de mettre au sol le monstre 3 fois. Les coups infligés sur son corps furent dévastateurs. 28 minutes après, le monstre perdit la vie. J’y étais parvenu. La fin de ce monstre ne pouvait être le seul travail herculéen que j’allais réaliser aujourd’hui, le Brachydios devait suivre lui aussi.

Ses poings serrés de couleur verts m’indiquèrent sa position dans la pénombre. À l’instar d’un boxeur le monstre cognait sur ses proies dans le but de les exploser. Assurer le spectacle. Son spectacle dont il était le chef et dont je serais la prochaine attraction. Pas cette fois. Il était temps d’inverser les rôles. Une fois encore, l’utilisation du grappin fut plus bénéfique que je ne l’aurais espéré. Quel coup de pouce, et surtout quelle emprise cela pouvait me donner sur cette Wyverne. Les coups poisseux du monstre destinés à me faire exploser n’eurent pas raison de moi malgré les douleurs et les blessures infligées, de ce combat je suis sorti vainqueur.

De retour dans le froid, le Commandant m’attendait bras croisés. Il me tendit la main, et me félicita de ma performance face à ce Brachydios. Il m’informa que les informations récoltées dans les différentes zones du nouveau monde ont amené à connaître l’emplacement de la Wyverne de Glace, le Dragon Ancien Velkhana. Demain sera donc une journée cruciale pour l’écosystème, pour la survie des Légiana et pour moi. Ma lame a terrassé nombre de Dragons Anciens, et celui ci ne ferait pas exception.

Samedi 21 Novembre 2020 – Un froid glacial.

Ces 10 jours me firent un bien fou. Cette pause était un moyen de me recentrer sur mes objectifs dans le nouveau monde et désormais ils sont clairs. Protéger les camps établis avec notamment Astera et Seliana, rassembler le plus d’informations possibles sur les Wyvernes qui croiseront ma route et devenir le meilleur chasseur que l’Étoile de Saphir ait pu voir naître. Ma prochaine mission allait pouvoir remplir ces 3 objectifs. Il était temps de se rendre sur la Terre des Anciens et de rencontrer de nouveau la Wyverne de Glace, le Velkhana.

Les écofacts avec notamment ces écailles lumineuses étaient nombreuses et me menèrent vers ce monstre majestueux. Ces ailes d’un bleu profond avaient quelque chose d’envoutant. Mais derrière ces deux nappes bleues marines se balançait une des armes principales de ce monstre, sa queue. Telle une guêpe s’apprêtant à frapper sa proie, la queue du Velkhana pointue et vive perfore les armures les plus résistantes et la mienne ne ferait probablement pas exception. Ses jets de glace furent dévastateurs tout comme ses coups de queue. Le combat s’éternisait mais je sentais le monstre se fatiguer, je tenais le bon bout. Il chuta sous ma lame. La Wyverne de Glace n’était plus. Enfin, était K.O. Seulement K.O. Alors que je m’apprêtais à lui donner le coup de grâce, elle se releva et c’est alors que la température chuta drastiquement … Le Velkhana ne semblait plus si mal en point en semblait même plus fort. Ce Dragon Ancien était décidemment plein de ressources. La Glace formait autour de lui de solides stalactites renforçant son armure ainsi que sa beauté. Il se tenait devant moi, presque arrogant. Des blocs de glaces se mirent alors à tomber, à l’instar d’une grêle incontrôlable qui finirait par nous abattre. Un de ses blocs me heurta la tête et me fit perdre connaissance. Mon assistante et mon Palico était tout deux là, pas le Velkhana. Il s’était envolé peu après mon évanouissement. La Wyverne de Glace était décidément une menace plus grande que ce que nous avions connus jusqu’à présent, il fallait en informer le Commandant.

Malgré la situation critique dans laquelle nous nous trouvions, le Commandant trouva le temps pour nous féliciter et prendre de mes nouvelles. Il nous demanda d’enquêter une nouvelle fois sur le Velkhana en partant à sa recherche dans le Givre Eternel. Le repos ne serait pas pour tout de suite, d’autant que la Grande Traqueuse de la première flotte n’est toujours pas rentrée de son expédition dans le Givre. On espérait qu’il ne lui était rien arrivé de mal. Mais c’était quand même inquiétant…

Le retour dans le Givre Éternel fut moins difficile que je ne le croyais. Je dois dire que le blizzard provoqué par le Velkana était bien plus glacial que la température habituelle de cette nouvelle zone. Je commençais à me familiariser avec cet écosystème. Il était temps. La neige autour de mes chevilles ne semblait plus être un soucis. Mes jambes se sont familiarisées avec cette résistance constante due à la neige et je dois dire qu’avoir pris en muscle et avoir désormais un meilleur cardio’ m’enchantait. Perdu dans mes pensée je ne vis pas venir le Legiana face à moi. Cette Wyverne de rang maître désormais … Je n’en ai jamais affronté depuis la découverte du Givre Éternel et de Séliana. Il était temps de réparer cet affront. Soudain, un chant, de plus en plus profond se fit entendre lorsqu’une ombre géante survola la Wyverne et moi. Le Velkhana ? Non. Une autre menace s’apprêtait à entrer en scène. Un Legiana. Différent. Peut être une sous espèce au vu de ses caractéristiques. Couleurs différentes, apparence similaire à quelques exceptions près, un pelage glacé sous le corps, une apparence plus grande. Le Légiana rencontré plus tôt semblait être le disciple et celui ci le maître. Le « Légiana Blizzard » possédait une aura qui inspirait terreur et respect à la fois. Encore plus beau que son disciple. Et malheureusement pour moi plus dévastateur. Sa glace explosive fit des ravages, auprès de moi mais également auprès de 3 autres chasseurs qui me rejoignirent. Nous étions 4 contre ce Dieu des glaces mais pas seulement. À plusieurs reprises un ennemi découvert récemment nous fut d’une grande aide. Ses dents de sabres acérées, les griffes tranchantes, le Barioth infligea dans une guerre de territoires sans pitié de lourds dégâts à notre proie. Malgré notre supériorité numérique le combat fut loin d’être une partie de plaisir. Nous en étions venu à bout. Et avons par la même occasion retrouvé la Grande Traqueuse, elle était tombée dans un précipice après le combat contre le Velkhana. Elle nous apporta de précieuses informations sur le comportement étrange des Wyvernes. Cela aurait un rapport avec, selon les notes retrouvées par la Grande Traqueuse, un chant, qui dérèglerait l’équilibre entre les mondes et les espèces. Le chant entendu à plusieurs reprises serait donc la cause de l’apparition de nombreuses sous-espèces dans un habitat qui n’est pas le leur …

Dans le but de sécuriser un convoi qui arriverait à Seliana, nous devions nous rendre une nouvelle fois dans le Givre Eternel pour repousser un Anjanath Tonerre pour sécuriser l’arriver de nos partenaires. Ma rencontre avec ce « dinosaure » fut rapide, et il ne me fallut pas longtemps avant de comprendre pourquoi derrière son nom se trouvait « tonnerre » son corps est rempli d’un courant électrique puissant, à l’image d’un Tobi-Kadaichi. Il envoya sur moi à plusieurs reprises un liquide très conducteur, durant ce combat de nombreuses décharges électriques me parcoururent le corps. Lors de l’affrontement avec le Legiana Blizzard, j’ai fais part de mon admiration envers le Barioth qui m’a beaucoup aidé durant mon combat. Lors de mon combat contre l’Anjanath Tonnerre, mon admiration alla vers une autre Wyverne. Le Tigrex était un allié de poids, qui plus est alors que j’étais tout seul contre ce Dinosaure électrique. Sans avoir été mis une seule fois K.O, le combat se finit, encore quelque peu électrisé par les échanges avec la Wyverne et l’adrénaline. Ma journée s’était parfaitement bien passée mais la nuit tombée, je voulais finir en beauté …

Après avoir raflé une grande quantité d’objets au Vaporium, je voulais finir en apothéose en prenant ma revanche sur un monstre qui m’a donné du fil à retordre il y’a quelques semaines. Le Tobi-Kadaichi Vipère. Une quête évènement nécessitait la chasse d’un Tobi-Kadaichi, et d’un Tobi-Kadaichi Vipère au sein d’une arène. Et arrivé sur place, j’ai été frappé par la taille anormale d’une des deux Wyvernes. Le Vipère était tout simplement immense. Presque 3 fois la taille du Tobi-Kadaichi normal. Comment était-ce possible ? Comment allait se dérouler ce combat moi qui était si confiant à l’idée de me « frotter » à lui. Je vous mentirais si je vous disais que sans l’aide de quelqu’un j’en aurais pas chié. Le combat fut rapide, même contre deux monstres. J’ai réussi à m’en sortir sans encombres et mon allié m’a bien aidé à combattre ces Wyvernes. Les monstres, comme je m’y attendais à la fin de ce combat m’offrirent mes deux premières couronnes. La petite couronne en Or pour le Tobi-Kadaichi attestant que j’ai vaincu cette Wyverne et qu’elle possédait une taille anormalement petite. Et la grande Couronne en Or pour le Tobi-Kadaichi Vipère pour sa taille immense. La première couronne des deux obtenues ne m’importe pas, la possédant déjà. En revanche, celle du Vipère, c’est une belle trouvaille et un bel exploit ! Comme je le disais tout à l’heure, je voulais finir la journée, en beauté …

Lundi 23 Novembre 2020 – C’est pour ça que je risque ma vie.

Le réveil fut brutal. Le Commandant débarqua dans ma chambre pour me demander de me rendre immédiatement à Astera pour renforcer les défenses de la base avant la possible arrivée du Velkhana, et pour enquêter également sur deux nouvelles sous espèces aperçues au Plateau de Corail et au Val Putride. C’est le regard encore embué que j’atterris à Astera, affamé et pour cause, le petit déjeuner m’était passé sous le nez. J’allais pouvoir me nourrir convenablement avant de partir pour l’une des deux expéditions. A choisir entre les deux, j’ai opté pour le Val Putride, je voulais me débarrasser de l’expédition la plus chiante et terminer sur la plus « agréable » par la suite.

Les émanations provenant de la chair en putréfaction de cette zone était de loin ce que je supportais le moins. Mon assistante ne disait rien mais n’en pensait pas moins. Des cadavres de Girros jonchaient des os se trouvant là depuis des années. Soudain une forme familière apparue au loin, elle s’approchait. Son corps protégé par une sorte d’armure, sa queue en forme de lame. Un Glavenus d’une couleur nouvelle était face à une armée de Girros. Il la balaya en 4 coups de lame. Néanmoins cette dernière était différente, ce n’était pas du feu qui s’échappait de sa queue. Mais un liquide érosif, de l’acide. Le « Glavenus Acide » venait de tuer à lui tout seul plusieurs dizaines d’ennemis. Redoutable. Sa lame heurta la mienne. Sa queue en acide abîma mon armure. Et ma lame abîma sa gueule. Les parties de son armure volèrent en éclats et son dernier souffle fut rendu après une lourde bataille. Quelle beauté quand j’y repense, quelle classe avait ce monstre … Ses couleurs, ce combat … Je suis fier d’en être venu à bout. J’avais hâte de me frotter désormais à la deuxième sous espèce se trouvant dans le Plateau de Corail.

Le Plateau de Corail avait un air bien plus respirable que celui du Val Putride. Néanmoins quelque chose de pesant subsistait. Une ambiance tendue se trouvait autour de ces milliers de coquillages. Un Odogaron se trouvait là à me regarder, à fantasmer sur ma chair dont il comptait se délecter. Néanmoins, quelque chose clochait, je vis dans son regard une crainte mais également une réelle haine. Ces sentiments n’étaient pas provoqués par moi. Le monstre derrière en revanche oui. Un jumeau. Un odogaron au regard plus féroce, plus violent. Un poil plus grand. Quand on connait cette Wyverne, l’arrivée d’une sous espèce de l’Odogaron était un vrai désastre. Un combat commença entre les deux Wvernes. La sous espèce domina avec une telle facilité son adversaire que ça en était fascinant et très effrayant à la fois. Le combat entre les deux était terminé, mais la Wyverne restante n’en avait pas fini. L’Odogaron Désastre montra les crocs et tenta de m’égorger. Je ne devais mon salut qu’à ma fidèle lame qui s’est interposé entre ce tueur et moi. Le combat fut court, l’arrivée d’une chasseuse m’aida grandement à abattre la Wyverne. Mais pas seulement, puisqu’un Nargacuga tenta de se fotter à l’Odogaron Desastre. Il y perdit quelque plumes mais la sous espèce y perdit beaucoup de poils. S’en était fini de la Wyverne. La journée se finit lorsque le soleil se coucha. La journée s’était parfaitement bien passée. J’ai encore les yeux remplis d’étoiles et des souvenirs pleins la tête. Ces couleurs, ces sous-espèces, ces combats. C’est pour cela que je risque ma vie, pour voir un tel spectacle. Pour l’adrénaline et pour la beauté de certaines espèces. A l’instar d’un Ornithologue cherchant une espèce rare d’oiseau, pouvoir observer et combattre ces Wyvernes est ma raison de vivre … Le Commandant vint me retrouver pour m’informer que le Velkhana avait été retrouvé. Demain sera le grand jour. Le jour où la Wyverne de Glace ne serait désormais plus qu’une simple légende.

Mardi 24 Novembre 2020 – Le Velkhana. La Wyverne de Glace.

Les défenses étaient montées. Les canons chargés. Et l’atmosphère tendue. Nul doute, le grand jour était arrivé. Le terrain était dégagé et la zone ressemblait à une arène où deux gladiateurs s’apprêtaient à livrer un combat à mort. Il arriva dans l’arène. Comme prévu. J’y étais, comme prévu aussi. Il n’y a pas eu de salutations, pas de respect mutuel entre deux adversaires avant un combat glacial. Des pilonnes de glace sortirent du sol et me frappèrent. Les autres chasseurs présent, de la 5e commission combattirent la Wyverne de Glace avec bravoure, certains s’en sortirent mieux que d’autre. Voir le maître de la chasse ployer le genou face au Velkhana prouva que ce Dragon Ancien était une réelle menace et qu’il ne fallait pas la sous estimer. Ce n’était pas seulement mon combat, mais celui de toute la commission. Je n’étais pas seul pour lutter contre elle. C’était un véritable travail d’équipe de longue haleine. Le tranche-dragon, une armée fabriquée par la Commission, envoya un pieu en acier en direction du Dragon Ancien qui le reçu de plein fouet. Étourdi par l’attaque, il prit la fuite en direction du Givre Eternel. La satisfaction était grande au sein de la Commission. Mais ça n’était pas fini. Pas pour moi. Et le Commandant le savait. Il fallait l’éliminer une bonne fois pour toute. Nous ne pouvions plus avoir cette épée de damoclès au dessus de la tête. J’avais dit que ça serait le jour J. J’allais tenir promesse.

J’étais définitivement familiarisé avec le froid constant de cette zone polaire. Le Velkhana dans mon malheur m’avait familiarisé avec une température extrême, lors du combat survenu plus tôt. Un nouveau chemin était accessible dans le Givre Eternel. Une grotte façonnée dans de la glace, ou des cristaux d’eau solidifiée de plusieurs couleurs reflétaient sur le sol, un endroit d’une rare beauté. Il arriva aussi vite que tout à l’heure. Je vis du respect dans ses yeux et j’espère qu’il le perçut également dans les miens. Contrairement au Glavenus Acide d’hier, ce combat n’aurait pas pu se terminer d’une belle façon sans l’aide de chasseurs venus d’autres contrées. Leurs armes lourdes firent vaciller et chuter le monstre à plusieurs reprises jusqu’au moment fatidique où ma lame lui fit rendre l’âme. Il me lança un dernier regard, presque heureux. Heureux d’avoir rencontré un adversaire à sa hauteur, un moment que seul moi verrait sous cet angle, j’ai partagé avec ce monstre, un combat, presque intime. Nous y étions parvenus. La 5e Commission y était parvenue, le Velkhana n’était plus et la joie et l’exultation réchauffèrent le Givre Eternel, cette menace était désormais de l’histoire ancienne, néanmoins une interrogation subsistait, quel était ce chant mélodieux que nous entendions initialement avec les Legiana et le Velkhana ? Un érudit vint nous féliciter et nous faire part de découvertes inquiétantes autour du Nouveau Monde. L’activité sismique était très alarmante, c’est alors qu’un séisme fit trembler toute la zone. Un nuage rouge assombrit le ciel et annonça un mauvais présage, au même moment, ce chant retentit. Le fameux chant. De la bouche du Commandant sortirent ces mots : « La Vouivre Immortelle »

Mercredi 25 Novembre 2020 – Des retrouvailles explosives.

Le retour à Séliana hier m’assomma. Une réunion avait été improvisée dès notre arrivée et l’annonce d’une menace plus grande que le Velkhana me donna un coup derrière la tête. Et comme ci cela ne suffisait pas, les Dragons Anciens s’étaient réveillés. Cette annonce me rappela mes combats contre le Vaal Hazak, le Kushala Daora ou le Nergigante. Énormément de mauvais souvenirs et très peu de bons. Le fameux chant proviendrait de cette Vouivre Immortelle dont parlait le Commandant. Cet orage menaçant. Cette menace constante, le dérèglement de l’écosystème, de l’apparition de sous-espèces de Wyvernes, le réveil des Dragons Anciens, l’activité sismique inquiétante. Le remède aux maux du nouveau monde passe par l’annihilation de cette menace qu’est la Vouivre Immortelle. Notre mission du jour était de nous rendre dans la Terre des Anciens pour y trouver d’éventuels renseignements sur le réveil des Dragons Anciens et sur la Vouivre Eternelle.

