Journal d’un chasseur – Monster Hunter World : Iceborne

Nous sommes aujourd’hui le vendredi 30 octobre 2020. Je tiens entre mes mains un cahier rempli de pages, mais vide de mot. Un cahier dont les pages, dans les jours, les semaines, sûrement même les mois à venir, seront marquées par une légende. La mienne et celle de mon Palico. J’ai triomphé non sans mal des monstres qui ont croisé ma route. Allant du plus petit des Baroth au plus violent des Nergigante. Je suis prêt à relever de nouveaux défis, prêt à découvrir ce que ce nouvel endroit que je m’apprête à fouler a à m’offrir. A quelle sauce vais-je être mangé ? Qu’est ce qui attends mon fidèle Palico et moi même ? Les monstres que je m’apprête à rencontrer seront-ils plus féroces que ceux rencontrer au « Plateau de Corail », à la « Forêt Ancienne« , ou encore au « Désert des Termites » ? Je dois vous avouer, que je tremble au moment où je vous rédige ces lignes, d’excitation et de peur. Un stress positif. Un stress qui je le sais se transformera en force au moment venu. On m’appelle. Je crois que nous allons partir. Une terre glacée semblerait-il. Vous êtes chanceux vous savez ? Vous vous apprêtez à lire et à découvrir une histoire encore nullement contée ailleurs. Je vous envie. C’est ainsi qu’aujourd’hui, commence mon aventure que j’appellerais « Iceborne« .

Vendredi 30 Octobre 2020 – Qu’arrive t-il aux Legiana ?

Le Legiana. Sûrement l’un des plus beaux monstres qui m’ait été donné de rencontrer au cours de mes aventures. Ses salves gelées son glaciales et son regard l’est tout autant. Depuis peu ils agissent bizarrement. Comme s’ils cherchaient à fuir quelque chose, ou bien à se rapprocher d’une terre. Voler à bord du dirigeable de la 3e commission aux côtés de ces Wyvernes majestueuses me rend euphorique. Nous sommes si petits aux côtés de ces Dieux glacés et pourtant, nous avons le pouvoir de leur ôter la vie d’un coup d’épée bien placé, d’une flèche entre les deux yeux. Le sort de ces monstres ne dépend que de nous, et pourtant ils nous acceptent à leurs côtés, à des centaines de mètres du sol. Quel monde étrange. J’ai cru voir une Wyverne différente dans cette armée de Légiana après avoir entendu un chant mélodieux. Elle se déplaçait à une vitesse folle. Je peux affirmer qu’il s’agissait d’un monstre autre que ces Wyvernes glacées et qu’il s’en prenait à eux. J’ai ressenti une sensation étrange. J’ai cru percevoir la peur des dizaines de monstres autour de moi. Une crainte constante, une inquiétude dans leur regard. Était-ce ce monstre qui en était la cause ? J’en ai des frissons rien que d’y repenser. Ma coéquipière et moi avons foulé les terres de ce nouveau biome à la recherche d’un point d’atterrissage pour le dirigeable de la 3e Commission. Le changement de climat fut rude la neige recouvrait mes chevilles… La chaleur du désert des termites me manque je crois. J’ai même du changer mon armure légère avec une sorte d’équipement en fourrure de je ne sais quoi, cela ne fut pas désagréable je dois bien l’admettre. La neige était molle et avancer était épuisant. Les écofacts que j’ai pu découvrir ne semblent appartenir à aucune des Wyvernes que nous connaissons. Dans le tas, quelques traces de Legiana me laissent penser que nous en saurons peut être bientôt plus sur eux et sur ce qui peut les faire agir de la sorte. Alors que je m’apprêtais à m’enfoncer encore plus dans cette nouvelle zone enneigée, une légère secousse se fit ressentir, un regard insistant était posé sur moi. Une bête longue se faufila comme une anguille. J’ai cru reconnaître un Lavasioth ou un Jyratodus, mais l’habitât de convenait à aucune des deux Wyvernes, c’était autre chose. Il s’agissait d’une nouvelle espèce encore jamais rencontrée jusqu’à présent dans le nouveau monde qui fut appelé le Béotodus. La différence avec les deux autres Wyvernes de la même famille se fit très vite ressentir. Plus rapide, plus puissante que ces deux petits frères, le Béotodus a subi plus de coups pour mourir que pour venir à bout des deux autres réunis. Il fut beaucoup plus endurant et résistant, à moins que le froid n’ait diminué ma force, je ne sais pas trop. Le monstre vaincu, le reste de la commission parvint à atterrir et mon compte rendu au Commandant fut immédiat. La base fut montée en deux coups de cuillère à pot et fut nommée Séliana. Cette nouvelle zone enneigée fut nommée, « Le Givre éternel ».

Samedi 07 Novembre 2020 – La marche est-elle trop haute …?

La base désormais installée, le Commandant nous a demandé de sécuriser la zone aux alentours du camp pour que les différents convois puisse arriver à bon port. Même pas eu le temps de prendre un chocolat chaud qu’il fallait de nouveau partir, la fatigue commençait à me tirailler et ça n’allait pas s’arranger avec le temps. De retour dans le givre éternel, la neige parvint de nouveau à glacer l’intégralité de mes doigts de pieds, une sensation douloureuse qui s’estompa lorsque le sol se mit à trembler. Les arbres se mirent à danser au son des tremblements qui se faisaient de plus en plus rapides. Mon regard se posa sur un barrage qui vola en éclat. Lorsque la visibilité fut meilleure, j’ai aperçu une forme. Grande, très grande, qui semblait venir vers moi. La neige tombante laissa apparaître deux énormes bois et une tête non amicale, un monstre de grande taille se déplaçant sur ses deux pattes avec une très grande queue faisant penser à celle d’un castor. Un monstre nommé « Banbaro » « Sûrement un nouveau challenger qui va finir dans mon bestiaire » me suis-je dis. Mon arrogance dans un monde inconnu me tuera, j’en suis sur. Le combat commença après que ma lame ait heurté son corps en premier, le monstre ne voulait pas m’attaquer, mais pour la sécurité du camp, je ne pouvais pas permettre qu’une Wyverne aussi grande mette en danger la vie de mes camarades. Il fallu presque 30 min. Pour venir à bout de cette chose. Ma lame frappa, frappa, et frappa encore, sans que je n’ai eu l’impression de l’inquiéter, même lorsque son dernier souffle fut rendu. Vexant. Mon retour à Séliana n’allait pas être triomphant malgré la réussite de la mission … Avant de repartir mon regard se posa sur une source chaude où de la vapeur émanait en continu. Après l’effort, le réconfort, c’est ce qu’on dit non …?

Mon premier repas au sein de cette nouvelle base fut exquis. Le nouveau chef est un vrai cordon bleu et les aliments de ce nouveau monde qu’il utilise ont le don de me réchauffer le cœur, chose dont j’avais réellement besoin. Le Commandant décida de rentrer à Astera, camp que nous avions laissé avant notre venue à Séliana, et il donna le commandement à son petit fils, notre ami. Quelle fierté et quelle joie pour lui, il mérite cette « promotion » même si je sais qu’il aurait préféré ne jamais l’avoir. Il aime le combat, il a ça dans le sang, alors gérer l’administratif… Plutôt se faire manger par un Grand Jagras. La première mission qu’il nous confia fut d’aller enquêter sur les Légiana, ça allait me faire du bien. Parcourir le Givre Eternel à la recherche d’écofacts ne pouvait être que bénéfique pour moi. L’occasion parfaite pour réfléchir et me familiariser avec cette nouvelle zone. Mon Palico et moi avancions dans ces terres glaciales à la recherche d’une entaille, d’une griffe, d’une empreinte de Légiana. Je sentais une pression autour de moi. Une très forte pression. Un danger rôdait autour, j’en étais certain. Mais où était-il ? Sans alarmer mon ennemi, j’observais les alentours, dans l’espoir de voir une ombre, se déplacer, dans l’espoir de repérer cet adversaire qui nous considérait comme une proie de choix. Sans m’en rendre compte, je pénétrais dans une grotte où des émanations de souffre s’échappaient, ça me rappelait presque le Val Putride. Que de mauvais souvenirs avec ces monstres se nourrissant de chair en décomposition. Il ne faisait presque plus froid. Il faisait même limite chaud et la tension autour de moi n’arrangeait rien à tout ça. Et soudain. Il était là. Face à moi. Sa démarche lente dans l’ombre, prêt à bondir. Sa silhouette m’était plus que familière. Un monstre à 4 pattes, le pelage hérissé, l’apparence d’un renard géant et la mâchoire d’un serpent. Que faisait un Tobi-Kadaichi dans ces terres gelées, loin de la Fôret Ancienne? Ce monstre si majestueux qui m’aura donné tant de fil à retordre à lui arracher sa grande couronne en or. Néanmoins quelque chose clochait. Son regard, ses yeux étaient différents. La lumière commençait à dévoiler des couleurs splendides. Elle était inhabituelle pour un Tobi-Kadaichi, proche de l’orange là où celui que j’ai rencontré il y a longtemps était bleu ciel. Et avant même d’avoir le temps de l’observer dans son intégralité, Le « Tobi-Kadaichi Vipère » bondit sur moi, et m’injecta de ses canines un poison paralysant qui me mit K.O. Mon Palico me ramena au camp. Mon corps était tétanisé et endolori par la morsure. Que venait il de se passer ? C’était un accident, il fallait que j’en vienne à bout. Je suis retourné face à lui, il me mit alors un coup de queue m’empoisonnant à une vitesse qui ne me laissa pas le temps de boire un antidote. Pour la seconde fois il me mit K.O. À quand remonte la dernière fois où un monstre a réussi à me mettre K.O 2 fois dans le même combat ? Mon égo a pris un sacré coup dans la gueule. Il parvint à me mettre K.O 4 fois avant que je ne parvienne à l’éliminer. 4 fois que mon Palico m’a ramené au camp pour me déposer après avoir perdu l’intégralité de ma vitalité. Quelle humiliation. L’histoire retiendra que Julian est parvenu à vaincre ce monstre démoniaque. Sans évoquer comment. Personne hormis vous, qui lisez ce journal ne doit savoir que le Tobi-Kadaichi Vipère m’a humilié, je prendrais ma revanche sur lui quand je chercherais ses couronnes en Or, je le promets. Le fils du Command… Le Chef. Il faut que je m’habitue à l’appeler ainsi, m’a indiqué que dans le Plateau de Corail et dans le Désert des Termites deux zones bien connues du nouveau monde, se trouvent des sous espèces de Pukei-Pukei et de Paolomu, elles doivent être trouvées pour que nous puissions enquêter sur elles. Je vais être honnête avec vous, pour la première fois de ma vie de chasseur, je n’ai pas envie d’y aller. Pas avec cet état d’esprit, pas avec ce manque de confiance en moi. Il faut que je retrouve des Banbaro, des Beotodus, que je prenne en expérience, ce nouveau monde est bien trop féroce pour moi. Pour le moment…

