[Test] Beyond Blue : Une plongée Eau’riginale !

Aujourd’hui les enfants, on s’attaque à un jeu totalement différent des deux premiers articles. Il a une saveur un peu particulière à mes yeux, étant passionné par le monde marin et la faune sous marine en règle générale. Je vous propose qu’on se fasse une petite folie et que pour cet article on se tutoie. (Grosse folie ouais je sais.) Je te propose de mettre tes palmes, ou si comme moi tu chausses du 45 mets juste ton masque et accroche tes bouteilles. On est parti pour une plongée, aux côtés d’une multitude de mammifères marins et de poissons multicolores.

Qu’est ce que Beyond Blue ?

Beyond Blue, est un jeu développé et édité par le studio E-Line Média. Petit studio qui a déjà fait parler de lui avec notamment le jeu « Never Alone : Kisima Ingitchuna » ayant reçu le prix BAFTA Games Award du meilleur premier jeu, entre autre. Le studio a pour ambitieux projet de déclencher un impact culturel à travers les jeux vidéos au même titre que les médias, la musique, ou encore le cinéma, ce qui est plus qu’honorable. Ils sont conscients que certains jeux ont la réputation d’avoir provoqué cet impact qu’ils recherchent impérativement. Néanmoins, ils se félicitent d’être la seule entreprise à être partie de rien pour pouvoir nous proposer une panoplie de jeux offrant cette vision qu’ils cherchent tant à transmettre. Celle d’un monde où, sans mauvais jeu de mot nous pouvons nous plonger et explorer nous laissant rêveur. E-line Média est représenté lors de conférences, d’événements ou même, je cite, « lors de réunions mondiales ». En effet, le studio est en partie à l’origine de certaines actions de jeux à fort impact. Comme par exemple le National STEM Video Game Challenge, qui fut crée à la Maison Blanche par le président Barack Obama. Le studio n’est donc pas à prendre à la légère et mérite une attention toute particulière. J’en ai fais le tour je pense, on va passer au synopsis t’en penses quoi ? L’histoire est assez simple. Tu incarneras Mirai (qui veut dire « Futur » en japonais), une jeune femme scientifique dans un futur plus ou moins proche, en témoigne l’absence de bouteilles d’oxygène et la présence de micro dans le masque, lui permettant de dialoguer avec ses collègues scientifiques (André et Irina) qui suivront tes plongés au sec dans un laboratoire. Alors tu te demandes peut être le but du jeu, et à juste titre. Sache que c’est tout simple. Mirai est une scientifique qui a l’ambitieux projet de se faire connaître via un stream sous marin. Elle enregistre ses plongées et partage ses aventures en live sur internet. (En toute honnêteté je trouve le concept dingue et je rêverais de voir ce genre de chose. Ou d’être à la place de notre plongeuse.) Mais bref ! Revenons à nos poissons. Au fil de ses recherches Mirai constate des comportements étranges auprès de mammifères marin, et décide d’enquêter. STOP. Je n’en dirais pas plus, ce serait con de te gâcher la surprise si tu comptes te plonger dans cette virée sous l’océan.

C’est fou comme ça me donne envie de plonger et d’observer le comportement de la faune aquatique !
Le jeu que les amoureux de plongée attendaient tant ?

Je vais répondre à la question juste au dessus, la réponse est non. Au risque d’en décourager certains, le jeu est à vrai dire assez décevant sur certains points cruciaux. Les tâches à effectuer sont très simples. Trop simples et répétitives. Tu parcoures les différents océans à la recherche d’espèces vivantes. Tu scannes un banc de barracudas, puis un cachalot, tu prélèves des échantillons et ainsi de suite. Pour varier les plaisirs tu pourras user d’une lampe offrant une couleur différente à certaines espèces de poissons. Le catalogue est néanmoins assez garni. On a du poisson en pagaille, du cachalot, du requin marteau, et pleins d’autres ! Certains qu’on retrouvera même parfois dans un jeu qu’on traduira en français : La traversée des Animaux. Malgré tout, je suis resté sur ma faim. J’aurais aimé un peu plus de la part du jeu. Certes le but n’est pas comme dans Pokémon de tous les capturer (même si pour obtenir le Platine il te faudra absolument tout scanner.) Néanmoins j’aurais aimé plus de variétés. Plus de différences entre les espèces que nous pouvons trouver dans un lieu « A » et celles repérées dans un lieu « B ». Je repense à Endless Ocean (qui m’aura fait passer d’inoubliables heures sur Wii, à plonger et à m’instruire.) qui lui avait su proposer tellement plus. Je pense aux différentes races de dauphins. Le dauphin de Commerson, le dauphin Commun, le grand dauphin, et j’en passe. On avait droit à une palanquée de mammifères de différentes races. Et c’est en partie ce qui m’a manqué dans Beyond Blue. Le plaisir de passer d’une zone à l’autre et de découvrir avec joie de nouvelles espèces que nous ne connaissions pas … En parlant de zones. Je ne peux pas enlever au jeu que les quelques zones qu’il contient sont différentes en tout point. On passe de la première carte qui est un endroit lumineux où on se croirait presque dans un décor du Monde de Némo à la seconde par la suite, où nous sommes au cœur de l’océan. Nous ne voyons pas le fond, et il faut nager ou se référer à la carte pour trouver le moindre signe de vie. Nous avons une zone abyssale. Une autre rocheuse, de jour, de nuit. Bref. On en à pour (À PEU PRÈS) tous les goûts. Pour faire le mec chiant, j’aurais tendance à dire qu’une zone polaire avec un écosystème en relation avec celle ci ne m’aurait vraiment pas déplu…

Une pépite visuelle qui ne fait pas de vagues ?

Alors oui, on pourra dire que le jeux manque d’espèces. Oui le jeu ne possède que trop peu de différences de poissons et de mammifères entre les différentes zones. Oui les missions à effectuer sont rébarbatives et peu variées. Oui le lait se mets après avoir mis les céréales. Néanmoins … et pas nez en moins. Là où le jeu remonte la pente et sors la tête de l’eau, c’est grâce à ses graphismes. Un environnement aquatique de toute beauté. La qualité de la faune sous marine représentée est bluffante. Les détails des nageoires. Les couleurs des poissons. Les égratignures des cétacés. Les coquillages et coraux. Le jeu est une petite perle visuelle. Les déplacements de la faune dans ce monde aquatique sons travaillés on sent un réelle envie de la part de E-Line média de reproduire au mieux les mouvements de ces animaux et cela se ressent, peu importe l’espèce.

Ma petite tortue. Elle m’a fait penser à Squiz dans le Monde de Némo !