La terre solide de la Terre des Anciens rendait mes déplacements plus fluides et me fatiguaient moins. La neige ne me manquait définitivement pas. Un Dodogama croisa ma route, sans m’attaquer. C’est définitivement un monstre que j’adore. Sa tête est si drôle… Le chasser ne me fait jamais plaisir. Je vis au loin quelque chose que je n’avais pas vu depuis longtemps. Plus je m’approchais, plus j’espérais qu’il ne s’agissait pas de ce à quoi je pensais. Plus j’avançais et plus je redoutais ces écofacts plantés dans le sol. Mes craintes se concrétisèrent… Des traces de Nergigante … Il s’était réveillé. Les Dragons Anciens étaient donc bien sortis de leurs torpeurs. C’était une catastrophe. Une main se posa sur mon épaule. L’Amiral. Je ne l’avais pas vu depuis la découverte de Séliana et du Givre Eternel, c’était une réelle surprise de le voir ici. Il lorgna sur les écofacts de Nergigante et me dit « Le Nergigante … S’il s’est réveillé c’est qu’il chasse comme à son habitude une énorme menace, quelque chose de gros. » Une ombre fendit l’air et une pluie d’explosifs tomba sur nous. D’où cela pouvait provenir ? Une Wyverne volante extrêmement rapide survolait nos têtes et faisait pleuvoir une multitude de roches qui explosaient quelques secondes après avoir heurté le sol. C’était obligatoirement la Bazelgueuse. Pas tout à fait. Ses roches qui tombaient étaient différentes. Je priais pour me tromper. J’espérais me tromper. Je ne pouvais pas me tromper. Je ne me suis pas trompé. La sous-espèce de Bazelgueuse me faisait face et j’allais devoir l’affronter seul. La « Bazelgueuse Vulcan » une nouvelle sous espèce à rajouter à une liste qui s’étoffe de jour en jour. C’était un des monstres dont je ne voulais pas voir la sous espèce. Elle était là, au dessus de moi, tel un vautour attendant le dernier souffle de sa proie. Sauf qu’elle n’attendrait pas ma mort. Elle la provoquerait.

La fusée de détresse étant inopérante, il allait falloir s’occuper de la Wyverne volante seul. L’Amiral est parti enquêter sur les piques du Nergigante trouvés un peu plus tôt. Il allait falloir faire preuve de patience et de persévérance. Mon Palico serait mon infirmier. J’allais avoir besoin de beaucoup de potions et de vitaguêpes … Mes écouteurs dans les oreilles, le combat débuta. Quelque chose d’étrange se passa. Les coups s’enchainaient beaucoup trop bien. Les esquives étaient limpides, comme ci je parvenais à deviner les attaques de la Bazelgueuse Vulcan. Etait-ce la musique que j’avais dans les oreilles. Ou bien est-ce tout simplement moi qui devenait plus fort et plus réactif ? Au moment où je vous rédige ces mots, je n’ai pas eu la réponse, mais je pense que le temps me la donnera. Sa phase rage était effrayante. Sa pluie d’explosifs était différente au fil du combat, elle devenait plus massive en quantité mais en force aussi. La couleur rougeâtre de ces roches laissait place à un violet écarlate devenant de plus en plus clair, presque éblouissant avant d’imploser et d’emporter ceux qui auraient le malheur de se trouver à proximité. Le combat fut long. Malgré l’aisance face à la Wyverne, le monstre était extrêmement résistant et ce malgré lui avoir brisé plusieurs parties. Différents monstres assistèrent au combat, le Dodogama, et le Brachydios se joignirent à notre petite fête. Il le regrettèrent amèrement et eurent même plusieurs parties de brisées, preuve de l’immense force de la Bazelgueuse Vulcan. Elle succomba aux nombreux coups que je lui ai porté. J’ai retiré mes écouteurs après avoir dépecé la Wyverne. Qu’est ce que c’était calme. La Terre des Anciens était désormais silencieuse, comme si elle cherchait à se faire petite. Toute silencieuse, craintive. Il se passait effectivement quelque chose de grave et il fallait vite y remédier.

Un nouveau conseil fut établi à notre arrivée. La présence d’écofacts de Nergigante prouva officiellement le réveil des Dragons Anciens. Notre priorité était désormais de récolter dans toutes les zones des indices sur la possible présences de ces puissantes Wyvernes. Mais avant cela il me fallait du repos. Nous avons en ce moment un rythme beaucoup trop soutenu. Tout à l’heure en arrivant dans ma chambre avant de vous écrire ces lignes, j’ai enlevé mon armure (D’ailleurs meilleur moment de la journée) et me suis rendu compte que ma chambre manquait d’élément de décoration. Et pourtant mes missions jusqu’à présent m’ont amené à en récolter beaucoup. J’ai alors apporté un peu de gaieté dans cette chambre austère avec des tableaux obtenus représentant différentes zones que j’ai foulé ou certains monstres que j’ai affronté, cette chambre … Me ressemble un peu plus, je m’y sens mieux … Le sommeil me fait fermer les yeux … Il est maintenant temps de dormir, j’appréhende ce qui m’attends …

Lundi 07 Décembre 2020 – Le Vaal Hazak Fléau.

Les paroles du chef eurent sur moi l’effet d’un coup poing dans le plexus. Le soleil se levait doucement sur Astera et je ne rêvais déjà que d’une chose, qu’il se couche. « Préparez vous à partir dans la Forêt Ancienne, une nouvelle sous espèce a été détectée, nous vous envoyons affronter le Vaal Hazak Fléau. » Le monstre de base me filait la chair de poule. Un Dragon Ancien « mort vivant » se nourrissant de pourriture. Chaque pas fait décrocher de son corps des lambeaux de chair putride. Un vrai cauchemar. Venir à bout de ce monstre il y’a quelques mois était un soulagement. L’obtention de ses deux couronnes était une délivrance. Peut être vous ai-je déjà parlé des couronnes, ou peut être pas. Je reviendrais plus en détails sur cet objectif en temps voulu. Il était temps de prendre la route direction la Forêt Ancienne.

C’était différent. Très différent. La Forêt Ancienne était silencieuse. Elle qui transpirait de vie d’habitude, ne ressemblait désormais qu’à une annexe d’un futur Val Putride. Une sorte de brouillard jaunâtre ressemblant fortement au Val d’ailleurs semblait polluait l’air. Je n’aimais pas ça. Il fallait abattre ce monstre qui détériorait l’habitat naturel des résidents de la forêt. Le Dragon Ancien ne se traquait pas aux traces qu’il laissait mais à l’odeur ambiante qui devenait de plus en plus irrespirable à mesure que je m’approchais de lui. Pas de doute il s’agissait bien du Vaal Hazak, néanmoins je redoutais l’apparence de sa sous-espèce, et j’avais raison de la craindre. Je le vis apparaître dans la forêt, ou du moins son ombre significative apparaissait derrière cette brume nauséabonde qui eut au moins le mérite de me permettre de me cacher. Cette … Chose, se trouva alors à quelques mètres de moi, et la différence entre les deux espèces était très claire. Le Vaal Hazak inspirait la mort. Le Vaal Hazak Fléau inspirait l’après mort. La création de champignons, de spores sur la chair putréfiée. Une vie nauséabonde naissante dans un corps mort animé par la maladie. Le Vaal Hazak était mon nouveau défi. Un défi horrible, à l’image de la Wyverne.

Il était trop fort pour moi. Il envoyait de puissant jets… De poison je suppose qui m’assommaient d’un seul coup. Je parvenais à lui distribuer pas mal de coups, mais le combat me semblait perdu d’avance … Avant l’arrivée de chasseurs qui m’aidèrent dans ma tâche. L’un était armé d’un Insectoglaive, et un second était équipé d’une VoltoHache. La bête fut forcée de fuir à 3 reprises, me faisant reprendre espoir. Ses émanations venimeuses et dévastatrices altéraient beaucoup notre vigueur et notre vitalité. Les baies-soins étaient de vrais remèdes à ces maux que le Vaal Hazak nous infligeait. La délivrance fut apportée par un dernier coup de ma grande épée. Le monstre putride vacilla une ultime fois avant de rejoindre le monde auquel il appartient, celui des morts. La brume s’estompa peu après la mort de ce fléau, preuve irréfutable, même si il ne faisait nul doute, que ce brouillard était l’œuvre de ce Dragon Ancien.

L’air respirable d’Astera me remit d’aplomb en moins de deux. A tel point que la faim me fit presque oublier le combat horrible que j’avais livré quelques heures avant. Avant de manger, je voulais impérativement nettoyer et aiguiser ma lame. Finir avec ce combat définitivement, enfin… Jusqu’à ce que je m’attèle à la tâche qui est : obtenir les grandes et petites couronnes d’Or pour chaque monstre. Ces couronnes sont offertes par le Zoologiste à chaque trouvaille d’une Wyverne anormalement grande ou petite. Et pour devenir le meilleur chasseur de ma génération, il faudra que je passe par là, une nouvelle fois … Il me faut pour le moment m’améliorer, car tout seul cette ultime quête de couronnes est tout simplement impossible pour moi, je devrais à l’avenir devenir encore plus fort.

Lundi 14 Décembre 2020 – Le Namielle

Devenir plus fort. Ces trois mots résonnaient encore dans ma tête au moment de me lever ce matin. Je ne voulais plus implorer l’arrivée de chasseurs pour me sortir de mauvais pas. Je voulais être celui qu’on supplierait d’aider à venir à bout de monstre féroces. Je voulais être un Héros, et j’espère que vous, qui lisez mon journal, me voyez comme tel, malgré mes lacunes. Ou du moins, si ce n’est pas le cas, ça viendra, soyez en sûrs. Le Chef me convoqua pour me parler d’un monstre inconnu par nos érudits qu’ils nommèrent : Namielle. Un monstre aperçut dans le Plateau de Corail. Néanmoins les informations sur la bête sont assez vagues. De sources sûres il s’agit d’un Dragon Ancien, les rares chasseurs qui ont eu l’occasion de le croiser se sont retrouvés plongés dans une profonde obscurité troublée par des faisceaux lumineux et envoûtants. Aucune information sur la forme, la couleur, l’élément ou la force. Je m’apprêtais donc à foncer dans la gueule du loup, sans rien savoir de mon adversaire, si ce n’est qu’il préfère la jouer en nocturne et qu’il s’amuse avec des guirlandes lumineuses, on approche des fêtes de noël, le petit Papa tout rouge aux nombreux cadeaux n’est peut être pas qu’une légende… Je comptais en profiter pour lui donner ma liste de joujoux.

Des écofacts de Nergigante confirmèrent la présence d’un monstre puissant. Le Dragon Ancien à un faible pour des combats titanesques. J’espérais juste ne pas avoir à me farcir les deux d’un coup. Je montais en haut du plus haut plateau, au dessus des nuages me permettant de surplomber l’ensemble de la zone, lorsque ma visibilité fut réduite, réduite, encore réduite. Jusqu’à me rendre aveugle. Ou bien … Était-ce le Namielle ? Des fils lumineux apparurent face à moi dans cette obscurité totale, c’était impressionnant. Je me suis senti attiré par ces câbles tel un poisson attiré par un prédateur aquatique agitant un leurre hypnotisant. Mais une gueule de monstre derrière les guirlandes me fit sursauter et reprendre mes esprits. Le Namielle était face à moi. Un monstre d’une beauté absolument indescriptible, ces fils lumineux étaient en fait des moustaches avec lesquelles il peut provoquer des décharges électriques. Le monstre alliait eau et électricité. Un mélange mortel. L’eau qu’il envoyait provoquait un courant puissant me faisant souvent perdre l’équilibre. Le Dragon Ancien était tout simplement le plus beau qu’il m’ait été donné de voir. Son élément, la couleur sous ses ailes, sur ses ailes, les petits tentacules aux extrémités des ailes, son cri, ce monstre est une merveille. Le combat se poursuivit sur tout le Plateau de Corail et se termina après une demie heure d’affrontement. Ma lame émoussé, le corps trempé et encore endolorit par les décharges mais qu’importe. Le monstre était bien à terre. Je lancerais dans les semaines à venir de nouvelles expéditions pour en ré affronter d’autres tant ce monstre est magnifique. L’euphorie ne dura pas longtemps, le Commandant vint personnellement nous voir pour nous informer que toutes les investigations menées jusqu’à présent nous ont permises de localiser la Vouivre Immortelle, notre ultime objectif…

Ce combat contre le Manielle m’a fait prendre conscience de certaines choses. Je ne suis plus le même chasseur qui est arrivé dans le Nouveau Monde il y’a quelques années, ni celui arrivé dans le Givre Eternel il y a deux mois. Je suis un homme plus puissant, plus vaillant prêt à protéger les siens et à devenir le plus grand chasseur que ce monde n’ait jamais porté. Demain sera un très grand jour, la rencontre avec la Vouivre Immortelle. Un combat sans merci m’attendra demain. Une chose est sûre. Je me couche ce soir, plus fort et plus sûr de moi qu’à mon réveil ce matin.

Mardi 15 Décembre 2020 – La Vouivre Immortelle.

Ma nuit fut courte pour ne pas dire inexistante. Le soleil semblait s’être levé plus tôt que d’habitude, comme ci les Dieux eux même savaient qu’aujourd’hui allait être une journée cruciale. Une journée qui rentrerait dans l’histoire si la chance était avec moi aujourd’hui, ou dans le cas contraire, qui signifierait la probable extinction de certaines espèces et le dérèglement définitif de la chaîne alimentaire. Nous approchions de ce nouvel endroit appelé le « Berceau Oublié ». Une terre isolée, creuse, en forme de cercle entourée de montagne si pointue qu’elle pourrait empaler n’importe quelle Wyverne. En foulant le berceau, il était difficile de ne pas s’imaginer dans une arène de gladiateur attendant mon adversaire avec impatience sans savoir à quoi m’attendre de la bête. Je commençais à m’habituer cet effet de surprise de dernière minute en apercevant mon adversaire dans les derniers instants. Il me fallait être prêt à toute éventualité. Il pouvait venir de partout, de derrière, d’au dessus…

Un cri fendit l’air et dissipa le silence pesant autour de l’arène. Un cri familier, un cri terrifiant, un cri chaotique. Le Nergigante Chaos, la sous espèce du monstre de base se trouvait face à moi. Plus belle que son grand frère. Ses épines sur le dos scintillantes face aux rayons du soleil, un monstre presque noble d’apparence et pourtant empli d’une rage qui déformait son énorme gueule. Une fois encore, sa présence signifiait que nous nous étions pas trompé en nous rendant dans le Berceau Oublié, il était en quête de défi, d’un gros poisson à prendre, la Vouivre Immortelle ne devait pas être loin. Il fallait avant tout se charger de lui. S’occuper de la Vouivre Immortelle, était de base une mission presque suicide, mais avec le Nergigante en plus sur le dos je n’avais plus qu’à rendre les armes et accepter mon sort. Je connaissais ses attaques par cœur, son comportement ne m’était pas inconnu. J’ai tué nombre de ses congénères, ce qui me donnait un avantage dans ce combat. Néanmoins, comme chaque sous-espèces, des différences subsistent, dans la façon de se battre. Le monstre est plus rapide que son grand frère. Beaucoup plus rapide. Les épines qui recouvrent sa peau affectent notre vigueur jusqu’à l’évanouissement. Le Nergigante Chaos est un Dragon Ancien qui n’a pas d’élément feu, foudre, eau ou que sais-je. Par contre il est doté d’une envie constante d’éradiquer, d’exterminer, de tuer. Il est un des plus dangereux Dragon Ancien de son époque et ce malgré son désavantage parmi ses autres congénères. La venue de camarade de chasse fut une aubaine pour moi. Malgré ma connaissance du monstre le combat n’était pas aisé, la vivacité de la Wyverne était un réel inconvénient, et ce coup de main apporté fut un gain de temps colossal. Lorsque ce monstre vacilla, j’en avais presque oublié l’objectif principal qui était la Vouivre Immortelle. Quel ascenseur émotionnel … Il fallait que je reprenne mes esprits et mes forces très vite, le combat qui allait suivre, serait dans la logique plus violent que celui ci.