Dimanche 08 Novembre 2020 – Savoir relever la tête.

Cette nuit de sommeil m’a remise les idées en place. Je me sentais désormais plus serein. La défaite n’est que le prélude d’une future victoire. Je devais simplement m’endurcir, et davantage me focaliser sur ce qui est réellement important lors des combats. L’analyse et la concentration. Mon épée a beau être aussi grande que moi et infliger de lourds dégâts, il ne suffit pas de l’agiter comme un taré pour venir à bout de mes ennemis, je devais avant tout les analyser, comprendre leurs mouvements et déterminer quand frapper. Ma remise en question est en cours, mais je compte aborder mes futures missions avec cette nouvelle philosophie. Comme dit hier, je dois de me renforcer, je suis donc parti à la recherche de Beotodus et suis venu à bout de 3 d’entre eux, me permettant de me confectionner une nouvelle arme et une nouvelle armure. J’étais fin prêt à partir à la recherche des deux nouvelles sous espèces repérées hier. Celle du Pukei Pukei, et celle du Paolomu.

Direction le Plateau de Corail, où les monstres, petits et grands affluent de tous côtés. En suivant les écofacts, j’ai remarqué des plumes au sol, oranges. De très jolies plumes. Proviendraient-elles de la nouvelle sous espèce que je recherche ? Un troupeau de Shamos m’emmenèrent vers un Pukei Pukei possédant des couleurs tout simplement magnifiques. Il avait la tête dans une espèce de nénuphar Géant, et alors que de sa queue je m’attendais à avoir sortir du poison, la wyverne volante expulsa un jeu d’eau bouillant puissant, tuant 3 Shamos d’un coup. Il sortit la tête du nénuphar d’où l’eau devait probablement provenir et me regarda. Son visage pittoresque avait presque quelque chose de comique, et pourtant, il n’était pas là pour me faire rire. Le « Pukei Pukei Corail » ouvrit le bal et fonça sur moi en tentant de m’infliger un puissant coup de queue, il était lent. Mais le jeu d’eau qui sortait de sa queue faisait si mal que cela compensait son manque de rapidité. Cette nouvelle philosophie adoptée plus tôt dans la journée me fit un bien fou, cette nouvelle façon d’appréhender le combat sereinement m’a fait prendre conscience que je livrais un combat à chaque fois contre le monstre, mais contre moi même également, à me mettre des barrières et à foncer tête baissée, j’étais en danger pour moi même. Sans le moindre K.O reçu, le monstre succomba sous mes coups, une sensation de bien être m’envahit. Je voulais encore me battre, affronter de nouveaux monstres. A peine arrivé, à peine reparti et cette fois ci au Désert des Termites pour y rencontrer la sous espèce de Paolomu. Les écofacts se suivent et ne ressemblent pas, ils m’emmenèrent vers la partie « forêt » de la zone, et alors que j’amassais une multitude d’empreintes, un gaz soporifique me fit dormir quelques instants, je n’ai que quelques souvenirs flous, où j’ai vu une forme ronde voler dans les airs, avec des couleurs sombres. A mon réveil, je le vis arriver au loin, ce Paolomu aux couleurs noires et aux cercles de différentes couleurs sur le pelage, quelle beauté ! Une Wyverne volante, une queue plate et solide avec un visage effrayant. Il s’agissait bien d’une sous espèce du Paolomu classique. Qu’est ce qui avait pu l’amener ici, la question ne s’est pas posée longtemps vu que le combat fut rapidement engagé par ce monstre. Le Paolomu classique se gonfle tel un poisson globe et expulse de l’air infligeant des dégâts de par les rafales envoyées, ce monstre que l’on nomma « Paolomu Belladone » lui expulse un gaz soporifique extrêmement puissant, rapide, et persistant dans l’air. Un monstre redoutable qui me donna malgré mon assurance du fil à retordre. Mon Palico me fut précieux puisqu’il me réveilla à plusieurs reprises avant que la Wyverne ne m’assène un coup fatal. Il décéda après une quarantaine de minutes, ce fut un combat long, mais la fin me procura au même titre que celui du Pukei Pukei Corail une sensation de fierté immense. Décidément cette nouvelle époque nous offre une multitude de monstres tous aussi beaux les uns que les autres. À mon retour, le Commandant m’informa que mon assistante se trouvait être en position délicate dans le Givre Eternel et qu’un « Barioth » empêchait le déroulement de sa mission. Par sécurité, il m’envoya sur place.

Le blizzard s’abattait sur ma nouvelle armure, en y repensant, était-ce pour cela que je n’ai croisé aucun autre monstre ? Ou bien était-ce parce qu’une menace plus grande planait à ce moment là …? Une falaise se présentait face à moi au fil des traces de pas que je relevais, mes yeux se posèrent sur un monstre glacé par le blizzard, mort. Une statue glacée contenant des organes où désormais la vie n’existe plus. En haut de cette falaise, un monstre. Un monstre terrifiant, des dents longues comme mes jambes. Il était immense. Une Wyverne avec une force inouïe, capable de se déplacer dans les airs grâce à ses ailes. Le Barioth se tenait face à moi, ses dents de sabres aiguisées. Le blizzard me glaçait le corps, à moins que ça ne soit la peur. Un combat féroce s’engagea. Jamais je n’ai ressenti une telle excitation face à un monstre. Ni même un Dragon Ancien ne m’a fait ressentir une telle soif de combat. J’ai rencontré le monstre qui m’a tout simplement redonné goût à cette quête. À ce monde nouveau monde. De nombreux échanges survinrent entre lui et moi, ma lame heurtant ses crocs, ses griffes heurtant mon casque. Un monstre dont la vitesse était encore plus grande que celle du Tobi-Kadaichi Vipère rencontré hier. C’était malheureusement trop pour moi. J’ai été contraint d’abandonner le combat, mon adversaire me surpassant en tout point. Mais contrairement à hier je ne suis pas assommé, je ne suis pas abattu et j’ai hâte d’y retourner demain, partir à la rescousse de mon assistante et venir à bout de ce démon des glaces. Le Barioth… Profite de ta dernière soirée, demain je vais m’occuper de toi.

Lundi 09 Novembre 2020 – Les menaces se multiplient.

Ses dents de sabre pointées vers moi au moment où son corps bondit en ma direction, il fallut une fraction de seconde pour que mes jambes décident d’esquiver ce coup qui aurait pu m’être fatal. Les minutes défilèrent si vite. Depuis combien échangions nous coups pour coups ? Difficile à dire, d’autant que la rencontre avec une nouvelle forme d’Anjanath me fit perdre d’autant plus la notion du temps, ma rencontre avec cet « Anjanath Tonnerre » fut courte puisqu’après avoir été frappé par le Barioth, ce monstre prit ses jambes à son cou . Des chasseurs venus de contrées lointaines m’aidèrent à venir à bout de ce titan bestial. Leur aide me fut précieuse, et la difficulté se réduisit grandement. Je ne pense pas que je serais parvenu à venir à bout de ce Barioth tout seul. L’entraide est peut être la clé me permettant de me renforcer dans ce biome glacé ? Mon assistante et mon Palico tombèrent dans les bras l’un de l’autre, les retrouvailles furent émouvantes, mais de courte durée. Lors de leurs recherches, mon assistante et la Grande chasseuse de la première flotte ont trouvés un navire plongé dans une grotte gelée appartenant possiblement à la première flotte de la Commission de recherche. Des traces et des écailles d’un bleu pur se trouvaient sur ce navire, il avait été attaqué par une Wyverne extrêmement puissante. Une monstre volante fit son apparition face à nous, un froid brutal et insupportable déferla lors de son arrivée. La Wyverne s’envola dans les airs après nous avoir signalé sa présence et parti en direction d’Astera, que s’apprêtait-elle à faire ? Nous devions rentrer et vite. Notre arrivée fut saluée par le Commandant et le Chef. Une réunion fut organisée dans l’immédiat pour établir un point de situation sur cette nouvelle menace. La grande chasseuse de la première Flotte était catégorique. Il s’agissait d’un Dragon Ancien nommé Velkhana, surnommé la « Wyverne de Glace« , elle est probablement à l’origine de l’attaque survenue sur le navire découvert dans la grotte. Le Commandant nous a demandé à mon Assistante et moi d’aller dans la Forêt Ancienne et de rechercher de possibles traces de Velkhana.

