[Test] Beyond Blue : Une plongée Eau’riginale !

Aujourd’hui les enfants, on s’attaque à un jeu totalement différent des deux premiers articles. Il a une saveur un peu particulière à mes yeux, étant passionné par le monde marin et la faune sous marine en règle générale. Je vous propose qu’on se fasse une petite folie et que pour cet article on se tutoie. (Grosse folie ouais je sais.) Je te propose de mettre tes palmes, ou si comme moi tu chausses du 45 mets juste ton masque et accroche tes bouteilles. On est parti pour une plongée, aux côtés d’une multitude de mammifères marins et de poissons multicolores.

Qu’est ce que Beyond Blue ?

Beyond Blue, est un jeu développé et édité par le studio E-Line Média. Petit studio qui a déjà fait parler de lui avec notamment le jeu « Never Alone : Kisima Ingitchuna » ayant reçu le prix BAFTA Games Award du meilleur premier jeu, entre autre. Le studio a pour ambitieux projet de déclencher un impact culturel à travers les jeux vidéos au même titre que les médias, la musique, ou encore le cinéma, ce qui est plus qu’honorable. Ils sont conscients que certains jeux ont la réputation d’avoir provoqué cet impact qu’ils recherchent impérativement. Néanmoins, ils se félicitent d’être la seule entreprise à être partie de rien pour pouvoir nous proposer une panoplie de jeux offrant cette vision qu’ils cherchent tant à transmettre. Celle d’un monde où, sans mauvais jeu de mot nous pouvons nous plonger et explorer nous laissant rêveur. E-line Média est représenté lors de conférences, d’événements ou même, je cite, « lors de réunions mondiales ». En effet, le studio est en partie à l’origine de certaines actions de jeux à fort impact. Comme par exemple le National STEM Video Game Challenge, qui fut crée à la Maison Blanche par le président Barack Obama. Le studio n’est donc pas à prendre à la légère et mérite une attention toute particulière. J’en ai fais le tour je pense, on va passer au synopsis t’en penses quoi ? L’histoire est assez simple. Tu incarneras Mirai (qui veut dire « Futur » en japonais), une jeune femme scientifique dans un futur plus ou moins proche, en témoigne l’absence de bouteilles d’oxygène et la présence de micro dans le masque, lui permettant de dialoguer avec ses collègues scientifiques (André et Irina) qui suivront tes plongés au sec dans un laboratoire. Alors tu te demandes peut être le but du jeu, et à juste titre. Sache que c’est tout simple. Mirai est une scientifique qui a l’ambitieux projet de se faire connaître via un stream sous marin. Elle enregistre ses plongées et partage ses aventures en live sur internet. (En toute honnêteté je trouve le concept dingue et je rêverais de voir ce genre de chose. Ou d’être à la place de notre plongeuse.) Mais bref ! Revenons à nos poissons. Au fil de ses recherches Mirai constate des comportements étranges auprès de mammifères marin, et décide d’enquêter. STOP. Je n’en dirais pas plus, ce serait con de te gâcher la surprise si tu comptes te plonger dans cette virée sous l’océan.

C’est fou comme ça me donne envie de plonger et d’observer le comportement de la faune aquatique !
Le jeu que les amoureux de plongée attendaient tant ?