Le sol se mit à trembler. Le chant se mit à retentir dans l’air. La Vouivre Immortelle avait décidé de se montrer maintenant. L’arène commença à se fissurer de part en part, et à devenir impraticable. Le sol se déroba sous mes pieds, me séparant du reste de la 5e Flotte. J’atterris sur un plateau de forme ronde également. Face à moi une montagne ambulante. Une structure mobile menaçante et pour le moins impressionnante. Il en était même difficile de déceler la tête, les ailes, ou encore les pattes. Lorsque la Vouivre se déplaça, tout fut beaucoup plus clair à mes yeux, et il allait être très difficile de venir à bout de cette abomination puisqu’elle était recouverte d’une très épaisse couche de pierre sur l’intégralité de son corps renforcée par un matériau qui rendait l’armure extrêmement robuste. Ma lame heurta son corps à de nombreuses reprises et son point faible était localisé sur son visage. Un chasseur d’une terre lointaine arriva avec une Fusarbalète lourde. De par ses projectiles perforants, le chasseur pénétra la Vouivre Immortelle de nombreuses fois faisant s’effriter sa protection. Des morceaux de pierre se détachaient, la Vouivre qui ressemblait d’avantage à un bloc de Calcaire grossièrement ailée ne savait plus où donner de la tête et semblait fébrile. Il planta ses « ailes » dans le sol et elles commencèrent à vibrer. C’est alors que se fit entendre le chant, qui provenait finalement de ses énormes blocs qui lui servaient d’égides plantées dans le sol. Mais quelque chose clochait. Tout était beaucoup trop simple. Je parvenais à le frapper et à lui arracher des morceaux d’armure avec l’autre chasseur, mais la Vouivre ne semblait pas faiblir. Elle poussa alors un hurlement strident et les restes de son armure volèrent en éclat. La Vouivre Immortelle était un véritable Dragon protégé derrière une armure de plusieurs tonnes. Le combat véritable s’apprêtait à débuter. Et je vis également que le chasseur à mes côtés le comprenait lui aussi. Ces gros blocs colossaux qui lui servaient d’ailes étaient désormais de fins membres ressemblant à des pattes d’araignées qui d’un coup propulsèrent des rayons ultras soniques d’une puissance encore jamais vue. La Vouivre Immortelle était une Wyverne remarquable qui n’avait jamais été vaincue par qui que ce soit et je comprenais pourquoi. Ces tonnes d’armure en moins, la Vouivre était plus vive, plus réactive et plus puissante dans ses attaques. Elle était incroyablement puissante et … Belle. Cette Wyverne était magnifique. Si ma carrière de chasseur avait dû s’arrêter ici elle aura été remplie de magnifique découvertes et de combats épiques. Mais elle ne s’arrêterait pas là. La Vouivre Immortelle s’apprêtait à flancher pour la première et dernière fois de son existence. Ses différentes parties se faisaient détruire à chaque balle, chaque coup de lame qui venaient heurté son imposant corps. Il poussa son « ultime » soupir juste avant qu’un de ses rayons ne m’atteigne. Le second chasseur qui m’a assisté dans cette quête primordiale venait de me sauver la vie, et venait de terminer la Vouivre. C’était fini. La menace pour l’écosystème n’était plus. La plupart des membres important de la Commission me rejoignirent. Et célébrèrent avec moi cette victoire, cette illustre victoire, où l’homme à prouvé une fois encore qu’il pouvait, malgré les menaces, se vanter de trôner au sommet de la chaine alimentaire. Du moins c’est ce que je pensais avant que Vouivre ne rouvre les yeux. Elle s’apprêtait à attaquer quand le Nergigante Chaos refit surface et termina notre travail. Le Dragon Ancien surplombait la Vouivre Immortelle nous lançant ce regard si singulier, celui du défi et de la provocation. Ou en l’occurrence celui d’un rendez vous, celui d’un combat au sommet entre lui et moi. Il s’envola haut dans le ciel, laissant le cadavre gisant de la Vouivre plus si immortelle que ça.

La soirée fut légendaire. L’alcool coulait à flot et la viande arrivait par cargaison, je n’ai de mémoire jamais autant bu et mangé et pourtant malgré cette joie infinie, ce moment privilégié avec le reste de la Flotte, je reste sur une note amer. Le Nergigante Chaos. Il m’attend, il me veut et je ne serais en paix que quand je serais venu à bout de ce monstre qui m’a ôté l’honneur d’achever la Vouivre Immortelle.

Mercredi 16 Décembre 2020 – Le Fief Glorieux.

Je crois avoir dormi cette nuit 13 heures. Quelle soirée hier, et quelle fatigue, je ne me souviens même plus être revenu dans ma chambre. Le visage inexpressif de la Vouivre Immortelle hier me sortit de mon sommeil. Et celle du Nergigante me sortit de mon lit. Je parvenais néanmoins à relativiser en me disant que certes, il reste une grosse menace, mais elle reste bénigne comparé à la Vouivre. Le Nergigante avait grâce à un concours de circonstances ôté la vie à ce démon. Les principaux coups infligés étaient de ma lame, le Nergigante a juste profité de ma maladresse et de la faiblesse de la Vouivre. Je suis parvenu à mettre ce Dragon Ancien K.O et je recommencerais encore aujourd’hui.

Les érudits donnèrent un nom à la Vouivre Immortelle. Elle fut nommée Shara Ishvalda, ce qui pour ma part me plait beaucoup plus. Le terme « immortelle » ne lui convient désormais plus.

Un repas dans le ventre, ma lame aiguisée, mes potions dans les poches, j’étais prêt pour la Terre des Anciens et pour l’ultime combat contre le Nergigante Chaos. Ma partenaire et moi attachés par une simple corde à une pauvre petite Wyverne pour rejoindre la Terre avons été par la force des choses transportés dans une zone proche de la Terre des Anciens. Une zone praticable où les monstres semblaient nombreux et où un combat décisif dans ma carrière pouvait être livré. Nous avons aperçu une Bazelgueuse Vulcan foncer sur nous. Et alors que je l’attendais dans le rôle du bourreau, le Nergigante Chaos percuta la Wyverne volante et ils disparurent dans la cime des arbres. Comme si il tenait à ce que ma mort vienne de ses griffes.

Cette zone était en fin de compte un regroupement parfait de tous les biomes jusqu’alors rencontré. Le Désert des termites, la Terre des Anciens, le Val Putride, la forêt Ancienne, le Givre Eternel. Tous les biomes y figuraient dans un format réduit. Chaque monstre rencontré pouvait s’y trouver. Mon cœur s’emballa, était-ce la définition du paradis ? Quoi qu’il en soit, je devais trouver ma cible. Ma partenaire et moi avons trouvé sur cette nouvelle zone différents écofacts de monstres confirmant la présence de monstres de tout biome … Et la présence d’un nouveau. Un monstre inconnu fit face à un Diablos et une Rathian, deux monstre féroces et coriaces du Désert des Termites qui furent balayer avec une facilité déconcertante par le monstre nommé Zinogre. Grand. Imposant. Utilisant l’élément électrique. Un démon bleu usant de la foudre avec facilité. Un futur copain probablement, mais ça n’allait pas être aujourd’hui que j’allais faire connaissance, ni avec lui, ni avec le Nergigante Chaos qui fut introuvable. A mon retour à Séliana, le calme étant revenu avec la mort du Shara Ishvalda, j’ai alors demandé plusieurs jours en solo pour m’approprier ce nouveau terrain de jeu nommé Fief Glorieux. Le chef me donna carte blanche et pour une première journée, j’ai trouvé cet endroit fascinant. Tout fonctionne avec des phéromones. J’ai tué environ 15 monstres en une après midi, des Paolomu Belladone, des Nargacuga, des Glavenus ou encore des Rathian, ils y sont tous passé mais aucun ne m’a donné de couronnes, c’est une réelle déception, mais je ne perds pas espoir. Demain sera un jour réservé exclusivement aux couronnes que j’espère obtenir vite, mon dernier objectif désormais est de devenir le plus grand chasseur de ce monde.

S..medi 19 Déce..bre 2020 – Adi…

*La seconde moitié du livre semble arrachée. Vous remarquez que le reste des pages ne figurent plus dans le journal. Qu’à t-il pu se passer…*

DE

Une Odyssey vers de nouveaux Horizons

Les mondes post-apocalyptiques. Un milieu qui vous évoque forcément un profond souvenir. Chacun d’entre vous à au moins une fois foulé ces terres que ce soit par le biais de lectures avec notamment la saga « Autre Monde » de l’écrivain Maxime Chattam. Ou bien grâce à des séries ou des films avec « The 100 », « The Walking Dead », ou encore « Je suis une légende ». Un monde où l’humanité, quasiment éradiquée, a perdu ses droits et où la nature, mère de toutes choses s’est de nouveau auto-proclamée Reine. Et si l’œuvre de l’homme venait à être utilisée contre son créateur ? Je veux dire, si la nature s’appropriait le travail de l’homme s’étalant sur plusieurs siècles pour à elle seule, créer un monde nouveau et hostile envers l’humain. Un monde où le métal ferait partie intégrante de cette nature, qu’il serait recouvert de mousse, de branches ou de vase. Que l’homme qui était jadis au sommet de la chaîne alimentaire se retrouvait finalement classé au sous sol d’un immeuble de 60 étages ? Certaines œuvres vidéo-ludiques proposent des scénarios où la civilisation humaine a été anéantie dans sa quasi totalité, laissant place à des vestiges de l’ancien monde dans des décors absolument splendides contrairement à l’histoire qui a amené la destruction de notre patrimoine. Je vous propose aujourd’hui de vous faire voyager. De vous emmener dans un futur, que nous ne verrons probablement jamais. Dans un premier temps en 2’160 dans l’univers de Enslaved : Odyssey To The West, puis dans les années 3’000 aux côtés de Aloy dans Horizon Zero Dawn. Je vous ramènerais en 2020 à l’issue je vous le promets, même si avec ce qu’il se passe de nos jours vous n’aurez peut être pas envie de revenir …

Récents ou non, les décors sont splendides.
D’une Pérégrination ancestrale à une Odyssée futuriste.

Avant que vous ne preniez place dans cette navette, j’ose espérer que vos vaccins sont à jours, parce que si on ne s’apprête pas à voir des animaux à trois têtes ou des champignons mangeurs d’hommes, sachez que des robots rouillés porteurs du tétanos avec une haine pour la race humaine, c’est pas dit qu’on en croise pas deux ou trois. Monkey est un homme solitaire ayant vécu dans ce monde ravagé par la guerre. Il tente de survivre chaque jour dans ces terres en tentant de fuir des robots qui le tueraient ou le réduiraient en esclavage. Faute d’inattention, ou peut être malchanceux, Monkey fut un jour capturé. Alors qu’il se trouve à bord d’un vaisseau dans une cellule exiguë, l’une des prisonnières, capturée également parvint à s’échapper de sa cellule. Monkey lui demanda de le libérer. Effrayée par l’homme elle prit la fuite, le laissant à une mort certaine. Par « Miracle », le vaisseau eu un dysfonctionnement interne et il commença alors à chuter et à se désagréger peu à peu. Monkey pu alors se libérer pour se précipiter vers la dernière capsule de sauvetage présente sur le vaisseau … Déjà empruntée par la femme aperçue quelques minutes plus tôt. S’en suivi une scène plutôt comique où Monkey la regarda dans les yeux, lui sur la capsule, elle dedans, la suppliant de ne pas décoller, et quelques secondes plus tard ils s’envolèrent à bord de la navette pendant que l’immense vaisseau s’écrasa dans de frêles vestiges du passé dans un fracas assourdissant. La navette s’écrasa dans la nature.

A son réveil, Monkey fut victime de douleurs terribles au crâne et senti quelque chose de lourd sur sa tête . La jeune femme qui se trouvait dans la navette quelques heures avant se trouvait devant lui, assise les bras autour de ses genoux. L’homme lui demanda pourquoi une couronne métallique se trouvait sur sa tête. Elle lui dit alors qu’elle en était à l’origine. Cette chose était une couronne qui le liait à la jeune femme. Si il lui prenait l’envie de l’attaquer, ou de l’abandonner. Il mourrait. Il en était de même si elle venait à perdre la vie, Monkey disparaîtrait également. Forcé de coopérer, il demanda le nom de la jeune femme. Trip. Elle se trouve être extrêmement intelligente et amatrice de robotique, ce qui sera une grande aide pour le pauvre prisonnier. C’est ainsi que leur aventure commença, contre le gré de l’homme.

L’histoire de Monkey et Trip est tiré d’une œuvre chinoise du nom de « La Pérégrination vers l’Ouest » qui relate l’épopée d’un moine qui parcourt l’Asie de la Chine à l’Inde dans l’espoir de traduire des parchemins ancestraux en chinois. Durant son périple il est accompagné à l’image de Trip de plusieurs personnages qui l’aideront dans sa quête. La quasi totalité des personnages principaux de ce roman asiatique est représenté dans Enslaved de façon plus ou moins fidèle. Xuan zang, le Bonze cherchant à parcourir l’Asie en quête de savoir est accompagné par 4 grands maîtres chargés de le protéger à savoir : Sun Wukong, le roi Singe représenté par Monkey, Longwang sanjun « Le Cheval Dragon-Blanc » représenté par la moto de Monkey qui fera office de monture, Zhu Bajie un cochon anthropomorphe qui s’avèrera être représenté par Pigsy, un homme corpulent « allié » de Monkey et Trip. Et enfin le dernier qui lui n’est pas représenté dans le jeu crée par Ninja Theory, Sha Wujing le maître des sables. On peut donc en conclure que le rôle du Bonze en quête de savoir au travers de l’Asie est tenu par Trip.

Le jeu fait également référence à d’autres œuvres, tel que « Dragon Ball« . Une des armes de Monkey est un bâton étirable robuste et fin comme celui de Sangoku dans son enfance. Vous aurez également la possibilité de vous déplacer au dessus de l’eau à bord de ce qu’appelle Monkey, le Nuage. Il s’agit en fait d’une plate forme crée à base de champs électromagnétique vous permettant de vous déplacer. Il n’est pas sans rappeler le board dont se sert Jak dans Jak And Daxter II et III.

Les similitudes entre l’œuvre chinoise et Enslaved ne s’arrêtent pas uniquement aux personnages puisque le périple du Bonze en quête de vérité se reflète également dans celui de Monkey et de Trip qui eux cherchent à comprendre où vont les esclaves et que sont-ils amenés à faire. La force des choses les mènera alors au sein de « Pyramid ». Une immense bâtisse où sont regroupés l’intégralité des esclaves capturés par les différents êtres robotiques. Le responsable de cet esclavagisme ne se sert pas des humains afin qu’ils réalisent ces souhaits. Il les plonge dans un sommeil éternel et leur diffuse des images de notre époque actuel. Un monde que l’esclavagiste jugeait meilleur que celui dans lequel ils se trouvent. Comme une sorte de devoir de mémoire. Un perpétuel transfert de souvenirs provenant d’humains de l’époque contemporaine les plongeant dans une sphère de bien être constant. À l’abri de la vérité et de la dangerosité de leur monde jusqu’à ce qu’ils décèdent. La question que j’aimerais vous poser maintenant, au delà de ce que vous avez pu voir ou entrevoir dans notre voyage est la suivante. Préfèreriez vous cesser de vivre et être aveuglé par des images positives obsolètes jusqu’à ce que votre cœur défaille. Ou bien vivre, en tentant de survivre au monde réel et ce peu importe le danger qui rôde autour de vous et de vos proches si tant est que vous en ayez ? Choix cornélien n’est-ce pas ?

Enslaved : Odyssey To The West est irréfutablement lié à l’œuvre chinoise « La Pérégrination vers l’ouest » À l’image de Trip, le Bonze lui part en quête de savoir et de révélation. Une Odyssée ou une Pérégrination spirituelle en quête de connaissance ou de réponses à leurs plus profondes interrogations, où diverses menaces tenteront d’empêcher nos protagonistes d’atteindre leurs buts.

Le merveilleux destin d’une rejetée.

Nous voici plusieurs siècles plus loin mes amis. Comme vous pouvez le voir, les infrastructures que nous connaissons existent toujours par le biais de quelques vestiges fragiles qui résistent encore au fil des années mais qui demeurent moins présents qu’en 2160. Bienvenue en 3’000. 840 ans après. Je vais vous demander de laisser Monkey et Trip de côté pour le moment et de découvrir Aloy. Une petite orpheline qui s’est faite rejeter de sa tribu car sa naissance demeurant un mystère, elle inspire la peur aux autres membres de son clan qui la voient comme une malédiction. Elle fut recueillie par un homme nommé Rost, un homme d’une douceur et d’une gentillesse infinie. Un homme qui prit soin de la petite Aloy comme de sa fille, et elle le considéra comme son père. C’était un homme solitaire qui était également, comme Aloy, un parias, un homme banni par sa tribu et voué à errer et à survivre dans ce monde. La jeune fille grandit, et fit un jour la découverte malgré elle d’une grotte où se trouvaient des vestiges d’une époque antérieur qui est la notre, « l’âge de métal ». Elle y trouva dedans un Focus de la taille d’une pouce lui permettant de « scanner » son environnement. Les animaux, les machines, certains fichiers audio qui se trouvaient dans cette grotte faisant naître en elle des milliers de questions. Elle découvrit qu’avant sa naissance, un monde fascinant existait, un monde ancien, que peu de gens connaisse. Le temps passant, son besoin de connaître ses origines devint de plus en plus grand et Rost ne pouvait s’y soustraire. Pour cela elle allait devoir rejoindre sa tribu « natale », en participant à « L’éclosion ». Un examen ouvert à tous qui, si elle parvenait à le réussir, lui permettrait de poser ses questions aux Matriarches, des érudites très respectées qui pourraient alors lui répondre. D’où vient elle ? Et que peut-on apprendre de l’âge de métal ? Qu’est ce qui a pu mener à la destruction de cette époque et d’où proviennent les robots qui ont fait chuter la race humaine de la première place de la chaîne alimentaire à l’une des dernières ?

L’aventure de Aloy sera périlleuse, elle devra puiser en elle une force qu’elle ne soupçonnait pas. Elle qui a tant été rejetée, parviendra t-elle à convaincre les Noras de sa bienveillance et de son envie d’aider son prochain ? Arrivera t-elle à venir à bout des machines qui siègent en maître sur ce monde si énigmatique ? Pourra t-elle apprendre l’identité de ses parents, si tant est qu’ils existent … Ces questions trouveront réponses. Les interrogations autour de l’âge de Métal se dissiperont et les origines de Aloy s’avèreront déroutantes. Pour le bien du jeu, je ne peux vous en dire plus. Horizon Zero Dawn est un jeu qui mérite d’être découvert, et non conté.