Les terres chaudes de cette forêt m’avaient manqué à un point que je n’imaginais pas. Le froid est décidément quelque chose que je ne supporte pas. J’espère que je me familiariserais avec le temps avec la neige. Il ne fallut pas longtemps pour que mon assistante trouve des traces de Velkhana. Il avait fait plus vite que prévu, moi qui commençait à peine à profiter du climat tempéré de la Forêt Ancienne, il allait falloir que je retrouve un monstre qui me fait claquer des fesses sous mon armure. J’aimerais qu’un jour le Chef me donne une mission dans une source chaude, genre compter les bulles, ou faire des concours d’apnées, mais au final je dois risquer ma vie chaque jour. Est-ce que j’aime vraiment ça ? Ça n’était pas le moment. Les traces nous menèrent à un cadavre d’Aptonoth, un monstre herbivore inoffensif retrouvé avec des plumes sombres plantées dans le corps, je ne savais pas d’où cela pouvait provenir. Mon interrogation trouva réponse dans la même minute puisqu’un monstre sombre tenta de nous « saluer ». Une Wyverne encore jamais vue dans ce monde. Une Wyverne où l’on pouvait voir la mort dans le regard, l’assistante reconnu alors la célèbre Wyverne « Nargacuga ». Cette femme est une encyclopédie, heureusement qu’elle est là. Alors qu’il s’apprêtait à nous attaquer, une Wyverne volante s’interposa entre le Nargacuga et nous. Le Rathalos venait de s’inviter à la fête. Commença alors un combat entre ces deux monstres d’une beauté sans pareille. Ils disparurent entre la cime des arbres. Le danger étant trop grand, nous sommes rentrés à Astera faire notre rapport au Commandant qui trouva la situation plus qu’inquiétante. Le Velkhana, le Nargacuga maintenant. La situation commençait à nous échapper. Il nous demanda d’enquêter dans le cadre du service courant sur le Velkhana et de prélever tous les écofacts que nous pourrons trouver qui pourraient nous permettre de localiser le Dragon Ancien. Il nous informa également de la création de deux expéditions, la première concernant la trouvaille et la traque du Nargacuga dans la forêt Ancienne, et la seconde concernant un monstre appelé le Glavenus, une Wyverne terrestre puissante que je n’ai encore jamais vue. Là encore, mon assistante me sera utile pour reconnaître cette nouvelle menace. Avant de me lancer avec mon Palico et mon assistante dans ces mission périlleuses, il est temps de manger et de faire une sieste bien méritée. Il est 14h32 au moment où je vous parle, il serait temps de penser à soi un petit peu …

La sieste et le repas m’ont fait un bien fou. Mon Assistante prête et mon Palico aussi, il était temps de partir direction la forêt ancienne. Le Nargacuga m’attendait, planqué entre les arbres, prêt à m’attaquer. Sa vitesse était déconcertante. J’ai l’impression de dire ce genre de choses à chaque nouvelle rencontre, mais je suis extrêmement surpris de la vivacité de ces nouveaux monstres comparés à ceux rencontrés dans les précédentes zones, quel écart ! Une fois encore, je devais mon merci à l’aide apportée par différents chasseurs étrangers à qui je devais une fière chandelle. Ce monstre m’aurait eu à l’usure. Le résultat est ce qui compte comme on dit … Le Barioth, le Nargacuga, nous étions dans une bonne lancée, alors pourquoi ne pas poursuivre ? Le Désert des termites m’attendait désormais, et un certain « Glavenus » devait faire la rencontre du plus grand chasseur de monstre que ce monde ait porté… …Oui moi. Les traces m’emmenèrent dans une grotte dans ce désert qui n’en est pas un. Une « Rathian » endormie se tenait face à moi et ma présence la réveilla. Quelque chose se tenait derrière moi, quelque chose de grand. La Rathian ouvrit la gueule et cracha une boule de feu dans ma direction, je pense néanmoins ne pas avoir été la cible de cette attaque. Le monstre qui se tenait derrière moi la prit de plein fouet. Pas une égratignure. Pas la moindre trace. Il possédait une gueule énorme, et sa peau semblait très résistante. J’ai eu l’impression de voir une armure autour d’une Wyverne à la force colossale. Il bondit et se servit de sa queue en forme de lame d’épée pour frapper le visage de la Wyverne volante « alliée ». Elle prit alors la fuite, me laissant seul avec le Glavenus. Il frappa sa queue sur le sol et la frotta, celle ci scintilla et de sa pointe sorti une chaleur étouffante, à l’instar d’un fer chaud qu’on venait de battre prêt à être modelé en épée dévastatrice. Le monstre rugit et s’élança dans ma direction.

Son imposante mâchoire était une arme aussi redoutable que sa queue tranchante et brûlante. Ce monstre était une arme ambulante, une machine à tuer, un contrat était sur ma tête et il ne lâcherait rien tant que celle ci ne se détacherait pas de mon corps si petit à côté de lui. Le combat se fit une nouvelle fois avec l’aide de chasseurs d’autres mondes mais pas seulement, un Diablos a tenté de se frotter au Glavenus, malgré l’écart considérable de force entre les deux, le Glavenus subit de lourds dégâts de la part du Diablos, pour le plus grand plaisir des chasseurs présents. Un coup chargé de ma lame eu raison de la Wyverne chassée. Mon objectif était rempli, et les écofacts récoltés pendant la quête du Nargacuga et celle ci furent suffisants pour la collecte d’informations autour du Dragon Ancien, le Velkhana. La journée fut rude, les nouvelles menaces sont éreintantes, je pense que cette nuit de sommeil me sera vitale. La journée de demain promet d’être compliquée …

Mardi 10 Novembre 2020 – Avec patience et persévérance.

Le lumière du soleil pénétrant ma chambre à l’aube, la grasse matinée n’était qu’un doux et merveilleux fantasme. En sortant de la pièce, un conseil de crise s’apprêtait à débuter, une impression de déjà vu. « Des Wyvernes mythiques ont été aperçues de nouveau. Le Tigrex » et le « Brachydios » ont été aperçus dans un habitat autre que le leur. Le Tigrex réside désormais dans « La Terre des Anciens » et le Brachydios lui, siège au « Val Putride« . Au même titre que Nagacuga et le Glavenus, ils constituent une menace pour l’équilibre qui règne entre les différentes espèces se trouvant dans les différentes zones. Devinez à qui la mission a été attribuée pour aller s’occuper des vilains méchants, vous connaissez sûrement la réponse. Mon arrivée dans Le Val putride me rappela mes nombreux combats contre ces Dragons Anciens. Quelle époque … Alors que je m’approchais du nid d’un Radobaan, je fus surpris de voir que la Wyverne ne se trouvait pas sur son territoire, mais qu’un autre monstre, s’y trouvais. Une Wyverne ailé, avec le physique d’un tigre. Le Tigrex portait bien son nom. Alors qu’un duel de regard débutait entre lui et moi, le sol se mit à trembler, et le Radobaan, nous rejoignit. Il bondit sur le Tigrex qui l’immobilisa de sa mâchoire puissante. Il lui fallut 7 secondes. Le Tigrex ôta la vie au Radobaan en 7 secondes. Sa mâchoire lâcha le monstre inanimé et ses yeux se dirigèrent vers moi. Le combat allait commencer. Il se termina vite. Très vite. La Wyverne me mit K.O 3 fois en l’espace de 15 minutes signifiant la fin de la mission. C’était un échec. Ma lame n’eut que très peu d’effet sur ce monstre. La fusée de détresse envoyée ne fut pas vue par d’autres chasseurs. Peut être que le Brachydios allait être plus facile pour moi, du moins je l’espérais. La chaleur de la Terre Des Anciens ne m’avait pas manquée. J’ai l’impression de tout le temps me plaindre, quel chasseur odieux je suis ahaha. Alors que je récupérais des indices concernant ce « Brachydios« , un Uragaan fit son apparition, cependant quelque chose clochait. Il manquait de vitalité. Une substance verte se trouvait sur son imposant corps. Une explosion survint alors sur lui. Puis une seconde. Et une troisième. La Wyverne fut terrassée par une multitude d’explosion provenant de son corps, ou plutôt de cette mystérieuse substance. La poussière soulevée par la chute de ce colosse désormais poisseux se dissipa et dévoila une forme mobile. Un monstre se dévoila. Pourvu de poings, d’une protubérance sur le front, recouvert de la même matière qui avait fait explosé l’Uragaan. Le Brachydios était à l’origine de cette mort, et j’étais sa prochaine cible. Il bondit sur moi et ne fit qu’une bouchée du petite chasseur que je suis. Cette quête se solda par un nouvel échec. Il était donc temps pour moi de m’expérimenter face aux monstres de rang maître. Mon après midi fut remplie de combats. Nargacuga, Beotodus, Glavenus, tous y passèrent, grâce à l’aide d’un chasseur ami de puis longtemps, qui je l’espère se reconnaîtra en lisant ces lignes. Sans toi je n’aurais pas pu venir à bout de ces adversaires. Demain sera un jour particulier. Le jour où je prendrais ma revanche sur le Tigrex et le Brachydios.