J’ai été submergé malgré les nombreux défauts par cet univers marin. Par les réactions des poissons lorsque je m’approchais d’eux et par moment, certaines scènes étaient tout simplement éblouissantes. J’ai en tête, une scène en tête qui survient assez rapidement dans le jeu. On est en plein milieu de l’océan. Face à nous un banc de poissons, un banc de tout petits poissons, des sardines il me semble, mais pas sur. Et on a des mammifères marins qui font un festin mémorable avec ces poissons. On a du dauphin, des orques, et là, venant des profondeurs deux baleines à bosses qui surgissent et qui avalent tout rond des kilos de poisson à chaque passage. Mais entre les espèces, nous n’avons aucune bataille, aucun combat pour se partager ce repas, chaque espèce y va de son coup de nageoire à tour de rôle et le moment est tout simplement magique. À observer, c’est un véritable spectacle.

Il ne s’agit pas de la scène en question, mais avoue qu’un spectacle tel que celui ci laisse rêveur …

J’allais changer de sujet lorsque je me suis rendu compte que je n’avais pas abordé avec toi deux des points qui m’ont respectivement le plus interpellé visuellement parlant en positif et par la suite en négatif. Sachez qu’en dessous de l’eau, lorsque vous regardez le ciel, les reflets du soleil ou de la nuit rendent la surface de l’eau tout bonnement magnifique, je pense honnêtement que c’est ce qu’il m’a le plus bluffé dans ce jeu. Le détail, les vagues qui se jouent de la surface aquatique, on sent qu’un travail colossal a été mis en œuvre pour reproduire au plus proche de la réalité cette couche à la surface de l’océan, et c’est juste sublime. Gros point négatif maintenant relatif aux graphismes. Les bugs de textures et certaines surfaces peu détaillées. Qu’est ce que j’ai pu être déçu sur ce point là. Sur certaines cinématiques on a des graphismes que je qualifierais de bâclés. Lors d’une séquence on voit un tentacule s’enrouler autour d’un cachalot puis qui vient balayer une caméra que nous avions installé sur le cétacé au préalable. J’avais même l’impression qu’il s’agissait d’une cinématique rajoutée par les développeurs, mais qu’elle ne faisait initialement pas partie du jeu. Et ça m’a réellement refroidi, d’autant que cette scène se passe dans une zone abyssale, où nous avons plusieurs choses qui ne vont pas non plus. Une surface au sol brumeuse pour une raison inconnue. Un brouillard au fond de l’océan sans savoir pour qui pour quoi. Cela n’avait aucun sens. Un cadavre de baleine aussi bien détaillé qu’un corps humain dans « Surgeon Simulator 2013 ». Ça commençait à faire beaucoup.

Je ne sais pas toi, mais je trouve ça bluffant.
Une Eau’ST qui glisse toute seule ?

Qu’on se le dise, le jeu est immersif. Pas seulement grâce aux graphismes qui sont dans la majorité des situations délicieux. Sur l’aspect sonore, sur le son des mammifères marins, de l’eau, des musiques, le jeu est fascinant et nous plonge dans une bulle à plusieurs dizaines de mètres de la surface. L’ambiance musicale est idéalement choisie, elle se fait discrète et ne couvre pas la voix de Mirai, de ses associés ou bien des cliquetis des cachalots pour communiquer.

∘ Eau’tre chose mon Ju’ ?

Bon, sache que le jeu ne se déroule pas que dans la flotte. Il y’a plusieurs petites choses encore dont je dois te parler. Sache qu’entre chaque plongée, tu rejoins une sorte de sous marin t’appartenant, qui d’intérieur, je vais pas te mentir ressemble un peu à un camping car. Tu as ton lit, un poste d’observation, un petit coin douche bref, t’as compris où je voulais en venir. Tout y est. Un petit coin « cocooning » comme dirait ma moitié. Et même si on sent que le tafs a été fait principalement sur les poissons niveau détails plutôt que sur le sous marin, eh bien l’endroit est quand même joli ! On a des petits détails qui sont sympa. Des cadres photos avec des effets persos’ de Mirai, on rentre dans son intimité en fait, et ça nous donne plus de renseignements sur notre personnage. Le fait de voir aussi votre « cocon » changer de panorama au fil des plongées, de voir certains objets déplacés, rajoutés, pleins de petits détails comme ça, j’ai trouvé ça cool.

On se trouve actuellement dans le coin pilotage du sous marin où nous pouvons rentrer en contact avec nos associés.

Petit détail qui peut avoir son importance. Je vous ai parlé des deux associés de Mirai, mais une troisième personne dialoguera par moment avec notre protagoniste. Il s’agit de sa soeur. Ren. Avec qui visiblement, c’est assez tendu. On sent une petite soeur qui se considère délaissée par Mirai à cause peut être du temps que peut lui prendre la plongée, d’autant que visiblement la grand mère de ces deux femmes, qui est sans doute la seule famille qui leur reste, est malade. Ren est donc seule à devoir gérer ses études supérieures et la maladie de la grand mère, et ça donne lieu a des dialogues de famille très froid … Voilà c’est pas un détail très important mais ça ne coûte rien d’en parler ! Tu pourras, si tu le souhaites, changer la musique du sous marin. Avec des pistes audio assez sympa, il y’en a pour à peu près tous les genres. Même si les différents univers musicaux proposés ne sont pas ma came. Il y’a une dernière partie du « cocon » dont j’aimerais te parler. Posée sur une table on a une tablette, qui si on l’utilise nous donne l’accès à plusieurs mini documentaires animaliers en rapport avec le monde marin. Et c’est à ce moment là que j’ai compris pourquoi il y’a avait, pour moi, tant de défauts. J’ai pendant ces quelques heures de jeu, observé chaque point clé d’un bon jeu vidéo avec un œil de gamer. Un œil critique comme si j’observais et contemplais un des derniers jeux « AAA ». Et ça a été là mon erreur. Beyond Blue est un jeu vidéo, oui, mais pas seulement, c’est une oeuvre ayant pour but de documenter les joueurs par le biais d’oeuvre vidéo ludiques. Le but n’est pas de pondre un jeu avec des graphismes sous unreal engine 5 ou avec un scénario de Spielberg, non, il veut nous raconter une histoire. Nous inculquer le mode de vie, les habitudes de certaines espèces sous marine. En témoigne également le partenariat avec la BBC pour le lancement du jeu. Il est éducatif mais pas seulement. Il a les traits d’un jeu vidéo classique sans pour autant avoir les codes d’un chef d’oeuvre. En jouant à ce jeu, ne t’attends pas à des folles soirées à plonger aux côtés des mammifères. La durée de vie du jeu ne fait pas plus de 4 heures et pour le Platine tu peux compter grand maximum 6 heures.