Si l’aventure de la jeune femme se déroule dans un monde post-apocalyptique où les ruines d’immeubles tirent sacrément la gueule, le monde est tout ce qu’il y a de plus joli, la verdure est omniprésente partout où nos pieds se posent. La beauté des paysages et des décors proposés par cette épopée laissent parfois difficilement croire que l’homme, ses grues, ses immeubles et ses centre commerciaux avaient jadis vécu ici. L’apparition des robots dans ce monde et d’un virus les rendant extrêmement hostiles est un mystère éphémère et ils ajoutent une touche novatrice au jeu. Le piratage de certains robots pour pouvoir les monter et se déplacer plus rapidement sont des « features » que nous ne retrouvons pas par exemple dans Enslaved. A savoir que contrairement à ce dernier, la faune animalière que nous connaissons vous et moi subsiste toujours dans les vastes étendues verdoyantes d’Horizon Zero Dawn. Des sangliers, des renards, des poules se mélangent aux multiples robots que nous pouvons croiser, permettant au joueur de s’identifier d’autant plus dans ce monde qu’il pourrait transvaser avec le sien.

Dans l’aventure que nous propose Aloy, nous avons, par le biais du focus qu’elle a trouvé dans cette grotte étant petite, la possibilité d’apercevoir des flashbacks montrant des constructions anciennes de « l’âge de métal » rappelant au joueur une nouvelle fois, que derrière les tribus que nous croisons dans notre épopée, que derrière leur mode vie proche historiquement de l’âge de pierre, l’homme était évolué et qu’il a subit, en presque 1’000 ans une régression absolument colossale le rendant presque primitif. Le dicton « Chasser ou être chassé » prends un tout autre sens.

Des destins éloignés pour un objectif commun.

Vous voici de nouveau chez vous. J’espère que ce voyage aura été instructif vis à vis de ces 3 œuvres en comptant la Pérégrination vers l’Ouest. L’univers post-apocalyptique est un domaine fascinant et différent selon les œuvres. Le monde radioactif de Fallout est loin de l’univers de Enslaved ou d’Horizon et pourtant il s’agit bien d’œuvres au monde post apocalyptique. Certains joueurs n’ont pas apprécié l’ambiance d’Horizon car elle semblait encore bien trop « humaine », trop proche d’un futur qui peut encore arriver, loin des monstres gavés de radioactivité qui ont tant fait rêver les joueurs du monde entier.

Néanmoins, les jeux ont au moins le mérite de nous faire réfléchir et de nous faire relativiser sur notre époque actuelle. Si certains fantasment sur un monde où chevaucher des machines et se battre à coup de lances tels des guerriers légendaires est une futilité, le confort que nous connaissons pour la plupart aujourd’hui n’existerait plus et nous ferait revenir à une précarité qui je pense, ferait énormément de mal à ceux qui ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de vivre à notre époque.

Les deux voyages que nous offrent Enslaved Odyssey to the West et Horizon Zero Dawn sont des remises en questions constantes sur nos agissements et sur l’avancement de la technologie, une science qui pourra peut être finir incontrôlable aux mains de l’homme et qui pourrait signifier un grand danger pour l’être humain. Au delà de ça c’est une véritable quête de savoir et de connaissance dans laquelle se lance Monkey/Trip et Aloy, une quête qui s’avèrera vitale puisque l’avenir de la race humaine sera en jeu, et ils apprendront à leurs dépends, que le savoir et la sagesse s’acquiert en passant par de multiples sacrifices.

Merci à vous d’avoir pris le temps de faire ce voyage avec moi ! J’espère que cela vous aura plu, on se retrouve dans quelques semaines pour un nouvel article, d’ici là portez vous bien, des bisous !

Ju’

Les Psychopathes dans l’univers du jeu vidéo Part.II

Lors du premier article, nous avions parlé de quatre psychopathes emblématiques du monde du jeu vidéo. Albert Wesker issu de l’iconique licence Resident Evil. Vitalis Benevent du célèbre jeu A Plague Tale Innocence. Xehanort, de la cultissime saga de Kingdom Hearts, et enfin, Vaas Montenegro de Far Cry 3. Il est temps de parler de trois nouveaux antagonistes psychopathes et pas des moindres. Le premier article vous a dans l’ensemble intéressé et plu, voyons si il en sera de même avec mes trois nouveaux petits protégés.

Kadir « Rais » Suleiman – Dying Light

«Vous venez de nous, comme un serpent dans l’herbe. Ici, dans une ville de mensonges, vous êtes le plus grand menteur de tous.»

Kadir Suleiman est un colonel de l’armée de Turquie. Lorsqu’un agent pathogène décima la quasi totalité de la population de la ville d’Harran, il fut chargé de maintenir l’ordre en tant que gouverneur suppléant. Alors que le ville turque sombrait dans le chaos, Suleiman demanda au G.R.E, le Groupe de Ravitaillement et d’entraide d’extraire son petit frère, Hassan, un jeune homme handicapé encore bloqué dans la ville infectée. Sa requête fut refusée et Hassan fut tué par les zombies qui se multipliaient dans les rues d’Harran. Fou de rage, l’homme politique laissa place au militaire assoiffé de vengeance. Il devint aux yeux des survivants, un puissant seigneur de guerre, et monta alors un « gang » avec des survivants en quête de survie, mais également d’anciens soldats ayant servi sous ses ordres avant cette pandémie. Il changea son identité, et devint alors, pour toutes personnes se trouvant être encore vivante dans cette ville maudite, Raïs. Vous incarnez un personnage du nom de Kyle Crane, et êtes envoyé sur la ville d’Harran par le G.R.E pour rencontrer le seigneur de guerre et pour récupérer des documents classés secret qu’il a volé au Groupe de Ravitaillement et d’entraide contenants des informations sur le virus qui ravage les rues de la ville turque. La première rencontre avec Raïs se fait au sein de sa base militaire en plein cœur d’Harran. Il est occupé à punir un homme qui a trahi sa confiance. « Tu choisis la main gauche ou la main droite ? » lui dit-il. Le pauvre homme lui indiqua la main droite et Raïs lui coupa la gauche. « Ooh, tu parlais de ta droite ou de ma droite ? » Il ordonna alors à ses hommes de faire partir l’homme blessé, laissant sa main inerte sur le sol.

Redoutable adversaire, un militaire tourmenté.

Kadir Suleiman est un psychopathe qui abuse de son pouvoir en tant que chef d’un groupe semant la terreur dans le cœur des survivants d’Harran. L’antizine est un antidote chargé de retarder la propagation du virus zombie qui ravage la ville de Turquie, Raïs détient un stock conséquent de ce remède éphémère, et nombreux sont les survivants qui désirent ces injections pour retarder un virus qui écourterait leur vie avant de les transformer en marionnette putride. Néanmoins il garde ce stock pour lui et ses hommes, laissant les civils encore en vie voués à une mort imminente. La perte de son humanité est consécutive à la mort de Hassan son petit frère mélangée à la chute d’Harran dans la maladie. Il ne ressent pas la moindre compassion face aux autres survivants qui le supplient d’épargner leurs vies. Fierté, honneur et force sont les mots qui guident son libre arbitre. Venir à bout de l’adversaire même lorsque le baiser de la mort pointe le bout de ses lèvres. Les confrontations avec votre personnage sont assez nombreuses et révèlent systématiquement son côté psychopathe. Que ce soit lorsque vous vous retrouvez dans une arène de fortune et qu’une armée de morts vivants voient en vous un mets de choix pendant que Raïs et ses hommes se divertissent en vous regardant vous battre. Ou lorsqu’au moment où le virus vous terrasse vous, et votre alliée de toujours, vous devez effectuer un choix entre sauver sa vie ou la vôtre à l’aide d’une seule injection d’antizine… Déchirant.

Ruben Victoriano – The Evil Within
« Je sais ce dont tu as envie, ce que tu crains … »

Issu d’une famille bourgeoise, Ruben Victoriano, fils d’Ernesto et Beatriz Victoriano était un jeune garçon distingué, et doté d’une intelligence remarquable. Intelligence malheureusement gangrénée par une sociopathie naissante. Ses tendances sociopathes, et la relation tendue entretenue avec son père n’enlevèrent en rien l’amour que Ruben éprouvait pour sa sœur Laura. Elle était même le remède à ses maux et le jeune garçon ne se sentait bien qu’à ses côtés. Comme je le disais plus tôt, la famille Victoriano était une famille relativement riche, et comme à toutes époques, les riches furent jalousés des pauvres. Alors que Ruben et Laura jouaient dans la grange appartenant à leurs parents, des paysans mirent le feu à la grange où se trouvaient les jeunes enfants. Alors qu’ils tentèrent de s’échapper, le feu se fit de plus en plus tenace et ravageur. Laura aida Ruben à s’échapper par un fenêtre surélevée mais ne put se sauver elle même. Elle décéda dans la grange familiale sous les flammes et Ruben échappa à la grande faucheuse au prix de nombreuses brûlures profondes sur l’intégralité du corps ainsi que les hurlements stridents de sa sœur se faisant ronger par un feu assassin définitivement gravés dans sa mémoire. Le décès de sa sœur scella une certaine folie dans l’esprit de Ruben. Ernesto, son père l’enferma loin de la société dans laquelle ils vivaient, jugeant le garçon dangereux pour lui mais également pour les autres. La folie grandissait dans le cœur et l’esprit de Ruben, il entreprit des recherches autour du cerveau humain dans l’espoir de créer une machine lui permettant de vivre auprès au travers de ses souvenirs et de vivre « virtuellement » à ses côtés. Mais l’argent lui manquait. Sa relation néfaste avec son père étant de plus en plus omniprésente au même titre que sa psychopathie, il ôta la vie de ses parents et s’empara de leur richesse. Ruben Victoriano grandit aux côtés du docteur Jimenez qui l’assista dans ses travaux de plus en plus morbides. Le jeune homme brûlé est considéré comme un tueur en série camouflé sous une blouse de scientifique. Ses expériences finirent par lui monter à la tête et elles devinrent effroyables. Ruben s’assurait que ses victimes étaient encore en vie, quand il implantait nombre d’objets métalliques dans leurs cerveaux. Jimenez perdit pied et également le contrôle de Ruben Victoriano qui se fit appelé Ruvik. Après avoir terminé la création de son ultime projet, le STEM, Jimenez trahit Ruvik. Il vendit son invention à société nommée Mobius, et supprimèrent le jeune psychopathe calciné. Ils implantèrent son cerveau dans sa création, dans le STEM. De son cerveau un monde se créa, fondé sur le monde déjà existant, déformé par sa démence et sa psychopathie. L’hôpital de Beacon, qui abritait jadis le laboratoire de Ruvik devint alors pour ceux qui parvenaient à lier leur cerveau à sa création, une définition proche de ce que certains appellent l’enfer.

La famille Victoriano au grand complet.

Il créa un monde façonné à l’image de ses souvenirs, néanmoins déformé par sa psychopathie. Ainsi son laboratoire devint une salle de torture, et ses « rats de laboratoires » devinrent des cadavres ambulants chargés d’anéantir ceux qui pénètreraient dans ce monde, dans son monde. L’idée d’être emprisonné pour toujours dans sa propre machine était insupportable pour Ruvik. Il trouva néanmoins un certain réconfort à sa situation, son cerveau étant à l’origine de toute chose, sa puissance était infinie, il lui était facile d’éliminer les hommes de Mobius qui pénétraient dans le STEM grâce à ces monstres. Mais cela n’était pas suffisant. Il désirait retourner dans le monde réel et faire payerà Jimenez et à Mobius cette trahison dont il avait été la victime. Un patient du docteur Jimenez se trouvait dans le STEM, Leslie. Il effectua des tests sur lui, sans pour autant le tuer et découvrit qu’il était possible de transmettre son esprit dans le corps de Leslie et de revenir par la suite dans le monde réel en prenant donc possession de son corps. C’est alors que votre personnage intervient dans le jeu et que l’intrigue devient intéressante, il serait dommage de vous spoil une histoire si captivante !

La psychopathie de Ruvik est extrêmement complexe. Ses tendances sociopathes se dévoilent à son enfance mais semblent stables et même en probable voie de guérison avant que l’incendie ne brûle Laura. Il perdit plus que sa sœur. Il perdit son humanité, et son père qui le cache aux yeux du monde, mais surtout de sa mère, qui le croit mort, rends le jeune homme encore plus dérangé mentalement. Sa haine de Mobius grandissante n’arrangea en rien le cas du jeune homme et il perdit complètement la raison une fois dans le STEM, rendant même le souvenir de sa sœur difforme, la transformant au sein de la machine en monstre calciné doté de plusieurs bras, de doigts immenses et ne pouvant communiqué que par des hurlements, les mêmes poussés avant sa mort. Son histoire n’est pas terrifiante, elle est affreusement triste. Y-aurait-il eu tous ces morts et ces horreurs si sa sœur n’avait pas été assassinée ? Si son corps n’avait pas été brûlé ? Si son père n’avait pas été un homme tout bonnement ignoble ? L’histoire ne nous le dit pas, mais on peut supposer qu’avec l’amour de sa sœur, de sa mère, et l’accompagnement peut être plus ferme de Jimenez qui est peut être au final aussi dérangé que lui de ne pas avoir mis un stop à tout ça, tout cela aurait peut être sauvé sa santé mentale, et épargner de nombreux cauchemars à Sebastian Castellanos…

Mark Jefferson – Life Is Strange
« Je pourrais te capturer dans un moment de désespoir. »

Mark Jefferson est un photographe de grande renommée. Enseignant l’art et notamment la photographie. Il fait preuve d’une réelle implication dans son rôle de professeur et accompagne ses élèves dans leurs projets, il est dans son domaine l’image type du professeur que chaque étudiant aimera avoir en prof’ principal. Charismatique et soucieux dans sa présentation, il a le respect de ses élèves et de ses collègues au sein de l’Académie de Blackwell. Son amour pour la photo cache néanmoins une partie bien sombre de sa personnalité. Une partie qui malheureusement devra passer par la case « spoil » si je veux vous parler un peu plus de ce personnage, si vous ne voulez pas connaître la raison de l’entrée de ce personnage dans la catégorie psychopathe, rendez vous à la fin de l’article.

Un homme aussi charismatique que mystérieux.

M.Jefferson est en réalité un homme dépourvu d’empathie. Le rôle de gentil qu’il joue n’est qu’une façade dans le but d’avoir la confiance de ses victime. Son amour pour la photographie n’est en revanche pas un un rôle qu’il se donne. Il voue une passion pour la photo. Mais la photographie mortuaire. (Tiens, un cousin de Stéfano de The Evil Within 2 ?) Il cherche à immortaliser l’innocence, la souffrance avant la mort de ses victimes juvéniles. Tel un clown dans les égouts cherchant à amadouer des enfants avec un ballon il les emmène dans ce qu’il appelle la Dark Room. Sa salle où il endort ses victimes et les tue, avant ou après avoir immortalisé leurs visages tétanisés par la peur. Les disparitions se succédant d’année en année, il se servit d’un jeune garçon complice pour lui faire porter le chapeau. Jefferson est un être perfide, se servant de l’âme innocente d’enfants pour assouvir sa soif de tuer, et de photographier. Il est prêt à tout pour arriver à ses fins et est doté d’une très grande intelligence ce qui fait de lui un psychopathe extrêmement dangereux.

Ces 3 nouveaux petits protégés n’ont pas été choisis par hasard et ont énormément en commun. L’amour que je porte à Ruvik est égal à celui que je porte à The Evil Within. Il s’agit d’un jeu d’horreur qui m’aura profondément marqué de par son histoire, ses boss et sa difficulté à obtenir le trophée de Platine. Il est à mon sens un des meilleurs jeux de Survival Horror et j’espère un jour voir un 3e opus. Raïs est l’antagoniste principal d’un jeu de zombie qui m’a beaucoup marqué par son histoire et son genre. Le genre free run de Dying Light offre une liberté rarement offerte dans les jeux de zombies et parcourir les rues d’Harran pour dans la finalité combattre ce psychopathe m’aura tout simplement fait aimer le jeu du début à la fin. Et enfin M.Jefferson de Life Is Strange, un jeu qui m’aura marqué lui aussi d’une façon différente puisqu’il m’aura juste fait fondre en larmes à plusieurs reprises. Ses choix cornéliens à faire. Ses dilemmes qui m’ont torturé l’esprit, ces choix que j’ai fait qui m’ont porté préjudice. Ce jeu était aussi beau qu’horrible émotionnellement parlant, et à l’instar des deux autres, ce psychopathe m’aura marqué d’une façon monumentale.