Mercredi 11 Novembre 2020 – L’oeil du « Tigrex ».

Cher journal, je te mentirais si je te disais qu’aujourd’hui je comptais accomplir mes missions de chasseur. J’ai commencé ma journée en me prélassant avec mon Palico le bain de pied bouillant de Séliana est sûrement l’une des meilleures choses avec les sources d’eau chaude. L’occasion de discuter avec les autres artisans du camp. L’ambiance était bonne et les rires de chacun réchauffaient le cœur des plus frileux. L’ingénieur en chef, créateur d’un système de loterie offrait contre du combustible des objets aléatoires, utiles lors de nos quêtes. Mon assistante fidèle à elle même testait les multitudes de plats de notre nouvelle cheffe cuistot. La journée se déroulait bien, mais ma main droite était remplie de fourmis. La poignée de mon épée me manquait. Le goût amer de la défaite n’avait pas annihilé mon envie de me battre, c’était une bonne nouvelle. Le chef me proposa un entraînement au grappin, une nouvelle fonctionnalité bien utile lors des combats, mais que je n’utilisais que trop peu. Cette formation fut enrichissante. Très. A tel point que l’envie de me frotter au Tigrex pris le dessus sur la raison. Alors que je m’envolais en direction du Val Putride, je regardais Séliana rétrécir à vue d’œil, quel monde magnifique, qui me réserve encore des surprises incroyables. Je suis heureux, heureux d’être un chasseur de monstre.

Il était là, un regard presque narquois. « T’en as pas eu assez ? » Je vis de l’arrogance dans ces yeux. Ma lame pointée dans sa direction, celles d’autres chasseurs également, nous nous sommes jetés sur la Wyverne. La formation eue plus tôt dans l’après midi me permit de mettre au sol le monstre 3 fois. Les coups infligés sur son corps furent dévastateurs. 28 minutes après, le monstre perdit la vie. J’y étais parvenu. La fin de ce monstre ne pouvait être le seul travail herculéen que j’allais réaliser aujourd’hui, le Brachydios devait suivre lui aussi.

Ses poings serrés de couleur verts m’indiquèrent sa position dans la pénombre. À l’instar d’un boxeur le monstre cognait sur ses proies dans le but de les exploser. Assurer le spectacle. Son spectacle dont il était le chef et dont je serais la prochaine attraction. Pas cette fois. Il était temps d’inverser les rôles. Une fois encore, l’utilisation du grappin fut plus bénéfique que je ne l’aurais espéré. Quel coup de pouce, et surtout quelle emprise cela pouvait me donner sur cette Wyverne. Les coups poisseux du monstre destinés à me faire exploser n’eurent pas raison de moi malgré les douleurs et les blessures infligées, de ce combat je suis sorti vainqueur.

De retour dans le froid, le Commandant m’attendait bras croisés. Il me tendit la main, et me félicita de ma performance face à ce Brachydios. Il m’informa que les informations récoltées dans les différentes zones du nouveau monde ont amené à connaître l’emplacement de la Wyverne de Glace, le Dragon Ancien Velkhana. Demain sera donc une journée cruciale pour l’écosystème, pour la survie des Légiana et pour moi. Ma lame a terrassé nombre de Dragons Anciens, et celui ci ne ferait pas exception.

Samedi 21 Novembre 2020 – Un froid glacial.

Ces 10 jours me firent un bien fou. Cette pause était un moyen de me recentrer sur mes objectifs dans le nouveau monde et désormais ils sont clairs. Protéger les camps établis avec notamment Astera et Seliana, rassembler le plus d’informations possibles sur les Wyvernes qui croiseront ma route et devenir le meilleur chasseur que l’Étoile de Saphir ait pu voir naître. Ma prochaine mission allait pouvoir remplir ces 3 objectifs. Il était temps de se rendre sur la Terre des Anciens et de rencontrer de nouveau la Wyverne de Glace, le Velkhana.

Les écofacts avec notamment ces écailles lumineuses étaient nombreuses et me menèrent vers ce monstre majestueux. Ces ailes d’un bleu profond avaient quelque chose d’envoutant. Mais derrière ces deux nappes bleues marines se balançait une des armes principales de ce monstre, sa queue. Telle une guêpe s’apprêtant à frapper sa proie, la queue du Velkhana pointue et vive perfore les armures les plus résistantes et la mienne ne ferait probablement pas exception. Ses jets de glace furent dévastateurs tout comme ses coups de queue. Le combat s’éternisait mais je sentais le monstre se fatiguer, je tenais le bon bout. Il chuta sous ma lame. La Wyverne de Glace n’était plus. Enfin, était K.O. Seulement K.O. Alors que je m’apprêtais à lui donner le coup de grâce, elle se releva et c’est alors que la température chuta drastiquement … Le Velkhana ne semblait plus si mal en point en semblait même plus fort. Ce Dragon Ancien était décidemment plein de ressources. La Glace formait autour de lui de solides stalactites renforçant son armure ainsi que sa beauté. Il se tenait devant moi, presque arrogant. Des blocs de glaces se mirent alors à tomber, à l’instar d’une grêle incontrôlable qui finirait par nous abattre. Un de ses blocs me heurta la tête et me fit perdre connaissance. Mon assistante et mon Palico était tout deux là, pas le Velkhana. Il s’était envolé peu après mon évanouissement. La Wyverne de Glace était décidément une menace plus grande que ce que nous avions connus jusqu’à présent, il fallait en informer le Commandant.

Malgré la situation critique dans laquelle nous nous trouvions, le Commandant trouva le temps pour nous féliciter et prendre de mes nouvelles. Il nous demanda d’enquêter une nouvelle fois sur le Velkhana en partant à sa recherche dans le Givre Eternel. Le repos ne serait pas pour tout de suite, d’autant que la Grande Traqueuse de la première flotte n’est toujours pas rentrée de son expédition dans le Givre. On espérait qu’il ne lui était rien arrivé de mal. Mais c’était quand même inquiétant…

Le retour dans le Givre Éternel fut moins difficile que je ne le croyais. Je dois dire que le blizzard provoqué par le Velkana était bien plus glacial que la température habituelle de cette nouvelle zone. Je commençais à me familiariser avec cet écosystème. Il était temps. La neige autour de mes chevilles ne semblait plus être un soucis. Mes jambes se sont familiarisées avec cette résistance constante due à la neige et je dois dire qu’avoir pris en muscle et avoir désormais un meilleur cardio’ m’enchantait. Perdu dans mes pensée je ne vis pas venir le Legiana face à moi. Cette Wyverne de rang maître désormais … Je n’en ai jamais affronté depuis la découverte du Givre Éternel et de Séliana. Il était temps de réparer cet affront. Soudain, un chant, de plus en plus profond se fit entendre lorsqu’une ombre géante survola la Wyverne et moi. Le Velkhana ? Non. Une autre menace s’apprêtait à entrer en scène. Un Legiana. Différent. Peut être une sous espèce au vu de ses caractéristiques. Couleurs différentes, apparence similaire à quelques exceptions près, un pelage glacé sous le corps, une apparence plus grande. Le Légiana rencontré plus tôt semblait être le disciple et celui ci le maître. Le « Légiana Blizzard » possédait une aura qui inspirait terreur et respect à la fois. Encore plus beau que son disciple. Et malheureusement pour moi plus dévastateur. Sa glace explosive fit des ravages, auprès de moi mais également auprès de 3 autres chasseurs qui me rejoignirent. Nous étions 4 contre ce Dieu des glaces mais pas seulement. À plusieurs reprises un ennemi découvert récemment nous fut d’une grande aide. Ses dents de sabres acérées, les griffes tranchantes, le Barioth infligea dans une guerre de territoires sans pitié de lourds dégâts à notre proie. Malgré notre supériorité numérique le combat fut loin d’être une partie de plaisir. Nous en étions venu à bout. Et avons par la même occasion retrouvé la Grande Traqueuse, elle était tombée dans un précipice après le combat contre le Velkhana. Elle nous apporta de précieuses informations sur le comportement étrange des Wyvernes. Cela aurait un rapport avec, selon les notes retrouvées par la Grande Traqueuse, un chant, qui dérèglerait l’équilibre entre les mondes et les espèces. Le chant entendu à plusieurs reprises serait donc la cause de l’apparition de nombreuses sous-espèces dans un habitat qui n’est pas le leur …

Dans le but de sécuriser un convoi qui arriverait à Seliana, nous devions nous rendre une nouvelle fois dans le Givre Eternel pour repousser un Anjanath Tonerre pour sécuriser l’arriver de nos partenaires. Ma rencontre avec ce « dinosaure » fut rapide, et il ne me fallut pas longtemps avant de comprendre pourquoi derrière son nom se trouvait « tonnerre » son corps est rempli d’un courant électrique puissant, à l’image d’un Tobi-Kadaichi. Il envoya sur moi à plusieurs reprises un liquide très conducteur, durant ce combat de nombreuses décharges électriques me parcoururent le corps. Lors de l’affrontement avec le Legiana Blizzard, j’ai fais part de mon admiration envers le Barioth qui m’a beaucoup aidé durant mon combat. Lors de mon combat contre l’Anjanath Tonnerre, mon admiration alla vers une autre Wyverne. Le Tigrex était un allié de poids, qui plus est alors que j’étais tout seul contre ce Dinosaure électrique. Sans avoir été mis une seule fois K.O, le combat se finit, encore quelque peu électrisé par les échanges avec la Wyverne et l’adrénaline. Ma journée s’était parfaitement bien passée mais la nuit tombée, je voulais finir en beauté …