Qui n’a jamais rêvé de nager avec les dauphins ?

Points positifs

  • Un prix ne dépassant pas les 20 euros.
  • Des documentaires in game très intéressants
  • Des graphismes la plupart du temps assez bons
  • Les déplacements de la faune sous marine est bien travaillée
  • Des paysages captivants

Points négatifs

  • Une durée de vie d’à peine 5 heures.
  • Une traduction française parfois approximative
  • Des bugs de textures
  • Un potentiel gâché par des missions répétitives.
  • Un Platine trop simple à obtenir.
  • L’absence de voix française
Le 21e de ma collection !

Tous les screens présents sur cet article, sont issus de mes sessions de jeu. / ! \

[Test] A Plague Tale : Innocence – La maladie au’rat raison de vous !

Quels ont été les jeux qui ont marqué votre vie ? Question vaste n’est-ce pas ? Et pourtant, je suis persuadé qu’en lisant cette question vous avez eu une image, un son, ou encore une projection vous ramenant à des mois, ou des années en arrière. Un personnage peut être ? Son côté attachant, ou sa classe ? Ou alors, une musique, aussi entraînante qu’envoûtante ! Introduction étrange non ? Mais je devais commencer par là. Le jeu que je m’apprête à vous présenter est le jeu qui aura marqué une période importante de ma vie. Avant de commencer à rédiger l’article de Hollow Knight, je savais déjà que celui ci allait paraître en second. J’ai beaucoup de choses à vous dire. Vraiment beaucoup, le plus dur va être de ne pas me perdre et surtout de VOUS perdre, que je ne parte pas dans tous les sens, et ça, c’est pas gagné.

Qu’est ce que A Plague Tale : Innocence ?

A Plague Tale : Innocence est un jeu d’Action-Aventure développé par Asobo Studio et édité par Focus Home Interractive. Là où c’est peu commun c’est que, accrochez vous bien, le jeu est aussi français que les pains au choco… que les chocolatines pardon ! Le jeu est français jusqu’au bout des ongles, Asobo Studio est un Studio bordelais et le siège social de Focus’ se trouve à Paris ! Dingue non ? Le jeu est sorti le 14 mai 2019 sur Playstation 4, Xbox one et PC. Pour faire bref, l’histoire se déroule en Royaume de France dans l’ancienne province de Guyenne en 1348, vous n’êtes pas sans savoir qu’en cette période sombre, nous sommes en pleine « Guerre de 100 ans ». (Les plus jeunes apprécieront le petit cours d’histoire au passage.) Qui plus est, la peste noire continue de prendre les vies de millions d’êtres humains à travers le monde. Maintenant que j’ai mis une bonne ambiance de mer**, on va essayer de vous redonner le sourire. Vous incarnez la belle et intrépide Amicia, adolescente Noble de la famille « De Rune » qui se verra malheureusement dans l’obligation d’abandonner le château familial assiégé par linquisition, une organisation Catholique à la recherche du petit frère de la jeune fille : Un jeune garçon du nom de Hugo atteint d’une maladie du sang, que l’organisation religieuse estimera être à l’origine du développement de la peste noire… Elle devra fuir à tout prix dans l’espoir de trouver un remède pour son frère et survivre dans un monde ravagé par la maladie et les rats, un monde sombre qui jusqu’alors leur était caché. Mh… Je suppose que ça ne vous a toujours pas redonné le sourire… Plus j’écrivais, plus je me disais « mais attends, c’est carrément triste ça Ju’. À quel moment ça va redonner le sourire ?! ». Au moins vous l’aurez compris, il ne s’agit pas d’un jeu qui se déroule dans le monde des bisounours, nous entrons dans un univers où la violence et la tristesse vont mettre vos nerfs à vif.

Le « pardon d’être malade Amicia… » me donne les larmes aux yeux.
∘ Une aventure énigmatique

Je suis tombé amoureux d’un jeu sur lequel j’avais, en toute honnêteté beaucoup de craintes. Sans manquer de respect aux artistes français qui ont pondu ce chef d’oeuvre, je craignais une histoire, assez simpliste, une relation entre les deux protagonistes principaux classique et un « univers » qui ne me plaisait pas à la base ça n’aidait pas à être optimiste. Amicia et Hugo m’ont fait taire. Et cela du premier au dernier chapitre, m’arrachant à plusieurs reprises de nombreuses larmes de crocodile. Au début de l’histoire, nous avons deux enfants qui fuient une menace, qui se veut de plus en plus virulente. Vient s’ajouter le mystère des rats qui n’arrange en rien l’état psychologique des deux De Rune. Les deux enfants sont même timides l’un envers l’autre. Hugo qui a toujours été plus ou moins élevé par sa mère, recherche de l’affection et surtout du réconfort auprès de Amicia. Amicia, qui elle fut élevée principalement par son père en revanche, se trouve être légèrement distante. N’ayant jamais été confronté à son rôle de grande sœur, on sent rapidement l’adolescente assez mal à l’aise, on décèle une certaine pudeur qui rends la situation extrêmement touchante. Au fil des chapitres on sent un réel développement de la relation entre les deux enfants au sang noble. Une réelle complicité se développe laissant place à des dialogues attendrissants et pleins de bienveillance. Ce genre de développement n’est pas sans rappeler la relation entre un père et son fils dans un univers où une guerre entre des dieux grecs fait rage… Néanmoins, protéger son frère d’une organisation religieuse délirante et de millions de rats ne doit pas être chose aisée ! C’est pourquoi nos amis de Asobo Studios ont décidé de nous régaler avec une arme de destruction massive, aux grands maux les grands remèdes ! (c’est comme ça qu’on dit, hein ?) Vous n’aurez avec vous, non pas une épée, non pas une lance, non pas un 9mm mais un fronde. Oui oui. Bah eh, vous allez pas vous plaindre ! Dans un jeu d’horreur dont je ne citerais pas le nom, pour fuir une horde de fanatique religieux vous avez seulement une caméra, et vous ne pouvez même pas taper avec, alors on ne juge pas ! Pour vous faufiler à travers la « Guyenne » vous aurez besoin de faire preuve de beaucoup de furtivité et ne vous servir de la fronde qu’en cas d’extrême nécessité. Amicia n’a rien d’une tueuse, ne l’oubliez pas.

Passer dans des lieux sombres et peu fréquentés peut s’avérer utile, mais est-ce bien hors de danger…?