De nombreux liens, points communs existent entre M.Jefferson, Raïs et Ruvik. Les antagonistes de Dying Light et The Evil Within ont tous deux perdus pieds suite au décès d’un membre cher provoqué par la main de l’homme, ce qui a révélé une réelle fracture spirituel et qui a rendu tout simplement les deux individus fous. La manipulation est dans les gênes de la plupart des psychopathes et ces 3 là ne font pas exception. Jefferson est ses élèves, Raïs et ses hommes/victimes, Ruvik et ses pantins. Jefferson est l’antagoniste dont j’ai le moins parlé puisqu’il est celui où l’histoire n’est pas raconté dans le jeu ni même dans des écrits. Ses antécédents, sa jeunesse, son déclic, son éducation rien ne nous est indiqué, ce qui en fait un antagoniste mystérieux où de nombreuses hypothèses peuvent être évoquées. A t-il été victime d’un homme similaire à celui qu’il est devenu étant plus jeune. Y’a t-il eu une « fracture » avec un décès d’un membre proche de sa famille. Ou bien est-il tout simplement devenu ainsi tout seul ? Cette dernière hypothèse me semble peu probable, tous les psychopathes ont eu à un moment ou à un autre un élément déclencheur et Mark Jefferson n’a selon moi pas été épargné d’un quelconque traumatisme j’en suis convaincu, malheureusement, l’histoire ne nous le dira jamais…

Merci à vous d’avoir pris le temps de lire ce nouvel article sur les Psychopathes du jeu vidéo, j’espère qu’il vous aura plu, et qu’il aura peut être été meilleur que le précédent, un troisième article sur les psychopathes arrivera peut être avant la fin de 2020. Prenez soin de vous et de votre famille, profitez à fond, et jouez, écoutez, lisez autant que possible, dans une période triste, il n’y a rien de mieux que de s’évader, quelle que soit la façon. Bon courage à tous !

Ju’.

[Ju’ aux Platines] The Evil Within 2

En cette période d’Halloween, il aurait été inapproprié de vous parler d’autre chose que d’horreur, de monstres et de projections de sang. Il y’a quelques mois, j’ai réalisé l’exploit de Platiner le second opus de la licence de The Evil Within. Vous partager un autre Platine que celui ci, en cette période et au vu de la difficulté qu’il représente aurait été un réel gâchis. Pour ceux qui me suivent sur Twitter j’ai partagé chacun des trophées obtenus sur le jeu vous permettant de suivre mon ascension vers l’ultime objectif, et je dois dire que celle ci fut longue, pour de nombreuses raisons, la première extérieure au jeu, c’est mon manque d’organisation. Pour obtenir le dernier trophée d’un jeu comme celui-ci, il faut avoir de l’organisation et savoir exactement où vous mettez les pieds, malheureusement pour moi, mon manque d’attention et mon manque de rigueur m’a fait faire le jeu au total 6 fois, là où j’aurais pu au final ne faire que 3 parties.

The Evil Within 2, horrible à l’image du premier et pourtant très différent.

Après son aventure au sein de l’hôpital de Beacon, Sebastian Castellanos, hanté par ses images aussi violentes que terrifiantes tenta de noyer ces souvenirs dans l’alcool. Au bord du gouffre et de l’implosion, son ancienne coéquipière, Kidman qu’il considérait alors comme une traitre refit surface et l’informa d’une nouvelle qui va le faire décuver d’un claquement de doigts. Sa fille Lily est encore en vie, l’incendie ne l’a pas emportée et elle sait où se trouve Myra, sa femme. La nouvelle creusa un trou béant dans sa poitrine et il voulu alors se lancer à corps perdu dans la recherche des deux femmes de sa vie, cela n’allait malheureusement pas être aussi simple…

Myra et Lily sont toutes deux retenues par l’Oganisation Mobius à l’intérieur d’un nouveau STEM, plus perfectionné, si vous avez joué au premier jeu de la licence, la notion de STEM ne doit pas vous être inconnu puisque l’univers du jeu se passe à l’intérieur de celui ci. Sebastian Castellanos allait devoir replonger dans un monde « imaginaire ». Un monde déformé par quelques antagonistes puissants ayant déréglé de l’intérieur le STEM, et ayant rempli de monstres tous aussi horribles les uns que les autres, les rues de l’immense ville crée via l’invention de Mobius : Union. Lorsque Sebastian fut envoyé dans Union il ne lui fallut pas longtemps pour se rendre compte que les fantômes de Beacon allaient inéluctablement refaire surface, puisque les morts marchent, courent, tuent et se délectent des entrailles de ceux qui n’ont pas eu la chance d’être équipés d’armes à feu … L’aventure dans laquelle il s’apprêtait à se lancer allait être aussi néfaste que bénéfique. Notre héros devra livrer des combats acharnés contre des monstres parfois plus violent que ceux rencontrés dans le premier jeu mais également contre les monstres de son passé. Imprégné de l’odeur du sang des cadavres de l’hôpital de Beacon il ne tardera pas à retrouver ses repères face aux zombies difformes qui croiseront sa route. La ville d’Union tombant en ruine à vue d’œil, c’est une véritable course contre la montre qui attends Sebastian Castellanos, la survie de sa fille et de sa femme étant en jeu. De nombreux psychopathes rechercheront activement Lily qui détient un pouvoir extrêmement puissant au sein du STEM.

Un cauchemar nécessaire avant de goûter au bonheur.

The Evil Within 1 offrait au joueur une expérience traumatisante par son ambiance et ses monstres. Les différents boss du premier opus incarnaient les plus grandes peurs des joueurs, Laura à l’image de la femme du film « The Ring«  ou encore de « The Grudge«  qui est ma plus grande peur personnelle. L’homme Coffre appelé aussi « Le Gardien » l’un des principaux boss ayant donné des sueurs froides à bien des joueurs par son apparence imposante et son immense marteau ou encore Hérésie, l’araignée géante ayant fait « rage quit » certains arachnophobes. The Evil Within 2 a opté pour une autre ligne de conduite concernant ses boss et s’est beaucoup plus centré sur des boss en rapport avec l’histoire du jeu. L’intégralité d’entre eux sont des antagonistes principaux ou leurs alliés, là où dans le 1, vous n’affrontiez que des créations de Ruvik destinées à vous nuire. En parlant de différences entre les deux opus, la plus grande qui subsiste entre les deux est simple. La progression dans l’aventure n’est plus linéaire. Le second jeu de The Evil Within offre un monde ouvert, certes assez modeste, mais celui ci a le mérite d’offrir quelques quêtes annexes permettant de comprendre au mieux cette nouvelle et sombre histoire. Le « terrain de jeu » étant plus grand les collectables se sont fait plus nombreux et mieux cachés, allant de la simple note, aux si fameuses clés permettant d’ouvrir de nombreux casiers pleins de gel vert, de munitions et désormais également, de matériaux. Parce que sachez qu’il ne s’agira plus de se baisser pour récupérer sur les cadavres de vos victimes les jolies petites munitions qui dans la foulée finiraient dans la tête de vos ennemis. Les cartouches se feront peu nombreuses mais vous pourrez garnir votre inventaire en en fabriquant grâce à de la poudre à canon ou encore des tuyaux. Des pièces métalliques seront de la partie et elles vous seront précieuses. À l’image du gel vert pour vos capacités spéciales, les pièces métalliques seront votre seule solution pour améliorer vos armes. Arbalètes, magnum, fusil d’assaut ou de précision, toutes y passeront pour améliorer l’ensemble de leurs caractéristiques, les ennemis qui croiseront votre chemin seront de plus en plus fort, rien de tel que de rendre vos carreaux classiques enflammés non ?

Le regard d’un homme rongé par la culpabilité.

La question que beaucoup se posent et à juste titre est, est-il aussi horrifique que le premier? La réponse est inéluctablement oui, mais d’une autre manière. Le premier jeu de la licence nous a plongé dans un océan de cadavres, de sang, d’organes et de monstres/boss tout aussi immondes les uns que les autres, de l’horreur pure. Le second opus est extrêmement violent également mais l’effroi que nous pouvons éprouver en jouant au premier n’est pas le même que celui ci. The Evil Within 2 est davantage centré sur la psychologie de notre personnage Sebastian Castellanos. L’histoire tourne autour de son mal être, de cette culpabilité qui l’empêche d’avancer. Tandis que lorsque nous étions à Beacon, Ruvik et ses horreurs ne faisaient que se venger de sa mésaventure subie plus jeune. Le premier opus est un chef d’œuvre d’horreur mélangeant à mon sens Resident Evil 5 et Outlast premier du nom. Le second de par sa carte à monde ouvert m’a parfois fait penser à Alone in the Dark : Inferno. Les différences étant, The Evil Within 2 n’en reste pas moins un incontournable et reste même aussi bon que le premier. Certains pourraient même, avec des critères de sélection différents des miens le mettre au dessus de son grand frère. Les deux œuvres de Shinji Mikami sont toutes deux des licences phares de Bethesda grâce à leur originalité, et l’horreur qu’elles dégagent. Mais là où je ne me répèterais jamais assez, c’est que la force cachée du jeu réside dans le « chara’ design » de chacun des antagonistes du jeu.

De gauche à droite, le père Théodore
De droite à gauche Stéfano.

J’ai vanté je pense bien assez les mérites de ces merveilles de créatures que nous offraient Ruben Victoriano (Ruvik) lorsque je me trouvais à Beacon, désormais, en plein cœur de Union, certaines horreurs, certaines âmes torturées ont fait leur entrée, et je dois dire que le spectacle est pour le moins sanglant et terrifiant au possible. L’ennemi principal de ce second jeu est Mobius lui même. Les deux antagonistes que vous voyez à l’écran sont deux âmes malheureusement corrompues par l’organisation, et la gangrène qui putréfie le STEM a tout bonnement contaminé les antagonistes qui se trouvaient même être pour la plupart des gens respectables avant de pénétrer dans ce monde virtuel. Néanmoins elles demeurent être vos adversaires et ces deux personnages ne sont pas les seuls que vous devez craindre, même vos proches peuvent s’avérer parfois dangereux dans ce monde où logique, bon sens, harmonie ne font plus partie de votre vocabulaire. Dans le but de rester dans l’horreur je vais m’attarder sur deux antagonistes qui selon moi vont refléter l’horreur et la psychologie dans laquelle se trouve Sebastian. Le premier qui me vient à l’esprit est Stéfano.

Stefano, « l’artiste » en quête d’œuvres macabres à créer et à exposer aux yeux du monde.

Psychopathe du second opus, il poursuit la jeune Lily dans l’espoir d’acquérir plus de pouvoir qu’il n’en a déjà. Et pour cause, il a un penchant, que dis-je, il voue littéralement sa vie à la photographie mortuaire dont il souhaite partager l’atrocité dans le monde réel. Il est à l’origine du cliché, mais également de la mort du sujet. Et dans un monde « imaginaire » où certaines folies peuvent avoir lieues, ce ne sont pas uniquement des photos de cadavres qu’il réalise. Il est l’auteur de ce qu’il appelle, de l’art.

Des corps, probablement tués de sa main, tranchés et assemblés pour en faire des expositions macabres.

Il est l’antagoniste qui pour sûr a le plus marqué les joueurs, de par son idéologie, de par ses différents meurtres qu’il effectue devant nous et dont il scelle l’instant par un cliché photographique qui lui permettra à l’infini, de revoir le moment de la mort de sa victime.

Il est temps maintenant de parler de ce qui aura été ma plus grande peur dans ce jeu, Anima. Avant de vous parler d’elle, je vous laisse écouter ce court extrait des différents sons qu’elle peut émettre.

N’est-ce pas une musique que vous avez déjà entendue ..?

Anima est une entité qui semble avoir prise pour cible Sebastian. C’est un esprit qui ne le poursuit qu’à condition de déclencher ses souvenirs perdus de Beacon, c’est un antagoniste optionnel. Elle se déplace lentement mais peut accélérer furieusement vers vous si elle parvient à vous repérer, il n’y aucun moyen de venir à bout de cette chose votre seule issue et de vous cacher ou de courir. Sa rencontre est indispensable à l’obtention du trophée de Platine puisque après avoir rencontré à plusieurs reprises Anima et avoir par conséquent revu l’intégralité des souvenirs, elle disparaît, laissant derrière une arme symbolique du premier opus, votre revolver, arme obligatoire à récupérer pour un trophée. Qui est cette femme ? Personne ne le sait. Malgré son désir de trouver Sebastian et d’aspirer son humanité pour le transformer un pantin macabre, je me demande personnellement si au fond, elle ne cherche pas à le confronter à ses souvenirs perdus de Beacon, lui faire accepter que sa culpabilité actuelle n’est pas justifiée et qu’il doit se concentrer à réparer ses erreurs. Anima n’est peut être pas une entité si … Malfaisante. Cela ne reste que ma théorie.

Pourquoi est-ce un exploit de décrocher l’ultime trophée de ce jeu ? Qu’est ce qui, hormis les différents antagonistes, est si terrible ? Parlons en. Parlons du mode Classique.

Lors de mon premier article [Ju’ Aux Platines] je vous ai parlé du mode « Akumu » du jeu The Evil Within 1 et de la difficulté qu’il représentait. Sachez que le mode « Classique » nous offre une expérience unique au sein de Union, rendant hommage aux premiers « survival horror« . En effet, les sauvegardes automatiques sont désactivées, le système d’amélioration d’armes et de capacités n’existent pas, et vous n’avez la possibilité de sauvegarder que 7 fois. Et comme ci cela ne suffisait pas, les ennemis sont plus nombreux, plus résistants, plus puissants, vos munitions et composants sont limités. Un plaisir donc. Comme pour le premier jeu, la furtivité fut de rigueur.

Le guide du site PSTHC aura été d’une grande aide puisqu’il faut savoir que la principale difficulté réside dans la séparation des 7 sauvegardes tout le long du jeu. Sauvegarder en mode classique signifie « griller une cartouche » et ces cartouches là ne se récupèrent pas sur des carcasses difformes. Une endurance infime, des armes faibles, des coups puissants de la part de ces monstres. Le jeu aura été aussi compliqué que le 1 dans un tout autre registre. Il fut bon du début à la fin, et j’aurais une mention spéciale pour le combat contre le père Théodore qui, lorsqu’il tentait de vous détruire, vous a fait revivre par le biais de combats épiques l’affrontement entre le premier antagoniste que vous croisez dans The Evil Within 1, avec sa tronçonneuse, mais également l’affrontement avec le (les ?) gardien(s) ainsi que l’emblématique Laura … De quoi faire de merveilleux cauchemars.

Le dernier Platine de la licence, en espérant voir un troisième volet annoncé.

On se quitte avec l’image du Platine obtenu, une nouvelle petite fierté dans ma collection à rajouter à The Evil Within 1 ou encore Monster Hunter World. Merci à vous d’avoir pris le temps de lire cet article en cette jolie période d’Halloween, je tiens à dire que hormis l’image du Père Théodore, toutes les images sont issues de mes sessions de jeu. Prenez soin de vous surtout, en cette période difficile pour nous tous, se plonger dans une bulle, qu’elle soit autour du jeu vidéo, d’un bon bouquin ou d’une œuvre cinématographique, permets d’oublier temporairement les problèmes que nous affrontons, et j’espère que cette bulle aura réussi à vous entourer pendant ces quelques minutes que vous avez passées en ma compagnie. Bon courage à tous, merci encore de m’avoir lu, je vous dis à tout vite, et bonne chance dans vos chasses de Trophées de Platines !

Ju’

Les psychopathes dans l’univers du jeu vidéo

Par définition, la psychopathie est un trouble de la personnalité qui se remarque par le manque de remord ou tout simplement par l’absence de comportement humain. Néanmoins, il n’existe pas de définition diagnostique tant l’appellation « Psychopathe » reste complexe et vaste dans l’esprit des scientifiques. Certains se démarquent par leur faculté à manipuler les gens pour arriver à leur fin. D’autres ne ressentent pas la moindre empathie et n’ont que faire du mal infligé aux autres. Aujourd’hui, je vais vous parler de certains psychopathes, qui ont marqué le monde du jeu vidéo, mais surtout marqué mon expérience de jeu. Le thème sera divisé en deux articles distincts. Je compte dans ce premier récit, aborder avec vous, 4 antagonistes, à tendances légèrement (très très très légèrement) psychopathes. Peut être en connaîtrez vous parmi les 4, peut être les aimez vous, un peu, beaucoup, ou … À la folie ?

Vaas – Far Cry 3
« Est-ce que… je t’ai déjà donné la définition que j’ai, du mot : folie ? »

Vaas Monténégro est le premier personnage a inauguré notre article. Originaire de l’archipel de Rook Island et membre initial du clan des Rakyat, une tribu indigène qui tente de survivre face aux pirates et corsaires obstinés à les réduire en esclavage et à les vendre à bon prix. Il passe la plupart de son existence aux côtés de sa sœur, Citra avec qui il tisse des liens forts et pour qui il fera couler le sang pour la première fois. Ce premier meurtre eu un impact irréversible sur Vaas qui sombra de façon radicale et enchaîna méfaits sur méfaits. Il tomba dans la drogue et fut repéré par le second antagoniste du jeu, Hoyt Volker un homme puissant à la tête des pirates et corsaires, qui voit en Vaas un potentiel énorme et décide d’user de sa folie naissante pour en faire son bras droit. Ils sont tous deux à la tête de groupes de meurtriers sans foi ni loi sanguinaires, destinés à obéir à leurs ordres. Vaas est à la tête d’un groupe de pirates monopolisant les iles du nord tandis que Volker lui, domine les îles du sud. Le premier contact qu’établi le joueur avec Vaas est assez rapide puisque nous nous retrouvons dès le début du jeu en cage avec cet antagoniste qui nous questionne et qui, dès les premières secondes, ne manque pas de nous interloquer par son comportement déviant laissant penser à une possible schizophrénie.