Après avoir raflé une grande quantité d’objets au Vaporium, je voulais finir en apothéose en prenant ma revanche sur un monstre qui m’a donné du fil à retordre il y’a quelques semaines. Le Tobi-Kadaichi Vipère. Une quête évènement nécessitait la chasse d’un Tobi-Kadaichi, et d’un Tobi-Kadaichi Vipère au sein d’une arène. Et arrivé sur place, j’ai été frappé par la taille anormale d’une des deux Wyvernes. Le Vipère était tout simplement immense. Presque 3 fois la taille du Tobi-Kadaichi normal. Comment était-ce possible ? Comment allait se dérouler ce combat moi qui était si confiant à l’idée de me « frotter » à lui. Je vous mentirais si je vous disais que sans l’aide de quelqu’un j’en aurais pas chié. Le combat fut rapide, même contre deux monstres. J’ai réussi à m’en sortir sans encombres et mon allié m’a bien aidé à combattre ces Wyvernes. Les monstres, comme je m’y attendais à la fin de ce combat m’offrirent mes deux premières couronnes. La petite couronne en Or pour le Tobi-Kadaichi attestant que j’ai vaincu cette Wyverne et qu’elle possédait une taille anormalement petite. Et la grande Couronne en Or pour le Tobi-Kadaichi Vipère pour sa taille immense. La première couronne des deux obtenues ne m’importe pas, la possédant déjà. En revanche, celle du Vipère, c’est une belle trouvaille et un bel exploit ! Comme je le disais tout à l’heure, je voulais finir la journée, en beauté …

Lundi 23 Novembre 2020 – C’est pour ça que je risque ma vie.

Le réveil fut brutal. Le Commandant débarqua dans ma chambre pour me demander de me rendre immédiatement à Astera pour renforcer les défenses de la base avant la possible arrivée du Velkhana, et pour enquêter également sur deux nouvelles sous espèces aperçues au Plateau de Corail et au Val Putride. C’est le regard encore embué que j’atterris à Astera, affamé et pour cause, le petit déjeuner m’était passé sous le nez. J’allais pouvoir me nourrir convenablement avant de partir pour l’une des deux expéditions. A choisir entre les deux, j’ai opté pour le Val Putride, je voulais me débarrasser de l’expédition la plus chiante et terminer sur la plus « agréable » par la suite.

Les émanations provenant de la chair en putréfaction de cette zone était de loin ce que je supportais le moins. Mon assistante ne disait rien mais n’en pensait pas moins. Des cadavres de Girros jonchaient des os se trouvant là depuis des années. Soudain une forme familière apparue au loin, elle s’approchait. Son corps protégé par une sorte d’armure, sa queue en forme de lame. Un Glavenus d’une couleur nouvelle était face à une armée de Girros. Il la balaya en 4 coups de lame. Néanmoins cette dernière était différente, ce n’était pas du feu qui s’échappait de sa queue. Mais un liquide érosif, de l’acide. Le « Glavenus Acide » venait de tuer à lui tout seul plusieurs dizaines d’ennemis. Redoutable. Sa lame heurta la mienne. Sa queue en acide abîma mon armure. Et ma lame abîma sa gueule. Les parties de son armure volèrent en éclats et son dernier souffle fut rendu après une lourde bataille. Quelle beauté quand j’y repense, quelle classe avait ce monstre … Ses couleurs, ce combat … Je suis fier d’en être venu à bout. J’avais hâte de me frotter désormais à la deuxième sous espèce se trouvant dans le Plateau de Corail.

Le Plateau de Corail avait un air bien plus respirable que celui du Val Putride. Néanmoins quelque chose de pesant subsistait. Une ambiance tendue se trouvait autour de ces milliers de coquillages. Un Odogaron se trouvait là à me regarder, à fantasmer sur ma chair dont il comptait se délecter. Néanmoins, quelque chose clochait, je vis dans son regard une crainte mais également une réelle haine. Ces sentiments n’étaient pas provoqués par moi. Le monstre derrière en revanche oui. Un jumeau. Un odogaron au regard plus féroce, plus violent. Un poil plus grand. Quand on connait cette Wyverne, l’arrivée d’une sous espèce de l’Odogaron était un vrai désastre. Un combat commença entre les deux Wvernes. La sous espèce domina avec une telle facilité son adversaire que ça en était fascinant et très effrayant à la fois. Le combat entre les deux était terminé, mais la Wyverne restante n’en avait pas fini. L’Odogaron Désastre montra les crocs et tenta de m’égorger. Je ne devais mon salut qu’à ma fidèle lame qui s’est interposé entre ce tueur et moi. Le combat fut court, l’arrivée d’une chasseuse m’aida grandement à abattre la Wyverne. Mais pas seulement, puisqu’un Nargacuga tenta de se fotter à l’Odogaron Desastre. Il y perdit quelque plumes mais la sous espèce y perdit beaucoup de poils. S’en était fini de la Wyverne. La journée se finit lorsque le soleil se coucha. La journée s’était parfaitement bien passée. J’ai encore les yeux remplis d’étoiles et des souvenirs pleins la tête. Ces couleurs, ces sous-espèces, ces combats. C’est pour cela que je risque ma vie, pour voir un tel spectacle. Pour l’adrénaline et pour la beauté de certaines espèces. A l’instar d’un Ornithologue cherchant une espèce rare d’oiseau, pouvoir observer et combattre ces Wyvernes est ma raison de vivre … Le Commandant vint me retrouver pour m’informer que le Velkhana avait été retrouvé. Demain sera le grand jour. Le jour où la Wyverne de Glace ne serait désormais plus qu’une simple légende.

Mardi 24 Novembre 2020 – Le Velkhana. La Wyverne de Glace.

Les défenses étaient montées. Les canons chargés. Et l’atmosphère tendue. Nul doute, le grand jour était arrivé. Le terrain était dégagé et la zone ressemblait à une arène où deux gladiateurs s’apprêtaient à livrer un combat à mort. Il arriva dans l’arène. Comme prévu. J’y étais, comme prévu aussi. Il n’y a pas eu de salutations, pas de respect mutuel entre deux adversaires avant un combat glacial. Des pilonnes de glace sortirent du sol et me frappèrent. Les autres chasseurs présent, de la 5e commission combattirent la Wyverne de Glace avec bravoure, certains s’en sortirent mieux que d’autre. Voir le maître de la chasse ployer le genou face au Velkhana prouva que ce Dragon Ancien était une réelle menace et qu’il ne fallait pas la sous estimer. Ce n’était pas seulement mon combat, mais celui de toute la commission. Je n’étais pas seul pour lutter contre elle. C’était un véritable travail d’équipe de longue haleine. Le tranche-dragon, une armée fabriquée par la Commission, envoya un pieu en acier en direction du Dragon Ancien qui le reçu de plein fouet. Étourdi par l’attaque, il prit la fuite en direction du Givre Eternel. La satisfaction était grande au sein de la Commission. Mais ça n’était pas fini. Pas pour moi. Et le Commandant le savait. Il fallait l’éliminer une bonne fois pour toute. Nous ne pouvions plus avoir cette épée de damoclès au dessus de la tête. J’avais dit que ça serait le jour J. J’allais tenir promesse.

J’étais définitivement familiarisé avec le froid constant de cette zone polaire. Le Velkhana dans mon malheur m’avait familiarisé avec une température extrême, lors du combat survenu plus tôt. Un nouveau chemin était accessible dans le Givre Eternel. Une grotte façonnée dans de la glace, ou des cristaux d’eau solidifiée de plusieurs couleurs reflétaient sur le sol, un endroit d’une rare beauté. Il arriva aussi vite que tout à l’heure. Je vis du respect dans ses yeux et j’espère qu’il le perçut également dans les miens. Contrairement au Glavenus Acide d’hier, ce combat n’aurait pas pu se terminer d’une belle façon sans l’aide de chasseurs venus d’autres contrées. Leurs armes lourdes firent vaciller et chuter le monstre à plusieurs reprises jusqu’au moment fatidique où ma lame lui fit rendre l’âme. Il me lança un dernier regard, presque heureux. Heureux d’avoir rencontré un adversaire à sa hauteur, un moment que seul moi verrait sous cet angle, j’ai partagé avec ce monstre, un combat, presque intime. Nous y étions parvenus. La 5e Commission y était parvenue, le Velkhana n’était plus et la joie et l’exultation réchauffèrent le Givre Eternel, cette menace était désormais de l’histoire ancienne, néanmoins une interrogation subsistait, quel était ce chant mélodieux que nous entendions initialement avec les Legiana et le Velkhana ? Un érudit vint nous féliciter et nous faire part de découvertes inquiétantes autour du Nouveau Monde. L’activité sismique était très alarmante, c’est alors qu’un séisme fit trembler toute la zone. Un nuage rouge assombrit le ciel et annonça un mauvais présage, au même moment, ce chant retentit. Le fameux chant. De la bouche du Commandant sortirent ces mots : « La Vouivre Immortelle »

Mercredi 25 Novembre 2020 – Des retrouvailles explosives.