Face à la folie de l’armée de rats et de religieux affamés ou l’inverse, Amicia devra faire preuve d’ingéniosité pour se servir des rats contre les soldats et vice versa pour parvenir à ses fins et protéger le petit Hugo. Au cours de l’aventure vous ferez la rencontre de personnages qui vous aideront dans votre quête.

Comment ça les rats ne savent pas nager ? Et Rémi dans Ratatouille alors ?! (C’est faux il coule.)

Des paysages 5 étoiles

Comme je vous l’ai dit un peu plus haut. L’époque dans laquelle se déroule l’histoire ne m’attirait guère. J’ai malgré tout fait abstraction de mes préjugés et me suis peut être même réconcilié avec cette époque. Le jeu nous offre des décors tout bonnement splendides pour un jeu « AA ». Les paysages champêtres déversant une pluie de feuilles vertes et oranges sur le sol, les nuits de pleine lune éclairées par cette grosse sphère blanchâtre léchant de sa lumière, les corps d’animaux et d’humains déchiquetés par les armes, la maladie, ou les rats. Alors oui, bon, j’ai utilisé l’adjectif « splendide » pour parler des cadavres, je m’explique. J’ai une scène en particulier qui me vient. Il s’agit d’une scène très sombre, il fait jour, mais le ciel est très couvert, la guerre fait ra(t)ge et sur le sol gisant sur des centaines de mètres, des cadavres, des centaines. Il n’y a rien de beau là dedans, vous en conviendrez, néanmoins, la lumière émanant du ciel éclairant tout ces corps sans vie happés par la guerre qui faisait ra(t)ge à cette époque nous assomme de façon magistrale et nous rappelle une nouvelle fois l’horreur de cette époque. Les rayons du soleil qui viennent fouetter les branches des arbres, les feuilles qui s’écrasent sur le sol boueux, visuellement parlant, A Plague Tale : Innocence est une pure merveille ! Il y’a néanmoins des petits bémols, de légers changements de couleurs des tenues de certains personnages qui varient légèrement entre une séquence de jeu, et une cinématique que l’on peut déceler si on s’y penche longuement. Ou bien quelques bugs d’ombres lors des déplacements d’ennemis. Rien d’inexcusable cela dit d’autant plus que lorsqu’on voit à quel point le décor a été travaillé pour permettre aux rongeurs d’apparaître et de prendre la fuite à leur guise, on peut difficilement leur jeter la pierre. Petit « hic » également, même si celui ci n’est vraiment qu’une question de goût et que cela reste purement subjectif, lorsque vous isolez une poignée de rats en pleine lumière, ceux-ci s’évaporent littéralement laissant une petite fumée blanchâtre. Personnellement j’aurais préféré les voir disparaître dans le sol progressivement après qu’ils aient rendu leurs derniers souffle plutôt qu’une disparition par magie. Promis j’ai fini de faire le mec chiant ! D’autant plus que eh, quand on sait qu’ils ont même pas été 60 à bosser sur ce jeu et que malgré tout ils ont réussi à nous produire un petit bijou aussi magnifique en terme de graphisme balayant certains jeux « AAA » je pense qu’on ne peut qu’applaudir.

Amicia prenant Hugo dans ses bras à la merci des rongeurs.

Fermez les yeux et écoutez

L’ost d’un jeu, est pour moi aussi importante que l’histoire et les graphismes. Un jeu qui aura une histoire, disons « classique », avec des graphismes normaux, mais qui néanmoins a une ambiance musicale du feu de Dieu, remontera en flèche dans mon estime. Alors imaginez un jeu aussi beau visuellement que musicalement parlant… A Plague Tale : Innocence a su me transporter, m’a fait revenir dans le passé pour vivre une expérience unique en son genre. Le couinement du cochon, le hennissement du cheval, le piaulement des rats, les bruits de pas, le son d’une pierre heurtant le métal du heaume d’un chevalier. Rien n’a été laissé au hasard, la musique de l’époque ne fait que conforter cette sensation étrange d’être dans un monde qui a existé mais que nous ne connaîtrons jamais plus. (Et pour le coup, vu la gueule de l’époque, ce n’est peut être pas plus mal ! )

Il s’agit du main thème du jeu. Rien qu’à l’écouter, vous savez où vous mettez les pieds.

Un gameplay aussi rapide qu’intuitif mais…

Je vais avoir pas mal de choses à redire sur cette partie de l’article. Beaucoup de bien, mais également des petites choses qui me gênent pas mal. On commence par quoi ? Le bon ou le mauvais ? Le mauvais ? Eh ben on va commencer par le bon, c’est con, si vous aviez choisi le bon j’aurais sélectionné l’inverse … À quoi ça tient quand même … Comme je vous l’ai dit plus haut, votre arme sera une fronde pour venir à bout de vos ennemis, des rats, de la fin du monde, de Donald Trump et de Ashley de Resident Evil 4. (Comment ça je dérive ? ) Mais pas seulement. Plus vous avancerez dans le jeu, plus vous récupérerez des matériaux qui vous permettront de fabriquer de nouveaux projectiles vous permettant de tuer vos ennemis ou de les mener dans la direction opposée à laquelle vous devez aller. Ne l’oubliez pas, A Plague Tale : Innocence est un jeu de furtivité, et la violence n’est pas toujours la bonne solution. Les matériaux que vous trouverez permettront également d’améliorer votre équipement vous rendant plus rapide à tirer à la fronde ou encore vous permettant de transporter plus de matériaux. La prise en main est extrêmement simple, et intuitive vous n’aurez aucun mal à vous sentir à l’aise avec la manette sauf si comme moi vous jouez à 10 jeux à la fois. Maintenant, abordons les plus gros points noirs du jeu. Si a Plague Tale : Innocence n’a selon moi aucun défaut majeur quand il s’agit des musiques et des graphismes, il en a sur le déroulement du jeu. Je m’explique. Le jeu est selon moi assez linéaire. Tout est tracé. La progression se fait via des puzzles assez simple à résoudre, nous n’avons que très très (trop ?) peu de liberté dans le jeu. Nous progressons dans des couloirs, pour arriver à une pièce avec un puzzle. Puis encore un couloir qui donne accès à une pièce non éclairée à allumer pour venir ensuite dans un autre couloir. Vous devrez emprunter, sauf certains cas rare amenant à des « easter-eggs » un chemin qui sera le seul à prendre pour avancer dans l’histoire. Vous n’aurez pour la majorité du temps, pas d’autres alternatives que de suivre un chemin tracé et ce manque de liberté est dérangeant. Le temps paraîtra assez long dans ces moments là et c’est dommage d’autant plus quand on sait que le jeu a une durée de vie estimée entre 10 et 12 heures ce qui est honorable. J’ai une scène en tête où il faut faire preuve de furtivité pour venir à bout des ennemis. Pourtant si vous courrez jusqu’à la sortie, en passant devant une multitude d’ennemis, vous atteignez l’objectif et la cinématique se lance comme si vous aviez « accompli la mission ». Je trouve ça dommage, de passer outre une séquence de jeu qui est censé durer un quart d’heure. Ça gâche un peu le challenge que le jeu est censé nous donner. Autre point négatif majeur, l’intelligence des rats. Un exemple suffira a illustrer mes propos. Vous êtes dehors, un garde armé d’une torche se balade entre les armées de rats. Grâce à un projectile, vous la lui éteignez. Les rats se ruent dessus et le dévorent. Et vous aurez beau rester à côté du cadavre du garde qui se fait grignoter pendant 2 heures, ils continueront de manger. Vous serez comme invisible auprès d’eux. Et ça m’a beaucoup dérangé, ça a retiré énormément de stress aux joueurs et ça a enlevé une partie du côté effrayant des rats, à mon grand regret…