« Regarde moi dans les yeux, t’es ma chose. »

Le psychopathie de Vaas se distingue par son manque cruel d’empathie et par son besoin d’insuffler de la peur à ses victimes. C’est un psychopathe en proie à une folie naissante, probablement dû à sa consommation de drogue ainsi qu’à l’univers dans lequel il opère et cela depuis des années. Il joue avec ses victimes, en témoigne sa première rencontre avec Jason Brody le personnage que vous incarnez sur l’archipel de Rook Island, alors que vous êtes prisonnier, Vaas vous libère et vous ordonne de fuir, après quoi il enverra ses hommes pour tenter de vous tuer, par chance vous parvenez à vous enfuir, pour connaître la suite de l’anecdote, je vous invite à prendre le temps de lancer le jeu. Pour la petite histoire, quelques lignes plus haut, j’ai parlé de Citra, la sœur de notre psychopathe qui elle, contrairement à Vaas, en grandissant est restée fidèle au code de conduite de la tribu des Rakyat, et est devenue la leader. Ce qui a, par conséquent fait grandir une haine incommensurable en Vaas. Sa sœur qui était tout pour lui, avec qui il a grandi, l’a poignardé dans le dos en prenant la tête de cette tribu qu’il traque. Et pour remuer le couteau dans la plaie, elle vous vient au cours de l’histoire en aide. Je ne vous en dirais pas plus et vous invite à plonger dans les merveilleuses îles de Rook Island, où soleil, animaux et fruits tropicaux, paysages sublimes, pirates et psychopathes sanguinaires vous attendent pour vous faire passer des moments de folie ! En parlant de ça … Est ce que je vous ai déjà donné, la définition que j’ai, du mot : folie ?

Wesker – Resident Evil
« Pourquoi, t’obstines tu à ne pas comprendre, Chris ? »

Né en 1960 aux Etats-Unis, Albert Wesker fut rapidement élevé par 3 scientifiques qui fonderont la société Umbrella Corporation en 1968, une société de recherche pharmaceutique à l’origine de nombreux virus ayant contaminé et tué des millions d’êtres humains. « Albert » servit de cobaye durant son enfance. Il fit parti du projet « Wesker » où il fut l’un des deux seuls enfants à avoir survécu à de nombreuses batteries de tests, Alex fut la seconde à survivre. Les deux chanceux, ou malchanceux héritèrent du nom du projet en guise de nom de famille. Albert, et Alex Wesker. Frangins malgré eux. Lorsqu’il eu l’âge de travailler pour eux, Albert Wesker fit équipe avec William Birkin, un scientifique recommandé par l’un des 3 fondateur d’Umbrella Corporation. Ils furent charger d’effectuer des recherches sur un virus prometteur, le « Virus-T ». Devant le potentiel de ce virus Albert Wesker se mit à rêver de pouvoir, et décide de se livrer sur différents cobayes humains à de nombreux essais. Il développa ses compétences au combat et sa force en rejoignant les forces spéciales d’Umbrella Corporation. Les raisons le poussant à faire une telle chose restent néanmoins floues, mais on peut penser que dans le but de s’immiscer encore plus dans la Umbrella Corp, il voulu se renforcer physiquement, et récupérer des informations précieuses auprès des services spéciaux. Dans le premier opus du jeu Resident Evil, Jill Valentine, Chris Redfield et Albert Wesker font parti du S.T.A.R.S (Special Tactics and Rescue Service) une unité d’élite de la Police de Racoon City infiltré par notre antagoniste. Jill et Chris ont pour mission d’élucider le mystère qui rôde autour de l’inexpliquée disparition de l’équipe bravo envoyée quelques jours avant la leur dans le manoir Arklay. La mission de Wesker est tout autre, puisqu’il est l’origine de l’envoi de l’équipe Bravo au manoir et de son annihilation. Il souhaite récupérer un échantillon du virus se trouvant dans ce bâtiment pour continuer en secret ses recherches, et éliminer le S.T.A.R.S qui constitue une menace pour Umbrella Corporation et pour ses recherches. Malheureusement pour lui, ses plans ne se déroulèrent pas comme il l’espérait. Après avoir négligemment sous estimé les membres du S.T.A.R.S il fut laissé pour mort au manoir Arklay par les membres de l’équipe d’élite après avoir été mortellement touché par un monstre génétiquement modifié par lui même. C’était sans compter sur l’injection du Virus-T dans son corps avant qu’il ne rende son dernier souffle … Alors qu’il s’apprêtait à mourir, Wesker vit ses blessures se soigner à vue d’œil. Il survit alors et opéra en cachette sans que le S.T.A.R.S ne se doute de la menace grandissante qui allait s’abattre sur lui.

« Chaque jour, les humains se rapprochent de l’autodestruction. Je ne détruis pas le monde, je le 
sauve ! »

Le virus se trouvant en lui Wesker ne perd pas le contrôle et continue ses recherches, son métabolisme ayant été très jeune mis à rude épreuve, il supporte l’injection et voit même son corps devenir plus robuste, plus rapide, inhumainement rapide même. Sa soif de pouvoir grandit de plus en plus, il n’hésite pas à torturer, se servir d’innocents comme cobayes et les voir devenir de putrides marionnettes, sa rage envers le S.T.A.R.S grandit elle aussi. De cette haine et de ses expériences morbides né, Uroboros, l’ultime virus que Wesker cherche à créer depuis tant d’années. Un virus dégénératif qui transforme son hôte en monstre. Néanmoins, il subsiste quelques individus, quelques exceptions rares qui assimilent Uroboros et parviennent à garder le contrôle, tout comme Wesker qui, souhaite infecter la planète entière pour effectuer une sorte de sélection naturelle, jugeant que seuls les élus méritent de vivre, seuls ceux qui parviendront à « dompter » ce virus seront en droit de vivre dans ce monde qu’il tente de façonner, sa définition de la loi du plus fort …

Vitalis – A Plague Tale : Innocence
Le Grand Inquisiteur ravagé par la maladie.

Vitalis Bénévent, aussi appelé le « Grand Inquisiteur » à la tête de l’Inquisition, une institution religieuse, est un « catholique » ayant vécu au XIVe siècle au cours d’une des plus grande crise sanitaire (comme une impression de déjà vu) ayant ravagé le monde, celle de la peste noire. Maladie qu’il a malencontreusement contracté et contre laquelle il lutte en essayant de retarder la propagation, en s’administrant par transfusion sanguine des cristaux « d’épisanguis » transformés en élixir par des alchimistes. En quête d’un remède et de pouvoir, il apprend l’existence d’un virus extrêmement rare nommé Prima Macula qui infecterait un jeune garçon, une maladie mystérieuse évoluant dans le sang de son hôte qui pourrait venir à bout de la peste noire qui le ronge et qui pourrait contrôler les nombreux rats porteurs de la peste, il fit surveiller le garçon de longs mois durant, mais face à l’évolution de la peste il ne pût patienter d’avantage et envoya ses hommes pour tenter de capturer l’enfant. La Prima Macula évolue dans le sang d’un petit garçon du nom de Hugo De Rune, un jeune garçon courageux d’une famille noble qui, tant bien que mal cherche à le protéger de l’Inquisition. Lorsque Vitalis envoya ses hommes pour récupérer Hugo, lui et sa soeur, Amicia De Rune parvinrent à s’enfuir en laissant son père et sa mère dans le château dans lequel ils vécurent tout le long de leur vie. Le jeune Hugo n’ayant jamais quitté sa chambre se trouva aussi ébahît qu’horrifié devant ce monde qui s’ouvrait à lui, un monde où les cadavres jonchent les caniveaux et où sa tête de petit garçon est recherchée pour des raisons encore obscures à ce moment là.

Un antagoniste qui ne paie pas de mine, mais qui deviendra un ennemi extrêmement puissant.

Vitalis parviendra à mettre la main sur le petit Hugo et recevra même de son sang lui octroyant les effets de la Prima Macula. Il échafauda un plan, manipulant le jeune garçon contre sa sœur qui tenta de le sauver, son objectif premier étant de venir à bout d’Amicia qui était la principale ombre sur son tableau, il tuerait en second plan Hugo, ne lui étant plus d’aucune utilité puisqu’il possède les pouvoir de la Prima Macula. Mais n’allons pas plus loin, le spoil ne serait que bien trop grand, et cette aventure mérite d’être vécue par sois même. Là ou Vitalis est intéressant, c’est qu’avant de vouloir acquérir un pouvoir presque divin, son but était de ne pas mourir et de se soigner, ses recherches lui ont permis de connaître le vrai pouvoir de la Prima Macula, et il se mit à rêver de pouvoir, à vouloir acquérir cette force divine quitte à sacrifier des innocents et à laisser mourir les pauvres autour de la Cathédrale d’Aquitaine, qu’est ce que l’humanité quand on peut devenir plus qu’un mortel. Quand on peut devenir une divinité et survivre à ce mal qui ronge l’être humain depuis ces quelques années. Quand on peut passer outre la mort…

Maître Xehanort – Kingdom Hearts
De gauche à droite : Jeune Xehanort
De droite à gauche : Maître Xehanort

Xehanort passa son enfance sur l’île du Destin. Petite île qui vit grandir de grands héros tels que Sora, Riku ou encore Kairi. La solitude le pesant, et la soif d’aventure le rongeant, il parvint à quitter son île natale pour partir à l’aventure grâce à un pouvoir qu’un mystérieux homme lui transmit. Il rencontra un jeune garçon qui sera tout pour lui, son meilleur ami, son rival puis son ennemi, Eraqus. Ensemble ils furent promis à un grand avenir en tant que porteurs de la Keyblade. Au cours de leur apprentissage les deux adolescents empruntèrent deux chemins opposés. Eraqus, jeune maître de la Keyblade en devenir au cœur pur, avec la certitude que seule la lumière peut régir ce monde et ainsi assurer la prospérité entre les différents habitants des univers existants. Xehanort lui, s’obstine inéluctablement à penser que les ténèbres en chacun de nous ne doivent pas être refoulées, et qu’au contraire, il faut en tirer notre force. Le jeune Xehanort apprit l’existence d’une guerre ancienne. La guerre de Keyblades. Une guerre où les porteurs de la keyblade du côté de la lumière affrontèrent ceux du côté des ténèbres. De fil en aiguille Xehanort acquis de la force et de l’expérience en sillonnant les différents mondes qui l’entouraient. Les années passèrent et il devin maître de la Keyblade servant les ténèbres. « La lumière du cœur des gens n’est qu’une illusion. » Cela vous servira peut être à comprendre l’état d’esprit de cet homme. Il effectua de nouvelles recherches autour de la Guerre des Keyblade. Il apprit alors l’existence de Kingdom Hearts, le royaume des cœurs, ne pouvant s’ouvrir qu’en rassemblant des cœurs purs comme ceux des princesses de cœur (Alice, Blanche-Neige, Jasmine, Cendrillon, Belle, Aurore et enfin, Kairi) face aux ténèbres. Cet acte aurait pour but de créer la Keyblade Ultime, la X-Blade, seule arme capable d’ouvrir le Kingdom Hearts. Lorsque Eracus compris les plans de Xehanort il tenta de l’arrêter, mais au cours d’une bataille acharnée, le jeune maître de la lumière fut neutralisé par le maître des ténèbres. Le temps passa malheureusement pour Maître Xehanort, trop vite. Et sentant que son corps ne pourrait pas supporter ce qu’il l’attendait, il tenta de chercher un vaisseau, un réceptacle, un corps jeune dont les ténèbres naissantes pourraient convenir au cœur noir de notre antagoniste. Son dévolu se jeta sur un jeune apprenti porteur de la Keyblade, Ventus. Maître Xehanort remarqua avec le temps que le cœur du jeune garçon était trop innocent est rempli de lumière pour faire un bon réceptacle, il retira le peu de ténèbres se trouvant dans Ventus pour en faire une entité propre, Vanitas, laissant le jeune garçon pour mort. Il se rabattit sur un autre apprenti, camarade de Ventus, Tera, un jeune apprenti puissant laissant les ténèbres le submerger. Maitre Xehanort fit croire à Tera que grâce à lui, Ventus avait été sauvé des ténèbres et le manipula pour se servir de lui, il fit alors combattre le jeune Tera contre son maitre et ancien ami de Maitre Xehanort, Eraqus. Tera terrassa le Maître de la lumière et dans la finalité, notre antagoniste prit possession de Tera, son nouveau réceptacle puissant et compatible avec la noirceur de son coeur. Nous n’irons pas plus loin pour ne pas plus vous spoil dans cette merveilleuse licence qu’est Kingdom Hearts.

« Tu es incapable de les sauver. Savoure cette rage et ce désespoir ! Laisse-les s’emparer de toi ! »

Insensible face aux souffrances qu’il a pu infliger aux nombreux personnage du jeu, Maître Xehanort est le plus grand manipulateur de notre quatuor de psychopathe. Rejetant les maux du monde de la Lumière sur les autres, dépourvu d’empathie et de compassion, il ne ressent pas la moindre culpabilité quant aux conséquences funestes que pourraient avoir ses actes néfastes sur le monde actuel tant que les ténèbres finissent au pouvoir.

Chaque antagoniste que vous avez sous les yeux, présente une forme de psychopathie, de par ses objectifs et ses actes. Prenez Vaas. Torturer, faire souffrir, tuer, insuffler de la peur dans l’esprit de ses victimes. Comparativement parlant, ce besoin de faire souffrir et de tuer, ne se retrouve pas dans le personnage qu’est Vitalis. Il s’agit d’un vieil homme assoiffé de pouvoir, mais qui recherchait malgré tout initialement une seule chose : Vivre. Survivre à sa maladie, malheureusement, son envie de pouvoir lui a fait perdre la raison et l’a rendu fou. En parlant de maladie, si on prends l’exemple de Wesker qui s’est injecté un virus tout comme Vitalis s’est transfusé le sang de Hugo, on y retrouve quelques similitudes dans ce besoin de pouvoir. La seule (grosse) différence est que Wesker pense être le seul juge de qui doit vivre ou mourir dans notre monde et souhaite tout simplement exterminer la race humaine en grande majorité en éliminant les humains les plus faibles grâce au virus Uroboros. Et en parallèle vous avez un homme aspiré par les ténèbres cherchant à faire ressortir la noirceur se trouvant en chacun de nous, et désirant être l’homme le plus fort du monde grâce à une arme ultime obtenue en sacrifiant des princesses au cœur pur. Les intentions de ces « gentlemans » sont odieuses et immondes pour toute personne pourvues de bon sens et d’empathie, mais … La présence d’antagonistes tels que ces 4 là, n’est-ce pas la clé d’un bon jeu ? Le trésor de certaines bonnes licences ? Le virus infectant une saga d’anthologie ? Le remède aux jeux fades et aux antagonistes sans charisme ? Moi, je pense que la question elle est vite répondue …

Merci infiniment si vous êtes parvenus jusqu’ici. Vous êtes venus à bout de l’article le plus long qui m’ait été donné d’écrire jusqu’à présent, c’est également celui sur lequel j’ai pris le plus de plaisir à travailler, à faire des recherches et à m’instruire. Si vous avez des suggestions ou des retours à me faire, n’hésitez pas, et si cet article vous a plu, j’espère qu’il en sera de même pour le prochain article contenant 3 psychopathes. Merci encore d’avoir pris le temps de lire cet article, peut être avez vous appris quelque chose concernant ces 4 personnages, et peut être avez vous des psychopathes autres que ces 4 là qui vous ont marqué. Si c’est le cas, faîtes le moi savoir, peut être que des idées me viendront pour une possible, 3e partie !

[Ju’ aux Platines] Monster Hunter World

Nous sommes aujourd’hui le lundi 17 juillet. Il est 20h23 et je souhaiterais vous raconter une histoire qui, à l’heure d’aujourd’hui, n’est pas encore achevée. Il faut savoir qu’il y a quelques années, j’étais en service en Guadeloupe. J’avais une relation à distance avec la femme qui partage ma vie aujourd’hui. Nous avions 5 heures de décalage horaires, et mon emploi me faisait parfois travailler de nuit et dormir le jour, donc pour dialoguer et se voir via appel visio’ c’était parfois compliqué. Pour, malgré ces difficultés, garder un minimum de contact, dès que l’on ne travaillait pas ou que nous étions seuls, nous nous appelions. Même pour dormir ensemble à distance. Nous cuisinions à distance, mangions à distance, on regardait même parfois des séries à distance ensemble, c’était une relation particulière. Et puis un jour j’ai eu envie qu’on se mette aux jeux vidéos ensemble. Qu’on joue tous les deux, étant fan de jeux vidéos, il était plus que logique que ce moment arrive. Alors j’ai acheté deux jeux Monster Hunter World. Le jeu m’intéressait par son système de farming de monstres pour se craft des armures et des armes, et depuis le temps que je voulais essayer un des jeux de cette licence phare de CAPCOM, le moment ne pouvait pas être mieux choisi. Eeeeett … Quelques jours après j’ai reçu un avis favorable à ma demande de mutation, j’allais enfin pouvoir la rejoindre et dire adieu à ces appels vidéos à distance, à cette vie si difficile loin d’elle. Dans la finalité : Elle n’aime pas le jeu et tire un peu la gueule quand j’y joue parce que c’est vachement rébarbatif. Ahahah. Et pourtant le jeu a énormément à nous offrir et il est donc normal que je vous en parle par le biais d’un article « Ju’ aux Platines » étant entrain de la platiner en ce moment.