Je vais répondre à la question juste au dessus, la réponse est non. Au risque d’en décourager certains, le jeu est à vrai dire assez décevant sur certains points cruciaux. Les tâches à effectuer sont très simples. Trop simples et répétitives. Tu parcoures les différents océans à la recherche d’espèces vivantes. Tu scannes un banc de barracudas, puis un cachalot, tu prélèves des échantillons et ainsi de suite. Pour varier les plaisirs tu pourras user d’une lampe offrant une couleur différente à certaines espèces de poissons. Le catalogue est néanmoins assez garni. On a du poisson en pagaille, du cachalot, du requin marteau, et pleins d’autres ! Certains qu’on retrouvera même parfois dans un jeu qu’on traduira en français : La traversée des Animaux. Malgré tout, je suis resté sur ma faim. J’aurais aimé un peu plus de la part du jeu. Certes le but n’est pas comme dans Pokémon de tous les capturer (même si pour obtenir le Platine il te faudra absolument tout scanner.) Néanmoins j’aurais aimé plus de variétés. Plus de différences entre les espèces que nous pouvons trouver dans un lieu « A » et celles repérées dans un lieu « B ». Je repense à Endless Ocean (qui m’aura fait passer d’inoubliables heures sur Wii, à plonger et à m’instruire.) qui lui avait su proposer tellement plus. Je pense aux différentes races de dauphins. Le dauphin de Commerson, le dauphin Commun, le grand dauphin, et j’en passe. On avait droit à une palanquée de mammifères de différentes races. Et c’est en partie ce qui m’a manqué dans Beyond Blue. Le plaisir de passer d’une zone à l’autre et de découvrir avec joie de nouvelles espèces que nous ne connaissions pas … En parlant de zones. Je ne peux pas enlever au jeu que les quelques zones qu’il contient sont différentes en tout point. On passe de la première carte qui est un endroit lumineux où on se croirait presque dans un décor du Monde de Némo à la seconde par la suite, où nous sommes au cœur de l’océan. Nous ne voyons pas le fond, et il faut nager ou se référer à la carte pour trouver le moindre signe de vie. Nous avons une zone abyssale. Une autre rocheuse, de jour, de nuit. Bref. On en à pour (À PEU PRÈS) tous les goûts. Pour faire le mec chiant, j’aurais tendance à dire qu’une zone polaire avec un écosystème en relation avec celle ci ne m’aurait vraiment pas déplu…

Une pépite visuelle qui ne fait pas de vagues ?

Alors oui, on pourra dire que le jeux manque d’espèces. Oui le jeu ne possède que trop peu de différences de poissons et de mammifères entre les différentes zones. Oui les missions à effectuer sont rébarbatives et peu variées. Oui le lait se mets après avoir mis les céréales. Néanmoins … et pas nez en moins. Là où le jeu remonte la pente et sors la tête de l’eau, c’est grâce à ses graphismes. Un environnement aquatique de toute beauté. La qualité de la faune sous marine représentée est bluffante. Les détails des nageoires. Les couleurs des poissons. Les égratignures des cétacés. Les coquillages et coraux. Le jeu est une petite perle visuelle. Les déplacements de la faune dans ce monde aquatique sons travaillés on sent un réelle envie de la part de E-Line média de reproduire au mieux les mouvements de ces animaux et cela se ressent, peu importe l’espèce.

Ma petite tortue. Elle m’a fait penser à Squiz dans le Monde de Némo !

J’ai été submergé malgré les nombreux défauts par cet univers marin. Par les réactions des poissons lorsque je m’approchais d’eux et par moment, certaines scènes étaient tout simplement éblouissantes. J’ai en tête, une scène en tête qui survient assez rapidement dans le jeu. On est en plein milieu de l’océan. Face à nous un banc de poissons, un banc de tout petits poissons, des sardines il me semble, mais pas sur. Et on a des mammifères marins qui font un festin mémorable avec ces poissons. On a du dauphin, des orques, et là, venant des profondeurs deux baleines à bosses qui surgissent et qui avalent tout rond des kilos de poisson à chaque passage. Mais entre les espèces, nous n’avons aucune bataille, aucun combat pour se partager ce repas, chaque espèce y va de son coup de nageoire à tour de rôle et le moment est tout simplement magique. À observer, c’est un véritable spectacle.