« Bouh. »

À faire absolument

Je suis un joueur qui a pour objectif de platiner le maximum de jeux pour lesquels j’ai eu un coup de cœur. Au vu du test que je viens de vous rédiger, vous vous douterez bien que la linéarité du jeu n’aura rien enlevé à mon amour pour cette œuvre. Et avant de clôturer cet article j’aimerais vous parler de quelques petits détails relatifs à l’obtention du Platine qui ont leur importance ! Comme beaucoup de jeux désormais, a Plague Tale : Innocence contient des items que vous devrez collectionner, chacun d’entre eux créeront des dialogues entre Amicia et les divers protagonistes qui vous accompagneront au cours de l’histoire. Parmi ces « collectibles » il vous faudra remplir l’herbier d’Hugo. Cela consistera à trouver des fleurs, le jeune garçon vous fera un bref résumé de celles ci et vous les déposera dans les cheveux telle un accessoire que vous porterez quelques temps. Les dialogues qui découlent de ces découvertes sont très touchants, c’est pourquoi je vous invite à en trouver le plus possible. Autre petit détail. Certains trophées seront obtenables à condition que vous réalisiez une action en temps voulu. Épargner un membre de « l’inquisition » par exemple, jouer à cache cache avec Hugo, ou alors trouver toutes les cabanes de « l’inquisition » pleines de matériaux ce qui vous aidera grandement dans votre quête. Encore faut il les trouver…

Merci Asobo Studio pour ce jeu sur lequel j’ai passé un temps fou.

Alors oui, le jeu est assez linéaire, les rats mangent très (carrément trop) lentement. Oui le jeu a quelques petits bugs visuels et les énigmes semblent assez simplistes. Il n’empêche que le jeu est une réussite sur le plan visuel, ainsi que musical, la direction artistique a fait un travail magistral. L’histoire est tout simplement géniale, imprévisible et prenante du début à la fin. Le duo Amicia/Hugo est aussi attachant que le duo Kratos/Atreus de God Of War, le jeu figure soyez-en sûr, dans la liste de mes jeux favoris et ce malgré les petits défauts.

Points positifs

  • Un duo Amicia – Hugo qui plaira à tout le monde.
  • Une histoire dirigée d’une main de maître par nos amis d’Asobo’.
  • Des décors aussi sublimes que glaçants.
  • Des dialogues et des objets cachés.
  • Un univers qui effraiera tout le monde.
  • Des OST de folie.
  • Les voix françaises sont un régal pour les joueurs.
  • C’est une fierté de se dire que ce jeu est français !

Points négatifs

  • Une progression linéaire.
  • De légers bugs visuels.
  • Petites incohérences cinématiques/in game
  • Des rongeurs pas si intelligents que ça et adeptes des repas qui s’éternisent.

Tous les screens présents sur cet article, sont issus de mes sessions de jeu. / ! \

[Ju’ aux Platines] The Evil Within

Avant d’écrire cet article, je me suis longuement demandé ce que j’allais pouvoir y mettre. Je me suis demandé si je n’allais pas faire un guide, sur le jeu et l’obtention du saint Graal, ou plus communément appelé, le trophée de Platine, de Platoche pour les intimes. Jusqu’à ce qu’on me dise que le site PSTHC le faisait déjà très bien, et pour tout dire, ce n’est clairement pas faux. Alors que devais-je faire ? Je vais vous faire une toute petite confidence, j’ai besoin de collectionner. Oui ça n’a pour le moment rien à voir avec les questions posées précédemment mais no stress, vous allez comprendre où je veux en venir. Plus jeune c’était les cartes Pokémon, ou de la WWE. Puis après c’était les skins sur LoL ensuite les figurines POP et encore maintenant, les Pokémon Shinys. Mais il y a aussi les Trophées de Platine. Et ça c’est à mes yeux la fonctionnalité qui manque cruellement à Nintendo (mais je m’égare complètement). J’ai commencé à « Platiner » certains jeux, j’étais encore au collège. Mon tout premier Platine était sur Playstation 3, sur le fameux Prince of Persia : Sables oubliés. Pour la petite anecdote, une après midi alors que je faisais le jeu. Je suis tombé sur un niveau compliqué, j’ai alors, comme tout bon novice, décidé de réduire la difficulté du jeu. Et j’ai alors décroché un trophée caché… Le trophée : « Notre petit secret » avec comme description : « Ne vous inquiétez pas, ça restera entre nous. » C’est la première fois de ma vie, que je me suis fais souillé par un jeu vidéo et j’ai trouvé ça si drôle, que je me suis mis en tête qu’il serait le premier jeu que j’aurais l’honneur de compter dans mon palmarès. Mais bref ! Tout ça pour dire que je suis un collectionneur de Platines et par les futurs articles de cette rubrique, j’escompte vous transmettre ce hobby ou plutôt cette passion ou du moins, vous intriguer et vous donner envie d’essayer. Ceci étant dit, je vous propose de vous offrir une promotion. Que vous passiez de ce que vous êtes actuellement, à inspecteur de Police de la « petite » bourgade de Crimson City. Vous signez ? C’est vrai ? Vous êtes partants ?! Merci mon Dieu, signez ici, et au dos de la feuille… Voiiiilà. Bon. Maintenant que vous avez signé ce pacte avec le diable. Je vais vous parler de certaines clauses que vous n’avez pas dû voir au dos de ces copies que vous venez de signer … Bienvenue à vous inspecteur (ou inspectrice bien entendu), dans The Evil Within.

Quoi de mieux que d’inaugurer cette chronique par un énorme câlin ?