Pour commencer sachez que Monster Hunter World est un jeu en ligne que vous pouvez également faire solo. Le mode histoire permet de rencontrer l’intégralité des monstres du jeu, que vous pourrez tuer seul, à deux, à trois ou à quatre. Seuls 3 exceptions figurent dans le jeu en effet les trois autres monstres ont été rajoutés après la sortie du jeu. Il s’agit du Lunastra, monstre propre à Monster Hunter. Il y a le Béhémoth, monstre de Final Fantasy. Et le dernier le Vieux Leshen, monstre de The Witcher 3. Vous incarnez un personnage du nom de : [Insérez le nom de votre personnage] Vous faites partie de la cinquième flotte de la Commission des Chasseurs. Vous êtes envoyés dans le nouveau monde dans l’espoir de comprendre la migration des monstres et également comprendre le comportement étrange des Dragons Anciens, ces êtres légendaires. Maintenant que le décor est planté, vous et moi, on va discuter.

Ton regard de braise me rend merguez

Monster Hunter World est un jeu à monde ouvert qui dispose de plusieurs cartes qui regroupe des races de monstres propres à la carte sur laquelle ils se trouvent. (Des exceptions existent néanmoins, mais il n’est pas important de se pencher sur le sujet.) Votre objectif sera de capturer ou de tuer le ou les monstres ciblés. Vous aurez la possibilité d’effectuer différents types de quêtes :

  • Les Contrats : Quêtes vous permettant de chasser un ou des monstres avec des récompenses à la clé.
  • Les quêtes arènes : Quêtes que vous effectuerez dans un espace restreint contre un ou des monstres.
  • Les quêtes événements : Quêtes temporaires particulières permettant de rencontrer certains monstres Alpha Suprêmes entres autres.
  • Les quêtes spéciales : Quêtes permettant de rencontrer des monstres issus de collaborations.
  • Les expéditions : Baladez vous dans la zone que vous souhaitez pour rencontrer les monstres correspondant à celle ci.
  • Les quêtes libres : Quêtes classiques.

En accomplissant ces quêtes vous gagnerez de l’expérience et vous montrez de niveau (les niveaux pouvant aller de 1 à 999). En tuant ces monstres, vous pourrez prélever sur eux des éléments qui vous permettront de forger des armures et de puissantes armes. Les panoplies sont à l’image des monstres que vous tuerez et les adeptes de « Je veux une armure trop belle même si elle est nulle » s’en prendront plein les yeux. Le gameplay est extrêmement varié vu que vous disposerez de pas moins de 14 types d’armes ayant chacunes leurs propres mécaniques. Pour ma part les premiers temps j’ai joué exclusivement à l’Insectoglaive. Une arme permettant de sauter dans les airs et d’attaque les monstres en vol. Puis je me suis rabattu sur la Grande épée pour caler de gros gros dégâts ! Quoi qu’il en soit, que vous soyez Insecto’, épée longue ou encore arc, vous trouverez l’arme qui vous correspond, il y en a pour tous les goûts !

La Rathian Sakura, une sous espèce dérivée de la Rathian, monstre emblématique de la Série.

L’histoire est intelligemment écrite, de telle sorte qu’elle vous amènera de manière subtile aux nouveaux monstre au compte gouttes. Des cinématiques pour la plupart des monstres ont été crées et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles mettent la férocité et les capacités des monstres en valeur ! Bien entendu dans ce jeu, le tout n’est pas de taper comme un bourrin le monstre dans l’espoir qu’il meurt. Il vous faudra apprendre le pattern du monstre. Apprendre ces attaques et parfois forger des armes puissantes contre son type et des panoplies d’armures résistante contre le feu, la glace ou autre. Monster Hunter n’est pas un jeu que je qualifierais de défouloir, mais un jeu stratégique, où travail d’équipe, (si vous jouez en multijoueur) observation et réactivité sont essentiels.

Xeno’Jiiva, monstre dévoilé à la sortie de Monster Hunter World.

Je me suis lancé le défi de platiner le jeu pour deux raisons. La première c’est parce qu’un ami l’a fait en course contre moi (J’ai perdu. Je te hais si tu lis cet article.) Et la seconde c’est que je voulais une nouvelle fois ressentir une réelle fierté. Comme celle que j’ai pu ressentir après avoir Platiner The Evil Within. Et après avoir vu l’estimation d’heures sur PSTHC (entre 500 et 1000 ! ) pour l’obtention du St Graal je me suis dit que je devais relever ce défi ! La plupart des trophées sont assez simplistes à décrocher. Le mode histoire en apporte déjà environ une quinzaine. Il y a les trophées où vous devez trouver des petits monstres cachés sur différentes cartes. Ceux là sont uniquement trouvables avec de la chance. Un trophée assez long à obtenir consiste à trouver beaucoup « d’écofacts ». Les écofacts, sont des empreintes, ou des fluides de monstres, permettant de suivre leurs traces et de les détecter plus facilement. Prélever ces empreintes augmente le niveau d’écofact du monstre, et vous permettra de le trouver plus facilement sur la carte. Vous deviez donc prélever tout ce que vous trouviez en vous baladant dans le nouveau monde. Mais la difficulté du trophée de Platine ne réside pas dans cette mission. En effet, le plus dur dans ce jeu, est que vous devez pour obtenir l’ultime Trophée, décrocher une grande et une petite couronne en Or pour chacun des monstres du jeu (Exceptés les 3 que nous avons cité au début.) Laissez moi vous expliquer pourquoi cette tâche est si difficile et si exigeante.

Ce poisson préhistorique est un des petits monstres à capturer.

L’obtention des trophées : « Obtenez une grande couronne en Or pour beaucoup de monstres » et « Obtenez une petite couronne en Or pour beaucoup de monstres » est la hantise de tous les jours de Monster Hunter World désirant platiner le jeu. Pour obtenir ces couronnes il faut trouver le monstre dans une taille anormalement grande ou anormalement petite (d’où la petite et grande couronne d’or). Néanmoins il faut savoir que la chance que cela se produise reste infime. Certaines quêtes évènements offrent obligatoirement la rencontre avec un monstre à la taille anormale. Mais celles ci sont peu nombreuses, tout comme celles augmentant le taux de chance de voir un monstre minuscule ou gigantesque. Si certains téméraires ont réussi à obtenir la plupart des couronnes via ces quêtes, certains monstres ne disposent d’aucune aide pour apparaître différemment. Il s’agit des Dragons Anciens, des monstres aux pouvoirs dévastateurs, les créatures les plus puissantes du jeu. Pour espérer les trouver petits ou grands, il faut que vous lanciez des contrats. Ces quêtes sont obtenables en farmant les écofacts. Chaque contrat que vous pourrez obtenir dispose de récompenses allant de Bronze à Alpha (Bronze, Argent, Gold, Alpha). Les monstres à petites couronnes ont plus de chances d’apparaître avec des récompenses majoritairement bronze. Les monstres à grandes couronnes, eux viendront plus facilement avec des contrats à récompenses majoritairement Or. Vous savez ce qu’il y a de plus frustrant dans la recherche de couronnes ? C’est de voir un monstre que vous jugez anormalement grand, ou petit. Que vous l’affrontez en étant persuadé que la couronne va tomber, et que celle ci ne vient pas. Ou pire encore ! Qu’une couronne d’argent tombe. (L’horreur. Cela signifie que vous étiez à quelques centimètres d’avoir le monstre à la couronne d’Or.) Pour ma part j’ai mis environ 260 heures ce qui est assez peu comparé à l’estimation que proposait PSTHC, je me considère comme étant assez chanceux. Les Dragons anciens que j’ai pu rencontrer jusqu’à présent ont été compliqué à mesurer. Et j’espère que dans le DLC du jeu, Monster Hunter World : Iceborne, nous aurons plus de faciliter à les distinguer. Cela serait un gain de temps énorme car lancer la quête, observer le monstre, quitter la quête, revenir sur la place principale, ça nous prends facile 5 minutes, donc faire seulement 12 contrats par heure, reste relativement lent. Le monstre que j’aurais le plus farm, aura été le Kushala Daora. Un monstre d’acier maîtrisant le vent. Un dragon assez compliqué à abattre que j’ai combattu environ 300 fois pour avoir ses couronnes. Un enfer !

Le fameux Kushala Daora.

Après avoir obtenu l’intégralité des couronnes, je me suis attaqué au dernier trophée qui me manquait, à savoir « Compléter 50 quêtes arènes » et pour être honnête avec vous, cela m’a presque dégoûté du jeu. Le but de ces quêtes et de tuer des monstres prédéfinis dans un temps imparti avec un équipement imposé. Qu’est ce que ça pouvait être long. Je me suis forcé à les faire pour arriver au nombre de 50 quêtes, et aujourd’hui, nous sommes le 22 août 2020. Il est 17h48, je peux vous annoncer, que j’ai enfin, réussi à platiner Monster Hunter : World.

Mon 23e trophée de Platine : Monster Hunter World.

J’ai enfin ressenti cette fierté si particulière de voir ce trophée apparaître et de me dire « T’as réussi là où beaucoup ont abandonné. » Pouvoir venir à bout de ce jeu m’a donné encore plus envie de jouer au DLC qui visiblement fait office de « suite », c’est un contenu additionnel assez énorme où un Platine peut être obtenu. Je compte rédiger un article sur ce DLC mais cette fois sous forme de journal. Chaque partie que je ferais sur le jeu, je rédigerais quelques lignes, comme un journal intime. Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout ! Ça faisait quelques semaines que je n’avais plus écrit, et je dois dire que ça me manquait un peu. J’espère qu’il vous aura plu et que j’aurais bien su retranscrire le bonheur que j’ai pu ressentir à l’obtention de ce trophée. Je vous dis à la prochaine pour un nouvel article !

/ ! \ Tous les screenshots présents sur cet article sont issus de mes sessions de jeu / ! \

[Test] Dying Light – Voyage en zone de qu’Harrantaine

Bienvenue à vous, je vous en prie prenez place. Vous êtes là pour ? Lire un article? Ah je suis désolé ça ne sera pas possible aujourd’hui. Par contre je peux vous proposer un saut en parachute … Comment ça vous avez le vertige ? Vous croyez qu’ici au Groupe de Ravitaillement et d’Entraide on a quelque chose à foutre ? Allez, prenez votre parachute. Où allez vous être larguer ? Dans la ville d’Harran, en Turquie. Pour y faire quoi ? Je vous dirais ça quand vous aurez foulé le sol turc. Allez y suivez mon collègue, M.CRANE il va vous équiper. Oh au fait j’oubliais ! Vous êtes à jour de vos vaccins ? Mmmh … Non, non comme ça, simple curiosité … J’espère que vous courrez vite alors …

Bienvenue dans Dying Light

Le jeu Dying Light est un survival horror développé par le Studio « Techland » et édité par Warner Bros. Le 27 février 2015 en Europe. Vous êtes un agent du GRE (comme cité plus haut, le Groupe de Ravitaillement et d’entraide.) Votre mission est de pénétrer la ville d’Harran en Turquie. Ville en quarantaine à cause d’agent pathogène dérivé de la rage qui a malheureusement frappé la majeure partie de la population humaine. Vous devez survivre au sein de cet univers hostile afin de retrouver un homme du nom de Kadir Suleiman (appelé Raïs, ouais pas dingue comme nom.) qui détiendrait des informations relatifs à la création d’un vaccin du virus qui ravage Harran petit bémol c’est devenu un malade mental au même titre qu’un antagoniste de Far Cry. Le jeu est un FPS dans un immense monde ouvert, et vous aurez la mission supplémentaire de montrer au monde entier, que la ville turque ne regorge pas que de cadavres, mais également de survivants ayant besoin d’aide. Mais, parlons un peu plus dans la prochaine partie de l’article !

« Good Night, Good Luck. »
Une ambiance Harran’dre fou

Nous y voila les enfants. Dying Light. Je dois dire que pour ces premiers articles sur le blog je me fais vraiment plaisir sur ce que je vous propose, je ne vous parle que de coups de cœur et celui ci, je sens que je vais prendre un malin plaisir à vous vendre cette oeuvre. Dying light m’a donné envie de l’acheter pour le côté « Parkour » du jeu. Je m’attendais à un jeu type « Dead Island », taper encore et toujours mais avec un côté parkour et ça m’avait séduit. Une fois de plus je me suis fourvoyé. D’ailleurs il serait judicieux que je sois plus ouvert d’esprit et ne pas me baser sur quelques séquences qui peuvent nous être proposer, se faire une idée par moi même d’une oeuvre, peu importe le domaine, est très important. Et ça améliorera la critique que je pourrais vous proposer, mais je m’égare.

Vous savez ce qui m’a le plus plu dans ce jeu ? « Oh oui Julian raconte nous on crève d’envie de le savoir » Quel enthousiasme ça fait plaisir. Ce qui m’a fait aimé le jeu par dessus tout, c’est l’histoire du jeu. J’ai joué à beaucoup de jeu de zombie, je ne citerais pas les Resident Evil qui sont pour moi hors catégories, et qui de par leurs opus englobe bon nombre de modèles du genre. Hormis cela, j’ai eu la chance de jouer aux Dead Rising, Dead Space (extraterrestres certes, mais quelques peu nécrosés !) Dead Island, The Evil Within et d’autres, mais de tous, Dying Light est le jeu, à mes yeux, qui contient une histoire capable de transmettre de grosses émotions aux joueurs. Le côté horreur est présent, sans trop tomber dans l’angoisse permanente. Il y’a quelques touches d’humour de par la répartie parfois de notre personnage et de par les situations auxquelles il est confronté. Quelques séquences émotions qui pourront si comme moi vous chialez à tout bout de champs, vous arracher quelques larmes. L’intrigue du jeu est amené de la plus belle des manières et après avoir atterri dans cette ville en quarantaine, il suffit de quelques secondes pour comprendre qu’on s’est mis dans une belle merde. Dans cette aventure vous rencontrerez 3 types d’individus : Les survivants. Qui vous aideront dans votre quête et vous proposeront de multiples quêtes annexes. Il y’a aussi les hommes de Raïs, des sanguinaires à la botte de l’homme que vous cherchez qui tenteront à la moindre occasion de vous abattre. Et la troisième catégorie, ce sont les zombies. Il en existe de plusieurs races, pour varier les plaisirs et les peurs. Du zombie classique ultra rapide, au zombie nyctalope surpuissant en passant pas le célèbre cracheur d’acide physiquement immonde, il y’en a réellement pour tous les goûts. Les quêtes sont diverses et variées et je dois dire que pour le coup j’ai retrouvé un des points forts de Dead Island, la diversité des missions. Je me suis vu nettoyé des zones pour établir des campements, et l’heure d’après fouiller des maisons vides à la recherche de café. Le jeu à ce niveau là développe un sacré point fort non négligeable et l’ambiance générale que l’oeuvre nous propose est à l’image du titre, mortelle.

Un des principaux points forts également reste néanmoins non pas son ambiance sombre, mais le côté running/parkour du jeu, quel pied ! Vous n’imaginez pas à quel point c’est plaisant de courir, sauter partout dans ce monde ouvert se raccrocher à une aération de climatiseur, sauter sur le portail à l’extérieur, sur le ce point là, je jeu est « génialissime ». D’autant que sauter comme un retardé, vous sera utile vu que cela développera votre arbre de compétences. En effet celui ci est divisé en 4 catégories (5 si on compte la dernière « Niveau Légende » qui se débloque après avoir achevé quelque chose) Niveau de Survivant, Niveau d’agilité, Niveau de Puissance, et Niveau de Pilote qui se débloque lord de l’achat du DLC « The Following ». Chacun de ces arbres comportent des atouts et des compétences qui vous seront utiles dans votre aventure. La possibilité de vous retourner en sprintant, des compétences de combat vous permettant de sauter à pied joint sur les ennemis ou encore les tacler. Les possibilités sont multiples et cela vous rendra le massacre de zombies d’autant plus plaisant. A mes yeux l’arbre est assez complet, et chaque catégorie se voit attribué de l’XP à chaque action dans le thème destiné. Par exemple pour le niveau agilité il faudra courir, gravir des immeubles, escalader des murs, cela fera grimper votre niveau. Pour ce qui est du niveau puissance, cela augmentera avec les combats que vous livrerez et ainsi de suite. En parlant d’XP et d’ambiance auparavant, j’aimerais aborder avec vous un point important dans l’histoire. Qui est le changement d’ambiance générale entre le jour et la nuit. Le jour vous aurez des zombies en tout genre et l’ambiance sera apocalyptique comme dans tout bon jeu de zombie qui se respecte. Mais la nuit c’est différent pour deux bonnes raisons. La première c’est que la nuit, il n’y a pas d’électricité donc pour l’éclairage il faudra faire en sorte de vous repérer avec les feux de voiture et ne comptez pas sur le reflet de la lune pour illuminer les rues. La deuxième c’est que les zombies sprinteurs sont plus omniprésents que jamais et qu’à ceux ci vient se rajouter une nouvelle menace. Des zombies surpuissants qui peuvent littéralement vous déchirer en 2 secondes. Votre seule recours sera d’user de votre lampe torche, d’armes très puissantes que vous posséderez en fin de jeu après les avoir fabriquer et accessoirement vous servir de pièges lumineux qui feront fuir ces monstres. Pour ce qui est des zombies normaux n’espérez pas les faire fuir avec votre lampe, m’enfin, ça vous le comprendrez très vite en y jouant …

Trouvez des crayons pour les enfants ahahah! Quand je vous dis que les quêtes sont diversifiées …

Au niveau de l’ambiance sonore, je trouve que le bruitage des zombies est une vraie réussite. Bien entendu chacunes des « races » à son propre bruitage, et je dois dire que pour chacun d’entre eux, ça a accentué l’angoisse que le jeu me provoquait déjà sans cela. La musique est austère et colle bien au thème du jeu, là où je dois dire que le jeu nous tends, c’est dans les bruits que nous pouvons entendre. En plein parcours, Imaginez courir, le bruit du vent dans les oreilles, plus un bruit de porte qui se faire enfoncé par un zombie sprinteur suivi d’un hurlement. Et bah je peux vous assurer que ça angoisse qui plus est lorsque sur le radar vous voyez que des ennemis arrivent à grande vitesse. Malheureusement tout n’est pas horriblement magnifique dans ce jeu, il y’a même pas mal de défauts. A commencer par la synchro’ labiale … Qu’est ce que ça a pu être bâclé … J’en avais tellement marre de voir à quel point ce point là avait été un échec que je me suis concentré uniquement sur les sous titres, ça a parfois rendu certaines séquences importantes, gâchées. Le jeu d’acteur également … Les dialogues que les personnages peuvent avoir … Attention je ne dis pas que tout le voice acting du jeu a été de piètre qualité, mais qu’est ce que ça pouvait être fade par moments. Quand on voit que le personnage que vous incarnez a la voix de Benoit DuPac (qui fait également la voix d’Ellis dans Left 4 Dead 2) qui est une voix très connue dans le monde du cinéma, on se sent très frustré d’avoir ce genre de voix dans un jeu aussi intéressant avec un travail si bâclé de la part des développeurs. Ce sont selon moi les principaux défauts du jeu …

Jade et Brecken, deux des protagonistes principaux du jeu.
Harran’gez vous pour vous faire petit

Une fois de plus, comme dans The Evil Within et également dans A Plague Tale innocence, vous devrez être silencieux, user de votre furtivité le plus plus possible. Non pas que les morts discrètes soient utiles tant le nombre d’ennemis est infini, mais sachez que, même au sommet d’un immeuble, tirer avec une arme à feu se verra utile que quelques instants vu que vous serez vite rejoints par des petits copains ayant qu’une envie, faire un festin de vos entrailles. Après, le principe de silence et de furtivité est très relatifs dans ce jeu, on va pas se le cacher, vous courez partout, sautez sur des rambardes et des macchabées, faut pas s’attendre à du silence. Et je dirais même que le jeu est sadique aussi sur ce côté là, parce que si vous sautez d’un peu trop haut et que vous atterrissez sur une surface pouvant amortir votre chute, le bruit sera intensifié et attirera un groupe de sprinteur.