Le retour à Séliana hier m’assomma. Une réunion avait été improvisée dès notre arrivée et l’annonce d’une menace plus grande que le Velkhana me donna un coup derrière la tête. Et comme ci cela ne suffisait pas, les Dragons Anciens s’étaient réveillés. Cette annonce me rappela mes combats contre le Vaal Hazak, le Kushala Daora ou le Nergigante. Énormément de mauvais souvenirs et très peu de bons. Le fameux chant proviendrait de cette Vouivre Immortelle dont parlait le Commandant. Cet orage menaçant. Cette menace constante, le dérèglement de l’écosystème, de l’apparition de sous-espèces de Wyvernes, le réveil des Dragons Anciens, l’activité sismique inquiétante. Le remède aux maux du nouveau monde passe par l’annihilation de cette menace qu’est la Vouivre Immortelle. Notre mission du jour était de nous rendre dans la Terre des Anciens pour y trouver d’éventuels renseignements sur le réveil des Dragons Anciens et sur la Vouivre Eternelle.

La terre solide de la Terre des Anciens rendait mes déplacements plus fluides et me fatiguaient moins. La neige ne me manquait définitivement pas. Un Dodogama croisa ma route, sans m’attaquer. C’est définitivement un monstre que j’adore. Sa tête est si drôle… Le chasser ne me fait jamais plaisir. Je vis au loin quelque chose que je n’avais pas vu depuis longtemps. Plus je m’approchais, plus j’espérais qu’il ne s’agissait pas de ce à quoi je pensais. Plus j’avançais et plus je redoutais ces écofacts plantés dans le sol. Mes craintes se concrétisèrent… Des traces de Nergigante … Il s’était réveillé. Les Dragons Anciens étaient donc bien sortis de leurs torpeurs. C’était une catastrophe. Une main se posa sur mon épaule. L’Amiral. Je ne l’avais pas vu depuis la découverte de Séliana et du Givre Eternel, c’était une réelle surprise de le voir ici. Il lorgna sur les écofacts de Nergigante et me dit « Le Nergigante … S’il s’est réveillé c’est qu’il chasse comme à son habitude une énorme menace, quelque chose de gros. » Une ombre fendit l’air et une pluie d’explosifs tomba sur nous. D’où cela pouvait provenir ? Une Wyverne volante extrêmement rapide survolait nos têtes et faisait pleuvoir une multitude de roches qui explosaient quelques secondes après avoir heurté le sol. C’était obligatoirement la Bazelgueuse. Pas tout à fait. Ses roches qui tombaient étaient différentes. Je priais pour me tromper. J’espérais me tromper. Je ne pouvais pas me tromper. Je ne me suis pas trompé. La sous-espèce de Bazelgueuse me faisait face et j’allais devoir l’affronter seul. La « Bazelgueuse Vulcan » une nouvelle sous espèce à rajouter à une liste qui s’étoffe de jour en jour. C’était un des monstres dont je ne voulais pas voir la sous espèce. Elle était là, au dessus de moi, tel un vautour attendant le dernier souffle de sa proie. Sauf qu’elle n’attendrait pas ma mort. Elle la provoquerait.

La fusée de détresse étant inopérante, il allait falloir s’occuper de la Wyverne volante seul. L’Amiral est parti enquêter sur les piques du Nergigante trouvés un peu plus tôt. Il allait falloir faire preuve de patience et de persévérance. Mon Palico serait mon infirmier. J’allais avoir besoin de beaucoup de potions et de vitaguêpes … Mes écouteurs dans les oreilles, le combat débuta. Quelque chose d’étrange se passa. Les coups s’enchainaient beaucoup trop bien. Les esquives étaient limpides, comme ci je parvenais à deviner les attaques de la Bazelgueuse Vulcan. Etait-ce la musique que j’avais dans les oreilles. Ou bien est-ce tout simplement moi qui devenait plus fort et plus réactif ? Au moment où je vous rédige ces mots, je n’ai pas eu la réponse, mais je pense que le temps me la donnera. Sa phase rage était effrayante. Sa pluie d’explosifs était différente au fil du combat, elle devenait plus massive en quantité mais en force aussi. La couleur rougeâtre de ces roches laissait place à un violet écarlate devenant de plus en plus clair, presque éblouissant avant d’imploser et d’emporter ceux qui auraient le malheur de se trouver à proximité. Le combat fut long. Malgré l’aisance face à la Wyverne, le monstre était extrêmement résistant et ce malgré lui avoir brisé plusieurs parties. Différents monstres assistèrent au combat, le Dodogama, et le Brachydios se joignirent à notre petite fête. Il le regrettèrent amèrement et eurent même plusieurs parties de brisées, preuve de l’immense force de la Bazelgueuse Vulcan. Elle succomba aux nombreux coups que je lui ai porté. J’ai retiré mes écouteurs après avoir dépecé la Wyverne. Qu’est ce que c’était calme. La Terre des Anciens était désormais silencieuse, comme si elle cherchait à se faire petite. Toute silencieuse, craintive. Il se passait effectivement quelque chose de grave et il fallait vite y remédier.

Un nouveau conseil fut établi à notre arrivée. La présence d’écofacts de Nergigante prouva officiellement le réveil des Dragons Anciens. Notre priorité était désormais de récolter dans toutes les zones des indices sur la possible présences de ces puissantes Wyvernes. Mais avant cela il me fallait du repos. Nous avons en ce moment un rythme beaucoup trop soutenu. Tout à l’heure en arrivant dans ma chambre avant de vous écrire ces lignes, j’ai enlevé mon armure (D’ailleurs meilleur moment de la journée) et me suis rendu compte que ma chambre manquait d’élément de décoration. Et pourtant mes missions jusqu’à présent m’ont amené à en récolter beaucoup. J’ai alors apporté un peu de gaieté dans cette chambre austère avec des tableaux obtenus représentant différentes zones que j’ai foulé ou certains monstres que j’ai affronté, cette chambre … Me ressemble un peu plus, je m’y sens mieux … Le sommeil me fait fermer les yeux … Il est maintenant temps de dormir, j’appréhende ce qui m’attends …

Lundi 07 Décembre 2020 – Le Vaal Hazak Fléau.

Les paroles du chef eurent sur moi l’effet d’un coup poing dans le plexus. Le soleil se levait doucement sur Astera et je ne rêvais déjà que d’une chose, qu’il se couche. « Préparez vous à partir dans la Forêt Ancienne, une nouvelle sous espèce a été détectée, nous vous envoyons affronter le Vaal Hazak Fléau. » Le monstre de base me filait la chair de poule. Un Dragon Ancien « mort vivant » se nourrissant de pourriture. Chaque pas fait décrocher de son corps des lambeaux de chair putride. Un vrai cauchemar. Venir à bout de ce monstre il y’a quelques mois était un soulagement. L’obtention de ses deux couronnes était une délivrance. Peut être vous ai-je déjà parlé des couronnes, ou peut être pas. Je reviendrais plus en détails sur cet objectif en temps voulu. Il était temps de prendre la route direction la Forêt Ancienne.

C’était différent. Très différent. La Forêt Ancienne était silencieuse. Elle qui transpirait de vie d’habitude, ne ressemblait désormais qu’à une annexe d’un futur Val Putride. Une sorte de brouillard jaunâtre ressemblant fortement au Val d’ailleurs semblait polluait l’air. Je n’aimais pas ça. Il fallait abattre ce monstre qui détériorait l’habitat naturel des résidents de la forêt. Le Dragon Ancien ne se traquait pas aux traces qu’il laissait mais à l’odeur ambiante qui devenait de plus en plus irrespirable à mesure que je m’approchais de lui. Pas de doute il s’agissait bien du Vaal Hazak, néanmoins je redoutais l’apparence de sa sous-espèce, et j’avais raison de la craindre. Je le vis apparaître dans la forêt, ou du moins son ombre significative apparaissait derrière cette brume nauséabonde qui eut au moins le mérite de me permettre de me cacher. Cette … Chose, se trouva alors à quelques mètres de moi, et la différence entre les deux espèces était très claire. Le Vaal Hazak inspirait la mort. Le Vaal Hazak Fléau inspirait l’après mort. La création de champignons, de spores sur la chair putréfiée. Une vie nauséabonde naissante dans un corps mort animé par la maladie. Le Vaal Hazak était mon nouveau défi. Un défi horrible, à l’image de la Wyverne.

Il était trop fort pour moi. Il envoyait de puissant jets… De poison je suppose qui m’assommaient d’un seul coup. Je parvenais à lui distribuer pas mal de coups, mais le combat me semblait perdu d’avance … Avant l’arrivée de chasseurs qui m’aidèrent dans ma tâche. L’un était armé d’un Insectoglaive, et un second était équipé d’une VoltoHache. La bête fut forcée de fuir à 3 reprises, me faisant reprendre espoir. Ses émanations venimeuses et dévastatrices altéraient beaucoup notre vigueur et notre vitalité. Les baies-soins étaient de vrais remèdes à ces maux que le Vaal Hazak nous infligeait. La délivrance fut apportée par un dernier coup de ma grande épée. Le monstre putride vacilla une ultime fois avant de rejoindre le monde auquel il appartient, celui des morts. La brume s’estompa peu après la mort de ce fléau, preuve irréfutable, même si il ne faisait nul doute, que ce brouillard était l’œuvre de ce Dragon Ancien.