Il faut savoir que j’ai joué à The Evil Within il y a de cela plusieurs années. Je l’ai découvert via un trailer Youtube à l’époque. Pour être tout à fait honnête avec vous. À ce moment là de ma vie. J’étais loin d’être aussi téméraire qu’aujourd’hui. Pour vous dire, le seul jeu « d’horreur » que j’avais fait était Resident Evil 5. Il est vrai, ça ne casse clairement pas des briques. Alors j’ai décidé, pour une fois, de prendre mon courage à deux mains. Après avoir claqué quelques euros sur steam pour me prendre cette petite pépite. Je me suis lancé sur ce qui est à mes yeux, LE jeu qui représente au mieux le thème de l’horreur. Bien entendu ça reste subjectif et n’ayant pas eu la chance de poncer tous les « survivals horrors » je ne peux être objectif. Vous incarnez Sebastian Castellanos. Flic de Crimson City, vous êtes accompagné de Joseph et de Kidman (Pas Nicole, déso’) flics également. Notre histoire débute dans un véhicule de Police. Vous devez vous transporter à l’hopital Psychiatrique de Beacon pour intervenir sur une scène macabre. Lorsque vous investissez les lieux, vous comprenez à quel point le jeu sera gore et trash. Vous croisez des dizaines de cadavres au sein du hall de l’asile. Certains encore en train de se vider de leur sang. Au fil du jeu vous cumulerez ces scènes toutes plus sordides les unes que les autres. Vous croiserez des « zombies » , mais aussi des antagonistes importants dont Ruvik, qui est à l’origine de ce mal qui ronge le monde dans lequel se trouve Sebastian, vous aurez des flashbacks et tout comme moi, vous ne comprendrez pas l’histoire avant d’avoir refait le jeu deux ou trois fois pour que chacune des petites pièces du puzzle ne s’assemblent. Le jeu est assez compliqué à comprendre et à switcher entre le présent, les souvenirs et les hallucinations, il vous sera difficile de faire la différence entre le vrai et le faux.

Un des nombreux boss qui embellissent cette merveilleuse abomination vidéo ludique.

Peut être vous demandez vous pourquoi j’ai Platiné ce jeu sans la moindre vergogne alors que je claquais des fesses il y’a de cela quelques années devant Scary Movie. La réponse est simple, le temps a passé. Lorsque que je faisais le jeu pour la première fois j’étais lycéen et assez peureux, étant sur steam qui plus est, je ne voulais pas le faire à 100%, et puis je ne me sentais pas assez fort pour ça. Et en 2018 j’ai voulu faire découvrir ce jeu à ma concubine et je me suis dit « Pourquoi ne pas essayer de rendre hommage au jeu qui aura été pour moi le déclic des jeux d’horreur ? » Alors j’ai commencé à me focaliser dessus. Sachez qu’il y a de nombreux collectibles, vous devrez trouver toutes les statuettes contenant une clé qui vous permettra d’ouvrir les nombreux casiers pleins de munitions ou de gel vert vous permettant d’améliorer vos armes et vos équipements, qui se trouvent dans les différents points de sauvegarde. Vous devrez trouver également, des morceaux de cartes, formant au final une carte géante dans les zones de sauvegardes, en toute honnêteté, ces collectibles n’ont rien d’extravagant et selon moi, il y’avait mieux à faire qu’une pauvre carte comme cela. Néanmoins à défaut d’être originaux, les statuettes sont assez bien cachées et ça rends la tâche corsée. Pour le Platine vous aurez des trophées déblocables uniquement dans certains chapitres, car ils seront lié à une action bien précise à effectuer. Tuer un certain ennemi alors que de base, vous n’en aviez pas la nécessité. Ou alors ne pas attirer l’attention dans une zone bondée d’ennemis. Le panel de trophées que vous aurez à débloquer pour obtenir « le Graal » sont très intéressants et vous obligent à parcourir toutes les fonctionnalités et possibilités que le jeu a à nous offrir. Furtivité, précision, « skill », recherche et réflexion c’est à mes yeux un des jeux que j’ai platiné le plus complet en terme de trophées. Mais là où je veux vous emmener, c’est dans le mode Akumu悪夢 (Cauchemar en Japonais).

Aaaah Laura… L’abomination qui m’aura le plus fait peur dans ce jeu.

Le mode Akumu, est le mode cauchemar du Jeu The Evil Within. Il est le mode le plus dur de cet opus et à plusieurs critères de gameplay, à savoir :

  • Des ennemis plus nombreux et diversifiés.
  • Une IA plus réactive et plus vigilante.
  • Des munitions plus restreintes.
  • Une forte augmentation du nombre de pièges.
  • Une quantité de gel vert moindre.
  • Une mort instantanée au moindre dégât reçu.

« Les personnes qui auront terminé le mode AKUMU s’en vanteront très certainement, car celui-ci requiert à la fois une concentration mentale de haut niveau ainsi que de grandes compétences techniques. »

Shinji MikamiProducteur de The Evil Within

En étant le moins vulgaire possible, comparativement à la difficulté de ce mode, je vais résumé en quelques mots mon expérience de jeu. J’en ai chié ma grosse race. Et je pèse mes mots. Ce mode de jeu m’aura fait hurler, jeter ma manette et m’aura rendu tendu hors jeu. J’y repensais dans le lit, « Et si je passe à gauche de la maison en désactivant le piège suffisamment rapidement pour que l’ennemi ne vienne pas, est ce que ça passe ? » Et forcément, je descendais le soir allumer la console pour essayer quelques fois, pour au final me rendre compte que ça ne passait pas. Bien entendu, le mode Akumu est un point de passage obligatoire pour décrocher le Platine. Aussi, je vous conseille de compléter l’ensemble des trophées avant de vous attaquer au mode Akumu. Pour une seule bonne raison. Après avoir fais le jeu et les chapitres individuellement plusieurs fois, lorsque vous commencerez le jeu et que vous comparerez vos précédentes parties à celle du mode Akumu, vous verrez que la différence est telle, que même le premier niveau sera aussi dur que les derniers du jeu en mode normal. Combien de fois je me suis vu sursauté parce que j’étais sûr d’avoir semé un ennemi et qu’en me retournant il s’apprêtait à m’asséner un coup inéluctablement fatal. Les ennemis étaient bien plus rapide et intelligents c’était effrayant ! Me concernant, j’ai terminé le jeu en mode Akumu après 457 morts. 457. Parfois j’ai eu l’impression d’avoir à faire à un running gag. Je suis mort parfois exactement de la même façon que la précédente, et sachez une chose, je pense que je ne me suis jamais autant insulté et haï qu’en jouant à ce jeu tant le mode est éprouvant.