Le jeu dispose d’un mode multijoueur où vous pourrez accueillir jusqu’à 3 joueurs pour y effectuer des quêtes annexes (indispensable pour le Platine d’ailleurs) il peut en accueillir un 4e jour le soir qui lui incarnera un zombie nocturne surpuissant, son but sera de rendre votre nuit, cauchemardesque.

Là où je ne pourrais pas vous renseigner c’est concernant le DLC du jeu, « The Following » je n’ai pas eu la chance de poser les mains dessus, il y’aura même un autre DLC qui fera son apparition le 23 juillet prochain ! « Hellraid » je pense que ce serait peut être le bon moment de se remettre sur le jeu avec ses deux contenus additionnels en attendant la venue de Dying Light 2 !

« Gneu gneu faut pas tirer avec les armes à feu sinon ça attire les zombies »

Points positifs :

  • Un scénario bien écrit
  • Des personnages attachants aux multiples personnalités
  • Une belle bande son
  • Des bruitages … Délicieux
  • Du gore à en être gêné mais ça colle au thème du jeu
  • Un map de Freeruning géante !
  • Une belle diversité de zombies

Points négatifs :

  • Un jeu d’acteur bâclé
  • Synchronisation labiale médiocre
  • Légers bugs visuels

Tous les screens présents sur cet article, sont issus de mes sessions de jeu. /!\

[Test] Beyond Blue : Une plongée Eau’riginale !

Aujourd’hui les enfants, on s’attaque à un jeu totalement différent des deux premiers articles. Il a une saveur un peu particulière à mes yeux, étant passionné par le monde marin et la faune sous marine en règle générale. Je vous propose qu’on se fasse une petite folie et que pour cet article on se tutoie. (Grosse folie ouais je sais.) Je te propose de mettre tes palmes, ou si comme moi tu chausses du 45 mets juste ton masque et accroche tes bouteilles. On est parti pour une plongée, aux côtés d’une multitude de mammifères marins et de poissons multicolores.

Qu’est ce que Beyond Blue ?

Beyond Blue, est un jeu développé et édité par le studio E-Line Média. Petit studio qui a déjà fait parler de lui avec notamment le jeu « Never Alone : Kisima Ingitchuna » ayant reçu le prix BAFTA Games Award du meilleur premier jeu, entre autre. Le studio a pour ambitieux projet de déclencher un impact culturel à travers les jeux vidéos au même titre que les médias, la musique, ou encore le cinéma, ce qui est plus qu’honorable. Ils sont conscients que certains jeux ont la réputation d’avoir provoqué cet impact qu’ils recherchent impérativement. Néanmoins, ils se félicitent d’être la seule entreprise à être partie de rien pour pouvoir nous proposer une panoplie de jeux offrant cette vision qu’ils cherchent tant à transmettre. Celle d’un monde où, sans mauvais jeu de mot nous pouvons nous plonger et explorer nous laissant rêveur. E-line Média est représenté lors de conférences, d’événements ou même, je cite, « lors de réunions mondiales ». En effet, le studio est en partie à l’origine de certaines actions de jeux à fort impact. Comme par exemple le National STEM Video Game Challenge, qui fut crée à la Maison Blanche par le président Barack Obama. Le studio n’est donc pas à prendre à la légère et mérite une attention toute particulière. J’en ai fais le tour je pense, on va passer au synopsis t’en penses quoi ? L’histoire est assez simple. Tu incarneras Mirai (qui veut dire « Futur » en japonais), une jeune femme scientifique dans un futur plus ou moins proche, en témoigne l’absence de bouteilles d’oxygène et la présence de micro dans le masque, lui permettant de dialoguer avec ses collègues scientifiques (André et Irina) qui suivront tes plongés au sec dans un laboratoire. Alors tu te demandes peut être le but du jeu, et à juste titre. Sache que c’est tout simple. Mirai est une scientifique qui a l’ambitieux projet de se faire connaître via un stream sous marin. Elle enregistre ses plongées et partage ses aventures en live sur internet. (En toute honnêteté je trouve le concept dingue et je rêverais de voir ce genre de chose. Ou d’être à la place de notre plongeuse.) Mais bref ! Revenons à nos poissons. Au fil de ses recherches Mirai constate des comportements étranges auprès de mammifères marin, et décide d’enquêter. STOP. Je n’en dirais pas plus, ce serait con de te gâcher la surprise si tu comptes te plonger dans cette virée sous l’océan.

C’est fou comme ça me donne envie de plonger et d’observer le comportement de la faune aquatique !
Le jeu que les amoureux de plongée attendaient tant ?

Je vais répondre à la question juste au dessus, la réponse est non. Au risque d’en décourager certains, le jeu est à vrai dire assez décevant sur certains points cruciaux. Les tâches à effectuer sont très simples. Trop simples et répétitives. Tu parcoures les différents océans à la recherche d’espèces vivantes. Tu scannes un banc de barracudas, puis un cachalot, tu prélèves des échantillons et ainsi de suite. Pour varier les plaisirs tu pourras user d’une lampe offrant une couleur différente à certaines espèces de poissons. Le catalogue est néanmoins assez garni. On a du poisson en pagaille, du cachalot, du requin marteau, et pleins d’autres ! Certains qu’on retrouvera même parfois dans un jeu qu’on traduira en français : La traversée des Animaux. Malgré tout, je suis resté sur ma faim. J’aurais aimé un peu plus de la part du jeu. Certes le but n’est pas comme dans Pokémon de tous les capturer (même si pour obtenir le Platine il te faudra absolument tout scanner.) Néanmoins j’aurais aimé plus de variétés. Plus de différences entre les espèces que nous pouvons trouver dans un lieu « A » et celles repérées dans un lieu « B ». Je repense à Endless Ocean (qui m’aura fait passer d’inoubliables heures sur Wii, à plonger et à m’instruire.) qui lui avait su proposer tellement plus. Je pense aux différentes races de dauphins. Le dauphin de Commerson, le dauphin Commun, le grand dauphin, et j’en passe. On avait droit à une palanquée de mammifères de différentes races. Et c’est en partie ce qui m’a manqué dans Beyond Blue. Le plaisir de passer d’une zone à l’autre et de découvrir avec joie de nouvelles espèces que nous ne connaissions pas … En parlant de zones. Je ne peux pas enlever au jeu que les quelques zones qu’il contient sont différentes en tout point. On passe de la première carte qui est un endroit lumineux où on se croirait presque dans un décor du Monde de Némo à la seconde par la suite, où nous sommes au cœur de l’océan. Nous ne voyons pas le fond, et il faut nager ou se référer à la carte pour trouver le moindre signe de vie. Nous avons une zone abyssale. Une autre rocheuse, de jour, de nuit. Bref. On en à pour (À PEU PRÈS) tous les goûts. Pour faire le mec chiant, j’aurais tendance à dire qu’une zone polaire avec un écosystème en relation avec celle ci ne m’aurait vraiment pas déplu…

Une pépite visuelle qui ne fait pas de vagues ?

Alors oui, on pourra dire que le jeux manque d’espèces. Oui le jeu ne possède que trop peu de différences de poissons et de mammifères entre les différentes zones. Oui les missions à effectuer sont rébarbatives et peu variées. Oui le lait se mets après avoir mis les céréales. Néanmoins … et pas nez en moins. Là où le jeu remonte la pente et sors la tête de l’eau, c’est grâce à ses graphismes. Un environnement aquatique de toute beauté. La qualité de la faune sous marine représentée est bluffante. Les détails des nageoires. Les couleurs des poissons. Les égratignures des cétacés. Les coquillages et coraux. Le jeu est une petite perle visuelle. Les déplacements de la faune dans ce monde aquatique sons travaillés on sent un réelle envie de la part de E-Line média de reproduire au mieux les mouvements de ces animaux et cela se ressent, peu importe l’espèce.

Ma petite tortue. Elle m’a fait penser à Squiz dans le Monde de Némo !

J’ai été submergé malgré les nombreux défauts par cet univers marin. Par les réactions des poissons lorsque je m’approchais d’eux et par moment, certaines scènes étaient tout simplement éblouissantes. J’ai en tête, une scène en tête qui survient assez rapidement dans le jeu. On est en plein milieu de l’océan. Face à nous un banc de poissons, un banc de tout petits poissons, des sardines il me semble, mais pas sur. Et on a des mammifères marins qui font un festin mémorable avec ces poissons. On a du dauphin, des orques, et là, venant des profondeurs deux baleines à bosses qui surgissent et qui avalent tout rond des kilos de poisson à chaque passage. Mais entre les espèces, nous n’avons aucune bataille, aucun combat pour se partager ce repas, chaque espèce y va de son coup de nageoire à tour de rôle et le moment est tout simplement magique. À observer, c’est un véritable spectacle.

Il ne s’agit pas de la scène en question, mais avoue qu’un spectacle tel que celui ci laisse rêveur …

J’allais changer de sujet lorsque je me suis rendu compte que je n’avais pas abordé avec toi deux des points qui m’ont respectivement le plus interpellé visuellement parlant en positif et par la suite en négatif. Sachez qu’en dessous de l’eau, lorsque vous regardez le ciel, les reflets du soleil ou de la nuit rendent la surface de l’eau tout bonnement magnifique, je pense honnêtement que c’est ce qu’il m’a le plus bluffé dans ce jeu. Le détail, les vagues qui se jouent de la surface aquatique, on sent qu’un travail colossal a été mis en œuvre pour reproduire au plus proche de la réalité cette couche à la surface de l’océan, et c’est juste sublime. Gros point négatif maintenant relatif aux graphismes. Les bugs de textures et certaines surfaces peu détaillées. Qu’est ce que j’ai pu être déçu sur ce point là. Sur certaines cinématiques on a des graphismes que je qualifierais de bâclés. Lors d’une séquence on voit un tentacule s’enrouler autour d’un cachalot puis qui vient balayer une caméra que nous avions installé sur le cétacé au préalable. J’avais même l’impression qu’il s’agissait d’une cinématique rajoutée par les développeurs, mais qu’elle ne faisait initialement pas partie du jeu. Et ça m’a réellement refroidi, d’autant que cette scène se passe dans une zone abyssale, où nous avons plusieurs choses qui ne vont pas non plus. Une surface au sol brumeuse pour une raison inconnue. Un brouillard au fond de l’océan sans savoir pour qui pour quoi. Cela n’avait aucun sens. Un cadavre de baleine aussi bien détaillé qu’un corps humain dans « Surgeon Simulator 2013 ». Ça commençait à faire beaucoup.

Je ne sais pas toi, mais je trouve ça bluffant.
Une Eau’ST qui glisse toute seule ?

Qu’on se le dise, le jeu est immersif. Pas seulement grâce aux graphismes qui sont dans la majorité des situations délicieux. Sur l’aspect sonore, sur le son des mammifères marins, de l’eau, des musiques, le jeu est fascinant et nous plonge dans une bulle à plusieurs dizaines de mètres de la surface. L’ambiance musicale est idéalement choisie, elle se fait discrète et ne couvre pas la voix de Mirai, de ses associés ou bien des cliquetis des cachalots pour communiquer.

∘ Eau’tre chose mon Ju’ ?

Bon, sache que le jeu ne se déroule pas que dans la flotte. Il y’a plusieurs petites choses encore dont je dois te parler. Sache qu’entre chaque plongée, tu rejoins une sorte de sous marin t’appartenant, qui d’intérieur, je vais pas te mentir ressemble un peu à un camping car. Tu as ton lit, un poste d’observation, un petit coin douche bref, t’as compris où je voulais en venir. Tout y est. Un petit coin « cocooning » comme dirait ma moitié. Et même si on sent que le tafs a été fait principalement sur les poissons niveau détails plutôt que sur le sous marin, eh bien l’endroit est quand même joli ! On a des petits détails qui sont sympa. Des cadres photos avec des effets persos’ de Mirai, on rentre dans son intimité en fait, et ça nous donne plus de renseignements sur notre personnage. Le fait de voir aussi votre « cocon » changer de panorama au fil des plongées, de voir certains objets déplacés, rajoutés, pleins de petits détails comme ça, j’ai trouvé ça cool.

On se trouve actuellement dans le coin pilotage du sous marin où nous pouvons rentrer en contact avec nos associés.

Petit détail qui peut avoir son importance. Je vous ai parlé des deux associés de Mirai, mais une troisième personne dialoguera par moment avec notre protagoniste. Il s’agit de sa soeur. Ren. Avec qui visiblement, c’est assez tendu. On sent une petite soeur qui se considère délaissée par Mirai à cause peut être du temps que peut lui prendre la plongée, d’autant que visiblement la grand mère de ces deux femmes, qui est sans doute la seule famille qui leur reste, est malade. Ren est donc seule à devoir gérer ses études supérieures et la maladie de la grand mère, et ça donne lieu a des dialogues de famille très froid … Voilà c’est pas un détail très important mais ça ne coûte rien d’en parler ! Tu pourras, si tu le souhaites, changer la musique du sous marin. Avec des pistes audio assez sympa, il y’en a pour à peu près tous les genres. Même si les différents univers musicaux proposés ne sont pas ma came. Il y’a une dernière partie du « cocon » dont j’aimerais te parler. Posée sur une table on a une tablette, qui si on l’utilise nous donne l’accès à plusieurs mini documentaires animaliers en rapport avec le monde marin. Et c’est à ce moment là que j’ai compris pourquoi il y’a avait, pour moi, tant de défauts. J’ai pendant ces quelques heures de jeu, observé chaque point clé d’un bon jeu vidéo avec un œil de gamer. Un œil critique comme si j’observais et contemplais un des derniers jeux « AAA ». Et ça a été là mon erreur. Beyond Blue est un jeu vidéo, oui, mais pas seulement, c’est une oeuvre ayant pour but de documenter les joueurs par le biais d’oeuvre vidéo ludiques. Le but n’est pas de pondre un jeu avec des graphismes sous unreal engine 5 ou avec un scénario de Spielberg, non, il veut nous raconter une histoire. Nous inculquer le mode de vie, les habitudes de certaines espèces sous marine. En témoigne également le partenariat avec la BBC pour le lancement du jeu. Il est éducatif mais pas seulement. Il a les traits d’un jeu vidéo classique sans pour autant avoir les codes d’un chef d’oeuvre. En jouant à ce jeu, ne t’attends pas à des folles soirées à plonger aux côtés des mammifères. La durée de vie du jeu ne fait pas plus de 4 heures et pour le Platine tu peux compter grand maximum 6 heures.

Qui n’a jamais rêvé de nager avec les dauphins ?

Points positifs

  • Un prix ne dépassant pas les 20 euros.
  • Des documentaires in game très intéressants
  • Des graphismes la plupart du temps assez bons
  • Les déplacements de la faune sous marine est bien travaillée
  • Des paysages captivants

Points négatifs

  • Une durée de vie d’à peine 5 heures.
  • Une traduction française parfois approximative
  • Des bugs de textures
  • Un potentiel gâché par des missions répétitives.
  • Un Platine trop simple à obtenir.
  • L’absence de voix française
Le 21e de ma collection !

Tous les screens présents sur cet article, sont issus de mes sessions de jeu. / ! \