L’air respirable d’Astera me remit d’aplomb en moins de deux. A tel point que la faim me fit presque oublier le combat horrible que j’avais livré quelques heures avant. Avant de manger, je voulais impérativement nettoyer et aiguiser ma lame. Finir avec ce combat définitivement, enfin… Jusqu’à ce que je m’attèle à la tâche qui est : obtenir les grandes et petites couronnes d’Or pour chaque monstre. Ces couronnes sont offertes par le Zoologiste à chaque trouvaille d’une Wyverne anormalement grande ou petite. Et pour devenir le meilleur chasseur de ma génération, il faudra que je passe par là, une nouvelle fois … Il me faut pour le moment m’améliorer, car tout seul cette ultime quête de couronnes est tout simplement impossible pour moi, je devrais à l’avenir devenir encore plus fort.

Lundi 14 Décembre 2020 – Le Namielle

Devenir plus fort. Ces trois mots résonnaient encore dans ma tête au moment de me lever ce matin. Je ne voulais plus implorer l’arrivée de chasseurs pour me sortir de mauvais pas. Je voulais être celui qu’on supplierait d’aider à venir à bout de monstre féroces. Je voulais être un Héros, et j’espère que vous, qui lisez mon journal, me voyez comme tel, malgré mes lacunes. Ou du moins, si ce n’est pas le cas, ça viendra, soyez en sûrs. Le Chef me convoqua pour me parler d’un monstre inconnu par nos érudits qu’ils nommèrent : Namielle. Un monstre aperçut dans le Plateau de Corail. Néanmoins les informations sur la bête sont assez vagues. De sources sûres il s’agit d’un Dragon Ancien, les rares chasseurs qui ont eu l’occasion de le croiser se sont retrouvés plongés dans une profonde obscurité troublée par des faisceaux lumineux et envoûtants. Aucune information sur la forme, la couleur, l’élément ou la force. Je m’apprêtais donc à foncer dans la gueule du loup, sans rien savoir de mon adversaire, si ce n’est qu’il préfère la jouer en nocturne et qu’il s’amuse avec des guirlandes lumineuses, on approche des fêtes de noël, le petit Papa tout rouge aux nombreux cadeaux n’est peut être pas qu’une légende… Je comptais en profiter pour lui donner ma liste de joujoux.

Des écofacts de Nergigante confirmèrent la présence d’un monstre puissant. Le Dragon Ancien à un faible pour des combats titanesques. J’espérais juste ne pas avoir à me farcir les deux d’un coup. Je montais en haut du plus haut plateau, au dessus des nuages me permettant de surplomber l’ensemble de la zone, lorsque ma visibilité fut réduite, réduite, encore réduite. Jusqu’à me rendre aveugle. Ou bien … Était-ce le Namielle ? Des fils lumineux apparurent face à moi dans cette obscurité totale, c’était impressionnant. Je me suis senti attiré par ces câbles tel un poisson attiré par un prédateur aquatique agitant un leurre hypnotisant. Mais une gueule de monstre derrière les guirlandes me fit sursauter et reprendre mes esprits. Le Namielle était face à moi. Un monstre d’une beauté absolument indescriptible, ces fils lumineux étaient en fait des moustaches avec lesquelles il peut provoquer des décharges électriques. Le monstre alliait eau et électricité. Un mélange mortel. L’eau qu’il envoyait provoquait un courant puissant me faisant souvent perdre l’équilibre. Le Dragon Ancien était tout simplement le plus beau qu’il m’ait été donné de voir. Son élément, la couleur sous ses ailes, sur ses ailes, les petits tentacules aux extrémités des ailes, son cri, ce monstre est une merveille. Le combat se poursuivit sur tout le Plateau de Corail et se termina après une demie heure d’affrontement. Ma lame émoussé, le corps trempé et encore endolorit par les décharges mais qu’importe. Le monstre était bien à terre. Je lancerais dans les semaines à venir de nouvelles expéditions pour en ré affronter d’autres tant ce monstre est magnifique. L’euphorie ne dura pas longtemps, le Commandant vint personnellement nous voir pour nous informer que toutes les investigations menées jusqu’à présent nous ont permises de localiser la Vouivre Immortelle, notre ultime objectif…

Ce combat contre le Manielle m’a fait prendre conscience de certaines choses. Je ne suis plus le même chasseur qui est arrivé dans le Nouveau Monde il y’a quelques années, ni celui arrivé dans le Givre Eternel il y a deux mois. Je suis un homme plus puissant, plus vaillant prêt à protéger les siens et à devenir le plus grand chasseur que ce monde n’ait jamais porté. Demain sera un très grand jour, la rencontre avec la Vouivre Immortelle. Un combat sans merci m’attendra demain. Une chose est sûre. Je me couche ce soir, plus fort et plus sûr de moi qu’à mon réveil ce matin.

Mardi 15 Décembre 2020 – La Vouivre Immortelle.

Ma nuit fut courte pour ne pas dire inexistante. Le soleil semblait s’être levé plus tôt que d’habitude, comme ci les Dieux eux même savaient qu’aujourd’hui allait être une journée cruciale. Une journée qui rentrerait dans l’histoire si la chance était avec moi aujourd’hui, ou dans le cas contraire, qui signifierait la probable extinction de certaines espèces et le dérèglement définitif de la chaîne alimentaire. Nous approchions de ce nouvel endroit appelé le « Berceau Oublié ». Une terre isolée, creuse, en forme de cercle entourée de montagne si pointue qu’elle pourrait empaler n’importe quelle Wyverne. En foulant le berceau, il était difficile de ne pas s’imaginer dans une arène de gladiateur attendant mon adversaire avec impatience sans savoir à quoi m’attendre de la bête. Je commençais à m’habituer cet effet de surprise de dernière minute en apercevant mon adversaire dans les derniers instants. Il me fallait être prêt à toute éventualité. Il pouvait venir de partout, de derrière, d’au dessus…

Un cri fendit l’air et dissipa le silence pesant autour de l’arène. Un cri familier, un cri terrifiant, un cri chaotique. Le Nergigante Chaos, la sous espèce du monstre de base se trouvait face à moi. Plus belle que son grand frère. Ses épines sur le dos scintillantes face aux rayons du soleil, un monstre presque noble d’apparence et pourtant empli d’une rage qui déformait son énorme gueule. Une fois encore, sa présence signifiait que nous nous étions pas trompé en nous rendant dans le Berceau Oublié, il était en quête de défi, d’un gros poisson à prendre, la Vouivre Immortelle ne devait pas être loin. Il fallait avant tout se charger de lui. S’occuper de la Vouivre Immortelle, était de base une mission presque suicide, mais avec le Nergigante en plus sur le dos je n’avais plus qu’à rendre les armes et accepter mon sort. Je connaissais ses attaques par cœur, son comportement ne m’était pas inconnu. J’ai tué nombre de ses congénères, ce qui me donnait un avantage dans ce combat. Néanmoins, comme chaque sous-espèces, des différences subsistent, dans la façon de se battre. Le monstre est plus rapide que son grand frère. Beaucoup plus rapide. Les épines qui recouvrent sa peau affectent notre vigueur jusqu’à l’évanouissement. Le Nergigante Chaos est un Dragon Ancien qui n’a pas d’élément feu, foudre, eau ou que sais-je. Par contre il est doté d’une envie constante d’éradiquer, d’exterminer, de tuer. Il est un des plus dangereux Dragon Ancien de son époque et ce malgré son désavantage parmi ses autres congénères. La venue de camarade de chasse fut une aubaine pour moi. Malgré ma connaissance du monstre le combat n’était pas aisé, la vivacité de la Wyverne était un réel inconvénient, et ce coup de main apporté fut un gain de temps colossal. Lorsque ce monstre vacilla, j’en avais presque oublié l’objectif principal qui était la Vouivre Immortelle. Quel ascenseur émotionnel … Il fallait que je reprenne mes esprits et mes forces très vite, le combat qui allait suivre, serait dans la logique plus violent que celui ci.