Ah oui, et en plus de mourir à la moindre petite brindille dans la tronche vous affronterez quelques boss dont certains qui ont la taille d’un immeuble…

Comme je vous l’ai dit, je me suis attaqué à ce mode, lorsque j’ai obtenu tous les autres trophées. J’en suis venu à connaître tout le jeu par cœur. Et qu’on se le dise, le mode Akumu m’a fait redécouvrir chaque Boss du jeu. Et de toute ma vie de gamer, je n’ai jamais rien ressenti d’aussi satisfaisant que de venir à bout de ces créatures sans me faire toucher par elles et en esquivant l’intégralité des pièges. De voir chacun des chapitres se finir en me disant que je touchais au but, petit à petit. La moindre progression était une vraie victoire, là ou quelques semaines plutôt je franchissais le pas à une seule main. De chapitre en chapitre mon habilité et ma capacité à rester furtif s’est perfectionnée. Et pourtant Dieu sait que je suis un bourrin dans l’âme. Mais malheureusement, dans le mode Akumu chaque balle compte. Il m’a fallu du temps pour accepter que je devais mourir, encore et encore pour progresser et comprendre ce qu’il fallait que je fasse. C’est la première fois, qu’en ratant ma cible, une seule et unique fois, je me suis vu recommencer là où j’avais sauvegardé la dernière fois. La moindre balle vous sera utile et vous devrez l’utiliser qu’en cas d’extrême nécessité et par dessus tout, touchez votre cible, en pleine tête.

Une telle fierté que de revoir ce screenshot … J’en suis venu à bout !

En conclusion, je dirais que The Evil Within aurait pu faire partie de ma liste de test, mais je ne me voyais pas aborder le thème des Platines dans un article « test et avis » alors que je comptais ouvrir une rubrique là dessus. D’autant plus qu’à ce jour, ce trophée Ultime de The Evil Within est ma plus grande réussite/fierté de ma collection. Ce jeu m’a procuré de merveilleuses angoisses et je ne regrette nullement mon parcours dessus ainsi que mes longues heures passées à fuir Ruvik ou à exécuter des zombies. Merci à vous d’avoir lu cet article, s’il vous a plu, faîtes le moi savoir dans les commentaires et si vous voyez d’autres choses à rajouter ou à modifier à l’avenir pour les futurs articles, je suis à votre écoute !

Jeu, set et Match !

/!\ LES SCREENS APPARAISSANTS SUR CET ARTICLE SONT ISSUS DE MES SESSIONS DE JEU.

[Test] Hollow Knight : Une aventure utopique qui part à v’hollow

Pour être honnête avec vous, Hollow Knight était un jeu auquel je n’aurais jamais pensé jouer. Je ne cours pas après les jeux indépendants, « Dead Cells », « Faster Than Light » ou encore « Don’t Starve » pour tout vous dire, hormis le jeu dont je vais parler aujourd’hui, à l’heure actuelle les deux seules œuvres auxquelles je me suis ouvert, sont « Journey » et « Abzu ». Je suis un chasseur de Platines, néanmoins je ne me focalise uniquement que sur des jeux dont je tombe amoureux. Je ne vous en citerais pas ici, cela pourrait vous spoil de potentiels articles à venir !

Vous vous demandez alors pourquoi je me suis retrouvé avec ce jeu indépendant entre les mains ? Peu avant l’été 2019 je suis tombé sur beaucoup d’avis, de vidéos concernant ce jeu. De ce que j’ai vu, le jeu avait l’air beau et le gameplay me semblait familier, je me suis dit :

Un jeu indé’, si je tombe amoureux, je ne me vois pas avoir du mal à le Platiner.

Ju’ – Juin 2019

L’histoire raconte qu’en juin 2020, le garçon est toujours sur le jeu à regretter chacun des mots de la citation ci dessus. Mi-Juillet, j’ai décidé de me jeter à l’eau… Mais avant de parler de mon expérience sur ce jeu et ce que j’ai pu ressentir, il serait important de vous éclairer sur, qu’est-ce que Hollow Knight ? Eh oui, vous vous voyez manger votre fondant au chocolat avant votre filet mignon ? Bah là c’est pareil.

« Petit ver… Vous approchez sans peur. Êtes-vous un chasseur comme moi ?
Éprouvez-vous le besoin de traquer, de tuer et de comprendre toutes sortes de choses ? »

Hollow Knight est un jeu indépendant de type « Metroidvania » développé et édité par le studio « Team Cherry« . Il s’agit de leur seule licence qui compte, aujourd’hui, deux opus. Le second étant à venir : Hollow Knight : Silksong.

Il est sorti le 24 février 2017 sur Microsoft Windows, le 11 avril 2017 sur McOS et Linux, le 12 juin 2018 sur Nintendo Switch et le 24 septembre 2018 sur Playstation 4 et Xbox One.

Définition de Métroidvania : Pour faire simple les enfants, ce terme est tout simplement le mélange entre « Metroïd » et « Castlevania« . Le genre Metroidvania est un mix de jeux vidéo 2D d’action et de plateforme. Pour progresser dans différentes zones de la carte vous devez passer impérativement par certains endroits pour vous permettre de récupérer des armes ou des capacités, permettant la progression et la découverte de nouveaux endroits du jeu. (Merci Wikipédia, ne nous cachons pas. Oui je ne connaissais pas l’existence de ce terme, tout comme je ne connais pas la signification de « Campylobacter » ou de « économiser ».)

Je pense maintenant, avoir fait le tour de mon introduction, il est temps maintenant de vous parler de mon expérience de jeu, mon but n’est pas de vous spoil l’histoire mais de vous inciter à découvrir ce jeu. Je ferai de mon mieux pour vous entraîner et vous guider dans ce monde, pour le moins inédit.

Commençons.

L’histoire se passe dans le Royaume d’Hallownest, où vous incarnez un petit personnage insectoïde, dans un monde insectoïde, où les ennemis sont des ? Des insectes, bien vu. Vous l’aurez compris, notre histoire se déroule « sous nos pieds » où les mouches, les vers et autres petites bêtes grouillent dans les différents recoins d’Hallownest. Votre objectif sera de purifier le Royaume en y supprimant l’être maléfique qui se trouve être à l’origine du mal qui ronge ce monde.

Le jeu dispose d’une carte tout simplement immense, qui je suis sûr, vous fera perdre votre chemin à plusieurs reprises. Fort heureusement vous pourrez compter sur un petit être, du nom de Cornifer, qui contre une poignée de « Géo », monnaie courante du jeu, vous offrira la carte de la zone dans laquelle vous vous trouvez.

Cornifer, notre lumière dans la noirceur d’Hallownest.