Il ne s’agit pas de la scène en question, mais avoue qu’un spectacle tel que celui ci laisse rêveur …

J’allais changer de sujet lorsque je me suis rendu compte que je n’avais pas abordé avec toi deux des points qui m’ont respectivement le plus interpellé visuellement parlant en positif et par la suite en négatif. Sachez qu’en dessous de l’eau, lorsque vous regardez le ciel, les reflets du soleil ou de la nuit rendent la surface de l’eau tout bonnement magnifique, je pense honnêtement que c’est ce qu’il m’a le plus bluffé dans ce jeu. Le détail, les vagues qui se jouent de la surface aquatique, on sent qu’un travail colossal a été mis en œuvre pour reproduire au plus proche de la réalité cette couche à la surface de l’océan, et c’est juste sublime. Gros point négatif maintenant relatif aux graphismes. Les bugs de textures et certaines surfaces peu détaillées. Qu’est ce que j’ai pu être déçu sur ce point là. Sur certaines cinématiques on a des graphismes que je qualifierais de bâclés. Lors d’une séquence on voit un tentacule s’enrouler autour d’un cachalot puis qui vient balayer une caméra que nous avions installé sur le cétacé au préalable. J’avais même l’impression qu’il s’agissait d’une cinématique rajoutée par les développeurs, mais qu’elle ne faisait initialement pas partie du jeu. Et ça m’a réellement refroidi, d’autant que cette scène se passe dans une zone abyssale, où nous avons plusieurs choses qui ne vont pas non plus. Une surface au sol brumeuse pour une raison inconnue. Un brouillard au fond de l’océan sans savoir pour qui pour quoi. Cela n’avait aucun sens. Un cadavre de baleine aussi bien détaillé qu’un corps humain dans « Surgeon Simulator 2013 ». Ça commençait à faire beaucoup.

Je ne sais pas toi, mais je trouve ça bluffant.
Une Eau’ST qui glisse toute seule ?

Qu’on se le dise, le jeu est immersif. Pas seulement grâce aux graphismes qui sont dans la majorité des situations délicieux. Sur l’aspect sonore, sur le son des mammifères marins, de l’eau, des musiques, le jeu est fascinant et nous plonge dans une bulle à plusieurs dizaines de mètres de la surface. L’ambiance musicale est idéalement choisie, elle se fait discrète et ne couvre pas la voix de Mirai, de ses associés ou bien des cliquetis des cachalots pour communiquer.

∘ Eau’tre chose mon Ju’ ?

Bon, sache que le jeu ne se déroule pas que dans la flotte. Il y’a plusieurs petites choses encore dont je dois te parler. Sache qu’entre chaque plongée, tu rejoins une sorte de sous marin t’appartenant, qui d’intérieur, je vais pas te mentir ressemble un peu à un camping car. Tu as ton lit, un poste d’observation, un petit coin douche bref, t’as compris où je voulais en venir. Tout y est. Un petit coin « cocooning » comme dirait ma moitié. Et même si on sent que le tafs a été fait principalement sur les poissons niveau détails plutôt que sur le sous marin, eh bien l’endroit est quand même joli ! On a des petits détails qui sont sympa. Des cadres photos avec des effets persos’ de Mirai, on rentre dans son intimité en fait, et ça nous donne plus de renseignements sur notre personnage. Le fait de voir aussi votre « cocon » changer de panorama au fil des plongées, de voir certains objets déplacés, rajoutés, pleins de petits détails comme ça, j’ai trouvé ça cool.

On se trouve actuellement dans le coin pilotage du sous marin où nous pouvons rentrer en contact avec nos associés.