Le sol se mit à trembler. Le chant se mit à retentir dans l’air. La Vouivre Immortelle avait décidé de se montrer maintenant. L’arène commença à se fissurer de part en part, et à devenir impraticable. Le sol se déroba sous mes pieds, me séparant du reste de la 5e Flotte. J’atterris sur un plateau de forme ronde également. Face à moi une montagne ambulante. Une structure mobile menaçante et pour le moins impressionnante. Il en était même difficile de déceler la tête, les ailes, ou encore les pattes. Lorsque la Vouivre se déplaça, tout fut beaucoup plus clair à mes yeux, et il allait être très difficile de venir à bout de cette abomination puisqu’elle était recouverte d’une très épaisse couche de pierre sur l’intégralité de son corps renforcée par un matériau qui rendait l’armure extrêmement robuste. Ma lame heurta son corps à de nombreuses reprises et son point faible était localisé sur son visage. Un chasseur d’une terre lointaine arriva avec une Fusarbalète lourde. De par ses projectiles perforants, le chasseur pénétra la Vouivre Immortelle de nombreuses fois faisant s’effriter sa protection. Des morceaux de pierre se détachaient, la Vouivre qui ressemblait d’avantage à un bloc de Calcaire grossièrement ailée ne savait plus où donner de la tête et semblait fébrile. Il planta ses « ailes » dans le sol et elles commencèrent à vibrer. C’est alors que se fit entendre le chant, qui provenait finalement de ses énormes blocs qui lui servaient d’égides plantées dans le sol. Mais quelque chose clochait. Tout était beaucoup trop simple. Je parvenais à le frapper et à lui arracher des morceaux d’armure avec l’autre chasseur, mais la Vouivre ne semblait pas faiblir. Elle poussa alors un hurlement strident et les restes de son armure volèrent en éclat. La Vouivre Immortelle était un véritable Dragon protégé derrière une armure de plusieurs tonnes. Le combat véritable s’apprêtait à débuter. Et je vis également que le chasseur à mes côtés le comprenait lui aussi. Ces gros blocs colossaux qui lui servaient d’ailes étaient désormais de fins membres ressemblant à des pattes d’araignées qui d’un coup propulsèrent des rayons ultras soniques d’une puissance encore jamais vue. La Vouivre Immortelle était une Wyverne remarquable qui n’avait jamais été vaincue par qui que ce soit et je comprenais pourquoi. Ces tonnes d’armure en moins, la Vouivre était plus vive, plus réactive et plus puissante dans ses attaques. Elle était incroyablement puissante et … Belle. Cette Wyverne était magnifique. Si ma carrière de chasseur avait dû s’arrêter ici elle aura été remplie de magnifique découvertes et de combats épiques. Mais elle ne s’arrêterait pas là. La Vouivre Immortelle s’apprêtait à flancher pour la première et dernière fois de son existence. Ses différentes parties se faisaient détruire à chaque balle, chaque coup de lame qui venaient heurté son imposant corps. Il poussa son « ultime » soupir juste avant qu’un de ses rayons ne m’atteigne. Le second chasseur qui m’a assisté dans cette quête primordiale venait de me sauver la vie, et venait de terminer la Vouivre. C’était fini. La menace pour l’écosystème n’était plus. La plupart des membres important de la Commission me rejoignirent. Et célébrèrent avec moi cette victoire, cette illustre victoire, où l’homme à prouvé une fois encore qu’il pouvait, malgré les menaces, se vanter de trôner au sommet de la chaine alimentaire. Du moins c’est ce que je pensais avant que Vouivre ne rouvre les yeux. Elle s’apprêtait à attaquer quand le Nergigante Chaos refit surface et termina notre travail. Le Dragon Ancien surplombait la Vouivre Immortelle nous lançant ce regard si singulier, celui du défi et de la provocation. Ou en l’occurrence celui d’un rendez vous, celui d’un combat au sommet entre lui et moi. Il s’envola haut dans le ciel, laissant le cadavre gisant de la Vouivre plus si immortelle que ça.

La soirée fut légendaire. L’alcool coulait à flot et la viande arrivait par cargaison, je n’ai de mémoire jamais autant bu et mangé et pourtant malgré cette joie infinie, ce moment privilégié avec le reste de la Flotte, je reste sur une note amer. Le Nergigante Chaos. Il m’attend, il me veut et je ne serais en paix que quand je serais venu à bout de ce monstre qui m’a ôté l’honneur d’achever la Vouivre Immortelle.

Mercredi 16 Décembre 2020 – Le Fief Glorieux.

Je crois avoir dormi cette nuit 13 heures. Quelle soirée hier, et quelle fatigue, je ne me souviens même plus être revenu dans ma chambre. Le visage inexpressif de la Vouivre Immortelle hier me sortit de mon sommeil. Et celle du Nergigante me sortit de mon lit. Je parvenais néanmoins à relativiser en me disant que certes, il reste une grosse menace, mais elle reste bénigne comparé à la Vouivre. Le Nergigante avait grâce à un concours de circonstances ôté la vie à ce démon. Les principaux coups infligés étaient de ma lame, le Nergigante a juste profité de ma maladresse et de la faiblesse de la Vouivre. Je suis parvenu à mettre ce Dragon Ancien K.O et je recommencerais encore aujourd’hui.

Les érudits donnèrent un nom à la Vouivre Immortelle. Elle fut nommée Shara Ishvalda, ce qui pour ma part me plait beaucoup plus. Le terme « immortelle » ne lui convient désormais plus.

Un repas dans le ventre, ma lame aiguisée, mes potions dans les poches, j’étais prêt pour la Terre des Anciens et pour l’ultime combat contre le Nergigante Chaos. Ma partenaire et moi attachés par une simple corde à une pauvre petite Wyverne pour rejoindre la Terre avons été par la force des choses transportés dans une zone proche de la Terre des Anciens. Une zone praticable où les monstres semblaient nombreux et où un combat décisif dans ma carrière pouvait être livré. Nous avons aperçu une Bazelgueuse Vulcan foncer sur nous. Et alors que je l’attendais dans le rôle du bourreau, le Nergigante Chaos percuta la Wyverne volante et ils disparurent dans la cime des arbres. Comme si il tenait à ce que ma mort vienne de ses griffes.

Cette zone était en fin de compte un regroupement parfait de tous les biomes jusqu’alors rencontré. Le Désert des termites, la Terre des Anciens, le Val Putride, la forêt Ancienne, le Givre Eternel. Tous les biomes y figuraient dans un format réduit. Chaque monstre rencontré pouvait s’y trouver. Mon cœur s’emballa, était-ce la définition du paradis ? Quoi qu’il en soit, je devais trouver ma cible. Ma partenaire et moi avons trouvé sur cette nouvelle zone différents écofacts de monstres confirmant la présence de monstres de tout biome … Et la présence d’un nouveau. Un monstre inconnu fit face à un Diablos et une Rathian, deux monstre féroces et coriaces du Désert des Termites qui furent balayer avec une facilité déconcertante par le monstre nommé Zinogre. Grand. Imposant. Utilisant l’élément électrique. Un démon bleu usant de la foudre avec facilité. Un futur copain probablement, mais ça n’allait pas être aujourd’hui que j’allais faire connaissance, ni avec lui, ni avec le Nergigante Chaos qui fut introuvable. A mon retour à Séliana, le calme étant revenu avec la mort du Shara Ishvalda, j’ai alors demandé plusieurs jours en solo pour m’approprier ce nouveau terrain de jeu nommé Fief Glorieux. Le chef me donna carte blanche et pour une première journée, j’ai trouvé cet endroit fascinant. Tout fonctionne avec des phéromones. J’ai tué environ 15 monstres en une après midi, des Paolomu Belladone, des Nargacuga, des Glavenus ou encore des Rathian, ils y sont tous passé mais aucun ne m’a donné de couronnes, c’est une réelle déception, mais je ne perds pas espoir. Demain sera un jour réservé exclusivement aux couronnes que j’espère obtenir vite, mon dernier objectif désormais est de devenir le plus grand chasseur de ce monde.

S..medi 19 Déce..bre 2020 – Adi…

*La seconde moitié du livre semble arrachée. Vous remarquez que le reste des pages ne figurent plus dans le journal. Qu’à t-il pu se passer…*

DE

Publié par Zaiirox

Jeune gamer de 25 ans, passionné de jeux vidéos depuis tout petit.

6 commentaires sur « Journal d’un chasseur – Monster Hunter World : Iceborne »

  1. UN grand GG pour cette rédaction. Moi qui ai fait le jeu, j’ai eu aucun mal à m’imaginer en train de rejouer tout en te lisant à travers les différentes étapes.

    Tu présentes le jeu et son bestiaire de façon à ce qu’on se perde pas avec les sous espèces. On comprend bien la signification des termes liés au jeu.

    Une mention spéciale au fait que ton héros perde et se remette en question suite à une défaite. C’est pas toujours qu’on voit ça et si bien écrit. En général on garde son héros invaincu, grand et fort.

    J’ai énormément aimé cette lecture à travers tes yeux de Iceborne.

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  2. Mais quel pavé ! Que j’ai malgré tout lu avec grand plaisir. Le concept est génial. Cela me rappelle mes propres sessions de Monster Hunter World, même si je n’y ai joué que brièvement, et pas à Iceborne. Tu peux être fier de cet article qui est vraiment littéraire et a dû représenter un travail titanesque. Plus qu’un article, on dirait une nouvelle sur Iceborne. Bravo !

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    1. Un grand merci à toi pour ce commentaire ! Je perdais la motivation pour écrire, et tu m’as mis un petit coup de fouet ^^. Je suis fier de l’article mais je regrette dans un sens d’avoir commencé ce format avec un jeu aussi rébarbatif. MH ne s’y prête pas trop, mais ça ne rends pas si mal ^^ merci beaucoup ma Flo ! Je suis heureux qu’il t’ait plu !

      Aimé par 1 personne

      1. Oh, mais avec plaisir. Franchement, et sans te mettre la pression, il ne faut pas que tu abandonnes ! Ah, franchement, l’article est bon. Après c’est vrai que ça pourrait prendre une forme encore plus intéressante avec d’autres genres vidéoludiques. 🙂

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  3. Je suis énormément en retard, mais j’ai enfin lu ton article, et ce format de journal de chasseur est vraiment original et sympa ! Je ne connais pas du tout le jeu, mais je trouve que tu y reflètes bien tes découvertes, émerveillements face aux monstres, et la fierté d’avoir réussi à les vaincre après des combats acharnés, ceux qui nous laissent fiers dans les jeux vidéo… J’espère que tu nous feras une partie 2 ! Et que malgré le côté rébarbatif imposé par le jeu, tu prends quand même plaisir à l’écrire et à expérimenter ! Chapeau pour cet article de titan !

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    1. Je viens de voir ton commentaire désolé du temps de réponse ! Je suis trop content que ça t’ait plu. Malheureusement, c’est clair que ce genre d’article, pour une première ne se prête pas vraiment au jeu. Maiiiiiis celui qui va arriver dans quelques semaines plaira peut être plus … 😉 Un grand merci d’être venu à bout de ce roman, ça me fait énormément plaisir !

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