Vous vous procurerez des Géo en éliminant des ennemis, ou en trouvant parfois, des coffres cachés. L’argent vous servira à agrandir votre carte pour vous repérer dans le monde d’Hallownest, à rendre votre aiguillon plus létal mais également à acheter certains charmes. Les charmes sont des bonus que votre petit personnage se verra octroyer au cours de votre aventure. Vous ne pourrez néanmoins pas tous les activer en même temps, en effet chaque charme compte un certain nombre d’espace dans votre tolérance de charme, et vous ne pourrez pas dépasser un certain nombre d’espace, la photo qui va suivre vous illustrera mieux mes explications.

Le système des charmes sera un atout non négligeable. Les combinaisons de certains d’entre eux pourront vous permettre de venir à bout de vos ennemis, soyez stratégique !

L’histoire que vous vous apprêterez à découvrir sera la vôtre, et uniquement la vôtre. Le monde, comme je vous l’ai dit est incroyablement vaste, il n’y a pas de chemin prédéfini. Même si certaines zones ne sont accessibles qu’après l’obtention de certains pouvoirs, vous progresserez de zones en zones rencontrant d’autres personnages, qui vous aideront à venir à bout de votre quête et par la suite vous tomberez par hasard sur le lieu où le pouvoir que vous cherchiez tant se cachait. Je suis actuellement à plus de 70 heures de jeu. Et même si je suis venu à bout du boss final. Je suis loin d’avoir « Platiné » cette oeuvre, il me reste des pouvoirs à trouver, et peut être même de nouveaux amis à rencontrer… Sachez aussi, que vaincre le dernier boss ne vous donnera pas l’unique fin du jeu. Il vous faudra creuser dans l’histoire sombre de ce monde pour parvenir à avoir l’intégralité des scènes de fin que « Team Cherry » nous a concocté ! Vous l’aurez compris le jeu est extrêmement long, vous passerez de nombreuses heures à fouiller dans chaque recoin, voir s’il n’y a pas un passage secret, ouvrant une nouvelle voie vers une zone encore inconnue. Mais de vous à moi, les heures que vous passerez à fouiller resteront un plaisir malgré tout tant le jeu nous offre des paysages aussi merveilleux qu’angoissant. Paysages qui évolueront au fil de votre avancée dans le jeu, et oui, nous avons là une oeuvre qui regorge de surprises !

Le décor contre l’effroyable Grimm

Point majeur à souligner, le gameplay est extrêmement plaisant et fluide. La prise en main se fait rapidement et l’adaptation, en tout cas pour ma part se fait presque instinctivement.

Je vous ai parlé de l’univers visuel d’Hollow Knight, je vais maintenant vous parler d’un des aspects qui fait partie des plus importants à mes yeux: l’OST.

Du début, à la fin, ce jeu m’a mis un nombre incalculable de claques en pleine poire. Les différentes musiques que j’ai pu entendre se mariaient à merveille avec le décor et les monstres qui s’y trouvaient. Les musiques que l’on peut entendre dans les endroits sombres et maléfiques rendent le moment angoissant, tandis que les zones colorées et joyeuses où nous pouvons entendre une musique douce nous mettent dans une ambiance apaisante et enchantée. Je vous laisse écouter, un de mes coups de cœur du jeu.

Cette musique est seulement écoutable lorsque vous affronterez un certain monstre, j’ai laissé durer le combat de nombreux instants supplémentaires pour l’écouter plus longuement.

Petit point amusant, les dialogues que vous pourrez avoir avec les antagonistes et les protagonistes seront affichés à l’écrit, mais de petits sons, d’onomatopées parfois mignons, parfois pas du tout seront émis par les personnages, voici un extrait un court extrait.

Les voix apportent un réel plus aux conversations, les rendant mignonnes ou flippantes.

Une question vous brûle surement les lèvres, et je pense qu’elle est légitime c’est : « Mais Ju’, toi qui est si beau et fort, comment se fait-il qu’après presque un an, tu n’as toujours pas platiné le jeu? » Alors sachez que j’ai des explications à vous fournir et que je ne vais pas rester sans réponses. Ayant fait quelques jeux de type « Hack and slash » les premiers temps je me suis focalisé sur la manière brutale, et sachez que ce n’est pas une bonne solution. Le jeu requiert une dextérité qui vous rappellera un certain « Cuphead » les boss ont des « patterns » propres à eux que vous devrez étudier et mémoriser pour venir à bout de ces créatures. Individuellement je suis venu à bout de chaque boss. Néanmoins la difficulté augmente au bout d’un moment, et les boss que vous avez connu au cours de l’histoire, viennent à connaître… Un certain upgrade, qui raviront les plus tryharders d’entre nous ! Il faudrait que je parvienne à trouver l’intégralité des pouvoirs du personnage, mais pour cela il me faudra également du temps pour les dénicher, tant la carte du jeu est immense…

Je ne pouvais pas vous laisser, sans vous montrer l’un des boss.

Hormis la photo de Cornifer, toutes les images qui apparaissent sur cet article sont tirés de mes sessions de jeu.

En résumé, Hollow Knight est à mes yeux devenu très vite un de mes jeux préférés à tel point que je harcèle mes amis pour qu’ils y jouent, c’est dire. Il n’y a à mes yeux aucune fausse note majeure, que ce soit visuellement ou instrumentalement parlant, Hollow Knight est un chef d’œuvre. Bien qu’ils soit compliqué par moments et que se perdre est aussi facile que de s’enfiler un pot entier de Nutella, vous pouvez foncer les yeux fermés ! Cette œuvre me permettra de m’ouvrir à plus de jeux indépendants, et qui sait, pourquoi ne pas retomber amoureux d’un monde aussi sombre qu’enchanteur?

Vous pourrez vous le procurer sur les différentes plateformes de téléchargement ainsi qu’en version physique entre 20 et 30 euros suivant la console et à savoir qu’il contient 4 DLC gratuits !

Sachez également qu’une édition collector est disponible, le prix varie entre 160 et 200 euros suivant les sites sur lequel vous allez. Voici la merveille :

Il me la faut tellement! *_*

Points positifs

  • Esthétiquement, c’est une réussite totale.
  • La bande son du jeu est envoûtante.
  • Les protagonistes sont attachants et on s’attache facilement à eux.
  • La prise en main est facile et intuitive.
  • L’histoire est incroyable, tenant le joueur en haleine tout au long du jeu.
  • La difficulté rend le jeu coriace et offre un bonheur rare en cas de succès…

Points négatifs

  • …Mais est ce que ça ne l’est pas un peu trop?
  • Les joueurs les moins patients risquent de perdre patience à trouver leur chemin.