Petit détail qui peut avoir son importance. Je vous ai parlé des deux associés de Mirai, mais une troisième personne dialoguera par moment avec notre protagoniste. Il s’agit de sa soeur. Ren. Avec qui visiblement, c’est assez tendu. On sent une petite soeur qui se considère délaissée par Mirai à cause peut être du temps que peut lui prendre la plongée, d’autant que visiblement la grand mère de ces deux femmes, qui est sans doute la seule famille qui leur reste, est malade. Ren est donc seule à devoir gérer ses études supérieures et la maladie de la grand mère, et ça donne lieu a des dialogues de famille très froid … Voilà c’est pas un détail très important mais ça ne coûte rien d’en parler ! Tu pourras, si tu le souhaites, changer la musique du sous marin. Avec des pistes audio assez sympa, il y’en a pour à peu près tous les genres. Même si les différents univers musicaux proposés ne sont pas ma came. Il y’a une dernière partie du « cocon » dont j’aimerais te parler. Posée sur une table on a une tablette, qui si on l’utilise nous donne l’accès à plusieurs mini documentaires animaliers en rapport avec le monde marin. Et c’est à ce moment là que j’ai compris pourquoi il y’a avait, pour moi, tant de défauts. J’ai pendant ces quelques heures de jeu, observé chaque point clé d’un bon jeu vidéo avec un œil de gamer. Un œil critique comme si j’observais et contemplais un des derniers jeux « AAA ». Et ça a été là mon erreur. Beyond Blue est un jeu vidéo, oui, mais pas seulement, c’est une oeuvre ayant pour but de documenter les joueurs par le biais d’oeuvre vidéo ludiques. Le but n’est pas de pondre un jeu avec des graphismes sous unreal engine 5 ou avec un scénario de Spielberg, non, il veut nous raconter une histoire. Nous inculquer le mode de vie, les habitudes de certaines espèces sous marine. En témoigne également le partenariat avec la BBC pour le lancement du jeu. Il est éducatif mais pas seulement. Il a les traits d’un jeu vidéo classique sans pour autant avoir les codes d’un chef d’oeuvre. En jouant à ce jeu, ne t’attends pas à des folles soirées à plonger aux côtés des mammifères. La durée de vie du jeu ne fait pas plus de 4 heures et pour le Platine tu peux compter grand maximum 6 heures.

Qui n’a jamais rêvé de nager avec les dauphins ?

Points positifs

  • Un prix ne dépassant pas les 20 euros.
  • Des documentaires in game très intéressants
  • Des graphismes la plupart du temps assez bons
  • Les déplacements de la faune sous marine est bien travaillée
  • Des paysages captivants

Points négatifs

  • Une durée de vie d’à peine 5 heures.
  • Une traduction française parfois approximative
  • Des bugs de textures
  • Un potentiel gâché par des missions répétitives.
  • Un Platine trop simple à obtenir.
  • L’absence de voix française
Le 21e de ma collection !

Tous les screens présents sur cet article, sont issus de mes sessions de jeu. / ! \

Publié par Zaiirox

Jeune gamer de 25 ans, passionné de jeux vidéos depuis tout petit.

5 commentaires sur « [Test] Beyond Blue : Une plongée Eau’riginale ! »

  1. Un jeu qui permet d’explorer la faune sous-marine, de découvrir les espèces, le tout avec des documentaires in-games… au moins même s’il n’est pas parfait, il peut se vanter d’originalité et d’engagement. J’aime beaucoup toutes les histoires liées à la mer, mais c’est dommage que ton ressenti soit mitigé pour ce qui aurait pu être une belle expérience de bout en bout. Mais les effets de l’eau, de la lumière et les animaux sont super beaux.

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    1. Ah ça… Il est ce brin de fraicheur que j’attendais. Je rêvais d’un jeu de plongée depuis mon adolescence en ayant joué a Endless Ocean. Après il est vrai que c’est plus un jeu à but instructif qu’autre chose, il n’en reste pas moins amusant. Pour les espèces peu nombreuses à mon goût, c’est moi qui en demande quand même beaucoup, je suis chiant aussi ahah.
      Les effets sont tout simplement splendides ouais !

      Aimé par 1 personne

  2. Merci pour cet avis. Le jeu m’intrigue un peu et ce que tu en dis me le présente comme un petit jeu avec ses défauts mais une réelle volonté de partager quelque chose (ce qui est, je trouve, la force de nombreux jeux indépendants) Je pensais même que c’était un jeu plus orienté narratif mais, au final, je me suis complètement trompée. ça donne envie de faire de la plongée n’empêche.

    Aimé par 1 personne

    1. Si tu aimes cet univers marin tu ne pourras qu’être charmé(e) par les espèces que tu y trouveras ^^ C’etait un plaisir, même si j’aurais aimé en voir plus, la durée de vie du jeu est très courte ! Merci beaucoup pour ton commentaire !

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